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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 22:20
Maroc : Appel à l'opinion nationale et internationale de la famille du prisonnier politique Hassan Koukou

Nous relayons ce communiqué traduit par le Comité d’Action et de Soutien aux luttes du peuple Marocain. Nous exprimons notre solidarité totale avec les prisonniers et prisonnières politiques au Maroc.

 

Notre fils Hassan KOUKOU se trouve actuellement à l’hôpital régional de la ville de Midelt dans un état critique et extrêmement grave. Ainsi, il ne parvient plus à bouger et parle avec beaucoup de difficultés, et cela suite à la grève de la faim qu’il a entamée et qu’il continue à mener depuis le 13 novembre 2015 (date depuis laquelle il ne boit plus d’eau ni ne prend de sucre) pour défendre sa dignité et revendiquer ses droits légitimes à poursuivre sa scolarité, à recevoir de la visite, à être soigné, à avoir accès à la presse et à des lectures, et pour obtenir son transfert de la prison de Midelt.

 

Comme vous le savez, notre enfant vit dans des conditions inhumaines et très dures puisque dans cette prison, l’administration va jusqu’à entasser 37 prisonniers dans une même cellule ; elle fait aussi subir aux détenus toutes formes d’humiliation et de torture à chaque revendication légitime des prisonniers comme celles que réclame notre enfant pour obtenir des conditions favorables à la poursuite de ses études (accès à la bibliothèque, possibilité de recevoir les programmes publiés par le ministère…).

 

Nous rappelons que notre fils a été arrêté le 17 décembre 2012 et qu’il a été condamné à 5 ans de prison ferme. Il a passé les 2 premières années et demi de ses années d’emprisonnement à la prison de Meknès où il avait déjà mené plusieurs grèves de la faim (la plus longue s’étant étirée sur une période de 110 jours) pour finalement obtenir plusieurs promesses de la part de l’administration pénitentiaire, accréditées par un représentant du conseil national des droits de l’Homme, mais jamais tenues.

 

Bien au contraire ! C’est à cette époque que notre fils a été déplacé à Midelt pour être séparé de ses camarades de lutte et pour que sa situation de détention soit aggravée avec une remise en cause totale de l’ensemble de ses droits les plus élémentaires.

 

Nous en appelons aujourd’hui à l’opinion publique nationale et internationale pour que tout soit entrepris afin qu’une aide vitale soit apportée à notre fils, étendu sur son lit de mort et oublié, dans un silence absolu et morbide, de tous les acteurs de la société - des médias jusqu’aux soi-disant défenseurs des droits de l’Homme.

 

Nous déclarons que les suites de la situation gravissime et critique dans laquelle se retrouve notre fils, incombent entièrement à la délégation générale de l’administration pénitentiaire en général et à l’administration de la prison de Midelt en particulier qui auront à répondre un jour de leur pleine et entière responsabilité face au crime de non-assistance à personne en danger qui se joue.

 

Nous déclarons aussi que notre fils est déterminé à continuer son combat légitime et que nous restons et resterons à ses côtés pour lui apporter notre soutien inconditionnel.

 

Enfin, nous appelons toutes les forces vives éprises de justice, tous les militants et militantes, à soutenir notre fils en faisant connaître le plus largement le combat qui est le sien et à mener des actions de soutien et de solidarité avant qu’il ne soit trop tard.

 

5 décembre 2015-12-08

Traduit par les soins du Comité d’Action et de Soutien aux luttes du peuple Marocain

Maroc : Appel à l'opinion nationale et internationale de la famille du prisonnier politique Hassan Koukou
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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 12:33

Combattant arabe de la cause palestinienne, Georges Abdallah est emprisonné en France depuis plus de trois décennies. Année après année la mobilisation pour sa libération se poursuit et les analyses politiques demeurent fortement d’actualité comme l’illustrent ci-dessous des extraits d'une « Lettre de Georges Ibrahim Abdallah et Jean-Marc Rouillan » lors d'une manifestation de solidarité en 2006.

 

« […] La crise générale du système ne cesse de s’approfondir et la bourgeoisie projette ses sempiternelles recettes ultraréactionnaires. Elle sacrifie la simple survie de la moitié de l’Humanité sur l’autel de ses profits. La réaction avance quelquefois masquée et de plus en plus souvent à visage découvert, là où le processus de fascisation est particulièrement engagé. Et les conservatismes paradent comme s’aggravent les discriminations sociales et raciales. Pas un mois, sans qu’un État européen n’annonce le vote d’une loi sécuritaire, des décrets concernant des normes sociales plus restrictives, la création d’une brigade spéciale et sa participation à une intervention contre un peuple opprimé.

[…] Des régions entières sont plongées dans un désastre humain sans lendemain. Et pour mieux dissimuler ces ravages et diviser les forces populaires, des campagnes médiatiques ignobles mobilisent l’opinion au nom de la « sécurité » en désignant à la vindicte les nouvelles classes dangereuses. Comme à la fin du 19e siècle et dans les années 30, la réaction agite l’épouvantail du travailleur étranger, celui ne vivant pas comme le « bon citoyen », celui privé d’un travail régulier, ayant une religion différente ou n’en ayant pas du tout. La revendication de l’apartheid et de toutes les formes de ségrégation sociale ne se dissimule même plus. Bien au contraire, pour de nombreux intellectuels et politiques, elle caractérise leur esprit postmoderne capable d’appréhender « sans tabou » la mondialisation et les nouveaux problèmes de société.

[…] Vingt ans après, ce n’est plus à nos organisations combattantes qu’ils en veulent, elles n’existent plus, mais à notre mémoire collective et par-delà à une partie du patrimoine de la gauche révolutionnaire internationaliste. L’objectif est d’anéantir l’expérimentation combattante qui, durant deux décennies, s’est développée dans la zone européenne et moyen-orientale. »

Georges Abdallah est un résistant communiste libanais qui a lutté pour la libération de la Palestine et contre l’invasion du Liban par l’armée sioniste. Depuis plus de trente ans, il est debout, il ne renie pas son engagement politique et il fait face à ses geôliers. Il est un symbole d’aujourd’hui de la résistance anti-impérialiste, antisioniste et anticapitaliste.

Depuis plusieurs années, des collectifs de soutien, des militantes et des militants organisent un grand rassemblement à Lannemezan, la prison « haute sécurité » où est enfermé Georges Ibrahim Abdallah. Cette année, le 24 octobre 2015, Georges Abdallah entrera dans une trente deuxième année d’incarcération derrière les sinistres barreaux d’une prison française.

Nous appelons toutes celles et ceux qui sont du côté des peuples en lutte et qui combattent l’impérialisme, le sionisme, la réaction arabe et le capitalisme à se joindre aux différentes initiatives qui auront lieu en octobre pour intensifier et coordonner la campagne afin d’imposer la libération de Georges Ibrahim Abdallah

 

Premiers signataires :

Le C.R.I.Rouge – Le Comité d’Action et de Soutien au peuple Marocain - Le Comité Anti-impérialiste – La Plateforme La voix des Prisonniers (Turquie et Kurdistan) – Bloc Rouge (unification des maoïstes)- Des camarades du soutien de Bagnolet - Comité de Défense de la Résistance Populaire en Tunisie - Libérons Georges Abdallah P.A.C.A - CAPJPO-Euro Palestine - Groupe des Associations de Bagnolet- Droits devant- L'ARENE (Association des Résidents de Nanterre)- Le Collectif Quartier Libre (Paris Sud Est) - Urgence notre police assassine - Génération Palestine - Antifa paris-banlieue - Femmes en Lutte 93 - Front Uni des Immigrés et des Quartiers Populaires (FUIQP) - Association Femmes Plurielles - Alima Boumediene - La voix des Roms

 

Un bus au départ de Paris pour Georges Abdallah !

Soutenons et participons à la campagne 2015

Un bus pour la libération de Georges Abdallah !

 

Les organisations suivantes : le CRI Rouge - Le Comité d’Action et de Soutien au peuple Marocain - Le Comité Anti-Impérialiste – La Plateforme La voix des Prisonniers (Turquie et Kurdistan) – Bloc Rouge (unification des maoïstes)- Des camarades du soutien de Bagnolet - Comité de Défense de la Résistance Populaire en Tunisie - Libérons Georges Abdallah P.A.C.A.- appellent à manifester le 24 octobre 2015 devant la prison de Lannemezan pour exiger la libération de Georges Ibrahim Abdallah.

Pour ce faire, ils organisent un départ en car, de Paris, le 23 octobre au soir.

Pour aider au financement de ce car, nous appelons tous ceux qui sont intéressés à réserver leur place à cette adresse giabdallah2015@gmail.com et nous lançons une souscription de solidarité où chacun peut soutenir cette initiative en versant sa contribution à l’adresse suivante : www.lepotcommun.fr/pot/q6ph3a5f

Merci de participer à la réussite de cette action militante et de contribuer par-là activement à l’exigence de la libération de Georges Ibrahim Abdallah.

 

Palestine vivra, Palestine vaincra !

Libérez Georges Ibrahim Abdallah !

Toute une vie de combat, libérons Georges Abdallah !

Manifestation nationale pour Georges Abdallah !
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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 21:47
Meeting réussi pour le CRI Rouge !

