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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 17:27
Sur la question des réfugié-es

Depuis des mois et des mois, des milliers de réfugiés qui fuient la guerre, les massacres, les torture, meurent noyés en tentant de traverser la Méditerranée, en passant les frontières dans des camions, etc. Le corps du petit Aylan sur une plage a été le déclencheur dans l'opinion publique. Les gouvernements européens ont dû réagir.

 

Les Etats européens, les gouvernements, les partis politiques sont divisés sur les méthodes à employer pour, suivant leur expression "endiguer la vague migratoire des réfugiés". Mais ils sont unis sur le fond pour refouler les clandestins et faire un tri « qualitatif ». L'opinion publique est aussi divisée, une partie est pour acceullir les réfugiés, l'autre pour les refouler.

 

Les gouvernements, les Etats, l'OFPRA

 

Les gouvernements contre l'accueil des immigrés sont la Hongrie, la Slovaquie, la Roumanie ; les indécis sont l'Estonie, la Lettonie, la Pologne, le Danemark.

 

De l'autre côté, les pays de l'Ouest de l'Europe dont l'Allemagne et la France veulent imposer des quotas à chaque membre de l'UE, ce que refusent les gouvernements des pays opposés à l'accueil des immigrés. Le ministre de l'Intérieur allemand déclare : « Les pays qui refusent la répartition sont souvent ceux qui reçoivent beaucoup de fonds structurels » « je trouve juste qu'ils reçoivent moins de moyens ». Ces fonds structurels ne sont pas des dons, mais des placements pour créer les infrstructures permettant une bonne délocalisation et l'exploitation des travailleurs et travailleuses de ces pays, pour un meilleur rendement du capital. Le mur de la honte de Shengen en Hongrie est payé par l'UE pour arrêter les réfugiés.

 

L'OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides), sous prétexte d'efficacité, installe une antenne à Rome pour choisir entre les « vrais » demandeurs d'asile et ceux qui ne le seraient pas, alors que tous et toutes fuient la guerre, les bombardements, les tortures. C'est le premier tri. Ensuite l'OFPRA fait un second tri, et seulement un tiers est accepté après une longue attente. Pour refuser un maximum de réfugiés, l'OFPRA se propose d'installer ses bureaux à la source des migrations, au Liban et en Syrie.

 

En réalité, les principaux pays à accueillir les refugiés syriens sont les pays dominés par les impérialistes dont les gouvernements sont les chiens de garde des impérialistes respoansables du chaos actuel : au Liban (1,2 millions), en Irak (3 millions de déplacés), en Egypte (plus de 130 000), en Jordanie (650 000), en Turquie (1,9 million). Le nombre des réfugiés arrivant en Europe représente environ 10% de tous les migrants syriens.

 

Les politiques

 

300 personnes se sont rassemblées le samedi 12 septembre sur le village associatif organisé devant le Centre Pompidou-Metz pour la grande collecte en faveur des réfugiés syriens et irakiens. Au milieu de la foule, une poignée de représentants de Génération Identitaire, groupe fasciste, a allumé des fumigènes. Le FN a lui appelé à un référendum. L'association « Avenir ensemble », a alors entonné : "On est tous des enfants d’immigrés. Metz s’est déjà engagée à accueillir 250 personnes fuyant la Syrie." "Il y a des appartements disponibles et par-dessus le marché, j’en appelle à la population." Son maire, Dominique Gros est un des 600 maires qui se sont engagés dans ce sens.

 

On "découvre" que des logements vides sont détenus par l'Adoma (ex-Sonacotra) qui dispose de 5000 places, l'AFPA, 7500, le ministère de la défense 8000. En outre, il y a 75 650 HLM vacants. Le parc de logements HLM vides voués à la démolition est estimé de 9 000 à 16 000, alors qu'ils pourraient être réhabilitables. L'urgence fait lever le voile sur les logements vides et inoccupés qui s'élèvent à 2 millions en France, alors que plus de 100 000 SDF vivent dans la rue et que des centaines de milliers de familles vivent dans des logements insalubres ou trop petits. L'arrivée des réfugiés montre que la crise du logement est artificielle pour glonfler les prix du foncier, du marché immobilier et locatif.

 

Estrosi, maire de Nice à l'extrême droite des Républicains, a affirmé sans vergogne que « parmi les migrants nous avons des terroristes de Daech qui s'infiltrent ». Alors que les réfugiés sont fichés dès l'entrée dans l'UE, interrogés pour obtenir le droit d'asile... Marine le Pen en Essonne a déclaré "Les migrants qui arrivent en Ile-de-France vont chercher les emplois que vous n'avez pas, les prestations sociales que vous n'avez plus" "l'invasion migratoire n'aurait rien à envier à celle du IVème siècle, et aura peut-être les mêmes conséquence."

 

Quant à Robert Ménard, il est allé dire en personne, accompagné par sa milice armée locale, à des réfugiés qu'ils n'étaient « pas les bienvenus ». A Roanne, le maire ne veut accueillir que des chrétiens.

 

Et on ne compte plus le déferlement raciste des politicards de tous bords, sans oublier les réseaux sociaux où on retrouve les pires horreurs dignes des nazis.

 

Les impérialistes sont les responsables

 

Les Etats impérialistes sont les responsables de la guerre au Moyen-Orient et de la montée de l'EI. L'intervention de l'impérialisme américain en Afghanistan contre le social-impérialisme soviétique et le soutien qu'ils ont apporté aux islamistes et à El Qaïda, puis la nouvelle intervention américaine et de la coalition internationale contre les talibans a ouvert la voie à El Qaïda. La destruction du World Trade Center a donné l'occasion à Bush de décréter la "guerre des civilisations", envahir et occuper l'Irak, se débarrasser de Saddam Hussein, son ancien allié contre l'Iran. Les USA ont alors mis en place un régime fantoche dirigé par des chiïtes contre les sunnites précédemment au pouvoir. L'objectif : s'emparer du pétrole irakien, renforcer leur présence stratégique dans la région.

 

Cela ne suffisait pas. Les révoltes populaires en Tunisie et en Egypte ont été détournées par les classes dirigeantes soutenues par les impérialistes. L'intervention en Lybie a provoqué le chaos, les seigneurs de la guerre ont morcelé le pays. Les trafiquants et les islamistes ont pillé des stocks d'armes vendus contre du pétrole à Khadafi, et ainsi permis le renforcement des mouvements islamistes au Nigéria, au Mali, etc.

