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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 22:20
Maroc : Appel à l'opinion nationale et internationale de la famille du prisonnier politique Hassan Koukou

Nous relayons ce communiqué traduit par le Comité d’Action et de Soutien aux luttes du peuple Marocain. Nous exprimons notre solidarité totale avec les prisonniers et prisonnières politiques au Maroc.

 

Notre fils Hassan KOUKOU se trouve actuellement à l’hôpital régional de la ville de Midelt dans un état critique et extrêmement grave. Ainsi, il ne parvient plus à bouger et parle avec beaucoup de difficultés, et cela suite à la grève de la faim qu’il a entamée et qu’il continue à mener depuis le 13 novembre 2015 (date depuis laquelle il ne boit plus d’eau ni ne prend de sucre) pour défendre sa dignité et revendiquer ses droits légitimes à poursuivre sa scolarité, à recevoir de la visite, à être soigné, à avoir accès à la presse et à des lectures, et pour obtenir son transfert de la prison de Midelt.

 

Comme vous le savez, notre enfant vit dans des conditions inhumaines et très dures puisque dans cette prison, l’administration va jusqu’à entasser 37 prisonniers dans une même cellule ; elle fait aussi subir aux détenus toutes formes d’humiliation et de torture à chaque revendication légitime des prisonniers comme celles que réclame notre enfant pour obtenir des conditions favorables à la poursuite de ses études (accès à la bibliothèque, possibilité de recevoir les programmes publiés par le ministère…).

 

Nous rappelons que notre fils a été arrêté le 17 décembre 2012 et qu’il a été condamné à 5 ans de prison ferme. Il a passé les 2 premières années et demi de ses années d’emprisonnement à la prison de Meknès où il avait déjà mené plusieurs grèves de la faim (la plus longue s’étant étirée sur une période de 110 jours) pour finalement obtenir plusieurs promesses de la part de l’administration pénitentiaire, accréditées par un représentant du conseil national des droits de l’Homme, mais jamais tenues.

 

Bien au contraire ! C’est à cette époque que notre fils a été déplacé à Midelt pour être séparé de ses camarades de lutte et pour que sa situation de détention soit aggravée avec une remise en cause totale de l’ensemble de ses droits les plus élémentaires.

 

Nous en appelons aujourd’hui à l’opinion publique nationale et internationale pour que tout soit entrepris afin qu’une aide vitale soit apportée à notre fils, étendu sur son lit de mort et oublié, dans un silence absolu et morbide, de tous les acteurs de la société - des médias jusqu’aux soi-disant défenseurs des droits de l’Homme.

 

Nous déclarons que les suites de la situation gravissime et critique dans laquelle se retrouve notre fils, incombent entièrement à la délégation générale de l’administration pénitentiaire en général et à l’administration de la prison de Midelt en particulier qui auront à répondre un jour de leur pleine et entière responsabilité face au crime de non-assistance à personne en danger qui se joue.

 

Nous déclarons aussi que notre fils est déterminé à continuer son combat légitime et que nous restons et resterons à ses côtés pour lui apporter notre soutien inconditionnel.

 

Enfin, nous appelons toutes les forces vives éprises de justice, tous les militants et militantes, à soutenir notre fils en faisant connaître le plus largement le combat qui est le sien et à mener des actions de soutien et de solidarité avant qu’il ne soit trop tard.

 

5 décembre 2015-12-08

Traduit par les soins du Comité d’Action et de Soutien aux luttes du peuple Marocain

Maroc : Appel à l'opinion nationale et internationale de la famille du prisonnier politique Hassan Koukou
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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 22:12

Nous relayions il y a quelques jours un communiqué sur la grève de la faim des prisonniers politiques au Maroc. Hier, jeudi 16 avril deux d'entre eux ont été libérés : Aziz Elkhalfaoui et Rédouane Elaadimi - qui étaient jusque-là détenus à la prison de Marrakech et qui avaient initié le dernier mouvement des grèves de la faim.

Leur détention a duré 7 mois - 7 mois de détention illégale puisqu'ils ont été déclarés innocents par rapport aux charges qui étaient retenues contre eux.

 

Seule la lutte paie ! Osons lutter ! Osons vaincre !

Grève de la faim au Maroc : libération de deux camarades !
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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 16:01

Le Maroc connaît depuis plusieurs années de vastes mouvements de lutte populaire, au sein notamment de ses universités contre la privatisation de l’enseignement, pour l’amélioration des conditions des étudiants et pour les libertés politiques et syndicales. Dans ce contexte, nombreux sont les étudiants qui ont été arrêtés et condamnés à de lourdes peines lors de procès montés de toutes pièces. Parmi ces étudiants condamnés, se trouvent 7 étudiants maoïstes : Aziz Elbour, Mohamed Elmounden, Hicham Almskini et Abdelhak Atalhaoui condamnés chacun à 3 ans ferme. Citons aussi les noms d’Aziz Eikhalfaoui et Rédouane El Aadimi, tous deux arrêtés le 04.09.2014 et jetés en prison depuis, sans aucune forme de procès – tout comme pour Alaa Aderbali dernier étudiant arrêté en date et de manière totalement arbitraire.

 

Depuis le 23.03.2015, ces prisonniers politiques maoïstes du groupe d’Aziz Elbour et de celui d’Aziz Elkhalfaoui, ont entamé et mènent au Maroc une grève de la faim illimitée, d’une part pour dénoncer les exactions et les agressions physiques et morales que ces camarades subissent au quotidien dans les geôles de la réaction et d’autre part pour faire aboutir et imposer leurs revendications justes et légitimes, à savoir principalement l’amélioration de leurs conditions de détention, leurs droits au soin, à être visités et à pouvoir communiquer avec l’extérieur, et enfin leur droit à pouvoir poursuivre leurs études sans entrave.