Le samedi 30 juin se tenait au CICP un meeting sur la défense des prisonniers politiques révolutionnaires organisé par le CRI (Collectif Rouge Internationaliste pour la défense des prisonniers politiques) dont fait parti le Bloc Rouge.

La déclaration d'ouverture du meeting faite par le CRI a mis en avant la notion de droit du peuple en opposition à celle de droit de l'Homme, notion inventée par la bourgeoisie et critiquée successivement par Marx, Lénine, Staline et Mao. La figure du président Gonzalo enfermé au Pérou depuis 1992 a ensuite été mise en avant. Les trois figures emblématiques du meeting étaient le président Gonzalo, Georges Ibrahim Adballah et le professeur Saibaba.

La première partie du meeting portait sur les prisonniers politiques dans le monde. 

La première intervention a été celle sur les prisonniers politiques en Inde. Le gouvernement réactionnaire indien conduit une très large opération de répression nommée "Green hunt" pour combattre la Guerre Populaire dirigée par les maoïstes. Cette intervention a été accompagnée d'une vidéo qui présente les naxalites et la répression du gouvernement, vous la trouverez ici.

L'intervention suivante était sur la question des prisonniers politiques en Turquie. Il a été expliqué les très dures conditions de détention que vivent les prisonniers politiques révolutionnaires en Turquie tout en évoquant la dure répression qui frappe les révolutionnaires de Turquie. Une vidéo a été projetée montrant le massacre commis dans une prison par l'Etat turc suite à une grève de la faim déclenchée par les prisonniers politiques.

 

Une présentation de la situation des prisonniers politiques au Maroc a ensuite été faite. Un grand nombre de prisonniers politiques au Maroc sont des étudiants. Un certain nombre d'entre eux s'étaient mis en grève de la faim il y a à peine quelques mois (voir ici).

Un camarade philippin a ensuite présenté la situation aux Philippines où il y a plus de 500 prisonniers politiques qui pour la plupart sont soupçonnés d'appartenir au Parti Communiste des Philippines ou à son armée la Nouvelle Armée Populaire (NPA). Il a aussi rappelé que dans ce pays où les communistes mènent une importante Guerre Populaire, la politique du gouvernement est plus souvent les assassinats politiques que l'emprisonnement.

Cette partie internationale s'est terminée sur une intervention concernant les prisonniers politiques en Palestine. Cette intervention faisant le lien avec la deuxième partie, le volet national.

La seconde partie s'est donc ouverte avec une présentation de Georges Ibrahim Aballah par un camarade du Groupement des Associations de Bagnolet. Cette présentation s'est poursuivie avec la vidéo du Secours Rouge sur Georges Abdallah que vous pouvez voir ci-dessous.

Le meeting a continué avec une intervention d'un camarade sur la situation des prisonniers politiques corses. Le lien a été bien sûr fait avec les prisonniers politiques basques. 

Un camarade du CRI a ensuite parlé de la répression des luttes syndicales et notamment des syndicalistes se retrouvant enfermé pour fait de grève. 

Le meeting s'est terminée sur une intervention d'Amal Bentousi du collectif Urgence notre police assassine que vous pouvez écouter ci-dessous (19 minutes). 

 

 

Au cours du meeting environ 70 personnes sont passées, des discussions très intéressantes ont pu naître des interventions. Pour un premier meeting organisé par le CRI c'est une très grande réussite !

 

Meeting réussi pour le CRI Rouge !
Meeting réussi pour le CRI Rouge !
Meeting réussi pour le CRI Rouge !
Meeting réussi pour le CRI Rouge !
Meeting réussi pour le CRI Rouge !
Meeting réussi pour le CRI Rouge !
Meeting réussi pour le CRI Rouge !
Meeting réussi pour le CRI Rouge !
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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 11:28
Meeting international pour la défense des prisonniers révolutionnaires

Le samedi 27 juin aura lieu un meeting international pour la défense des prisonniers révolutionnaires organisé par le CRI (Collectif rouge internationaliste pour la défense des prisonniers politiques révolutionnaires) dont le Bloc Rouge fait parti.

Ce meeting se déroulera au CICP (21 ter, rue Voltaire - 75011 Paris, métro rue des boulets) de 14h30 à 23h30.

Voici le programme du meeting :

15h15 – 16h00 Ouverture du meeting, déclaration cadre du CRI et ouverture de la partie internationale du meeting avec un zoom sur la situation de la détention du président Gonzalo.

VOLET INTERNATIONAL : la question des prisonniers politiques révolutionnaires
16h00 – 16h45 - en INDE
16H45 – 17H30 - en TURQUIE
17h30-17h45 pause
17h45 – 18h15 - au MAROC
18h15 – 19h00 - en TUNISIE
19h00 – 19h30 - aux PHILIPPINES
19h30 – 20h30 - en PALESTINE

Repas – de 20h30 à 21h00

VOLET NATIONAL
21h00 – 21h45 - Ouverture de la partie nationale du meeting avec un zoom sur la situation de Georges Ibrahim Abdallah
21h45– 22h30 - La question des réprimés des violences policières
22h30 – 23h15 - La question des réprimés de luttes syndicales
- La question des prisonniers politiques dans les colonies

23h15 – 23h30 Clôture du Meeting

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 00:11
Le professeur Saibaba a démarré une grève de la faim !

Le professeur G N Saibaba, professeur à l'Université de Delhi, qui est incarcéré depuis le 9 mai 2014, a commencé une grève de la faim indéfinie depuis le 11 avril 2015 dans le but de demander un traitement médical et de la nourriture appropriée, les deux ont été refusées par l’autorité de la prison centrale de Nagpur. Le professeur Saibaba, qui est actuellement logé dans une célèbre anda barrack (cellule de haute sécurité sans fenêtre) de la Prison de Nagpur, s'est vue refusé sa demande de liberté sur caution deux fois par le Tribunal de Sessions, Gadchiroli et la Cour Suprême de Bombay du Tribunal de Nagpur.

Dans le dernier arrêté fait par la Cour de Sessions daté du 4 Mars 2015, le juge de Sessions a fait référence aux rapports du super-intendant et du médecin en chef de la Prison Centrale de Nagpur qui, à la fois en admettant un état de santé délicat de Saibaba, ont déclaré qu'il était traité au Medical College Hospital du gouvernement ainsi qu'au Super Speciality Hospital à Nagpur et qu'ils fournissaient des compléments alimentaires selon ses besoins médicaux. C'était sur la base de ces rapports que la liberté sur caution pour raison médicale a été refusée à Saibaba. Cependant, malgré ces déclarations par les autorités pénitentiaires faites avant le tribunal, l'administration pénitentiaire a non seulement continué à lui refuser les compléments alimentaires et traitements médicaux, mais a même arrêté de lui fournir certains articles qui lui étaient autorisés auparavant. Face à une situation de détérioration constante de son état de santé, Saibaba a décidé de protester et a complètement arrêté de prendre de la nourriture à partir de samedi.

 

Ses avocats, qui l'ont rencontré lundi 13 avril 2015, ont soumis immédiatement un memoradum au DIG de la Région de l'East, l'autorité pénitentiaire sous la quelle tombe la juridiction de la prison de Nagpur. L'officiel cependant a seulement reçu le memorandum et refusé de répondre aux problèmes soulevés par Saibaba. Il n'a même pas indiqué aucune volonté d'autoriser l'essentiel que le rapport de la prison avait statué à la Cour qu'ils lui fournissaient. Une action immédiate est appelée pour protéger la vie du professeur G N Saibaba et obtenir sa libération.

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 22:12

Nous relayions il y a quelques jours un communiqué sur la grève de la faim des prisonniers politiques au Maroc. Hier, jeudi 16 avril deux d'entre eux ont été libérés : Aziz Elkhalfaoui et Rédouane Elaadimi - qui étaient jusque-là détenus à la prison de Marrakech et qui avaient initié le dernier mouvement des grèves de la faim.

Leur détention a duré 7 mois - 7 mois de détention illégale puisqu'ils ont été déclarés innocents par rapport aux charges qui étaient retenues contre eux.

 

Seule la lutte paie ! Osons lutter ! Osons vaincre !

Grève de la faim au Maroc : libération de deux camarades !
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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 21:28
Solidarité avec les camarades de l'ATIK et de Nouvelle Femme arrêtés

Communiqué de l'ATIK (Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe) :

NOUS CONDAMNONS L'ATTAQUE DE MILITANTS ET DE LA DIRECTION DE L'ATIK ET DE NOUVELLE FEMME !

Aujourd'hui mercredi vers 17h30 les forces spéciales de police ont conduites une attaque simultanée contre les militants et la direction de l'ATIK et de Nouvelle Femme à Numberg (Allemagne) et en Suisse.

Selon la déclaration publiée par le Bureau Légal de l'ATIK, cette opération a été ordonnée par le bureau du procureur de Karlsruhe. Actuellement, aucun nom n'a été rendu publique mais l'information la plus récente est que 10 militants et une majorité du Conseil Général qui soutien le travail démocratique de l'ATIK ont été arrêtés par cette opération arbitraire basée sur des raisons non-fondées.