 

Mais il manquait plusieurs pions pour que les impérialistes dominent complètement le Proche-Orient. Aussi fallait-il faire tomber un autre dictateur, Bachar el Assad soutenu par l'impérialisme russe qui détient une base navale en Syrie et son allié le Hezbollah au Liban et ainsi renforcer le gendarme local, l'Etat d'Israël gendarme de l'impérialisme dans la région. La juste révolte des masses populaires en Syrie a été vite reprise en mains par les radicaux islamistes de l'EI qui s'étend aujourd'hui en Irak et en Syrie. Les kurdes d'Irak ont fait reculé l'EI au nord de la Syrie, aidés par les kurdes de Turquie que combat le gouvernement fasciste d'Erdogan plus qu'il ne combat l'EI. Aujourd'hui le gouvernement français qui bombarde l'EI en Irak, le fait en Syrie. Ce qui va augmenter le nombre de réfugiés victimes des soit-disant frappes ciblées contre l'EI.

 

Acceuillir les réfugiés, organiser la résistance contre le racisme et le fascisme

 

Globalement, en Europe, malgré la propagande anti-immigrée des fascistes et des gouvernements, la population approuve l'aide aux réfugiés : en Allemagne 66 %, en Italie 61 %, en Pologne 53 %. En Suède, en Belgique, aux Pays-Bas, malgré le poids de l'extrême droite, l'opinion est favorable à l'accueil des réfugiés. Les populations les plus hostiles à l’accueil sont celles du Danemark et de la Hongrie.

 

En France, malgré la propagande anti-immigrée du FN, du relais médiatique dont il bénéficie, de la politique de répression de l'immigration et des Rroms par le gouvernement PS, des campagnes réactionnaires de la droite contre l'immigration, des attaques des groupes ouvertement fascistes voire néo-nazis, 53 % des français sont pour l'accueil des réfugiés.

 

Le rôle des maoïstes

 

Les maoïstes sont pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, à se révolter contre l'expolitaion et l'oppression, contre les interventions des impérialistes, contre l'occupation d'un pays par un autre.

 

Les maoïstes sont pour les guerres justes de libération nationale anti-impérialiste ; soutiennent les révoltes contre les dictateurs à la solde des impérialistes, comme première étape de l'émancipation des peuples. Mais l'histoire nous démontre que l'on ne peut s'appuyer sur un impérialisme contre un autre, pas plus que sur une clique réactionnaire, quelle que soit la bannière sous laquelle elle tente de mobiliser les masses exploitées et opprimées en usant de la démagogie ou en s'appuyant sur la croyance ou la culture populaire du peuple, en profitant de ses difficultés provoquées par la crise du système capitaliste.

 

Les maoïstes sont pour la guerre populaire, seul moyen pour en finir avec les guerres injustes. Les impérialistes, ne rendront jamais les armes car elles leur permettent d'assujettir les peuples par la terreur. Il faudra les leur arracher des mains, et pour cela les combattre et les vaincre. Chaque peuple doit en finir avec sa propre bourgeoisie, instaurer le socialisme, la démocratie nouvelle pour le pueple dans chaque pays comme transition vers la société communiste à l'échelle mondiale. C'est la seule voie pour en finir avec toute cette misère, tous ces morts, tout ce sang et ces larmes versées. Avec le communisme, nous construirons un monde nouveau, sans exploitation, sans oppression, sans guerre, sans pollution, un monde réconcilié avec la nature que le capitalisme est en tarin de détruire. Nous n'avons qu'une planète, ils sont en train de la détruire et nous avec. Ce sont des criminels, nous devons les mettre à bas.

 

Dans nos tâches immédiates, nous devons apporter la solidarité avec les réfugiés, victimes de la barbarie impérialiste et détruire les fausses idées propagées à leur propos ; nous devons nous opposer à toute intervention militaire impérialiste ; nous devons dénoncer le rôle de la bourgeoisie impérialiste dans les massacres contre les populations et le soutien apporté aux bouchers de leur propre peuple (comme Erdogan en Turquie par exemple) ; nous devons apporter notre soutien aux forces indépendantes qui luttent contre les impérialistes et contre les réactionnaires de tous bords (comme la résistance kurde et les communistes qui luttent au Kurdistan et au nord de la Syrie notamment).

 

Le rôle du Parti Communiste

 

Nos ennemis sont organisés. C'est pour cela qu'ils règnent, C'est pour cela qu'ils tiennent en main les moyens de production et d'échanges qui leur permettent de nous exploiter et de nous opprimer grâce à leur appareil d'Etat. C'est avec notre sang et celui des autres peuples qu'ils mènent leurs guerres de rapines, qu'ils tentent de nous diviser, pour que nous nous dressions les uns contre les autres. C'est avec l'armée, la police et leur justice de classe qu'ils nous répriment, c'est au nom de la lutte contre le terrorisme qu'ils posent une chape de plomb sur nos libertés, qu'ils nous fichent, qu'ils pourchassent les plus exploités, les travailleurs sans droits, les sans-papiers.

 

Pour combattre l'Etat de la classe exploiteuse. Il nous faut une organisation supérieure à la leur. Nous sommes la majorité, mais nous sommes dispersés, divisés, sans objectif clair, ni stratégie claire pour l'atteindre. Nous ne pouvons y parvenir sans cette organisation supérieure capable d'unir la majorité de notre peuple dans un front unique pour la révolution, et de construire la force combattante pour repousser les attaques de la bourgeoisie, puis de passer à l'offensive contre elle et en finir avec ce système et apporter notre aide à tous les peuples en lutte dans le monde. Alors, il n'y aura plus de réfugiés car chaque peuple pourra vivre en paix et construire la société nouvelle avec les auttes peuples un monde nouveau. Ce n'est pas un rêve mais une nécessité absolue pour que la terre ne devienne un enfer pour l'humanité. Le but du communisme, c'est de faire de notre terre un paradis pour l'humanité.

 

Les impérialistes sèment la guerre et la misère !

 

A bas l'impérialisme et ses chiens de garde !

 

Vive la solidarité internationale des peuples !

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Published by drapeau rouge - dans réfugiés syrie impérialisme
11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 18:40
Vive la résistance de Kobané !