 

Ces camarades maoïstes ont été dernièrement rejoints dans leur action par d’autres prisonniers politiques qui ont aussi entamé une grève de la faim illimitée et ce mouvement de résistance s’amplifie jour après jour dans plusieurs prisons du Maroc. Ce mouvement concerne ainsi pour le moment :

  • Abdul Wahab Alramadi et Munir Ashibha de la prison de Fès
  • Zakaria Raakass de la prison de Kénitra
  • Mimoun Aznaï de la prison d’Oujda
  • A ces militants en lutte s’ajoutent aussi le combat des étudiants sahraouis de Marrakech eux aussi en grève de la faim illimitée.
  • Enfin, parallèlement, il est aussi important de rappeler l’engagement de 11 autres prisonniers politiques de la prison de Fès qui ont mené une semaine de grève de la faim et 5 autres détenus de la prison de Meknès qui eux ont jeuné durant 48 heures.

 

Ces militants ont déjà entamé plusieurs grèves de la faim ; ils ont plusieurs fois été hospitalisés à la suite de leurs actions de résistance et du fait de ce long processus de lutte, leur état de santé est aujourd’hui fragilisé.

 

Ainsi, le 31.03.2015, le camarade Rédouan Alaadimi a perdu connaissance et a dû être évacué en urgence à l'hôpital. Finalement, après plusieurs jours, il a été ramené en cellule, mais toujours dans un état critique. Rappelons aussi que le camarade Alaa Derbali avait lui aussi perdu connaissance le 27.03.2015 et qu'il a déjà été transporté plusieurs fois à l'hôpital dans un état inquiétant. Quant à Aziz Elkhelfaoui, il a perdu connaissance maintes fois et son état de santé se dégrade rapidement de jour en jour. La situation est aujourd’hui pour eux de plus en plus catastrophique et on peut s’attendre au pire.

 

Malgré cela, le régime réactionnaire persiste à ignorer les revendications des camarades et cherche par-là à les assassiner à petit feu, comme cela a déjà été le cas pour deux militants morts en détention : Mustapha MEZIANI (décédé le 13.08.2014) et Noureddine ABDELWAHAB (décédé le 01.04.2014).

 

Nous dénonçons cette politique d’acharnement systématique sur nos camarades et nous déclarons que l’Etat marocain porte l’entière responsabilité de tout ce qui peut advenir les concernant.

 

Nous appelons aussi toutes les forces démocratiques, progressistes et révolutionnaires à prendre toutes les initiatives nécessaires pour informer de cette situation et à soutenir ou à organiser des actions de solidarité concrète et pratique afin de faire valoir d’une façon active les revendications des détenus politiques maoïstes et de tous les détenus politiques révolutionnaires au Maroc.

 

SOLIDARITE AVEC NOS CAMARADES EN GREVE DE LA FAIM ILLIMITEE !

VIVE LA LUTTE DU PEUPLE MAROCAIN !

VIVE LA SOLIDARITE INTERNATIONALE DES PEUPLES !

A BAS LA REACTION, L’IMPERIALISME ET TOUS SES LAQUAIS !

Comité d’Action et de Soutien aux Luttes du Peuple Marocain

marocresistance@gmail.com

Collectif Rouge Internationaliste pour la défense des prisonniers politiques révolutionnaires

lecrirouge@gmail.com

Paris, le 02.04.2015

 

RASSEMBLEMENT POUR SOUTENIR LES PRISONNIERS POLITIQUES MAOISTES AU MAROC

EN GREVE DE LA FAIM

MERCRECI 08 AVRIL 2015 DE 18H A 20H

DEVANT L’INSTITUT DU MONDE ARABE

1 Rue des Fossés Saint-Bernard, 75005 Paris – Métro JUSSIEU

La vie des prisonniers politiques maoïstes au Maroc en grève de la faim est en danger !
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Published by drapeau rouge - dans grève de la faim maroc Répression prisonniers politiques
30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 18:26
Grèves de la faim dans les geôles de l’Etat réactionnaire marocain !

Le mouvement communiste, au Maroc, subit, depuis plusieurs décennies, des coups durs portés par la réaction au pouvoir. Ces coups sont soit des enlèvements, soir des assassinats, soit emprisonnements à répétition et presque quotidien des militants d’extrême gauche qui militent pour la révolution démocratique populaire.

 

C’est dans ce cadre que s’inscrit l’arrestation d’un groupe de camarades marxistes-léninistes-maoïstes – camarades qui constituent aujourd’hui réellement un danger contre la classe réactionnaire au pouvoir par les luttes qu’ils mènent avec les masses populaires, avec les masses estudiantines et avec tous les prolétaires. Ce danger pour le pouvoir provient aussi du fait que ces camarades défendent et appliquent l’idéologie du prolétariat développé à son plus haut degré : à savoir le marxisme-léninisme-maoïsme.

 

Quelques-uns de ces camarades détenus (4 des 6 encore en détention) entament régulièrement des grèves de la faim comme arme à l’intérieur des prisons, afin de transformer ces dernières en bastion de lutte contre la réaction. Ces grèves sont principalement menées pour dénoncer les conditions de détention des camarades et pour arracher leurs droits bafoués.

 

Qui sont ces camarades ?

 

- Aziz ElKHALFAOUI a été arrêté le 04.09.2014. Son affaire est toujours en cours : aucune condamnation n’a été prononcée à son encontre à ce jour. C’est un procès politique pur. Il a été la tête pensante du mouvement de masse du 20 février et des masses estudiantines de Marrakech. C’est un communiste authentique et il a été l’un des dirigeants du mouvement estudiantin marxiste – léniniste – maoïsme marocain. Il mène une grève de la faim depuis le 03.12.2014 à la prison de Marrakech.

 

- Rédouane ELHADIMI a été arrêté aussi le 04.09.2014. Son affaire est toujours en cours : aucune condamnation n’a été prononcée à son encontre. Il est l’un des militants de la tendance estudiantine de la voie démocratique basiste maoïste de Marrakech. Il a participé activement à la reconstruction de cette tendance sur le plan idéologique, politique et organisationnel - après que cette dernière ait reçu un coup dur durant l’année 2008.