L'opération a pris place avec l'entrée violente et la fouille par les forces spéciales dans les maisons des militants en cassant les portes et fenêtres de leurs maisons. Nous pensons que ceci est une intimidation et un acte de répression par la police. Il est attendu que les révolutionnaires arrêtés soient amenés à la Cour de Karlsruhe demain jeudi 16 avril.

Le Conseil Général de l'ATIK, les Fédérations, associations, Nouvelle Femme et les militants de la Jeunesse Nouvelle Démocratique et les représentants affiliés à l'ATIK ont déclaré qu'ils ne resteront pas silencieux face à cette intimidation et répression arbitraire de la police;

Cette intimidation et opération d'arrestation lancée par les Etats européens impérialistes et l'Etat turc, n'arrêteront pas l'ATIK dans sa lutte révolutionnaire démocratique.

Nous appelons tous les révolutionnaires, les organisations démocratiques et les individus à prendre une forte et claire position contre cela et à exprimer leur solidarité.

LES ATTAQUES IMPERIALISTES N'ARRÊTERONS PAS NOTRE LUTTE !

NOUS CONDAMNONS CETTE REPRESSION PAR LES PAYS IMPERIALISTES DE l'UE !

VIVE LA SOLIDARITE REVOLUTIONNAIRE !

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 16:01

Le Maroc connaît depuis plusieurs années de vastes mouvements de lutte populaire, au sein notamment de ses universités contre la privatisation de l’enseignement, pour l’amélioration des conditions des étudiants et pour les libertés politiques et syndicales. Dans ce contexte, nombreux sont les étudiants qui ont été arrêtés et condamnés à de lourdes peines lors de procès montés de toutes pièces. Parmi ces étudiants condamnés, se trouvent 7 étudiants maoïstes : Aziz Elbour, Mohamed Elmounden, Hicham Almskini et Abdelhak Atalhaoui condamnés chacun à 3 ans ferme. Citons aussi les noms d’Aziz Eikhalfaoui et Rédouane El Aadimi, tous deux arrêtés le 04.09.2014 et jetés en prison depuis, sans aucune forme de procès – tout comme pour Alaa Aderbali dernier étudiant arrêté en date et de manière totalement arbitraire.

 

Depuis le 23.03.2015, ces prisonniers politiques maoïstes du groupe d’Aziz Elbour et de celui d’Aziz Elkhalfaoui, ont entamé et mènent au Maroc une grève de la faim illimitée, d’une part pour dénoncer les exactions et les agressions physiques et morales que ces camarades subissent au quotidien dans les geôles de la réaction et d’autre part pour faire aboutir et imposer leurs revendications justes et légitimes, à savoir principalement l’amélioration de leurs conditions de détention, leurs droits au soin, à être visités et à pouvoir communiquer avec l’extérieur, et enfin leur droit à pouvoir poursuivre leurs études sans entrave.

 

Ces camarades maoïstes ont été dernièrement rejoints dans leur action par d’autres prisonniers politiques qui ont aussi entamé une grève de la faim illimitée et ce mouvement de résistance s’amplifie jour après jour dans plusieurs prisons du Maroc. Ce mouvement concerne ainsi pour le moment :

  • Abdul Wahab Alramadi et Munir Ashibha de la prison de Fès
  • Zakaria Raakass de la prison de Kénitra
  • Mimoun Aznaï de la prison d’Oujda
  • A ces militants en lutte s’ajoutent aussi le combat des étudiants sahraouis de Marrakech eux aussi en grève de la faim illimitée.
  • Enfin, parallèlement, il est aussi important de rappeler l’engagement de 11 autres prisonniers politiques de la prison de Fès qui ont mené une semaine de grève de la faim et 5 autres détenus de la prison de Meknès qui eux ont jeuné durant 48 heures.

 

Ces militants ont déjà entamé plusieurs grèves de la faim ; ils ont plusieurs fois été hospitalisés à la suite de leurs actions de résistance et du fait de ce long processus de lutte, leur état de santé est aujourd’hui fragilisé.

 

Ainsi, le 31.03.2015, le camarade Rédouan Alaadimi a perdu connaissance et a dû être évacué en urgence à l'hôpital. Finalement, après plusieurs jours, il a été ramené en cellule, mais toujours dans un état critique. Rappelons aussi que le camarade Alaa Derbali avait lui aussi perdu connaissance le 27.03.2015 et qu'il a déjà été transporté plusieurs fois à l'hôpital dans un état inquiétant. Quant à Aziz Elkhelfaoui, il a perdu connaissance maintes fois et son état de santé se dégrade rapidement de jour en jour. La situation est aujourd’hui pour eux de plus en plus catastrophique et on peut s’attendre au pire.

 

Malgré cela, le régime réactionnaire persiste à ignorer les revendications des camarades et cherche par-là à les assassiner à petit feu, comme cela a déjà été le cas pour deux militants morts en détention : Mustapha MEZIANI (décédé le 13.08.2014) et Noureddine ABDELWAHAB (décédé le 01.04.2014).

 

Nous dénonçons cette politique d’acharnement systématique sur nos camarades et nous déclarons que l’Etat marocain porte l’entière responsabilité de tout ce qui peut advenir les concernant.

 

Nous appelons aussi toutes les forces démocratiques, progressistes et révolutionnaires à prendre toutes les initiatives nécessaires pour informer de cette situation et à soutenir ou à organiser des actions de solidarité concrète et pratique afin de faire valoir d’une façon active les revendications des détenus politiques maoïstes et de tous les détenus politiques révolutionnaires au Maroc.

 

SOLIDARITE AVEC NOS CAMARADES EN GREVE DE LA FAIM ILLIMITEE !

VIVE LA LUTTE DU PEUPLE MAROCAIN !

VIVE LA SOLIDARITE INTERNATIONALE DES PEUPLES !

A BAS LA REACTION, L’IMPERIALISME ET TOUS SES LAQUAIS !

Comité d’Action et de Soutien aux Luttes du Peuple Marocain

marocresistance@gmail.com

Collectif Rouge Internationaliste pour la défense des prisonniers politiques révolutionnaires

lecrirouge@gmail.com

Paris, le 02.04.2015

 

RASSEMBLEMENT POUR SOUTENIR LES PRISONNIERS POLITIQUES MAOISTES AU MAROC

EN GREVE DE LA FAIM

MERCRECI 08 AVRIL 2015 DE 18H A 20H

DEVANT L’INSTITUT DU MONDE ARABE

1 Rue des Fossés Saint-Bernard, 75005 Paris – Métro JUSSIEU

La vie des prisonniers politiques maoïstes au Maroc en grève de la faim est en danger !
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Published by drapeau rouge - dans grève de la faim maroc Répression prisonniers politiques
30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 18:26
Grèves de la faim dans les geôles de l’Etat réactionnaire marocain !

Le mouvement communiste, au Maroc, subit, depuis plusieurs décennies, des coups durs portés par la réaction au pouvoir. Ces coups sont soit des enlèvements, soir des assassinats, soit emprisonnements à répétition et presque quotidien des militants d’extrême gauche qui militent pour la révolution démocratique populaire.

 

C’est dans ce cadre que s’inscrit l’arrestation d’un groupe de camarades marxistes-léninistes-maoïstes – camarades qui constituent aujourd’hui réellement un danger contre la classe réactionnaire au pouvoir par les luttes qu’ils mènent avec les masses populaires, avec les masses estudiantines et avec tous les prolétaires. Ce danger pour le pouvoir provient aussi du fait que ces camarades défendent et appliquent l’idéologie du prolétariat développé à son plus haut degré : à savoir le marxisme-léninisme-maoïsme.

 

Quelques-uns de ces camarades détenus (4 des 6 encore en détention) entament régulièrement des grèves de la faim comme arme à l’intérieur des prisons, afin de transformer ces dernières en bastion de lutte contre la réaction. Ces grèves sont principalement menées pour dénoncer les conditions de détention des camarades et pour arracher leurs droits bafoués.

 

Qui sont ces camarades ?

 

- Aziz ElKHALFAOUI a été arrêté le 04.09.2014. Son affaire est toujours en cours : aucune condamnation n’a été prononcée à son encontre à ce jour. C’est un procès politique pur. Il a été la tête pensante du mouvement de masse du 20 février et des masses estudiantines de Marrakech. C’est un communiste authentique et il a été l’un des dirigeants du mouvement estudiantin marxiste – léniniste – maoïsme marocain. Il mène une grève de la faim depuis le 03.12.2014 à la prison de Marrakech.

 

- Rédouane ELHADIMI a été arrêté aussi le 04.09.2014. Son affaire est toujours en cours : aucune condamnation n’a été prononcée à son encontre. Il est l’un des militants de la tendance estudiantine de la voie démocratique basiste maoïste de Marrakech. Il a participé activement à la reconstruction de cette tendance sur le plan idéologique, politique et organisationnel - après que cette dernière ait reçu un coup dur durant l’année 2008.

 

Ces deux camarades mènent une grève de la faim pour plusieurs raisons :
1. pour lever l’isolement dans lequel ils se trouvent
2. pour rétablir le droit de visite de leur famille
3. pour l’accélération de leur procès
4. pour arracher l’autorisation à poursuivre leurs études
5. pour qu’ils puissent bénéficier de la bibliothèque de la prison
6. pour dénoncer le harcèlement quotidien des gardiens de prison
7. pour dénoncer l’interdiction qui leur est faite quant à l’utilisation des téléphones de la prison afin de pouvoir communiquer avec leur famille.