Depuis des jours et des jours la ville de Kobané est le théâtre de combats sanglants entre les forces progressistes Kurdes et les réactionnaires de l’État Islamique, cela sous le regard impassible et complice de la Turquie.

 

D'un côté, les autorités turques voient d'un bon œil le massacre en cours contre les populations kurdes car cela entre dans sa stratégie d'anéantissement de la résistance populaire au Kurdistan de Turquie.

 

Le gouvernement turc revendique une position non interventionniste sous prétexte que le YPG (Unités de Protection Populaire) est un allié du PKK, organisation que les classes dominantes qualifient de « terroriste ». Il n’empêche que la réalité est là : l’Etat dirigé par Erdogan a favorisé le passage des armes et des combattants rejoignant l’Etat Islamique mais il empêche les combattants kurdes de passer la frontière pour soutenir leurs frères et sœurs de Syrie dans la défense de Kobané.

 

De l’autre côté, les différentes forces impérialistes, qui sont les premiers responsables de la montée en puissance de Daech se bornent à un soutien minimal aux Kurdes avec quelques missiles par jours.

 

De toute façon, les impérialistes n’ont rien à offrir aux masses populaires du Kurdistan.

 

Le peuple kurde se retrouve donc une fois de plus seul en première ligne, livré aux exactions des forces féodales et aux visées impérialistes d'une coalition occidentale pour qui l'anéantissement du mouvement révolutionnaire kurde par les islamistes constituera une victoire par procuration.

 

Nous ne partageons pas l'ensemble des vues des organisations kurdes, mais l'heure n'est pas à la critique mais bien à la solidarité. Le mouvement kurde et la lutte du peuple kurde sont une composante à part entière du mouvement révolutionnaire et progressiste de la région.

 

Le rôle des femmes dans cette lutte est exemplaire, qui, tout comme le font nos Camarades en Inde, prennent les armes et montent au front, démontrant que la capacité de combat et de résistance n'est pas une question de genre mais bien une question de détermination.

 

Le peuple kurde a été maintes fois martyrisé par les valets soutenus un temps par les forces impérialistes : Saddam Hussein ou Bachar al Assad. L’Etat turc, à la botte des impérialistes US et européens a également tenté d’éliminer le peuple kurde.

 

Il continue aujourd'hui sa campagne d'extermination coloniale contre le peuple kurde en même temps qu’il développe la répression contre les partis communistes révolutionnaires de Turquie. Depuis le 6 octobre, les manifestations de soutien au peuple kurde et à la résistance de Kobané se multiplient et ont fait plus de 30 morts à l'heure où nous écrivons ce communiqué. Une telle répression d'un mouvement de soutien à une bataille pour la survie montre clairement dans quel camp se trouve le gouvernement turc.

 

Nous n'apportons aucun soutien aux impérialistes et à leur campagne d'agression au Moyen Orient. D’ailleurs lorsqu’ils évoquent le peuple kurde, c'est soit pour le qualifier de « terroriste », soit pour justifier leur nouvelle campagne belliciste en Irak et en Syrie.

 

Nous condamnons également le gouvernement réactionnaire d'Ankara qui se frotte les mains devant l’ampleur du massacre.

 

Enfin nous exprimons notre rejet de l'Etat Islamique qui est une force féodale indirectement armée par les impérialistes lors de leur lutte inter-impérialiste sur le front syrien.

 

SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE KURDE QUI LUTTE AU ROJAVA !

A BAS L'IMPERIALISME ET SES VALETS !

GLOIRE AUX MARTYRS TOMBES DANS LE DEFENSE DE KOBANE !

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Published by drapeau rouge - dans kobané kurdistan turquie syrie ypg Anti impérialisme
16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 19:16
A bas l'intervention impérialiste en Syrie !
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Published by drapeau rouge - dans anti-impérialiste syrie oc-futur rouge pc maoïste de france
9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 13:11

Les marxistes-léninistes-maoïstes et les confusionnistes

Le repartage du monde entre les puissances impérialistes

"Ce qui est l’essence même de l’impérialisme, c’est la rivalité de plusieurs grandes puissances tendant à l’hégémonie, c’est-à-dire à la conquête de territoires- non pas tant pour elles-mêmes que pour affaiblir l’adversaire et saper son hégémonie."

 

(Lénine, L'impérialisme, stade suprême du capitalisme)

Alors que les puissances occidentales s’agitent dans une perspective d’intervention militaire en Syrie, on observe dans les différents groupes politiques « de gauche » et chez les masses populaires d’énormes confusions.


Soutien sans réserve pour les uns à Bachar el Assad, perçu comme un résistant à l’impérialisme ; soutien à l’Armée Syrienne Libre pour les autres, perçue comme d’authentiques révolutionnaires. Ces positions erronées proviennent de l’ignorance de l’impérialisme dans son essence et du mode de production capitaliste en général. L’ignorance de la vraie nature de l’impérialisme, entraine dans un cas comme le conflit en Syrie, l’alignement sur les intérêts bourgeois des différentes puissances en présence. Les véritables causes tant internes qu’externes à la crise syrienne sont délibérément ignorées. Aussi, il ne faut pas se perdre dans un débat inutile sur l’utilisation ou non d’armes chimiques par le régime syrien- cela n’a d’importance politique que pour l’opinion publique. Les raisons de l’agitation guerrière n’ont rien à voir avec ça.


C’est en prenant le cadre politique global de repartage du monde entre les différentes puissances impérialistes depuis plusieurs années qu’il faut analyser ce conflit. Bien sûr, celui-ci à ses propres causes internes à la société syrienne, mais les expéditions militaires de ces dernières années tant en Cote d’Ivoire, en Lybie, au Mali ; l’envoi récent de troupes supplémentaires au Cameroun, et le terrain actuel de grande tension internationale qu’est la Syrie s’explique par la phrase de Lénine citée plus haut. La concurrence économique féroce dans laquelle s’affrontent les différents états capitalistes pour assurer la domination de leurs monopoles sur les matières premières et la force de travail des peuples dominés, voilà la cause du mouvement des impérialistes, c’est cette incessante lutte pour l’hégémonie économique qui fait avancer leurs pions, qui dessine leurs alliances et exacerbe les conflits d’intérêts d’un camp impérialiste contre un autre. Les partisans du régime de Damas qui le présente comme un rempart contre l’islamisme et l’impérialisme sont des anti-impérialistes en paroles et des défenseurs de l’impérialisme en pratique. Car ils ne veulent voir qu’un seul côté du phénomène impérialiste mondial. Leur résonnement consiste en ce que l’impérialisme se défini par U.S.A et U.E. Ceux-ci arment les rebelles syriens alors il faut défendre ce régime contre l’impérialisme atlantique, et du coup on soutient la Russie et la Chine ! C’est voir les choses en borgne. C’est balayer la nature impérialiste des états Russe et Chinois, c’est faire le jeu d’un camp impérialiste contre un autre. Les communistes n’ont pas à défendre des intérêts qui ne sont pas ceux de la classe ouvrière et des masses exploitées, mais qui sont juste la lutte pour la sauvegarde et l’extension des monopoles d’une poignée de bourgeois, et ceci qu’ils soient yankees, français, russes, ou chinois.