 

Ces deux camarades mènent une grève de la faim pour plusieurs raisons :
1. pour lever l’isolement dans lequel ils se trouvent
2. pour rétablir le droit de visite de leur famille
3. pour l’accélération de leur procès
4. pour arracher l’autorisation à poursuivre leurs études
5. pour qu’ils puissent bénéficier de la bibliothèque de la prison
6. pour dénoncer le harcèlement quotidien des gardiens de prison
7. pour dénoncer l’interdiction qui leur est faite quant à l’utilisation des téléphones de la prison afin de pouvoir communiquer avec leur famille.


La santé de ces camarades s’aggrave de jour en jour. Le camarade ELKHALFAOUI a été transporté lundi dernier dans un hôpital, à l’extérieur de la prison, alors qu’il était dans le coma. Il souffre, de plus, de douleurs aiguës à l’estomac - douleurs accompagnées de diarrhées et de perte de sang. Par ailleurs, il ne parvient plus à parler, ni à bouger. Enfin, il faut signaler que le camarade est asthmatique.

 

Rédouane ELHADIMI, lui aussi, a entamé une grève de la faim depuis le 03.12.2014. Il souffre d’une douleur aiguë à la tête et ne peut plus non plus bouger ou s’exprimer.

 

Enfin, il faut signaler que ces deux camarades sont menacés d’être jetés au cachot s’ils s’entêtent dans leur grève de la faim.

 

Après plusieurs jours de grève de la faim, deux autres camarades emprisonnés à la prison de Tiznit, au sud du Maroc, les ont rejoints dans cette grève de la faim. Aziz ELBOUR est l’un d’eux. Ce camarade a – quant à lui - été arrêté le 15.02.2014 et condamné à 3 ans de prison ferme. Il était aussi militant au sein de la tendance estudiantine de la voie démocratique basiste maoïste de Marrakech. Il a entamé une grève de la faim ouverte depuis le 10.12.2014 en solidarité avec ses camarades de Marrakech et également pour réclamer son droit à poursuivre ses études.

 

Ce camarade avait déjà entamé avec ses camarades ELMOUDEN, ELMSKINI, TALHAOUI, plusieurs grèves de la faim : l’une en solidarité avec Georges Ibrahim Abdallah ; une autre en solidarité avec le soulèvement du peuple en Turquie l’année dernière ; une autre encore en solidarité avec le mouvement populaire et les détenus politiques au Maroc. Du fait de ces grèves de la faim répétées, son état de santé devient catastrophique et il a déjà été transféré à l’hôpital plusieurs fois.

 

Mohamed ELMOUDEN a été arrêté le 15.02.2013 ; il a été condamné à 3 ans de prison ferme. Il est l’un des dirigeants de la tendance estudiantine de la voie démocratique basiste maoïste de Marrakech. C’est la seconde fois qu’il se fait arrêter à cause de son activisme au sein de cette tendance et de son appartenance à l’UNEM. Il commencera une nouvelle grève de la faim vendredi 19.12.2014 en solidarité avec les camarades de Marrakech. Lui aussi a déjà entamé plusieurs grèves de la faim avec son groupe des 10.

 

Ces camarades constituent le noyau solide que le marteau du régime réactionnaire ne peut casser. Ce sont des militants marxistes-léninistes-maoïstes. Leur seul objectif est de faire avancer le processus révolutionnaire au point le plus élevé afin de résoudre la contradiction difficile qui existe entre l’alliance révolutionnaire contre l’alliance des classes dominantes. Ces militants sont parmi les meilleurs militants communistes au Maroc. C’est pour cela qu’il est du devoir de chacun et de tous de les soutenir par tous les moyens. La solidarité est notre seule arme. Il faut en user.


Vive la solidarité prolétarienne !
Vive la révolution marocaine et internationale !
Vive le marxisme-léninisme-maoïsme !

 

Grèves de la faim dans les geôles de l’Etat réactionnaire marocain !
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Published by drapeau rouge - dans maroc prisonniers politiques maoïstes grève de la faim
14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 11:18
Déclaration des maoïstes marocains sur le martyr du Camarade Mustapha MEZZIANI et la torture des Camarades détenus politiques

Au moment même où le régime réactionnaire en place mène son attaque féroce contre les masses populaires et notre peuple, et où simultanément les réformistes se jettent dans le marasme de l’attentisme et des négociations, la résistance et la lutte des masses populaires s’intensifient pour défendre le droit élémentaire à une vie digne et pour combattre les attaques successives lancées contre les acquis sociaux historiques qui se réduisent en peau de chagrin jour après jour.

 

Il en a toujours été ainsi dans notre pays, à toutes les étapes de la lutte de classes, depuis l’indépendance formelle et la trahison des accords d’Aix-les-Bains jusqu’à nos jours, et toujours dans nombre de secteurs de la société, parmi lesquels celui de l’enseignement qui est devenu en particulier, depuis dix ans, la cible centrale des attaques des classes réactionnaires et des institutions monétaires impérialistes. Les masses estudiantines ont su durant la période de l’indépendance formelle faire face à plusieurs de ces attaques et elles sont parvenues à ralentir plusieurs plans qui visaient à rogner le droit des masses laborieuses à l’éducation. Cela a été arraché au prix fort de plusieurs centaines de détenus politiques et de dizaines de martyrs tombés pour défendre ces droits légitimes et au nom de l’identité progressiste et combattive de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc.

 

Aujourd’hui, si d’un côté et une fois de plus, s’accentuent les attaques de classe du régime antinational, antidémocratique et antipopulaire contre le mouvement étudiant, d’un autre côté s’accentue aussi et de nouveau la résistance des masses estudiantines – et ce même si cette fois encore on emprisonne les meilleurs fils du peuple et que parfois on les assassine.