La santé de ces camarades s’aggrave de jour en jour. Le camarade ELKHALFAOUI a été transporté lundi dernier dans un hôpital, à l’extérieur de la prison, alors qu’il était dans le coma. Il souffre, de plus, de douleurs aiguës à l’estomac - douleurs accompagnées de diarrhées et de perte de sang. Par ailleurs, il ne parvient plus à parler, ni à bouger. Enfin, il faut signaler que le camarade est asthmatique.

 

Rédouane ELHADIMI, lui aussi, a entamé une grève de la faim depuis le 03.12.2014. Il souffre d’une douleur aiguë à la tête et ne peut plus non plus bouger ou s’exprimer.

 

Enfin, il faut signaler que ces deux camarades sont menacés d’être jetés au cachot s’ils s’entêtent dans leur grève de la faim.

 

Après plusieurs jours de grève de la faim, deux autres camarades emprisonnés à la prison de Tiznit, au sud du Maroc, les ont rejoints dans cette grève de la faim. Aziz ELBOUR est l’un d’eux. Ce camarade a – quant à lui - été arrêté le 15.02.2014 et condamné à 3 ans de prison ferme. Il était aussi militant au sein de la tendance estudiantine de la voie démocratique basiste maoïste de Marrakech. Il a entamé une grève de la faim ouverte depuis le 10.12.2014 en solidarité avec ses camarades de Marrakech et également pour réclamer son droit à poursuivre ses études.

 

Ce camarade avait déjà entamé avec ses camarades ELMOUDEN, ELMSKINI, TALHAOUI, plusieurs grèves de la faim : l’une en solidarité avec Georges Ibrahim Abdallah ; une autre en solidarité avec le soulèvement du peuple en Turquie l’année dernière ; une autre encore en solidarité avec le mouvement populaire et les détenus politiques au Maroc. Du fait de ces grèves de la faim répétées, son état de santé devient catastrophique et il a déjà été transféré à l’hôpital plusieurs fois.

 

Mohamed ELMOUDEN a été arrêté le 15.02.2013 ; il a été condamné à 3 ans de prison ferme. Il est l’un des dirigeants de la tendance estudiantine de la voie démocratique basiste maoïste de Marrakech. C’est la seconde fois qu’il se fait arrêter à cause de son activisme au sein de cette tendance et de son appartenance à l’UNEM. Il commencera une nouvelle grève de la faim vendredi 19.12.2014 en solidarité avec les camarades de Marrakech. Lui aussi a déjà entamé plusieurs grèves de la faim avec son groupe des 10.

 

Ces camarades constituent le noyau solide que le marteau du régime réactionnaire ne peut casser. Ce sont des militants marxistes-léninistes-maoïstes. Leur seul objectif est de faire avancer le processus révolutionnaire au point le plus élevé afin de résoudre la contradiction difficile qui existe entre l’alliance révolutionnaire contre l’alliance des classes dominantes. Ces militants sont parmi les meilleurs militants communistes au Maroc. C’est pour cela qu’il est du devoir de chacun et de tous de les soutenir par tous les moyens. La solidarité est notre seule arme. Il faut en user.


Vive la solidarité prolétarienne !
Vive la révolution marocaine et internationale !
Vive le marxisme-léninisme-maoïsme !

 

Grèves de la faim dans les geôles de l’Etat réactionnaire marocain !
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Published by drapeau rouge - dans maroc prisonniers politiques maoïstes grève de la faim
28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 15:33
Le président Gonzalo démarre une grève de la faim

 

Le President Gonzalo, dirigeant éminent du Parti Communiste du Pérou, est retenu par le gouvernement péruvien dans la prison de la base navale de Callao depuis septembre 1992. Privé de ses droits les plus fondamentaux et maintenu dans des conditions d'isolement complet, il a entamé une grève de la faim qui a commencé le lundi 24 novembre. 

 

D’après son avocat Alfredo Crespo Bragayrac, celui-ci ne demanderait pas sa libération mais seulement le respect de ses droits, notamment celui de pouvoir recevoir des visites familiales (son épouse, Elena Iparraguirre, ne peut le voir depuis décembre 2013) ainsi que le droit à la défense (les conditions de détention du Président l’empêchant de pouvoir voir en privé son avocat et d'avoir accès à un certain nombre de documents juridiques).

 

Cette nouvelle est inquiétante surtout compte tenu de l'age avancé du Président (79 ans) et a ses problèmes de santé.

 
Défendre la vie du président Gonzalo s'inscrit dans la ligne de défense de la guerre populaire au Pérou qui fut un temps le point culminant de la révolution mondiale. Le président Gonzalo comme tant d'autres combattants maoïstes a donné sa liberté pour la cause du peuple. Il a contribué à relever le drapeau rouge au moment où les révisionnistes l'avaient foulés au pied, sa vie et son combat sont un espoir d'émancipation pour les masses populaires du monde entier !
Défendons la vie du président Gonzalo, suivons l'exemple du PCP et aujourd'hui des maoïstes Indiens, en assumant nos taches qui sont en France l'unification des maoïstes au sein d'un nouveau parti pour allumer ici un nouveau brasier révolutionnaire qui fera trembler le vieux monde.

 

DEFENDRE LA VIE DU PRESIDENT GONZALO ! 

VIVE LA GUERRE POPULAIRE AU PEROU !

 
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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 22:49
Continuons la lutte pour Georges Ibrahim Abdallah !

Le 5 Novembre 2014, la justice de classe à fait un choix, celui de maintenir notre camarade Georges Ibrahim Abdallah en prison.

 

Le tribunal d'application des peines a rejeté la demande de libération que Georges Abdallah avait formulée en mars dernier, jugeant cette dernière irrecevable au motif qu'il n'a pas fait l'objet d'un arrêté d'expulsion. Sa demande d'effectuer une année probatoire préalable à sa libération dans un établissement pénitentiaire n’a pas été prise en compte.

 

Cela fait 31 ans que Georges Ibrahim Abdallah est emprisonné en France, maintenu en otage par l'impérialisme français.

 

Si aujourd'hui les tribunaux maintiennent Georges en prison c'est car ce qu'il représente est une menace pour la bourgeoisie. En effet, au delà du prisonnier, c'est un symbole que l’État cherche à détruire, celui d'une résistance sans faille face à l’oppression, celui de la résistance anti-impérialiste et anti-sioniste, celui de la non repentance, bref, celui d'un combattant communiste révolutionnaire qui a su garder la tête haute, cela même après 31 ans d'enfermement carcérale.

 

La justice actuelle est une justice de classe au service des exploiteurs. C'est, au même titre que la police et l'école, une arme dans les mains de la bourgeoisie pour maintenir sa dictature parasite sur l'ensemble de la société.

 

Cette justice qui maintient en détention Georges Abdallah et de nombreux autres prisonniers révolutionnaires, c'est la même qui enferme la misère sociale derrière les barreaux des prisons. C'est elle qui sait être clémente avec les flics assassins et autres barbouzes au service de la république française, autant qu'elle est dure avec quiconque ose défier l'ordre sociale établie. Cette justice, c'est elle qui relaxe les patrons voyous et qui condamne à des peines de prisons les manifestant pro palestiniens, ou ceux combattant les violences policières.

 

La lutte pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah et de tous les autres prisonniers politiques progressistes, c'est également la lutte à mort qui nous oppose à la dictature de la bourgeoisie.

 

L'Etat veut voir crever notre camarade en prison. Pour la justice bourgeoise, Georges Ibrahim Abdallah ne sera libérable que gravement malade voire carrément entre 4 planches, il resserve à ce dernier le même sort que celui réservé à Joel Aubron, militante d'Action Directe, qu’ils ont laissé sortir pour mourir.

 

Georges Abdallah a donné sa vie et sa liberté pour lutter contre l'impérialisme et pour l'idéal communiste, nous nous battrons jusqu'au bout pour sa libération. Il faut dès maintenant continuer à travailler pour imposer la libération de Georges Ibrahim Abdallah.

 

Nous appelons ainsi à participer à toutes les mobilisations de soutien à Georges Ibrahim Abdallah, et nous travaillerons, là où nous sommes présents à développer et à massifier la lutte pour la libération de notre camarade.

 

A BAS LEUR JUSTICE DE CLASSE !

VIVE LA LUTTE ANTI-IMPERIALISTE !

LIBERTE POUR GEORGES IBRAHIM ABDALLAH !

 

 

 

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 16:11

Georges Ibrahim Abdallah est un anti-impérialiste conséquent. Il a été arrêté en 1984, pour une simple détention d’un prétendu faux passeport, en réalité un vrai passeport fourni par le gouvernement algérien. Il a été condamné à 4 ans de prison. Alors qu'il était déjà en prison, une machination permettant de le faire condamner à perpétuité a été ourdie contre lui par les services secrets états-uniens et israéliens, machination couverte par les services secrets français qui savaient qu’il n’y avait aucun élément prouvant son implication dans l’exécution de l'agent israélien Barsimantov et de l’attaché militaire américain à Paris. Libérable depuis 1999, il est toujours incarcéré. Alors que la justice l'autorisait à sortir de prison en 2013, c'est le premier ministre Valls qui a refusé de signer l'ordre d'extradition qui aurait permis sa libération.

