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Le Drapeau Rouge est le journal et le blog du PC maoïste de France. Communiste,révolutionnaire et internationaliste, le PCmF lutte pour une révolution radicale en direction du communisme !

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DE NOUVEAU SUR LA QUESTION DU LOGEMENT !

   Y A-T-IL PENURIE DE LOGEMENTS ?
Que disait FRIEDRICH ENGELS  dans « La Question du Logement » « Il y a suffisamment d’immeubles à usages d’habitations pour remédier sans délai par leur emploi rationnel à toute « crise du logement. Ceci ne peut se faire que par la réquisition des logements par les travailleurs sans abri ou mal logésQuand le prolétariat aura pris le pouvoir dans tout le pays, cette mesure sera généralisée et sera aussi facile à réaliser que le sont aujourd’hui les expropriations et réquisitions d’utilité publique par les collectivités locales ou l’Etat ».
               La réquisition libérerait des dizaines de milliers de logements détenus par les institutionnels en premier lieu et des centaines de milliers d’autres appartenant à des bailleurs détenteurs de plusieurs appartements. Combinés avec la construction de logements sociaux et la mise à disposition gratuitement des terrains de l’Etat, des administrations, des collectivités locales ou territoriales, de l’Armée. Des dizaines de milliers de chômeurs pourraient être formés, embauchés pour la réfection des logements vides. Le problème pourrait être résolu en 2 ans. 
POURQUOI Y A-T-IL UNE CRISE DU LOGEMENT ?
                Les prix des terrains dans le centre des grandes villes a atteint des prix faramineux, c’est pourquoi depuis Haussmann, les quartiers populaires ont été démolis pour faire place aux appartements somptueux, aux bureaux, aux banques et commerces. Les prolétaires sont chassés vers les cités des banlieues.   Les propriétaires des vieux immeubles ne les réparent pas et les vendent aux promoteurs qui les vendent à la découpe ou les loue à des prix élevés. Parfois des incendies criminels accélèrent la juteuse « rénovation ». Les prix de vente et des loyers s’envolent. L’ETAT ou la ville spécule, brade le logement social existant et ne construit plus de logements sociaux.
Les plus démunis ne peuvent plus se loger que dans des taudis insalubres, vétustes, loués à prix d’or par les marchands de sommeil. Les plus pauvres, les SDF ne peuvent même pas louer un logement quand ils travaillent car il faut 3 fois le salaire ou des garanties.
QUELLE EST LA POLITIQUE DE LA BOURGEOISIE, DES REFORMISTES ET REVISIONNISTES  EN MATIERE DE LOGEMENT ?
La bourgeoisie a pour politique en matière de logement, le profit.
Celui-ci est composé de quatre parties :  La  plus-value prise sur le travail des travailleurs du bâtiment en aval. Celle des travailleurs des mines, fabriques de ciment, plâtre, verre, profilés d’aluminium, fer à béton en amont. La spéculation foncière (terrain et revente de locaux, appartements etc.)La rente foncière (location, fermage). Le prêt bancaire 
Les terrains sont privés ou publics : Le premier type de terrain est la terre à l’état brut (terres agricoles, prairies naturelles, forêts, montagnes, et autres terrains. Les municipalités, la région ou l’Etat (travaux publics, égouts, électricité) charge de les viabilisées en faisant appel aux entreprises (travaux publics, EDF, Lyonnaise des eaux etc.).qui seront payées par les impôts locaux ou autres. Les terrains sont privés ou publics. Dans tous les cas, le prix du terrain après viabilisation bondit. C’est spéculation sur les terrains.
Le terrain viabilisé fait l’objet de spéculation foncière, qu’il s’agisse de terre agricole qui devienne terrain à bâtir, ou terrain municipaux qui sont soit vendu par des particuliers soit par les municipalités, là en général à un prix plus bas que celui du marché avec une contrepartie plus ou moins importante de constructions sociales (HLM, écoles, locaux etc.). 
Les agents immobiliers et les promoteurs sont sur les rangs, les premiers faisant monter le prix du terrain et encaissent au passage une commission, les promoteurs prennent leurs bénéfices sur la vente des appartements et locaux construit, ou récoltent la rente foncière sous forme de loyer, pendant que les banques accordent des crédits qui vont faire doubler le prix d’achat de l’appartement en 20 ans. C’est le premier cycle de la spéculation foncière.
La bourgeoisie pour maintenir le taux de profit, doit entretenir une certaine rareté dans la construction de logement, ou la remise en état de logements anciens. Sinon le cycle est fermé, la spéculation ne peut s’amplifier faute d’acheteurs ou de locataires demandeurs en attente. C’est pourquoi la bourgeoisie limite au minimum la construction de logements sociaux, ou l’entretien des immeubles, car il est plus avantageux grâce à la spéculation de revendre un bien que de l’entretenir. La construction d’appartements, de locaux avec des matériaux solides qui durent longtemps s’inscrit contre la spéculation. Il vaut mieux laisser les bâtiments se dégrader, les démolir et reconstruire. Ce qui est un frein au développement du parc immobilier.