 

L’un d’eux -Mustapha MEZZIANI- vient ainsi de rejoindre le cortège glorieux des martyrs en défendant ce droit à l’Education. Il a été assassiné par le régime réactionnaire qui a refusé de répondre à sa revendication juste et légitime : celle de pouvoir poursuivre ses études. Cette infamie est celle d’un régime monstrueux et des partis réactionnaires qui ne le sont pas moins.

 

Camarades ! Le sacrifice fait par les militants et les militantes afin de consolider ce qui reste des acquis des masses populaires dans le domaine de l’enseignement, est immense : des centaines d’entre eux sont détenus derrière des barreaux et des dizaines sont tombés en martyrs. Cette réalité nous impose à nous - militants sincères et défenseurs des masses populaires - de tirer les leçons et les lois nécessaires.

 

La mort de notre camarade martyr Mustapha MEZZIANI entache du sceau de la honte la face du régime en place et de ses acolytes réactionnaires, mais elle est aussi le signe des limites des forces en lutte et de la gauche militante et combattante.

 

La mort de notre camarade martyr est l’expression même du sacrifice immense que peuvent faire les enfants du peuple pour arracher des droits élémentaires et légitimes, comme celui de pouvoir continuer ses études. Mais c’est aussi le signe de la faiblesse du mouvement estudiantin aujourd’hui dans sa défense de ses militants et de ses militantes. C’est aussi l’expression de la difficulté du mouvement à contrer les attaques féroces de la réaction contre les masses estudiantines.

 

Tout ce que subissent les masses doit aiguiser notre conscience et notre sens de l’engagement et de nos responsabilités afin de mieux étudier et comprendre les conditions actuelles par lesquelles passe le mouvement estudiantin. Cela doit nous amener à gagner en maturité politique afin que le sang des martyrs et les sacrifices des prisonniers politiques ne soient pas vains.

 

Camarades ! Le sang qui a coulé une fois de plus dans le bastion de Fès, les souffrances et la résistance des prisonniers politiques nous imposent de prendre conscience d’une chose : l’émiettement de la lutte, son inscription dans des combats marginaux, et en parallèle la multiplication des groupuscules ne permettent pas de renforcer le processus d’unification de la résistance estudiantine ni d’œuvrer pour créer les conditions nécessaires à la lutte syndicale et politique sur le plan national.  Tout cela constitue l’un des points majeurs de notre faiblesse, dont le régime et les ennemis du peuple tirent profit.

 

L’unification des luttes estudiantines - loin des surenchères et des viles spéculations politiciennes – doit permettre le développement des conditions propices à la transformation des luttes syndicales et politiques au niveau national. L’un de nos impératifs doit être d’accroître notre résistance face à notre ennemi et d’exercer une influence positive sur les rapports de force qui se jouent à l’intérieur des universités dans l’intérêt de tous les étudiants. Nous devons proclamer haut et fort le mot d’ordre suivant : « œuvrons pour l’unité des luttes estudiantines contre l’unité de l’attaque des ennemis de l’U.N.E.M ! ».

 

Pour conclure, nous présentons nos sincères condoléances, une fois de plus, à la famille du martyr Mustapha MEZZIANI, à ses camarades, aux masses estudiantines et pour tous les militants et les militantes du peuple marocain. Nous dénonçons l’assassinat de notre camarade et nous exigeons que ses tortionnaires soient jugés et condamnés.

 

Nous exigeons la libération sans condition de tous les détenus politiques et à leur tête les détenus du mouvement estudiantin de : Marrakech, Fès, Agadir, Meknès, Taza…

 

Nos chaleureuses félicitations vont à nos camarades libérés du groupe Aziz ELBOUR : Boujemâa Jamou, Hamid Zadou, Mohamed Elouakassi, Mohamed Harik.

 

Nous appelons tous les militants et toutes les militantes de l’U.N.E.M. à davantage unifier leurs luttes.

 

Nous appelons toutes les forces progressistes à s’engager pour la cause du martyr Mustapha MEZZIANI et pour la défense de tous les détenus politiques qui meurent dans le silence de geôles de la réaction.

 

Notre solidarité avec tous les peuples qui aspirent à la libération et à leurs têtes le peuple palestinien.

 

Gloire et éternité pour le martyr Mustapha MEZZIANI et à tous les martyrs du peuple marocain !

 

Ni l’arrestation des révolutionnaires ni leur mort n’arrêteront l’avancée inéluctable de la révolution !

 

 

Aziz ELBOUR, Mohamed ELMOUADEN – prison de Tiznit

Abdelhak ATALHAOUI – prinson civile d’Essaouira

Hichem ELMISKINI – prison civile de Safi

 

 

Témoignage sur la torture du détenu politique Hichem ELMISKINI

 

 

« Le mouvement étudiant ne peut faire face à la politique de répression et de terreur qu’il subit de la part de la police et des services secrets (…), qu’à la condition que sa lutte embrasse celle des travailleurs, des paysans et des soldats. » Mao Tsé-toung

 

Après avoir passé une nuit éreintante à écrire un rapport sur la situation que traversait l’université Qadi Ayad et à préparer mes cours pour la fonction que j’exerce – celle d’enseignant prodiguant des cours de soutien –,  après donc ces heures de travail et alors même que je me décidai à aller me coucher, j’ai été surpris par un groupe de policiers qui a  brutalement fait irruption chez moi.  

 

Après m’avoir fait subir une pluie d’insultes et de coups, ils ont fini par me menotter à un coin de ma chambre, avant de se mettre à la fouiller de fond en comble. De cette fouille, il me reste notamment en mémoire ce moment douloureux où ils ont violemment arraché le drapeau palestinien accroché à un des murs de ma chambre : ce fut comme s’il m’arrachait le cœur ! Puis ils ont également mis en miettes la photo du camarade internationaliste Che Guevara et ont confisqué tous mes livres.