 

En mars dernier, Georges Ibrahim Abdallah a déposé une nouvelle demande de libération conditionnelle, la décision sera prise en Novembre.

 

Georges Ibrahim Abdallah est un communiste libanais, qui a lutté au côté des Palestiniens. Il s’est opposé en tant que communiste libanais à l’invasion de son pays, le Liban, par les troupes israéliennes. En tant que communiste, il a été et demeure un combattant résolu, contre l’impérialisme et ses laquais. Il a lutté pour l’unité du peuple libanais, toutes communautés confondues, et s'est ainsi opposé aux différentes factions rivales qui ravageaient le pays pour le compte d'intérêts impérialistes dans les années 70-80. Ce qu’il déclarait pour le Liban en 2006 est valable pour la Syrie aujourd’hui : « En conséquence, la spécificité de la période actuelle nous dicte à tous de renforcer le fusil de la résistance par la confirmation du caractère patriotique de toute action de résistance en centrant notre refus catégorique de la résolution 1559 avant tout autre chose. Le renforcement du fusil combattant ne se fera que par le refus de toute forme qui altérerait sa position en tant qu’axe central pour l’édification de l’unité nationale et donc de faire en sorte de l’éloigner tant que possible de tout caractère sectaire ou confessionnel ». Il a lutté pour la libération du peuple palestinien pour son droit à recouvrer ses terres et ses droits sur la Palestine entière. Il ne renie pas son engagement et affirme qu’il s’engagera de nouveau contre les impérialistes et pour la révolution dans son pays après sa libération. C'est cette fidélité à son idéal que les impérialismes lui font payer.
 

Georges Ibrahim Abdallah continue à appeler à faire échec aux interventions impérialistes, à dire « Non à toutes les interventions militaires impérialistes sous n’importe quelle forme ! ». Certes, les USA et Israël font pression pour que Georges Abdallah soit maintenu en détention. Mais il est dans les intérêts de la France impérialiste elle même de ne pas libérer Georges Ibrahim Abdallah.
 

L'impérialisme français est aujourd'hui le bourreau des peuples du monde. Il sème derrière lui la guerre et l'oppression, que ce soit en Afrique ou au Moyen-Orient. Après l'agression du Mali et de la Lybie, l'impérialisme bleu blanc rouge a œuvré de toute ses forces dans l'affrontement inter-impérialiste en Syrie, armant des groupes réactionnaires pour lutter contre les valets d'hier. Les frappes aériennes en Irak sont une preuve de plus des volontés de pillages de la bourgeoisie Française, qui cherche à s'exporter sur de nouveaux marchés par la guerre. S'élever et lutter contre notre propre impérialisme est une nécessité.

 

Non content d'opprimer les peuples du monde, l'Etat français est également une arme redoutable aux mains de la bourgeoisie pour réprimer les révolutionnaires. La justice, la police sont les instrument des capitalistes pour faire taire toute révolte populaire et faire baisser la tête à tous et toutes. Georges Ibrahim Abdallah est l'exemple vivant de l'acharnement de la bourgeoisie dans son combat contre les révolutionnaires. Si le Camarade est aujourd'hui encore en prison, c'est car il n'a pas renié ses idéaux communistes et qu'il a refusé de jouer le jeu de la repentance.
 

De nombreux autres combattants révolutionnaires et progressistes sont enfermés dans les prisons françaises. C'est le cas notamment des prisonniers politiques basques et corses, que l'on traque, torture et enferme pour le simple fait de lutter pour le juste droit à l’auto-détermination des peuples. C'est le cas aussi des prisonniers turcs et kurdes incarcérés en France car il n'ont pas renoncé à leur appartenance révolutionnaires et à lutter contre l'exploitation. C'est le cas de toutes celles et ceux ayant subi la répression du mouvement de Notre-Dame-des-Landes et du mouvement en soutien au peuple palestinien. Et c'est le lot également de nombreux jeunes des classes populaires que l'on enferme chaque jour, leur crime étant de ne pas avoir accepté la promesse d'une vie de misère et d'exploitation et d'avoir fait éclater leur colère face à l'oppression quotidienne des classes dirigeantes et de ses larbins racistes que sont juges et flics.
 

Dans le monde également, il y a de nombreux prisonniers politiques : ce sont les femmes et les hommes qui ont les armes à la main pour lutter contre l'oppression impérialiste. La lutte pour Georges Ibrahim Abdallah, c'est également celle de tous les révolutionnaires enfermés, en Turquie, au Pérou, en Inde, aux Philippines et partout ailleurs. Nous souhaitons donc profiter de ce moment pour rappeler également l'incarcération du Président Gonzalo du Parti Communiste du Pérou qui purge une peine de prison à vie pour avoir combattu pour la grande cause du communisme en menant la guerre populaire au Pérou. Nous rappelons également la présence de 10000 prisonniers politiques enfermés en Inde, dont le professeurs GN Saibaba fait partie.
 

Voici, dans ce sens, un mot qui nous est envoyé par le Comité International de Soutien à la Guerre Populaire en Inde :


 

Liberté pour Georges Ibrahim Abdallah !

 

De la France à la Palestine, du Brésil à l’Inde, droits et liberté pour tous les prisonniers dans les geôles impérialistes et réactionnaires !
 

A bas l’isolation et les tortures ! A bas l’Opération Green Hunt en Inde !

 

Les impérialistes et les réactionnaires utilisent la torture, les mauvais traitements et toutes sortes de harcèlement sur les prisonniers politiques, non seulement pour qu’ils abandonnent la lutte mais aussi, ce qui est plus important, pour mettre en garde et menacer les mouvements d’opposition politique et les mouvements de masses militants. C’est pourquoi la lutte pour la reconnaissance du statut des prisonniers politiques, la lutte pour défendre leurs vies et leurs conditions de détention, la lutte pour mettre fin à l’isolation et aux tortures, et au final la lutte pour leur libération est une tâche importante non seulement pout leurs camarades, familles et amis mais également pour tous les démocrates, anti-impérialistes et progressistes. Personne ne peut fuir cette lutte !

 

Le Comité International de Soutien à la Guerre Populaire en Inde lors de la réunion internationale en Italie les 27 et 28 septembre à l’occasion du 10ème anniversaire du Parti Communiste d’Inde (maoïste) a pris la décision de s’unir avec et de rejoindre la campagne internationale pour la libération de George Ibrahim Abdallah et de travailler à l’unité de toutes les forces, organisations et personnes qui défendent les prisonniers politiques à travers le monde.

 

Comité International de Soutien à la Guerre Populaire en Inde

 

Octobre 2014
 

A BAS L'IMPERIALISME ET SES VALETS !

LIBEREZ GEORGES IBRAHIM ABDALLAH !

 

Bloc Rouge


 

Libérez notre Camarade Georges Ibrahim Abdallah, otage de l'impérialisme !
Libérez notre Camarade Georges Ibrahim Abdallah, otage de l'impérialisme !
Libérez notre Camarade Georges Ibrahim Abdallah, otage de l'impérialisme !
Libérez notre Camarade Georges Ibrahim Abdallah, otage de l'impérialisme !
Libérez notre Camarade Georges Ibrahim Abdallah, otage de l'impérialisme !
Libérez notre Camarade Georges Ibrahim Abdallah, otage de l'impérialisme !
Libérez notre Camarade Georges Ibrahim Abdallah, otage de l'impérialisme !
Libérez notre Camarade Georges Ibrahim Abdallah, otage de l'impérialisme !
Libérez notre Camarade Georges Ibrahim Abdallah, otage de l'impérialisme !
Libérez notre Camarade Georges Ibrahim Abdallah, otage de l'impérialisme !
Libérez notre Camarade Georges Ibrahim Abdallah, otage de l'impérialisme !
Libérez notre Camarade Georges Ibrahim Abdallah, otage de l'impérialisme !
Libérez notre Camarade Georges Ibrahim Abdallah, otage de l'impérialisme !
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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 11:18
Déclaration des maoïstes marocains sur le martyr du Camarade Mustapha MEZZIANI et la torture des Camarades détenus politiques

Au moment même où le régime réactionnaire en place mène son attaque féroce contre les masses populaires et notre peuple, et où simultanément les réformistes se jettent dans le marasme de l’attentisme et des négociations, la résistance et la lutte des masses populaires s’intensifient pour défendre le droit élémentaire à une vie digne et pour combattre les attaques successives lancées contre les acquis sociaux historiques qui se réduisent en peau de chagrin jour après jour.

 

Il en a toujours été ainsi dans notre pays, à toutes les étapes de la lutte de classes, depuis l’indépendance formelle et la trahison des accords d’Aix-les-Bains jusqu’à nos jours, et toujours dans nombre de secteurs de la société, parmi lesquels celui de l’enseignement qui est devenu en particulier, depuis dix ans, la cible centrale des attaques des classes réactionnaires et des institutions monétaires impérialistes. Les masses estudiantines ont su durant la période de l’indépendance formelle faire face à plusieurs de ces attaques et elles sont parvenues à ralentir plusieurs plans qui visaient à rogner le droit des masses laborieuses à l’éducation. Cela a été arraché au prix fort de plusieurs centaines de détenus politiques et de dizaines de martyrs tombés pour défendre ces droits légitimes et au nom de l’identité progressiste et combattive de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc.