Si nous défendons sans esprit d’analyse, comme le font certains, le régime d’Assad, ce serait dire aux masses qu’un impérialisme est meilleur qu’un autre. C’est une position intenable et qui n’aide pas les peuples du monde à comprendre et par la même combattre fermement la domination impérialiste.

 

La théorie maoïste nous apprend que « partout ou il y a une guerre, il y a une situation militaire d’ensemble.» (Mao Tse Toung, Problèmes stratégiques de la guerre révolutionnaire en Chine).


Si on comprend cela et le fait que la guerre sert des intérêts d’une classe dominante d’un pays donné, il doit être facile de comprendre que si les faiseurs de guerre occidentaux, sans oublier bien sur le Qatar, l’Arabie Saoudite, la Turquie et Israël soutiennent et arment l’ASL pour défendre leurs intérêts ; la Chine et la Russie soutiennent Bachar pour les leurs et non pour les intérêts du peuple syrien. C’est comprendre une situation dans son ensemble, globalement et non de manière partielle, incomplète. Toute critique de la guerre impérialiste qui ne prend pas en considération l’ensemble des politiques des pays impérialistes depuis ces dernières années ne peut refléter une juste compréhension de la situation mondiale actuelle.

 

Tous les peuples, de tous les continents qui subissent l’impérialisme d’une ou plusieurs grandes puissances, doivent compter sur leurs propres forces s’ils veulent se débarrasser à jamais de la misère et de l’exploitation. La domination d’un maitre ne saurait être plus enviable que celle d’un autre.


La Russie et la Chine, qui ont fait preuve de faiblesse sur la Lybie, sont bien contraintes aujourd’hui de mettre la pression s’ils ne veulent pas se faire bouffer leurs marchés par les impérialistes occidentaux, paniqués de la forte ascension de leurs concurrents asiatiques. Chacun travaille à son hégémonie et non à la liberté des peuples, du Mali à la Syrie. Ecoutons les fantasmes de la bourgeoisie française exprimés par la ministre du commerce extérieur, Nicole Brick dans son « devoir » sur « la France de 2025 ». Elle nous parle de la présence française en Afrique :

 

« La France, parallèlement l’Europe, ont perdu leur place de partenaires privilégiés. Nous devons la retrouver d’ici 2025. »

 

« La décennie à venir sera donc celle du retour à l’Afrique. »

 

Et pourquoi cette chère France ne fait plus office de partenaire privilégié avec l’Afrique ? Parce que l’état Chinois y conquiert toujours plus de marchés et par là sape le taux de profit des capitalistes français !


Messieurs les humanitaires, qui vous extasiez en éloges sur la France républicaine venue sauver les maliens des coupeurs de mains et de pieds, pensez vous vraiment que la guerre soit un acte de charité, ou êtes vous de simples hypocrites, des valets de l’impérialisme ?

 


Vous qui attendez les conclusions d’une enquête de l’ONU sur « gaz ou pas gaz ? », ignorez vous vraiment que ce n’est pas l’abus d’une arme spécifique qui est la cause du mouvement des impérialistes dans l’escalade vers la guerre ?


La défense de leurs marchés, l’extension de nouveaux marchés voici leurs buts. Cette foutue concurrence mondiale. Vous savez ? Celle qui est dans la bouche de tous les politicards bourgeois de notre pays lorsqu’ils disent que la France n’est pas assez « compétitive ».

 

Combattre l’impérialisme exige également de balayer les partisans de la France « dominée » par l’impérialisme U.S, clamant qu’elle agirait comme un simple pion. C’est une théorie dangereuse, car elle trompe les masses sur la nature de l’état français ; un état colonialiste et impérialiste qui exploite les peuples du monde pour les intérêts de sa bourgeoisie monopoliste. Lorsque la France mène la guerre au Mali, ne protège elle pas ses intérêts dans ce pays et au Niger voisin ? L’armée française se bat elle pour Aréva ou pour Coca-Cola ? On voudrait nous faire croire que les intérêts rapaces de l’état français ne sont pas en jeu dans le conflit syrien. Mais qui ignore la présence de l’impérialisme bleu blanc rouge au Liban ? Ses importants intérêts économiques et sa présence militaire via la Finul. Là non plus, comme la Chine et la Russie la France ne vaut pas mieux que les Etats-Unis.

 

 

Que disent les « amis » du peuple syrien ?

 

Nous pouvons classer ces « amis » en plusieurs catégories politiques.

 

Le P « c » F : « Non à toute interventions militaires en Syrie ! Empêchons que les militaires français soient expédiés en mercenaires de l’impérialisme ! » Le P « c » F est contre l’intervention militaire française, mais fidèle à son attitude de défenseur de l’état bourgeois, il s’indigne qu’on veuille faire de l’armée française une bande de mercenaires de l’impérialisme. Comme si elle ne l’était pas ! A moins que pour le P « c » F, « impérialisme » veuille dire « USA ». Appelons un chat un chat, l’impérialisme français est en tète des fauteurs de guerre, et il défend ses propres intérêts dans la région.