 

Une fois ceci réglé, ils m’ont sorti de l’appartement et m’ont descendu, toujours sous un déluge d’insultes et de coups. Quand je me suis retrouvé en dehors de l’immeuble, j’ai alors pu évaluer à sa juste dimension le nombre considérable des forces répressives présentes – à l’image de celles que l’on envoie lors d’une intervention sioniste contre les maisons des Gazaouis. C’est à cet instant précis que j’ai pris conscience que notre situation était à l’égal de celle des Palestiniens.

 

Ils m’ont alors fait monter dans une estafette bleue : j’ai retrouvé à l’intérieur deux de mes camarades - Mohamed ELMOUADEN et Boujemâa  JAMOU-. Des traces de torture étaient déjà, à cet instant, visibles sur leurs visages. Puis nous ont rejoints les camarades Aziz ELBOUR et Mohamed HARIK, tous deux épuisés également par les sévices de la torture qu’ils avaient déjà endurés. Sur le visage du camarade ELBOUR apparaissaient nettement des traces de coups et de même pour le camarade HARIK qui présentait des bleus sur ses bras.

 

A ce moment,  des gémissements et des cris se sont fait entendre du rez-de-chaussée de l’immeuble. Et après quelques minutes, on a pu voir sortir de la maison d’autres camarades : ZADDOU, ELBAGDADI, NEJMI, LOUAKASSI. Eux aussi ont été embarqués dans une autre estafette et les deux véhicules ont alors démarré en trombe. Dans ce cortège, les deux estafettes étaient escortées par plusieurs voitures policières et par des motos - comme s’ils avaient arrêté un groupe qui appartiendrait au groupe sioniste « notre maison Israël ».

 

Lorsque nous sommes arrivés à la préfecture, on nous a fait descendre des estafettes toujours sous un déluge d’insultes accompagné de gifles, de coups de poing et de coups de pieds ; puis nos gardiens nous ont mis face au mur. Ils m’ont arraché ma montre de marque Swatch, mon téléphone portable, et l’un deux m’a dit : « toi, tu ne mérites pas d’être cet endroit ! Fils de pute !».

 

Après une heure passée sous un soleil de plomb, ils nous ont fait entrer à l’intérieur de la préfecture et ils nous ont répartis dans des bureaux vides de tout, à l’exception de la présence de nos tortionnaires. Ils m’ont mis sur mes genoux, visage face au mur : « Assieds-toi sur tes genoux, pédé, fils de pute !», pour qu’ensuite commence le déroulé de l’interrogatoire sur ce que nous planifions sur le plan politique.

 

Comme je résistai à leurs brimades, l’un d’eux m’a donné un coup de pied sur la poitrine d’une violence telle que je suffoquai à en perdre tout mon souffle ; et avant même que je puisse récupérer mes forces, un autre flic déjà me donnait un autre coup de pied cette fois sur le bras gauche au point que je ne le sente bientôt plus. Le policier chargé de mon interrogatoire est alors devenu presque fou : il a commencé à vouloir m’arracher les oreilles ; il donnait dessus des coups si violents que je crus que j’allais en perdre l’ouïe. Je me suis dit alors : « ma vie n’a de prix que pour servir mon peuple ! ».

 

Tout cela a continué à une heure très tardive de la nuit. Puis ils nous ont descendus dans les sous-sols et ils nous ont regroupés, moi et mes camarades tous marqués à vif par la torture qui nous avait éreintés. Malgré tout cela, nous avons chanté pour l’avènement de notre patrie et nous avons répété des mots d’ordre comme celui d’un poète : « Oui nous allons mourir ; mais avant cela nous éradiquerons la torture de notre terre !». Tous ces chants nous ont aidés à défier la torture, la faim et le manque de cigarettes.

 

Le jour suivant, le 16.02.2013, nos tortionnaires nous ont fait remonter l’un après l’autre pour continuer le même scénario que celui du premier jour, avec cependant une variante : le remplacement de nos bourreaux par de nouveaux. Chacun d’eux était dans une pièce particulière et avait ses propres méthodes de torture : l’un excellait pour décoller les oreilles, l’autre pour donner des gifles, des coups de pieds, ou pour écraser sa victime ; un autre encore se réservait encore pour tirer les cheveux avec à chaque fois, à la fin, la même menace : celle de nous violer.

 

Durant ce jour, ils concentrèrent leurs questions sur nos objectifs politiques et sur la stratégie visée par notre action. Ces questions - reflets d’intelligences médiocres – étaient par exemple les suivantes : « Que voulez-vous faire dans ce pays ? Qui vous finance ? Qui est votre leader ? Comment vous procurez-vous les livres de ce pédé de Mao ? Quel lien existe-t-il entre vous et Mao alors que lui est Japonais et vous Marocains ? ». Quelle ignorance ! Ils ne savent même pas de quel pays provient le président Mao.

 

Bien sûr, chaque question et chaque commentaire étaient entrecoupés de périodes de torture. Et dans cette situation, je pensais toujours à mon cher camarade de route, le martyr Abdrazac ALGADIRI, ce qui me permettait de supporter ce calvaire et d’occulter la torture.

Cette situation a continué jusqu’au soir ; puis ils nous ont redescendus aux sous-sols sans nous permettre de manger ni de fumer.

 

Le dimanche 17.02.2013, ils nous ont présentés au procureur pour prolonger notre « garde à vue » car 48h ne leur avaient pas suffi pour nous faire plier. Puis ils nous ont ramenés à la préfecture pour entamer le dernier acte déterminant de ce processus de tortures physique et psychique. Il s’agissait de nous faire signer des aveux déjà concoctés dans les bureaux des services secrets. L’un d’eux m’a dit de signer, et lorsque j’ai refusé, il m’a tordu le bras droit jusqu’à pratiquement le briser. Un autre a commencé à signer en mon nom et là encore tout cela après une longue période de torture. Puis ils nous ont jetés de nouveau dans les caves.