 

Aujourd’hui, si d’un côté et une fois de plus, s’accentuent les attaques de classe du régime antinational, antidémocratique et antipopulaire contre le mouvement étudiant, d’un autre côté s’accentue aussi et de nouveau la résistance des masses estudiantines – et ce même si cette fois encore on emprisonne les meilleurs fils du peuple et que parfois on les assassine.

 

L’un d’eux -Mustapha MEZZIANI- vient ainsi de rejoindre le cortège glorieux des martyrs en défendant ce droit à l’Education. Il a été assassiné par le régime réactionnaire qui a refusé de répondre à sa revendication juste et légitime : celle de pouvoir poursuivre ses études. Cette infamie est celle d’un régime monstrueux et des partis réactionnaires qui ne le sont pas moins.

 

Camarades ! Le sacrifice fait par les militants et les militantes afin de consolider ce qui reste des acquis des masses populaires dans le domaine de l’enseignement, est immense : des centaines d’entre eux sont détenus derrière des barreaux et des dizaines sont tombés en martyrs. Cette réalité nous impose à nous - militants sincères et défenseurs des masses populaires - de tirer les leçons et les lois nécessaires.

 

La mort de notre camarade martyr Mustapha MEZZIANI entache du sceau de la honte la face du régime en place et de ses acolytes réactionnaires, mais elle est aussi le signe des limites des forces en lutte et de la gauche militante et combattante.

 

La mort de notre camarade martyr est l’expression même du sacrifice immense que peuvent faire les enfants du peuple pour arracher des droits élémentaires et légitimes, comme celui de pouvoir continuer ses études. Mais c’est aussi le signe de la faiblesse du mouvement estudiantin aujourd’hui dans sa défense de ses militants et de ses militantes. C’est aussi l’expression de la difficulté du mouvement à contrer les attaques féroces de la réaction contre les masses estudiantines.

 

Tout ce que subissent les masses doit aiguiser notre conscience et notre sens de l’engagement et de nos responsabilités afin de mieux étudier et comprendre les conditions actuelles par lesquelles passe le mouvement estudiantin. Cela doit nous amener à gagner en maturité politique afin que le sang des martyrs et les sacrifices des prisonniers politiques ne soient pas vains.

 

Camarades ! Le sang qui a coulé une fois de plus dans le bastion de Fès, les souffrances et la résistance des prisonniers politiques nous imposent de prendre conscience d’une chose : l’émiettement de la lutte, son inscription dans des combats marginaux, et en parallèle la multiplication des groupuscules ne permettent pas de renforcer le processus d’unification de la résistance estudiantine ni d’œuvrer pour créer les conditions nécessaires à la lutte syndicale et politique sur le plan national.  Tout cela constitue l’un des points majeurs de notre faiblesse, dont le régime et les ennemis du peuple tirent profit.

 

L’unification des luttes estudiantines - loin des surenchères et des viles spéculations politiciennes – doit permettre le développement des conditions propices à la transformation des luttes syndicales et politiques au niveau national. L’un de nos impératifs doit être d’accroître notre résistance face à notre ennemi et d’exercer une influence positive sur les rapports de force qui se jouent à l’intérieur des universités dans l’intérêt de tous les étudiants. Nous devons proclamer haut et fort le mot d’ordre suivant : « œuvrons pour l’unité des luttes estudiantines contre l’unité de l’attaque des ennemis de l’U.N.E.M ! ».

 

Pour conclure, nous présentons nos sincères condoléances, une fois de plus, à la famille du martyr Mustapha MEZZIANI, à ses camarades, aux masses estudiantines et pour tous les militants et les militantes du peuple marocain. Nous dénonçons l’assassinat de notre camarade et nous exigeons que ses tortionnaires soient jugés et condamnés.

 

Nous exigeons la libération sans condition de tous les détenus politiques et à leur tête les détenus du mouvement estudiantin de : Marrakech, Fès, Agadir, Meknès, Taza…

 

Nos chaleureuses félicitations vont à nos camarades libérés du groupe Aziz ELBOUR : Boujemâa Jamou, Hamid Zadou, Mohamed Elouakassi, Mohamed Harik.

 

Nous appelons tous les militants et toutes les militantes de l’U.N.E.M. à davantage unifier leurs luttes.

 

Nous appelons toutes les forces progressistes à s’engager pour la cause du martyr Mustapha MEZZIANI et pour la défense de tous les détenus politiques qui meurent dans le silence de geôles de la réaction.

 

Notre solidarité avec tous les peuples qui aspirent à la libération et à leurs têtes le peuple palestinien.

 

Gloire et éternité pour le martyr Mustapha MEZZIANI et à tous les martyrs du peuple marocain !

 

Ni l’arrestation des révolutionnaires ni leur mort n’arrêteront l’avancée inéluctable de la révolution !

 

 

Aziz ELBOUR, Mohamed ELMOUADEN – prison de Tiznit

Abdelhak ATALHAOUI – prinson civile d’Essaouira

Hichem ELMISKINI – prison civile de Safi

 

 

Témoignage sur la torture du détenu politique Hichem ELMISKINI

 

 

« Le mouvement étudiant ne peut faire face à la politique de répression et de terreur qu’il subit de la part de la police et des services secrets (…), qu’à la condition que sa lutte embrasse celle des travailleurs, des paysans et des soldats. » Mao Tsé-toung

 

Après avoir passé une nuit éreintante à écrire un rapport sur la situation que traversait l’université Qadi Ayad et à préparer mes cours pour la fonction que j’exerce – celle d’enseignant prodiguant des cours de soutien –,  après donc ces heures de travail et alors même que je me décidai à aller me coucher, j’ai été surpris par un groupe de policiers qui a  brutalement fait irruption chez moi.  

 

Après m’avoir fait subir une pluie d’insultes et de coups, ils ont fini par me menotter à un coin de ma chambre, avant de se mettre à la fouiller de fond en comble. De cette fouille, il me reste notamment en mémoire ce moment douloureux où ils ont violemment arraché le drapeau palestinien accroché à un des murs de ma chambre : ce fut comme s’il m’arrachait le cœur ! Puis ils ont également mis en miettes la photo du camarade internationaliste Che Guevara et ont confisqué tous mes livres.

 

Une fois ceci réglé, ils m’ont sorti de l’appartement et m’ont descendu, toujours sous un déluge d’insultes et de coups. Quand je me suis retrouvé en dehors de l’immeuble, j’ai alors pu évaluer à sa juste dimension le nombre considérable des forces répressives présentes – à l’image de celles que l’on envoie lors d’une intervention sioniste contre les maisons des Gazaouis. C’est à cet instant précis que j’ai pris conscience que notre situation était à l’égal de celle des Palestiniens.

 

Ils m’ont alors fait monter dans une estafette bleue : j’ai retrouvé à l’intérieur deux de mes camarades - Mohamed ELMOUADEN et Boujemâa  JAMOU-. Des traces de torture étaient déjà, à cet instant, visibles sur leurs visages. Puis nous ont rejoints les camarades Aziz ELBOUR et Mohamed HARIK, tous deux épuisés également par les sévices de la torture qu’ils avaient déjà endurés. Sur le visage du camarade ELBOUR apparaissaient nettement des traces de coups et de même pour le camarade HARIK qui présentait des bleus sur ses bras.

 

A ce moment,  des gémissements et des cris se sont fait entendre du rez-de-chaussée de l’immeuble. Et après quelques minutes, on a pu voir sortir de la maison d’autres camarades : ZADDOU, ELBAGDADI, NEJMI, LOUAKASSI. Eux aussi ont été embarqués dans une autre estafette et les deux véhicules ont alors démarré en trombe. Dans ce cortège, les deux estafettes étaient escortées par plusieurs voitures policières et par des motos - comme s’ils avaient arrêté un groupe qui appartiendrait au groupe sioniste « notre maison Israël ».

 

Lorsque nous sommes arrivés à la préfecture, on nous a fait descendre des estafettes toujours sous un déluge d’insultes accompagné de gifles, de coups de poing et de coups de pieds ; puis nos gardiens nous ont mis face au mur. Ils m’ont arraché ma montre de marque Swatch, mon téléphone portable, et l’un deux m’a dit : « toi, tu ne mérites pas d’être cet endroit ! Fils de pute !».

 

Après une heure passée sous un soleil de plomb, ils nous ont fait entrer à l’intérieur de la préfecture et ils nous ont répartis dans des bureaux vides de tout, à l’exception de la présence de nos tortionnaires. Ils m’ont mis sur mes genoux, visage face au mur : « Assieds-toi sur tes genoux, pédé, fils de pute !», pour qu’ensuite commence le déroulé de l’interrogatoire sur ce que nous planifions sur le plan politique.