Toutes les municipalités quelque soit leur couleur sont prises dans l’engrenage de la spéculation et ne peuvent régler le problème du logement. Elles sont obligées de faire un choix. Voici deux exemples qui montrent les limites du réformisme. Début Décembre 2006, des SDF et quelques militants des Enfants de Don Quichotte plantent des tentes le long du canal St. Martin. Le mouvement s’est étendu à plusieurs villes de provinces. Le mouvement massif a fait peur au gouvernement. Il a engagé les discussions avec les Enfants de Don Quichotte qui ont accepté le principe de l’adoption d’une loi « le droit au logement opposable » contre la promesse de replier les tentes installées le long du Canal St. Martin à Paris et dans divers lieux dans une vingtaine de villes. Seulement quelques centaines de SDF ont bénéficié de solutions plus ou moins bâtardes de relogement en foyer ou en hôtel, peu ont obtenu un logement définitif qui sans travail ne peut être gardé longtemps. Quant aux 300.000 autres SDF, ils sont toujours dans la rue. Qui d’entre eux vont oser attaquer l’Etat pour lui « opposer le droit au logement » devant les tribunaux » où les attend des procédures interminables (appel, cassation), sans compter les frais d’avocats, eux qui sont sans argent, sans ressources. Encore des promesses non tenues.
                Autre exemple à Aubervilliers la mairie est confrontée à l’installation de roms roumains (qui étaient sédentarisés en Roumanie). Ils vivent ici dans les nouveaux bidonvilles. La mairie a utilisé un terrain municipal viabilisé pour y installer des mobil homes. Seulement elle ne peut les loger tous. Elle choisi une famille sur 6, suivant certains critères et leur fait signer un contrat de 3 ans dans lequel, ils s’engagent à apprendre le français, à s’intégrer. Au bout des 3 ans s’ils n’ont pas pu s’intégrer (faute d’un emploi, d’un revenu) que va-t-il se passer ? N’est-ce pas les mêmes solutions que propose Sakorzy, régler le problème de l’immigration au cas par cas, mieux par une politique d’immigration choisie. La solution trouvée à Aubervilliers va dans le même sens, quelque soit l’option politique du Conseil municipal.
QUE FAIRE ?
Les plus démunis ne peuvent plus se loger que dans des taudis insalubres, vétustes, loués à prix d’or par les marchands de sommeil. Les plus pauvres, les SDF ne peuvent même pas louer un logement quand ils travaillent car il faut 3 fois le salaire ou des garanties. Le prolétariat en s’érigeant en classe dominante allié aux couches populaires et moyennes, règlera définitivement la question du logement , la détention d’un appartement sera garantie à tous, les bailleurs, les propriétaires de terrains urbanisés et les grands propriétaires terriens seront expropriés sans indemnisation. Voilà le programme maximum du Parti Communiste maoïste.
                Dans l’immédiat il faut se battre :
§          Pour que soit appliqué la loi de réquisition des logements vides contre les institutionnels et gros bailleurs.
§          La destruction avec une faible indemnisation des logements insalubres.
§          La mise à disposition gratuite, des terrains vacants détenus par les administrations, l’Etat, l’Armée, collectivités locales et territoriales.
§          La formation massive de volontaires rémunérés pour la réfection des logements vides.
§          La construction sur les terrains libérés de logements sociaux.
§          La réaffectation progressive des beaux immeubles occupés par des bureaux, des commerces de gros, des ateliers dans des zones de type Rungis, afin d’attribuer ces logements aux mal-logés.
Les mesures que nous préconisons augmenteraient l’offre et diminueraient la demande, les loyers et le prix d’achat d’un appartement, baisseraient. Ce qui rendrait possible un logement pour tous et améliorerait les conditions de vie.
Nous savons que le gouvernement de droite ou de gauche ne tiendra pas ses promesses et qu’il faut se battre en utilisant tous les moyens pour faire appliquer le programme minimum que le Parti maoïste propose, sachant qu’en dernier ressort seule la révolution prolétarienne, la guerre des pauvres résoudra définitivement la question du droit au logement pour tous en abolissant le droit de propriété des bailleurs et des propriétaires fonciers, comme sera aboli le droit sur la propriété des moyens de production et d’échanges.
 
Article du journal « Drapeau Rouge » d’Octobre 2007                      Courriel : drapeaurouge@yahoo.fr
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