Tout cela jusqu’au jeudi où ils nous ont emmenés au tribunal. Les traces de coups de la torture se voyaient encore distinctement sur nos corps. Et les avocats de la défense en ont alors profité pour exiger que soit faite une expertise médicale ; ce que le procureur du roi a ordonné.

 

On a alors été amené à l’hôpital Ibn TOUFAYL pour voir un médecin mais ce dernier n’a fait qu’inscrire la mention « rien à signaler » sur tous les documents, et nous avons donc compris qu’il était totalement corrompu. Puis a commencé notre détention à la prison de BOULMAHREZ, connue de tous pour sa mauvaise réputation.

 

Comment conclure tout ceci si ce n’est de rappeler que le projet de l’unification de la résistance ne peut se construire qu’avec des initiatives sérieuses qui s’appuient sur l’engagement et l’autocritique militantes et politiques, et qui seront évidemment initiées par la lutte sur le plan des libertés politiques et syndicales.

 

 

 

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 22:46

Intervention lue par un Camarade pour les organisateurs :

 

A travers tout le Maroc, les masses sont en lutte, pour la liberté, la dignité et la justice sociale. Ces masses en lutte subissent une féroce répression. Des assassinats et des arrestations ont touché plusieurs militants révolutionnaires, progressistes ou démocrates au sein du mouvement du 20 février, de celui des étudiants, des diplômés chômeurs, ou encore du mouvement ouvrier, afin de les obliger à stopper leur lutte.

 

Aujourd'hui, il y a plus de 280 prisonniers politiques incarcérés dans les prisons de la honte, qui endurent des humiliations et des privations de leurs droits les plus élémentaires ; l'assassinat de Nourdine Abdelwahab, au sein de la prison de Ouarzazate, au mois de mars dernier, est l'un des exemples les plus frappants de cette situation.

Récemment, c’est particulièrement les universités qui sont visées par la répression afin de bâillonner les voix révolutionnaires qui s'élèvent et pour porter un coup au syndicat militant et combattant l'UNEM - syndicat qui résiste depuis des décennies. Ce dernier fait barrage au plan de l'Etat réactionnaire de privatisation de l'enseignement, dicté par les institutions impérialistes mondiales.

 

Ce rassemblement, ici à Paris, devant l’ambassade du Maroc, est important car nous ne devons pas oublier que la bourgeoisie impérialiste française joue un rôle de premier plan dans le soutien au régime marocain. Les liens économiques directement hérités du colonialisme sont forts. La France est le premier partenaire commercial et deuxième fournisseur du Maroc. Elle est également le premier investisseur étranger. Clairement, la bourgeoisie française n’a pas intérêt à ce que se développe le mouvement révolutionnaire et de masse au Maroc !

 

Ici, au cœur de la bête, il est de notre responsabilité d’exiger la libération des prisonniers politiques au Maroc ! La solidarité internationale est une nécessité car les peuples de tous les pays ont un ennemi commun : l’impérialisme. Les prisonniers politiques au Maroc payent de leur liberté leur opposition aux injustices, à l’oppression et à l’exploitation dont les masses populaires souffrent tous les jours. Leur combat est juste ! Leur combat est le nôtre !

 

A bas le régime réactionnaire marocain et l’impérialisme français !

Liberté pour les prisonniers politiques au Maroc !

Vive la solidarité internationale des peuples !

 

Il a ensuite rajouté :

 

Nous pensons également au Camarade Saibaba, professeur de l’Université de New Delhi et vice-président du Front Démocratique Révolutionnaire, arrêté récemment pour soutenir les révolutionnaires maoïstes en Inde ; à Benito Tiamzon et Wilma Austria, respectivement président et secrétaire générale du Parti Communiste des Philippines et arrêtés en mars dernier ; à Georges Ibrahim Abdallah qui croupit toujours dans la prison de Lannemezan dans le sud de la France ; et aux trop nombreux prisonniers politiques emprisonnés à travers le monde.

 

Un autre Camarade a annoncé la libération d'un Camarade italien, Alfredo Davanzo, ce 23 mai dernier après avoir passé sept ans en prison. Réfugié politique en France durant quelques années où il avait participé activement à la lutte de classe, puis arrêté en Italie après son retour, nous sommes heureux d'apprendre sa libération !

Liberté pour les prisonniers politiques au Maroc !
Liberté pour les prisonniers politiques au Maroc !
Liberté pour les prisonniers politiques au Maroc !
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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 12:32
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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 22:42
Appel pour un sit-in de solidarité avec le peuple marocain et ses forces révolutionnaire !

 

Sit-in devant l'ambassade du Maroc*
Vendredi 06 juin 2014*
à 18h30*
5 rue le Tassé - Paris 16è
M°Passy (6) métro Trocadéro ligne:(6)(9)

 

Le peuple marocain et son avant-garde révolutionnaire subissent depuis une longue période une répression féroce de la part de la réaction régnante. Cette répression se manifeste par des vagues d'arrestation dans tout le pays. L'Etat réactionnaire vise par ces arrestations à étouffer toute voix réclamant la liberté, la dignité et la justice sociale. Des assassinats et des arrestations ont touché plusieurs militants révolutionnaires, progressistes ou démocrates au sein du mouvement du 20 février, de celui des étudiants, des diplômés chômeurs, ou encore du mouvement ouvrier, afin de les obliger à stopper leur lutte.
 
Aujourd'hui, il y a plus de 200 prisonniers politiques incarcérés dans les prisons de la honte, qui endurent des humiliations et des privations de leurs droits les plus élémentaires ; l'assassinat de Nourdine Abdelwahab, au sein de la prison de Ouarzazate, le mois dernier, est l'un des exemples les plus frappants de cette situation.