 

Comme je résistai à leurs brimades, l’un d’eux m’a donné un coup de pied sur la poitrine d’une violence telle que je suffoquai à en perdre tout mon souffle ; et avant même que je puisse récupérer mes forces, un autre flic déjà me donnait un autre coup de pied cette fois sur le bras gauche au point que je ne le sente bientôt plus. Le policier chargé de mon interrogatoire est alors devenu presque fou : il a commencé à vouloir m’arracher les oreilles ; il donnait dessus des coups si violents que je crus que j’allais en perdre l’ouïe. Je me suis dit alors : « ma vie n’a de prix que pour servir mon peuple ! ».

 

Tout cela a continué à une heure très tardive de la nuit. Puis ils nous ont descendus dans les sous-sols et ils nous ont regroupés, moi et mes camarades tous marqués à vif par la torture qui nous avait éreintés. Malgré tout cela, nous avons chanté pour l’avènement de notre patrie et nous avons répété des mots d’ordre comme celui d’un poète : « Oui nous allons mourir ; mais avant cela nous éradiquerons la torture de notre terre !». Tous ces chants nous ont aidés à défier la torture, la faim et le manque de cigarettes.

 

Le jour suivant, le 16.02.2013, nos tortionnaires nous ont fait remonter l’un après l’autre pour continuer le même scénario que celui du premier jour, avec cependant une variante : le remplacement de nos bourreaux par de nouveaux. Chacun d’eux était dans une pièce particulière et avait ses propres méthodes de torture : l’un excellait pour décoller les oreilles, l’autre pour donner des gifles, des coups de pieds, ou pour écraser sa victime ; un autre encore se réservait encore pour tirer les cheveux avec à chaque fois, à la fin, la même menace : celle de nous violer.

 

Durant ce jour, ils concentrèrent leurs questions sur nos objectifs politiques et sur la stratégie visée par notre action. Ces questions - reflets d’intelligences médiocres – étaient par exemple les suivantes : « Que voulez-vous faire dans ce pays ? Qui vous finance ? Qui est votre leader ? Comment vous procurez-vous les livres de ce pédé de Mao ? Quel lien existe-t-il entre vous et Mao alors que lui est Japonais et vous Marocains ? ». Quelle ignorance ! Ils ne savent même pas de quel pays provient le président Mao.

 

Bien sûr, chaque question et chaque commentaire étaient entrecoupés de périodes de torture. Et dans cette situation, je pensais toujours à mon cher camarade de route, le martyr Abdrazac ALGADIRI, ce qui me permettait de supporter ce calvaire et d’occulter la torture.

Cette situation a continué jusqu’au soir ; puis ils nous ont redescendus aux sous-sols sans nous permettre de manger ni de fumer.

 

Le dimanche 17.02.2013, ils nous ont présentés au procureur pour prolonger notre « garde à vue » car 48h ne leur avaient pas suffi pour nous faire plier. Puis ils nous ont ramenés à la préfecture pour entamer le dernier acte déterminant de ce processus de tortures physique et psychique. Il s’agissait de nous faire signer des aveux déjà concoctés dans les bureaux des services secrets. L’un d’eux m’a dit de signer, et lorsque j’ai refusé, il m’a tordu le bras droit jusqu’à pratiquement le briser. Un autre a commencé à signer en mon nom et là encore tout cela après une longue période de torture. Puis ils nous ont jetés de nouveau dans les caves.

Tout cela jusqu’au jeudi où ils nous ont emmenés au tribunal. Les traces de coups de la torture se voyaient encore distinctement sur nos corps. Et les avocats de la défense en ont alors profité pour exiger que soit faite une expertise médicale ; ce que le procureur du roi a ordonné.

 

On a alors été amené à l’hôpital Ibn TOUFAYL pour voir un médecin mais ce dernier n’a fait qu’inscrire la mention « rien à signaler » sur tous les documents, et nous avons donc compris qu’il était totalement corrompu. Puis a commencé notre détention à la prison de BOULMAHREZ, connue de tous pour sa mauvaise réputation.

 

Comment conclure tout ceci si ce n’est de rappeler que le projet de l’unification de la résistance ne peut se construire qu’avec des initiatives sérieuses qui s’appuient sur l’engagement et l’autocritique militantes et politiques, et qui seront évidemment initiées par la lutte sur le plan des libertés politiques et syndicales.

 

 

 

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 15:02
Liberté pour Jonathan, arrêté en Inde

La police indienne a arrêté et mis en prison un jeune suisse, Jonathan, pour avoir participé à un meeting pour rendre hommage au Camarade maoïste Sinoj, mort le 16 juin dernier.

Voici le communiqué du vice-président du Comité pour la libération des prisonniers politiques, Etat du Kérala, Inde.

 

Liberté pour Jonathan !

Liberté pour les 4000 prisonniers politiques en Inde !

 


 

L'arrestation du citoyen suisse Jonathan Board,  venu au Kerala avec un visa touristique, par la police du Kerala pour des motifs futiles, est très discriminatoire et a un motif caché.

Pour justifier l'arrestation, la police du Kerala fabrique une version selon laquelle Jonathan a un lien avec les maoïstes et qu’il est venu assister à la réunion commémorative organisée par les maoïstes en hommage au guérilléro maoïstes Sinoj, qui est devenu martyr dans une explosion accidentelle le 16 juin 2014.

La police a également allégué que Jonathan y avait pris la parole et avait donc violé la loi sur les étrangers.

La police a monté des accusations contre lui et l’a incarcéré dans un cachot de la prison d’Iringalakkuda, District de Thrissur, Kerala.

J'étais le président du Comité Mémorial Sinoj qui a organisé la réunion et étais un des intervenants principaux.

En tant que Président, je tiens à préciser que Jonathan n'était ni un invité à la réunion, ni un intervenant.

Et il n'a pas pris la parole comme la police essaye de le faire croire.

Selon Jonathan, il est venu à la réunion par curiosité car il est une personne de gauche.

Il a obtenu l'information de la réunion par un journal en anglais.

Il a écouté les discours prononcés lors de la réunion jusqu'à la fin.

Il a également acheté des brochures en anglais.

La réunion officiellement terminée, Jonathan s’est présenté de lui-même auprès des organisateurs et a exprimé son souhait de se présenter à l'audience qui commençait à partir.

Par curiosité et en tant que Président j'ai accepté de son désir.

Il s'est présenté et a exprimé qu'il partageait aussi notre chagrin causé par le martyre de Sinoj. Ce n'était qu'un discours normal, que n'importe quel humaniste à travers le monde aurait pu exprimer.

La police et l'État qui est coupable en ayant accordant un traitement VIP pour les marines italiens qui ont violé les lois maritimes internationales ainsi que les lois indiennes et tué deux pêcheurs par balles, est en train de prendre une approche différente pour atteindre leurs objectifs politiques étroits.

C’est déplorable.

Et je/nous regrettons le destin malheureux de Jonathan, mais créé par l'État, et demandos aux forces et personnalités progressistes et démocratiques de la communauté internationale à intervenir dans l'affaire de Jonathan et faire pression sur les gouvernements de l'Inde/Kerala pour sa libération inconditionnelle de prison.

MN Ravunni, Vice-président du Comité pour la libération des prisonniers politiques,
Kerala, en Inde

09249713184

 

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Published by drapeau rouge - dans inde prisonniers politiques jonathan bold
29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 20:10
Ce jeudi 26 juin, nous avons célébré la Journée Internationale des Prisonniers Politiques à Belleville à Paris. Voici ci-dessous les photos de cet évènement, ainsi que le texte d'appel.

A noter qu'au Brésil, comme dans de nombreux autres pays, on lutte aussi pour la libération du Camarade indien Saibaba :

































Le 19 juin 1999 de nombreux prisonniers révolutionnaires, communistes, anarchistes, antifascistes et anti-impérialistes signaient ensemble une plate-forme qui sert depuis de base à une journée de mobilisation et de soutien aux prisonniers révolutionnaires à travers le monde. Cette date n'est pas un hasard, elle fut choisi en hommage aux plus de 300 prisonnières et prisonniers membres du  Parti Communiste du Pérou assassinés par le gouvernement du Pérou pour avoir osé se révolter. Ce massacre eut lieu 14 ans plus tôt, le 19 juin 1986.
La France maintient encore aujourd'hui enfermés de nombreux prisonniers politiques. Que ce soient des militants contre l’aéroport de Notre Dame des Landes comme le militant indépendantiste de gauche breton Enguerrand Delanous ; le militant anarchiste antifasciste Damien Camelio ; des militants basques (environ 150 à être enfermés en France) ; ou bien encore le militant pro-palestinien et communiste Georges Ibrahim Abdallah qui est en captivité depuis 1984 pour sa lutte contre l'impérialisme et le sionisme. Sionisme qui continue par ailleurs à garder emprisonnés des milliers de palestiniens luttant pour leur indépendance.
Dans le reste de l'Europe aussi de nombreux militants révolutionnaires sont emprisonnés comme en Espagne, en Italie ou en Grèce. 

Dans les pays du Maghreb avec la complicité de l'impérialisme français sont aussi détenus d'innombrable prisonniers progressistes et révolutionnaires comme en Tunisie ou bien au Maroc où il y a aujourd'hui plus de 280 prisonniers politiques incarcérés dans les prisons de la honte notamment suite à la répression du mouvement du 20 Février.