Poursuivons : « depuis deux ans et demi, une révolte sociale, injustement et cruellement réprimée par un pouvoir qui n’a pas notre sympathie, a été détournée en guerre civile. Des groupes, des communautés, soucieux de ravir le pouvoir localement ou nationalement, se sont opposés au régime avec armes, incités dès le départ par des puissances étrangères ». On voit bien là le reflet de la ligne pacifiste et réformiste du P « c » F, incapable de poser le problème de la direction prolétarienne pour lutter contre l’impérialisme. Tout se résume ici en vœux pieux : « l’arrêt des ingérences impérialistes est le préalable nécessaire à un retour à la paix, un retour des réfugiés, à la reconstruction du pays, au rétablissement de sa cohésion, à une évolution démocratique après l’expérience de la tragédie ». Voilà comment ils veulent en finir avec l’impérialisme et leurs chiens de garde laïcs ou religieux ! Alors que le peuple a besoin d’une stratégie révolutionnaire, le P « c » F prône la stratégie des doléances aux impérialistes, une solution venue d’en haut, bref, une politique pacifiste qui désarme les masses. Ils sont dans leur rôle d’hypocrites bourgeois, partisans d’une « solution politique » faisant semblant d’ignorer que, comme le résumait Clausewitz « La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens ».

 

Le Parti de gauche : « Le rôle de la France n’est pas de suivre les Etats-Unis dans leur nouveau délire guerrier ». De même que leurs compères du front de gauche cité plus haut, on apprend que la France ne saurait être impérialiste. Si elle entre en guerre c’est forcément pour le compte de l’empire Yankee. Ce parti a pourtant soutenu l’impérialisme français en Lybie et au Mali (sous couverts humanitaires bien sûr…). Le parti de gauche demande une nouvelle fois un règlement négocié du conflit dans le cadre de la seule institution internationale jugée « légitime », l’ONU, et des accords de Genève qui prévoyaient un cessez-le-feu et une transition négociée, des élections libres et transparentes, bref, tout l’attirail de la pensée bourgeoise. Là encore on ne veut pas appeler un chat un chat. L’impérialisme français a agi en Lybie en concert avec l’impérialisme italien qui a apporté son soutien logistique. On voudrait nous présenter l’ONU comme un organisme au-dessus des intérêts des classes dirigeantes.  Rappelons-nous la guerre de Corée, l’ONU avait formé un corps international par les USA. Au Cambodge, au Congo, qu’ont-ils semé les représentants de l’ONU tant civils que militaires ? Protection des exploiteurs locaux compradores, viols et prostitution infantile. Qu’ont-ils apporté à Haïti, si ce n’est le choléra ?  

 

Le PCOF : Que dit le PCOF, membre du même front d’opportunistes que les deux précités, ex pro-Hoxha ? Dans son communiqué il ne dénonce pas nommément l’impérialisme français, mais les dirigeants des grandes puissances occidentales. Certes il écrit : "Nous n’avons cessé de dénoncer Bachar el-Assad, mais nous avons avant tout mis en garde et exprimé notre opposition à toute opération militaire des puissances impérialistes qui veulent se débarrasser du régime syrien, pour en mettre un autre à la place qui leur saura favorable." Pas un mot sur la lutte inter-impérialiste entre les anciens impérialistes et les nouveaux (Russie et Chine). Où est la stratégie de cet ex-parti révolutionnaire dont le combat essentiel a été de profiter du désarroi du mouvement communiste international après la mort de Mao Tsé-toung, pour attaquer le maoïsme et ainsi s’opposer à la lutte révolutionnaire armée, à la guerre populaire ? Aujourd’hui ils bêlent avec les moutons et n’apportent rien de concret, aucune stratégie à notre peuple et aux autres peuples du monde.

 

Le PRCF : Des nationalistes chauvins comme le PRCF se font l’écho de l’impérialisme lorsqu’ils déclarent « C’est un Fabius militariste, comme aux plus belles heures coloniales des socialistes français qui renie les principes défendus par la France lors de l’invasion américaine en Irak face à Bush, D.de Villepin avait refusé toute intervention militaire… ». Malheureux d’entendre pareilles conneries de la part de gens se revendiquant communiste. Ainsi la France aurait refusé la guerre en Irak en vertu de « principes » et non parce que la guerre contre l’Irak sapait les intérêts que l’impérialisme BBR avait avec Saddam Hussein. Pathétique… De même lorsque les mêmes révisionnistes nous disent « le gouvernement socialiste, qui s’apprête à démolir les retraites […] trouve soudain des milliards d’euros pour agresser un peuple souverain, alors qu’il prétend ne plus avoir d’argent pour la protection sociale et les services publics. »


Renvoyons les donc à une leçon élémentaire du Manifeste de Marx et Engels :


« Par quel moyen la bourgeoisie surmonte-t-elle les crises ? D’une part par l’anéantissement forcé d’une masse de forces productives ; d’autre part par la conquête de nouveaux marchés et l’exploitation plus poussée des anciens. »


Il n’y a donc rien d’étonnant dans les pratiques du gouvernement « socialiste ». Exploitation plus intensive de la force de travail des prolétaires, destruction des acquis sociaux des travailleurs et conquête de nouveaux marchés par la guerre vont ensemble comme les ingrédients d’une même recette. A l’étape impérialiste, c’est d’une logique claire pour les communistes trempés dans la théorie marxiste-léniniste-maoïste.

 

L’URCF : Si cette organisation est une des seules à avoir appelé à l’unité d’action des communistes contre la guerre en Syrie, elle s’affiche en véritable soutien au régime de Damas, résumant outre l’accaparement des richesses comme but pour les impérialistes, leur volonté de « briser l’axe de la résistance contre l’impérialisme américano-sioniste ». Voici la défense d’un impérialisme contre un autre dans toute sa splendeur ! Il n’existe pas de lutte inter-impérialiste mais un impérialisme américano-sioniste contre un « axe de résistance ». Que l’URCF nous informe si la Syrie faisait déjà partie de cet axe lorsque Hafez el Assad massacrait les communistes de Syrie ? A quoi ressemble donc cet axe ? Un triumvirat nous vient à l’esprit : La Chine, La Russie, L’Iran. L’URCF ne voit qu’une Syrie une et indivisible, un peuple sans contradictions, une Syrie « qui n’a jamais ménagé sa solidarité avec la cause palestinienne… ». Pour finir, c’est en faveur d’un processus de paix que les membres de ce groupe s’expriment : « Le gouvernement syrien est prêt, sans préalable, à participer à une conférence internationale pour trouver une solution politique au conflit. » et encore « Ce sont les « rebelles » qui ont toujours refusé de négocier… ». On voit où entraine le rejet du maoïsme pour cette organisation ; le rejet de la loi de la contradiction leur empêche d’analyser la situation d’ensemble et de déterminer une ligne juste. Que peut-on attendre d’une organisation qui est passée de la lutte anti-trotskyste aux revendications trotskystes, de la dictature du prolétariat aux accords de paix en faveur d’un chien de garde des impérialistes asiatiques ?

