Début Décembre 2006, l’occupation des bords du canal, par des SDF et quelques militants des Enfants de Don Quichotte a immédiatement suscité la
sympathie des riverains qui ont apporté couvertures, vêtements, café, nourriture. Le mouvement a pris de l’ampleur, des volontaires « bien logés » sont venus passés 1 ou 2 nuits, les
médias s’en sont mêlés, et les associations, les partis se sont mis en mouvement, élection présidentielle oblige.
Le mouvement s’est étendu à plusieurs villes de provinces. « Une étincelle peut mettre le feu à toute la plaine » Le gouvernement se souvient
de la Révolte des banlieues, du CPE.
Cette lutte fait suite à la révolte des banlieues, à celle contre le CPE. Elle s’inscrit dans le soulèvement général qui couve contre la misère et le
système qui l’a produit.
Le mouvement massif a fait peur au gouvernement. Il a engagé les discussions avec les Enfants de Don Quichotte qui ont accepté le principe de
l’adoption d’une loi « le droit au logement opposable » contre la promesse de replier les tentes installées le long du Canal St. Martin à Paris et dans divers lieux dans une vingtaine
de villes. Mais les SDF ne sont pas si naïfs et ont dit qu’ils n’arrêteraient pas leur mouvement tant qu’ils n’obtiendraient pas un logement. Mais le gouvernement et derrière lui la bourgeoisie
de droite et la bourgeoisie réformiste de gauche veulent calmer le jeu car les élections 2007 pour élire le Président de la République bourgeoise sont proches.
Ils se sont saisis de la mort de l’Abbé Pierre, pour faire oublier ceux qui aujourd’hui sont le long du Canal. Ils n’ont pas voulu régler le problème
de quelques centaines de SDF alors qu’il y en a 100.000 et qu’au rythme actuel, en 2012, il y en aura le double.
Le thermomètre est descendu jusqu’à moins 15 dans certaines villes, mais les médias n’ont parlé que des camions bloqués par la neige, des avions qui ne
peuvent décoller, des routes gelées, pas un mot sur les SDF qui se gèlent sous les tentes. Ils n’existent plus, c’est le black-out, il faut enterrer l’affaire. Ils ne rapportent pas, ils
peuvent crever, d’autant plus qu’ils ont osé se révolter, voilà comment raisonnent ces hypocrites.
L’accord passé entre Les Enfants de Don Quichotte et le gouvernement, prévoyait de reloger un par un les SDF qui accepterait le logement proposé, en
contrepartie, ils rendraient la tente jusqu’au dernier. Pour tous les autres qui se présenteraient, terminé. Il n’y a plus rien à voir, circulez ! Si vous n’êtes pas mort en 2012
alors vous pourrez attaquer l’Etat car nous avons des choses plus sérieuses à faire. 2007, pour l’élection présidentielle, il faut du calme.
Les gouvernements de gauche ou de droite se sont succédés depuis 50 ans n’ont rien fait pour les SDF, ils étaient 2000 en 1954, 100.000
aujourd’hui
Les SDF veulent un logement pour toutes et pour tous sans condition. Pas un logement provisoire dans un hôtel meublé des marchands de sommeil qui
s’engraissent sur la misère avec le concours de l’Etat. Pas des promesses n’ont tenu. Des promesses ils en font tous pendant la période électorale
Tous les élus, les représentants des partis, les sociologues débattent à la télé. La
gauche réclame la création de logements sociaux, mais omet d’exiger l’application de la loi de réquisition des 2 millions de logements vides dont seulement 400.000 sont à détruire, les
autres étant parfaitement réhabilitables, sans compter des millions de m² de bureaux, locaux divers, bâtiments militaires ou d’administrations, abandonnés. Car pour cela Il faut remettre en cause
le droit de la propriété foncière, la loi des bailleurs.
Y A-T-IL PENURIE DE LOGEMENTS ?