 Ces derniers jours, les vagues de répression ont particulièrement été dirigées contre les universités pour bâillonner les voix révolutionnaires qui s'élèvent et pour porter un coup au syndicat militant et combattant l'UNEM - syndicat qui résiste depuis des décennies. Ce dernier fait barrage au plan de l'Etat réactionnaire de privatisation de l'enseignement, dicté par les institutions impérialistes mondiales. Ces vagues de répression que mène le régime en place avec nombre de partis réactionnaires contre un nombre important d'universités (à Fès, Marrakech, Agadir, Tétouan,Kenitra,Meknes…) se sont soldées par l'arrestation de plusieurs militants avec des moyens de répression directs et indirects et avec l'appui des services secrets. Par cette répression, le régime n'hésite pas à utiliser pour attaquer ces mouvements, des nervis qui sont à la solde des services secrets, afin que ces derniers n'assument pas la responsabilité directe de ces attaques. Ainsi, on veut faire croire au peuple que les victimes ne sont que celles de règlements de compte entre étudiants, et l'Etat cherche par cette même occasion à justifier la militarisation quotidienne des universités et à se donner bonne figure en apparaissant comme le dernier rempart contre la violence et l'unique protecteur possible des étudiants contre celle-ci.
 
En parallèle à ces vagues de répression, le régime mène des campagnes de propagande par le biais des journaux, de la télévision et du parlement afin que soient dictées des lois pour criminaliser la lutte et accorder tous les pouvoirs aux forces de répression qui pourraient ainsi intervenir à tout moment au sein des universités transformées alors en casernes militaires, - et ce dans le seul objectif de bâillonner les voix libres qui s'expriment encore.
 
En réaction à cette situation, au nom du comité d'action et de soutien aux luttes du peuple marocain et en liaison avec des organisations amies, nous avons décidé de mener une action urgente, à savoir un sit-in devant l'ambassade du Maroc, le Vendredi 6 Juin 2014, à 18h30. Et dans ce contexte, nous appelons les organisations et les militants progressistes, ainsi que les démocrates épris de justice, à participer à cette action et à contribuer à sa réussite afin d'apporter leur soutien au peuple marocain dans sa lutte pour la liberté et la dignité.
 
Organisateurs:
*Comité d’action et de soutien aux luttes du peuple marocain (Paris)
*Comité anti-impérialiste
*Secours rouge arabe
*Bloc Rouge (Unification des maoïstes)
 
Signataires :
*Servir Le Peuple

*Association de Solidarité avec le Peuple Marocain 

*AÖTDK (Comité pour la Solidarité avec les Prisonniers Politiques en Europe)

 

(La liste et  ouverte)
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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 18:09
Grève de la faim illimitée des prisonniers maoïstes au Maroc

Ce mercredi 13 novembre 2013, les prisonniers politiques maoïstes du groupe "Aziz Elbour" au Maroc ont déclaré une grève de la faim illimitée.

 

Les Camarades s'étaient déjà mis en grève de la faim en soutien au peuple de Turquie lors du mouvement populaire de juin dernier (voir http://drapeaurouge.over-blog.com/tag/gr%C3%A8ve%20de%20la%20faim/) et pour la libération du Camarade Georges Ibrahim Abdallah (voir http://www.secoursrouge.org/IMG/pdf/prison_locale_de_boulmherez.pdf).

 

Nous invitons tous les progressistes et révolutionnaires à les soutenir dans leur combat contre la répression et l'enfermement !

 

Liberté pour tous et toutes les prisonnierEs révolutionnaires au Maroc !

 

Vive la lutte du peuple marocain contre l'impérialisme et ses chiens de garde !

 

PCmF / OC-FR

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 23:02
Maroc : Grève de la faim des prisonniers politiques en solidarité avec le peuple Turc

 

Union Nationale des Etudiants du Maroc

Groupe Aziz ELBOUR – voie démocratique basistes

Prison locale de Boulmherez - Marrakech

 

Communiqué

48 heures de grève de la faim en solidarité avec le peuple Turc !

 

 

Le régime en place mène une attaque féroce et barbare contre les masses populaires en Turquie. Tous les moyens sont utilisés pour faire taire ces soulèvements qui dénoncent les situations de répression, d’exploitation, de marginalisation et d’oppression que subissent les masses au quotidien.

 

Mais les masses ont démontré avec force, une fois de plus, que « ce sont les masses qui font l’Histoire » et que « lorsque les masses se soulèvent, tout tremble ».

 

Les masses n’ont qu’un but : avancer sur le chemin de la victoire, sous l’étendard d’Ibrahim Kapaykaya, et elles n’hésitent pas pour cela à donner les meilleurs de leurs enfants qui se font arrêter ou tombent comme martyrs. Et tout cela sous le blackout médiatique et la propagande réactionnaire.

 

Nous voyons aussi, dans cette attaque des masses, le signe de l’accentuation de la crise dans laquelle se trouvent embourbées les institutions étatiques turques réactionnaires et valets de l’impérialisme.

 

Dans ce contexte, en lien avec la volonté du peuple Turc et celle de tous les peuples qui aspirent à la liberté en luttant pour les libertés politiques et démocratiques et pour lesquelles ont été concédés des sacrifices énormes (martyrs, prisonniers politiques, exilés…), nous avons – nous prisonniers politiques (Groupe Aziz ELBOUR) – décidé d’entamer une grève de la faim de 48 heures, du 14 juin au 15 juin 2013, en solidarité avec la lutte du peuple Turc.

 

 

Ibrahim ENNAJMI - 21411

Hamid ELBAGHDADI – 21413

Abdelhak ETTALHAWI – 21863

Aziz ELBOUR – 21408

Hicham ELMASKINI – 21415

Hamid ZADOU – 21404

Mohamed ELWAKASSI – 21401

Mohamed ELMOADEN – 21409

Boujmâa JAMOU – 21412

Mohamed AHRIK – 21407

 

 

 

 

Prison locale Boulmhraz – Marrakech

12.06.2013

Maroc

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 12:19
Maroc : Déclaration de solidarité avec le peuple Turc

Union Nationale des Etudiants du Maroc
Université Cadi Ayyad Marrakech

Déclaration de solidarité avec le peuple Turc

« En s’appuyant sur l’union et la lutte
du peuple comme seul facteur déterminant
pour anéantir le colonialisme et ses chiens de garde »

(Président Mao Tsé-toung).