 

Du coté des trotskystes…


Le NPA soutient la déclaration des groupes trotskystes arabes dont celui des trotskystes syriens. Ceux-là même qui versent des illusions sur « le pacifisme de la révolution » (difficile à croire dans une situation comme la leur). Dans sa déclaration du premier Mai, ce groupe mentionne l’armement des ouvriers, mais les perspectives ne sont pas claires. L’armement est perçu comme une mesure essentiellement défensive, la prise du pouvoir par un processus armé n’est pas évoquée. En voici quelques extraits :

« Nous appelons les travailleurs et les ouvriers à mettre la main sur les usines et les installations industrielles et agricoles qui ont été fermées par l’état ou les capitalistes, et de les gérer eux-mêmes à travers des conseils ouvriers autonomes. »

« Il n’y a pas de révolution démocratique radicale, ou plutôt pas de révolution sociale, sans un rôle déterminant et autonome des travailleurs et des masses laborieuses. Œuvrons à constituer des conseils de travailleurs et d’ouvriers dans chaque usine et chaque installation, avec des fractions de résistance ouvrière armées partout. »

Comme tout groupe trotskyste, il apparait incapable de comprendre les priorités d’un processus révolutionnaire. Il donne, en plus, du crédit à l’ASL qu’il décrit comme une armée constituée d’éléments populaires sans analyser le rapport qu’elle entretien avec les impérialistes occidentaux. Elle préconise l’entrisme en son sein. Les trotskystes n’apprennent rien de l’histoire. Ils ne se donnent pas la peine d’étudier les révolutions victorieuses. Leur ligne politique participe à freiner les masses et à jouer le jeu des impérialistes tout en prétendant les combattre. Ils s’obstinent dans une ligne ouvriériste qui ne peut pas répondre correctement aux tâches d’une révolution. Comment les masses populaires de Syrie peuvent elles sortir de l’impasse d’une guerre civile et répondre à l’agression impérialiste sans être regroupées dans un large front uni anti impérialiste sous la direction d’un parti communiste révolutionnaire, armé du marxisme-léninisme-maoïsme ?
La révolution armée pour la prise du pouvoir. Dans n’importe quelle situation, n’importe quel pays, les trotskystes, les gauches « révolutionnaires », ne veulent pas en entendre parler.


Ecoutons-les :


« Nous dénonçons la complicité directe des gouvernements de la Russie et de l’Iran qui encouragent les crimes d’Al-Assad. Mais nous réaffirmons que les grandes puissances occidentales, en refusant de livrer des armes que réclament depuis tant de mois les structures collectives de lutte dont s’est doté ce peuple, portent une lourde responsabilité dans la perpétuation du régime assassin tout en contribuant au développement de courants obscurantistes religieux qui constituent un second ennemi pour le peuple syrien. » De qui se moque le NPA ? Les puissances occidentales et leurs alliés n’arment elles pas l’ASL, que leurs collègues syriens proposent de noyauter ? Mais analysons leurs confusions après cet autre extrait de leur déclaration où il est défendu que les bombardements occidentaux seraient « contre-productifs, face à un régime criminel et aventuriste, qui pourrait au contraire renforcer sa propagande internationale et finalement augmenter les souffrances en Syrie. C’est au peuple syrien de se libérer en toute autodétermination, avec toute l’aide internationale indispensable mais sans les manœuvres et interventions directes d’Etats qui défendent d’abord leurs propres intérêts. »

Prenons une aspirine et récapitulons !!! Le NPA dénonce le soutien de la Russie et de l’Iran et reproche aux impérialistes occidentaux de ne pas soutenir les «  rebelles » (ce qu’ils font pourtant - pas assez pour les trotskystes), les bombardements sont critiqués pour leur seul aspect « contre-productif », les syriens devraient se libérer tout seuls sans les manœuvres et interventions directes d’Etats qui défendent leurs propres intérêts  (critiqués auparavant pour ne pas fournir d’armes) mais avec toute l’aide internationales indispensables (???).


Nous nous faisons mal à la tête en mettant à nu autant de profondes contradictions dans si peu de phrases ! Qu’est-ce que « l’aide internationale indispensable » si ce n’est les manœuvres et les interventions directes ou même indirectes des Etats ? Le NPA attend il une contribution des scouts ? Des associations de motards ou de joueurs de pétanque ? Il n’a pas précisé. Si les Etats défendent leurs propres intérêts, pourquoi leur reprocher de ne pas fournir d’armes ? L’impérialisme même lorsqu’il fournit du riz le fait, naturellement, dans ses intérêts.  Une quelconque aide internationale « indirecte » tels des organismes comme « médecins sans frontières » ne servirait elle pas aussi des intérêts des états impérialistes ? Si les impérialistes occidentaux interviennent de façon « indirecte » quelle sera la position du NPA ? Un peu plus et on pourrait penser que le message du NPA s’adresse principalement à l’impérialisme français en ces mots : « Vous n’envoyez pas suffisamment d’armes », « ne bombardez pas le pays, l’ennemi en sera plus fort » ou encore « envoyer des aides via des couvertures humanitaires, des euros etc. »


 
Peut-on être considéré comme luttant véritablement contre l’impérialisme lorsque l’on sème des illusions sur sa nature ?

 

Nous ne citerons pas tous les autres partis opportunistes, aucun d’eux, derrière l’anti impérialisme dont ils se couvrent n’éclaire le prolétariat des peuples du monde sur la seule route possible pour triompher de tous les impérialistes ; la révolution prolétarienne dans les pays impérialistes et celle de la démocratie nouvelle dans les pays opprimés par l’impérialisme.

 

Croire au pouvoir des masses

 

Le véritable problème dans la situation à l’intérieur de la Syrie réside dans le fait que les masses révolutionnaires refusent de s’armer dans une perspective de prise de pouvoir, laissant ce privilège à l’ASL via les impérialistes occidentaux et leurs alliés Turcs, Qataris, etc.