La réquisition libérerait des dizaines de milliers de logements détenus par les
institutionnels en premier lieu et des centaines de milliers d’autres appartenant à des bailleurs détenteurs de plusieurs appartements. Combinés avec la construction de logements sociaux et la
mise à disposition gratuitement des terrains de l’Etat, des administrations, des collectivités locales ou territoriales, de l’Armée.
Des dizaines de milliers de chômeurs pourraient être formés, embauchés pour la réfection des logements vides. Le problème pourrait être résolu en 2
ans.
Que disait FRIEDRICH ENGELS dans « La Question
du Logement » « Il y a suffisamment d’immeubles à usages d’habitations pour remédier sans délai par leur emploi rationnel à toute « crise du logement.
Ceci ne peut se faire que par la réquisition des logements par les travailleurs sans abri ou mal logés…Quand le prolétariat aura pris le pouvoir dans tout le pays, cette mesure sera
généralisée et sera aussi facile à réaliser que le sont aujourd’hui les expropriations et réquisitions d’utilité publique par les collectivités locales ou l’Etat ».
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POURQUOI Y A-T-IL UNE CRISE DU LOGEMENT ?
Les prix des terrains dans le centre des grandes villes a atteint des prix faramineux, c’est pourquoi depuis Haussmann, les quartiers populaires ont
été démolis pour faire place aux appartements somptueux, aux bureaux, aux banques et commerces. Les prolétaires sont chassés vers les cités des banlieues.
Les
propriétaires des vieux immeubles ne les réparent pas et les vendent aux promoteurs qui les vendent à la découpe ou les loue à des prix élevés. Parfois des incendies criminels
accélèrent la juteuse « rénovation ». Les prix de vente et des loyers s’envolent. L’Etat ou la ville spécule, brade le logement social existant et ne construit plus de logements
sociaux.
Les plus démunis ne peuvent plus se loger que dans des taudis insalubres, vétustes, loués à prix d’or par les marchands de sommeil. Les plus pauvres,
les SDF ne peuvent même pas louer un logement quand ils travaillent car il faut 3 fois le salaire ou des garanties.
Le prolétariat en s’érigeant en classe dominante allié aux couches populaires et
moyennes, règlera définitivement la question du logement , la détention d’un appartement sera garantie à tous, les bailleurs, les propriétaires de terrains urbanisés et les grands propriétaires
terriens seront expropriés sans indemnisation. Voilà le programme maximum du Parti Communiste maoïste.
Dans l’immédiat il faut se battre :
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Pour que soit appliqué la loi de réquisition des logements vides contre les institutionnels et gros bailleurs.
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La destruction avec une faible indemnisation des logements insalubres.
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La mise à disposition gratuite, des terrains vacants détenus par les administrations, l’Etat, l’Armée, les collectivités locales et territoriales.
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La formation massive de volontaires rémunérés pour la réfection des logements vides.
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La construction sur les terrains libérés de logements sociaux.
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La réaffectation progressive des beaux immeubles occupés par des bureaux, des commerces de gros, des ateliers dans des zones de type Rungis, afin d’attribuer ces
logements aux mal-logés.
Les mesures que nous préconisons augmenteraient l’offre et diminueraient la demande, les loyers et le prix d’achat d’un appartement, baisseraient. Ce
qui rendrait possible un logement pour tous et améliorerait les conditions de vie.
Nous savons que le gouvernement de droite ou de gauche ne tiendra pas ses promesses et qu’il faut se battre en utilisant tous les moyens pour faire
appliquer le programme minimum que le Parti maoïste propose, sachant qu’en dernier ressort seule la révolution prolétarienne, la guerre des pauvres résoudra
définitivement la question du droit au logement pour tous en abolissant le droit de propriété des bailleurs et des propriétaires fonciers, comme sera aboli le droit sur la propriété des moyens de
production et d’échanges.
Pour le droit au logement
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