Le soulèvement actuel du peuple Turc démontre au quotidien et avec persistance le caractère réactionnaire du régime en place dans ce pays. Il est aussi le signe de l’accentuation de la crise dans laquelle se trouvent les institutions étatiques - valets de l’impérialisme. Il est aussi révélateur de l’aggravation de la crise financière et de sa transformation en crise économique qui va inévitablement peser de tout son poid sur les épaules du peuple par la hausse des prix, par l’accroissement du taux du chômage, par la fermeture des usines et par les attaques contre les libertés politiques et syndicales.


De cette crise vont resurgir des plans de la réaction visant à de plus en plus d’appauvrissement, d’affamassions et exploitation des couches populaires. Cette situation va aussi avoir pour conséquence directe d’intensifier l’oppression des soulèvements populaires. Une répression d’une ampleur sans précédent touche déjà le peuple Turc qui subit chaque jour les méthodes barbares qu’utilise le régime contre les enfants, les vieillards et les femmes. Et s’ajoutent à cela l’acharnement contre les manifestants, vite encerclés et isolés pour favoriser l’intervention brutale et sans limite des forces de répression sous toutes leurs formes (police anti-émeute, police secrète…).


Par ailleurs, l’occultation de ces événements par la presse de ce pays n’est que l’expression de l’approfondissement de cette crise que traverse le régime.


Face à toutes ces attaques, les masses populaires ne restent pas les mains liées ; bien au contraire, elles ont déclenché des ripostes héroïques dans lesquelles des dizaines de martyrs sont tombés et suite auxquelles des centaines de militants ont été blessés, mutilés ou arrêtés. Les masses populaires démontrent une fois de plus qu’elles sont les forces créatrices de l’Histoire et qu’elles sont capables de changer les rapports de force en adoptant la violence révolutionnaire.


Aujourd’hui, les masses populaires en Turquie écrivent leur Histoire avec le sang de leurs martyrs et avec la résistance de milliers de leurs prisonniers, en s’opposant à toutes formes d’exploitation, d’oppression et d’asservissement, et en construisant un avenir de liberté politique et de démocratie.


Nous, en tant qu’enfants d’ouvriers, de paysans et de toutes les couches exploitées, militants au sein de l’U.N.E.M., nous saluons les masses populaires Turques et nous saluons leur détermination à se doter de toutes les armes pour assurer la défense de leurs acquis et continuer leur combat jusqu’à la victoire finale.


Nous adressons aussi notre appel à tous les militants sincères du peuple Turque à renforcer leur lutte et à participer activement dans les luttes des masses populaires afin de les organiser, de les politiser et de mener au sein d’elles une propagande acharnée pour qu’elles saisissent que les causes de l’exploitation et de l’oppression ne sont pas seulement le produit d’« Erdogan en tant que personne » mais bien l’émanation des rapports dominants de production et du système d’Etat de classes.


Oh, masses populaires ! Le président Mao Tsé-toung a dit : « rappelez-vous comment les forteresses derrière lesquelles se protégeaient les serfs et les féodalistes étaient imprenables et pourtant comment elles sont tombées les unes après les autres lorsque les masses se sont soulevées ; rappelez-vous aussi comment le temps du Tsar de Russie – l’un des despotes les plus autoritaires- s’est un jour fini et ce que sont devenues ses défenses imprenables. Elles se sont effondrées les unes après les autres sous l’effet de la force des masses ».


Aujourd’hui, les masses populaires avec toutes leurs composantes (étudiants, chômeurs, ouvriers, paysans, femmes…) manifestent dans les rues des villes de Turquie en arborant haut le drapeau de la révolution et les photos du martyr « Ibrahim Kaypakkaya ». Elles protestent, confrontent le pouvoir et créent de nouvelles formes de lutte aux yeux du monde entier. Les voilà qui continuent à combattre avec héroïsme, avec pour seule arme leur conviction en la victoire et leur abnégation totale pour la révolution.


Oui, c’est effectivement ainsi que s’expriment la volonté des masses et celle du peuple Turc, avec sa combativité et son héroïsme ; et les coups que leur porte l’ennemi ne font que consolider leurs forces. Car nous savons très bien que le marteau brise le verre mais qu’il forge l’acier.


Le peuple et la classe du prolétariat Turc sont des héros. Le peuple et tous les prolétaires sont des combattants qui s’acharnent sans relâche dans la lutte des classes, et ce jusqu’à l’avènement du communisme.


Nous soutenons, avec notre enthousiasme révolutionnaire, le combat des masses populaires et voyons se réaliser clairement ce que Mao Tsé-toung a dit : « à savoir que la répression ne fait que consolider la révolution ».


- Nous déclarons à l’opinion publique nationale et internationale notre solidarité inconditionnelle avec la lutte du peuple Turc et avec tous les peuples qui aspirent à la liberté.


- Nous dénonçons avec fermeté l’emprisonnement du camarade Georges Ibrahim Abdallah dans les geôles de l’impérialisme français, et l’emprisonnement de tous les détenus politiques au niveau international.


- Nous dénonçons avec fermeté les condamnations arbitraires contre nos camarades du groupe Aziz Albor, à Marrakech. Liberté pour tous les détenus politiques !


- Nous demandons la suspension de la circulaire tri-ministérielle.


- Nous appelons tous les démocrates et les progressistes, et tous les militants(es) épris de liberté et de justice à contribuer au combat du peuple Marocain pour raliser les libertés politiques et démocratiques.


Fait à Marrakech, le 07.06.2013

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