Ce que nous avons pu remarquer au sujet de l’ASL, c’est qu’il y a déjà eu des conflits internes en son sein. C’est un indicateur important tant il semble que les impérialistes occidentaux ont du mal à contrôler complètement ce mouvement, d’où le besoin d’intervenir des impérialistes pour faire le boulot à la place de leurs chiens de gardes.


Les éléments avancés de la classe ouvrière syrienne doivent profiter de cette inorganisation des rebelles pour former leur parti, regrouper les masses populaires dans un front uni et mener la lutte avec leur propres forces armées, indépendante des impérialistes.


Il appartient aux syriens de déterminer, en cas d’invasion, la juste voie à suivre dans l’étude et la résolution de la contradiction principale et de la contradiction secondaire. Que celle-ci détermine leurs alliances, leur stratégie et leur tactique. Mais une organisation communiste doit garder jalousement son indépendance et se prononcer pour la prise de pouvoir par la voie armée.


Quant à nous, nous sommes évidemment opposés à toutes les interventions impérialistes et combattons celle de notre pays en particulier. Les communistes qui veulent éduquer et diriger les masses, doivent juger indispensable de leur faire comprendre la place et le rôle qu’elles occupent dans la politique globale de repartage du monde entre les puissances impérialistes actuels. La dégradation du niveau de vie et de l’exploitation toujours plus poussées des prolétaires des pays impérialistes est en lien étroit avec les guerres menées contre les peuples du monde pour leur asservissement. Prolétaires de tous les pays nous avons les mêmes ennemis !

 

Les prolétaires qui peuvent être amenés par manque de connaissance politique à soutenir un camp impérialiste contre un autre, ne doivent plus se faire d’illusion et prendre en compte le caractère de classe des conflits d’aujourd’hui. Ceux qui soutiennent sans réserve l’ASL en sachant pertinemment qu’elle est armée et entrainée par les impérialistes occidentaux et leurs alliés dans le but de défendre leurs intérêts font partie des pires renégats. Alors que l’impérialisme occidental s’apprête à intervenir en leur faveur comme ils l’ont fait pour les rebelles libyens, ces opportunistes ne retirent en rien leur soutien. Les « pragmatiques » qui choisissent la défense de l’impérialisme asiatique comme «  moindre mal » sont dominés par cette conception bien bourgeoise du monde que ce sont « les grands hommes » qui font l’histoire ; qu’il est impossible de compter sur les forces populaires, que le peuple est faible, ignorant. Tout n’est qu’affaire de dirigeants, d’Etats. Pour eux, le peuple doit choisir son camp et rejeter le « ni-ni ». Peu leur importe qu’aucun de ces camps ne servent les intérêts des masses exploitées puisque de toute façon il leur est réservé le sacro-saint privilège de décider du sort de l’humanité. Ils ne croient pas dans le pouvoir du peuple, dans son pouvoir de changer le cours de l’histoire en défendant son propre camp. C’est l’illusion perpétuelle que le peuple a besoin de la bourgeoisie, celle à laquelle nous répondons par les mots de feu Armand Elisée de Loustalot « Les grands ne nous paraissent grands que parce que nous sommes à genoux. Levons-nous ! »

 

A l’inverse de ceux qui s’abaissent aux pieds des bourgeois pour décider de l’avenir du monde, nous, maoïstes, n’oublions pas que le camp du peuple est notre camp et que c’est lui qui fait l’histoire. Même si cela fait office de simple formules pour tous ceux qui n’ont rien compris à toute l’expérience historique de la lutte des classes.

 

En Syrie comme ailleurs, le peuple ouvrier et paysan et les couches les plus exploitées peuvent former le parti communiste révolutionnaire et mener le processus révolutionnaire jusqu’au communisme !

 

MORT A TOUS LES IMPERIALISTES !!!

LE PEUPLE DOIT COMPTER SUR SES PROPRES FORCES

UNI ET ARME, IL VAINCRA !!!

 

PC maoïste de France

septembre 2013

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Published by drapeau rouge - dans syrie Anti impérialisme
3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 11:47
A bas l’intervention de l’impérialisme français et des autres impérialistes en Syrie !

Les « sociaux-impérialistes » du gouvernement PS et les autres impérialistes, impérialisme US en tête, ont décidé d’imposer par la force leur projet d’un « Nouveau Moyen Orient », c’est-à-dire s’appuyer sur les anciens chiens de garde ou en mettre en place de nouveaux, plus dociles, laïcs ou religieux. Après la liquidation du camp socialiste, deux nouvelles puissances impérialistes sont apparues sur le devant de la scène au Moyen Orient, à savoir la Russie et la Chine. Elles veulent y préserver les régimes qui leur sont alliés dans le cadre de leurs plans stratégiques (militaires et économiques).


Quand les travailleurs, les couches populaires se révoltent contre les chiens de garde, les impérialistes les abandonnent et soutiennent les équipes de rechange, les intégristes qu’ils dénoncent et combattent après les avoir soutenus comme en Afghanistan, en Irak, en Libye et aujourd’hui en Syrie. L’exemple de l’Irak est frappant : après avoir armé et soutenu Saddam Hussein, ils ont mis le pays à feu et à sang puis l’on assassiné en mentant sur un prétendu stocks d’armes de destruction massive, reprenant à leur compte la fameuse phrase de Goebbels « Mentez, mentez, mentez, encore et toujours, il en restera bien quelque chose ! ». Ils veulent renouveler l’opération aujourd’hui en Syrie, et soutiennent la révolte qui a échappé des mains des couches populaires et est dirigée par une opposition reconnue et soutenue par les impérialistes.


Les révoltes populaires sont justes, car elles se dressent contre la misère, le chômage, la répression des classes dirigeantes, mais faute de direction réellement populaire, les classes dirigeantes qui veulent perpétuer le système d’exploitation et d’oppression de leurs peuples se réorganisent et imposent une nouvelle dictature contre leur peuple.


En Egypte, les Frères musulmans réprimés sous le régime de Moubarak, mais comme lui pions des Etats-Unis, ont voulu une fois élus imposer leur doctrine. Une majorité de la population musulmane ou laïque s’est insurgée, violemment attaquée par les islamistes. L’armée en a profité pour faire un coup d’Etat et s’imposer en réprimant très violemment les partisans des Frères musulmans déchus.