Dans tous les pays où des révolutionnaires se battent et représentent une menace pour la bourgeoisie et le capitalisme la répression frappe et l'enfer carcéral commence. C'est le cas en Inde où sont enfermés plus de 4000 prisonniers accusés de faire partie des naxalites tels que le professeur Saibaba de l'Université de New Delhi, c'est aussi le cas aux Philippines où une dirigeante et une dirigeant du Parti Communiste des Philippines ont récemment été arrêté et jeté en prison. Au Pérou depuis septembre 1992, le Président Gonzalo, dirigeant révolutionnaire du PCP, est pris en otage dans un isolement complet par les régimes corrompus et antipopulaires soutenus par l'impérialisme qui se sont succédé. De même en Turquie, les militants turcs et kurdes subissent une violente répression et la torture à l'intérieur des geôles du régimes réactionnaire.

Nous affirmons ainsi notre soutien à tous les prisonniers progressistes et révolutionnaires à travers le monde qui payent de leur liberté leur opposition aux injustices, à l’oppression et à l’exploitation dont les masses populaires souffrent tous les jours. Nous affirmons la justesse de leur combat qui est aussi le nôtre et nous exigeons leurs libérations.
Contre tous les impérialismes,
vive la solidarité internationale des peuples !

Liberté pour tous les prisonniers révolutionnaires !
Comité d’action et de soutien aux luttes du peuple marocain (Paris)
Secours rouge arabe
Comité anti-impérialiste
Bloc Rouge (Unification des maoïstes)
FRAP/La Cause du Peuple
OCML Voie Prolétarienne
Front Populaire de Tunisie - Coordination Ile de France
Comité pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah
Comité de Solidarité tunisien pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah 
Comité Solidarité Prisonniers Politiques (OTDK)
ACTIT
ICAD (Comité International Contre les Disparitions)
OC-FR (Organisation Communiste -Futur Rouge)
ADHK
Journée internationale des prisonniers politiques à Paris
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Published by drapeau rouge - dans prisonniers politiques journée internationale
19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 22:36
Appel de la Journée Internationale des Prisonniers Politiques

Jeudi 26 juin
18h
M°Belleville (L2) - Paris

 

Le 19 juin 1999 de nombreux prisonniers révolutionnaires, communistes, anarchistes, antifascistes et anti-impérialistes signaient ensemble une plate-forme qui sert depuis de base à une journée de mobilisation et de soutien aux prisonniers révolutionnaires à travers le monde. Cette date n'est pas un hasard, elle fut choisi en hommage aux plus de 300 prisonnières et prisonniers membres du  Parti Communiste du Pérou assassinés par le gouvernement du Pérou pour avoir osé se révolter. Ce massacre eut lieu 14 ans plus tôt, le 19 juin 1986.

 

La France maintient encore aujourd'hui enfermés de nombreux prisonniers politiques. Que ce soient des militants contre l’aéroport de Notre Dame des Landes comme le militant indépendantiste de gauche breton Enguerrand Delanous ; le militant anarchiste antifasciste Damien Camelio ; des militants basques (environ 150 à être enfermés en France) ; ou bien encore le militant pro-palestinien et communiste Georges Ibrahim Abdallah qui est en captivité depuis 1984 pour sa lutte contre l'impérialisme et le sionisme. Sionisme qui continue par ailleurs à garder emprisonnés des milliers de palestiniens luttant pour leur indépendance.

 

Dans les pays du Maghreb avec la complicité de l'impérialisme français sont aussi détenus d'innombrable prisonniers progressistes et révolutionnaires comme en Tunisie ou bien au Maroc où il y a aujourd'hui plus de 280 prisonniers politiques incarcérés dans les prisons de la honte notamment suite à la répression du mouvement du 20 Février.

 

Dans tous les pays où des révolutionnaires se battent et représentent une menace pour la bourgeoisie et le capitalisme la répression frappe et l'enfer carcéral commence. C'est le cas en Inde où sont enfermés plus de 4000 prisonniers accusés de faire partie des naxalites tels que le professeur Saibaba de l'Université de New Delhi, c'est aussi le cas aux Philippines où sont notamment enfermés le président du Parti Communiste des Philippines et son épouse, elle aussi dirigeante communiste. Au Pérou depuis septembre 1992, le Président Gonzalo, dirigeant révolutionnaire du PCP, est pris en otage dans un isolement complet par les régimes corrompus et antipopulaires soutenus par l'impérialisme qui se sont succédé. De même en Turquie, les militants turcs et kurdes subissent une violente répression et la torture à l'intérieur des geôles du régime réactionnaire. Nous n’oublions pas également les « vieux » prisonniers politiques des prisons Etats-Uniennes tels que le militant du Black Panther Party  Mumia Abu Jamal et le militant amérindien Leonard Peltier, parmi les nombreux autres.

 

Nous affirmons ainsi notre soutien à tous les prisonniers progressistes et révolutionnaires à travers le monde qui payent de leur liberté leur opposition aux injustices, à l’oppression et à l’exploitation dont les masses populaires souffrent tous les jours. Nous affirmons la justesse de leur combat qui est aussi le nôtre et nous exigeons leurs libérations.

 

Contre tous les impérialismes,
vive la solidarité internationale des peuples !


Liberté pour tous les prisonniers révolutionnaires !

 

Comité d’action et de soutien aux luttes du peuple marocain (Paris)
Secours rouge arabe
Comité anti-impérialiste
Bloc Rouge (Unification des maoïstes)
FRAP/La Cause du Peuple
OCML Voie Prolétarienne
Front Populaire de Tunisie - Coordination Ile de France
Comité pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah

Comité Solidarité Prisonniers Politiques (OTDK)

ACTIT 

ICAD (Comité International Contre les Disparitions)

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Published by drapeau rouge - dans prisonniers politiques journée internationale
6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 22:46

Intervention lue par un Camarade pour les organisateurs :

 

A travers tout le Maroc, les masses sont en lutte, pour la liberté, la dignité et la justice sociale. Ces masses en lutte subissent une féroce répression. Des assassinats et des arrestations ont touché plusieurs militants révolutionnaires, progressistes ou démocrates au sein du mouvement du 20 février, de celui des étudiants, des diplômés chômeurs, ou encore du mouvement ouvrier, afin de les obliger à stopper leur lutte.

 

Aujourd'hui, il y a plus de 280 prisonniers politiques incarcérés dans les prisons de la honte, qui endurent des humiliations et des privations de leurs droits les plus élémentaires ; l'assassinat de Nourdine Abdelwahab, au sein de la prison de Ouarzazate, au mois de mars dernier, est l'un des exemples les plus frappants de cette situation.

Récemment, c’est particulièrement les universités qui sont visées par la répression afin de bâillonner les voix révolutionnaires qui s'élèvent et pour porter un coup au syndicat militant et combattant l'UNEM - syndicat qui résiste depuis des décennies. Ce dernier fait barrage au plan de l'Etat réactionnaire de privatisation de l'enseignement, dicté par les institutions impérialistes mondiales.

 

Ce rassemblement, ici à Paris, devant l’ambassade du Maroc, est important car nous ne devons pas oublier que la bourgeoisie impérialiste française joue un rôle de premier plan dans le soutien au régime marocain. Les liens économiques directement hérités du colonialisme sont forts. La France est le premier partenaire commercial et deuxième fournisseur du Maroc. Elle est également le premier investisseur étranger. Clairement, la bourgeoisie française n’a pas intérêt à ce que se développe le mouvement révolutionnaire et de masse au Maroc !

 

Ici, au cœur de la bête, il est de notre responsabilité d’exiger la libération des prisonniers politiques au Maroc ! La solidarité internationale est une nécessité car les peuples de tous les pays ont un ennemi commun : l’impérialisme. Les prisonniers politiques au Maroc payent de leur liberté leur opposition aux injustices, à l’oppression et à l’exploitation dont les masses populaires souffrent tous les jours. Leur combat est juste ! Leur combat est le nôtre !

 

A bas le régime réactionnaire marocain et l’impérialisme français !

Liberté pour les prisonniers politiques au Maroc !

Vive la solidarité internationale des peuples !

 

Il a ensuite rajouté :

 

Nous pensons également au Camarade Saibaba, professeur de l’Université de New Delhi et vice-président du Front Démocratique Révolutionnaire, arrêté récemment pour soutenir les révolutionnaires maoïstes en Inde ; à Benito Tiamzon et Wilma Austria, respectivement président et secrétaire générale du Parti Communiste des Philippines et arrêtés en mars dernier ; à Georges Ibrahim Abdallah qui croupit toujours dans la prison de Lannemezan dans le sud de la France ; et aux trop nombreux prisonniers politiques emprisonnés à travers le monde.

 

Un autre Camarade a annoncé la libération d'un Camarade italien, Alfredo Davanzo, ce 23 mai dernier après avoir passé sept ans en prison. Réfugié politique en France durant quelques années où il avait participé activement à la lutte de classe, puis arrêté en Italie après son retour, nous sommes heureux d'apprendre sa libération !

Liberté pour les prisonniers politiques au Maroc !
Liberté pour les prisonniers politiques au Maroc !
Liberté pour les prisonniers politiques au Maroc !
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