Les comités populaires qui continuaient la lutte depuis la chute de Moubarak sont priés de rentrer dans le rang, c’est-à-dire se soumettre aux décisions de l’armée qui reprend la main. Ceci convient parfaitement aux impérialistes et leurs alliés dans la région, car armée ou Frères musulmans sont deux alliés d’une politique américaine à facettes multiples : l’armée ne tardera pas à rentrer dans le rang.


En Tunisie, Ennahda, parti islamiste de premier échelon, est au pouvoir, talonné par les islamistes du deuxième échelon, les salafistes, qui attaquent le mouvement populaire dirigé pour l’instant par des forces laïques réformistes. Ils assassinent des militants syndicaux, attaquent les révolutionnaires ; les maoïstes eux s’organisent. Nous saluons la résistance des peuples tunisiens et égyptiens contre celles et ceux qui souhaitaient confisquer leur lutte. Là où il y a oppression, il y a résistance.


Au Maroc, le roi représentant le Maghzen, est allié avec les islamistes contre le mouvement populaire, réprime les militants progressistes, révolutionnaires et les maoïstes.
La position des maoïstes est la suivante :


on ne peut s’appuyer sur un impérialisme contre un autre ;
on doit dénoncer, combattre notre propre impérialisme et même souhaiter sa défaite ;
en cas de guerre inter-impérialiste, les communistes doivent souhaiter la défaite de leur propre impérialisme et œuvrer pour transformer la guerre en révolution.


Dans le cas d’un mouvement de libération nationale dirigé par la bourgeoisie nationale, les communistes doivent garder leur autonomie, essayer de prendre la tête du mouvement et dans tous les cas n’appuyer que les aspects positifs et combattre les aspects négatifs de la bourgeoisie nationale. En dernier ressort, les communistes ne peuvent soutenir la bourgeoisie nationale si elle ne leur laisse pas la possibilité de s’organiser, d’organiser la défense des intérêts du prolétariat et des masses populaires.


Les communistes ne doivent pas oublier que les bourgeoisies nationales et/ou les islamistes ont réprimé, torturé, assassinés, massacrés les communistes en Syrie, en Egypte, en Lybie, au Maroc, en Indonésie, en Iran, etc.


C’est seulement lorsque le Parti Communiste dirige la guerre populaire contre l’impérialisme et ses chiens de garde dans les pays dominés que la révolution de Nouvelle Démocratie peut triompher.


Dans la situation actuelle, la lutte inter-impérialiste s’aiguise au Moyen-Orient et une intervention en Syrie pourrait entraîner une réaction en chaîne, déstabilisant l’ensemble de la région dans l’objectif pour le bloc occidental d’assoir le rapport de force en leur faveur. L’Iran, la Russie, la Chine ne laisseront pas se dérouler une intervention sans réagir. Derrière la Syrie, il est clair que l’Iran est ciblé. Israël subira assurément des attaques, ce qui approfondira l’escalade du conflit. La Turquie joue également son rôle de chien de garde en se mettant au service des impérialistes occidentaux. Bref, la situation risque de s’envenimer et le conflit risque de se généraliser.


En temps de crise, la guerre extérieure permet à l’impérialisme de détruire des forces productives et de créer et développer de nouveaux investissements. Chaque pays impérialiste en profite alors pour affermir ses positions économiques et stratégiques, trouver de nouveaux débouchés, accaparer de nouvelles ressources. C’est là le cœur des dernières interventions et ingérences où chaque impérialisme tente au moins de conserver sa part du gâteau, au mieux de s’en tailler une plus grosse.


Face à cela, le rôle des communistes est de s’opposer à cette guerre. Mais plus encore. La crise économique, si elle renforce les contradictions inter-impérialistes et donc encourage les différents impérialistes à intervenir militairement, elle renforce également la contradiction entre les larges masses populaires et la bourgeoisie. Ainsi, dans les pays impérialistes, la lutte anti-impérialiste doit être développée : que la lutte anti-impérialiste soit aussi peu développée en France est le reflet de la faiblesse du camp du prolétariat, lequel a intérêt à la solidarité internationale et à la lutte contre son propre impérialisme. Nous devons à la fois dénoncer le social chauvinisme de la réaction de droite, des groupes fascistes et nazis et des forces réformistes et des opportunistes corrompues par l’impérialisme. Mais nous devons avant tout renforcer le camp du prolétariat et créer les conditions de son autonomie politique, c’est à dire développer et renforcer le Parti. L’impérialisme et la bourgeoisie défendront jusqu’au bout leurs profits par tous les moyens, y compris au moyen du fascisme, et n’hésiteront pas à déclencher une guerre de grande ampleur comme cela s’est déjà passé deux fois dans l’histoire.


Il s’agit aujourd’hui en premier lieu d’édifier dans chaque pays le Parti révolutionnaire ayant pour stratégie le renversement de sa propre bourgeoisie, l’instauration de la démocratie nouvelle dans les pays dominés ou de la dictature du prolétariat dans les dominants. Ce Parti doit mener la lutte idéologique en théorie et en pratique, en lien avec les préoccupations et revendications matérielles des masses. Seul un Parti révolutionnaire s’appuyant sur le peuple opprimé et exploité regroupé dans un Front Uni peut mener jusqu’au bout le processus révolutionnaire, sinon la révolte ne peut se transformer en révolution. Les exemples des révoltes en Tunisie et en Egypte sont criant, où la bourgeoisie nationale passe de nouveaux accords avec l’impérialiste, devient un nouveau chien de garde et ainsi de suite à chaque fois que la révolte éclate.


C’est le meilleur moyen d’empêcher que se constituent deux blocs impérialistes, de contrecarrer les plans des impérialistes pour un nouveau repartage du monde. C’est le meilleur moyen pour empêcher une nouvelle guerre mondiale.

 

A BAS LA GUERRE IMPERIALISTE !
A BAS LES FAUTEURS DE GUERRE !
COMBATTONS L’ETAT ET LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS IMPERIALISTE !
RENFORCONS LE PARTI COMMUNISTE MAOISTE !
PREPARONS LA GUERRE POPULAIRE CONTRE LA GUERRE IMPERIALISTE !

 

PC maoïste de France ; OC-Futur Rouge

 

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Plus d'infos sur la situation intérieure en Syrie : A propos de la situation en Syrie

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