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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 20:44
Lutte pour le logement à Lyon : Stop aux expulsions !

Depuis plusieurs jours à Lyon, face à la dynamique d'ouverture des squats, les flics multiplient les interventions pour empêcher les réquisitions de logements. Le 20 novembre, ils sont intervenus dans deux lieux squattés.

Très vite, une mobilisation s’est organisée.

Une première alerte a permis de se rassembler à Vaise. Ceci a permis d’obtenir une victoire : le squat est resté ouvert. Les flics ont récupéré des preuves, ne pouvant procéder à une expulsion.

Un peu avant 15 heures, une nouvelle alerte a été lancée : un dispositif policier se mettait en place devant un squat dans le 7ème arrondissement. Nous étions une quinzaine, militant.e.s communistes et libertaires, squatteur.se.s et autres personnes solidaires, à nous rassembler devant le squat (dans un bâtiment appartenant au ministère de la défense). Nous avons vu et entendu les flics monter pour déloger les squatteurs pendant qu’une dizaine de crs nous empêchaient de rentrer dans l’immeuble. Un serrurier est arrivé vers 16h30 pour ouvrir la porte de l’appartement. Les deux personnes présentes à l’intérieur ont été interpellées vers 17 heures. Étant présents sur les lieux depuis plus d’une semaine, ils ont présentés des preuves, mais les flics ont tout de même procédé à l’expulsion qui est, de fait, illégale. Les deux camarades ont été emmenés au commissariat du 7ème arrondissement. Nous nous sommes retrouvés devant et avons bloqué la route en criant des slogans (« libérez nos camarades », « expulsion illégale »). La police nationale est intervenue au bout d’environ 10 minutes. Ils nous ont repoussés sur le trottoir à grand renfort de matraques. Mais cela ne leur suffisait pas : ils nous ont donc chargés sans sommation pour que nous ne restions pas devant le commissariat. Nous nous sommes fait-e-s taper, matraquer et insulter (« sale enculé », « salope »).

Après quelques minutes de face à face, nous avons fait le tour du commissariat pour retourner soutenir les deux personnes interpellées. Nous nous sommes à nouveau retrouvé-e-s face aux crs.

A 17h45 environ, les deux camarades ont été transférés dans un autre commissariat.

Nous dénonçons les politiques d’expulsion, poussant à la rue des populations précaires. Nous dénonçons la répression policière, au service des intérêts des bourgeois. Nous dénonçons la justice de classe qui permet aux flics d’agir impunément, pouvant ainsi opprimer le peuple à souhait pour renforcer le régime de la propriété privée.

Nous, communistes, soutenons les initiatives de réquisition de logements et la solidarité mise en place pour lutter contre les expulsions. Nous soutenons les deux camarades interpellés et saluons les rassemblements qui se sont organisés rapidement, ainsi que la solidarité de classe qui s’est mise en place face aux flics.

 

LIBERATION DES SQUATTEURS INCULPES ET ABANDON DE TOUTES CHARGES CONTRE EUX !!

REQUISITION PROLETARIENNE DES LOGEMENTS VIDES !!

SOLIDARITE AVEC LES SQUATS POPULAIRES EN LUTTE !!

 

OCFR / PCMF

 

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 17:51
Logement :  ORGANISER et ELARGIR la résistance !

Y a-t-il pénurie de logement ?


Les terrains dans le centre des grandes villes ont atteint des prix faramineux. Depuis Haussmann, les quartiers populaires de Paris ont été démolis pour faire place aux appartements somptueux, aux bureaux, aux banques et commerces. Les prolétaires sont chassés vers les cités des banlieues. Les propriétaires des vieux immeubles ne les réparent pas et les vendent aux promoteurs qui les revendent à la découpe ou les louent à des prix élevés. Parfois, des incendies criminels accélèrent la juteuse « rénovation ». Les prix de vente et des loyers s’envolent. L’Etat ou la ville spécule, brade le logement social existant et ne construit plus de logements sociaux.


Les plus démunis ne peuvent plus se loger que dans des taudis insalubres, vétustes, loués à prix d’or par les marchands de sommeil. Les plus pauvres, les SDF ne peuvent même pas louer un logement quand ils travaillent car il faut gagner 3 fois le montant du loyer ou des garanties.


Friedrich Engels écrit dans La Question du Logement : « Ce qui est certain, c’est qu’il y a dans les grandes villes déjà suffisamment d’immeubles à usage d’habitation pour remédier sans délai par leur emploi rationnel à toute véritable « crise du logement ». Ceci ne peut naturellement se faire que par l’expropriation des propriétaires actuels, par l’occupation de leurs immeubles par des travailleurs sans abri ou immodérément entassés dans leurs logis ; et dès que le prolétariat aura conquis le pouvoir politique, cette mesure exigée par le bien public sera aussi facile à réaliser que le sont aujourd’hui les expropriations et réquisitions de logements par l’État. »


Le fond du problème que nous connaissons aujourd’hui est identique. Il y a entre 2, 5 et 3, 5 millions de logements vides dans l’Etat français, dont plus de 320 000 rien qu’en région parisienne.


Il y a plus de 3, 6 millions de personnes non ou mal logées, dont plus de 685 000 n’ont pas de domicile personnel, et plus de 5, 2 millions ont des conditions de logement très difficiles.


La réquisition des logements vides suffirait donc à ce que chacun et chacune ait accès à un logement. La construction de logements sociaux permettrait de résoudre le problème du mal logement, même si ce n’est qu’une solution d’urgence qui ne résoudrait pas l’ensemble du problème du logement.


La réfection des vieux logements et la construction des nouveaux permettraient, en outre, d’embaucher et de former des dizaines de milliers de chômeurs. Avec le peuple au pouvoir, le problème pourrait être résolu en 2 ans.


Pourquoi y a-t-il une crise du logement ?


En matière de logement, la bourgeoisie a pour politique le profit, composé de 4 parties :


1. La plus-value prise sur le travail des travailleurs des mines, carrières, fabriques de ciment, plâtre, verre, profilés d’aluminium, fer à béton, etc.,
2. La plus-value prise sur le travail des ouvriers du bâtiment qui travaillent dans des conditions dégueulasses,
3. La spéculation foncière, (vente de terrain et revente de locaux, appartements, etc.) et la rente foncière (location, fermage),
4. Le prêt bancaire pour l’achat des logements.


Le terrain est d’abord la terre à l’état brut : terres agricoles, prairies naturelles, forêts, montagnes, etc. En général, les municipalités, la région ou l’Etat rachètent à prix bas ces terrains dont les propriétaires ne connaissent pas la destination et donc la valeur future. Ils se chargent de les viabiliser (eau, électricité, égouts, routes, transports collectifs…) en faisant appel aux entreprises qui seront payées par les impôts. Leur prix bondit après viabilisation. Seulement, ils sont revendus au prix initial à des promoteurs immobiliers qui n’ont pris aucun risque mais encaisseront les profits lors de la revente : c’est la spéculation sur les terrains.


Dans ce régime, la viabilisation d’un terrain sert d’abord la spéculation foncière.


Les agents immobiliers et les promoteurs sont sur les rangs. Ils font monter le prix du terrain et encaissent au passage une commission. En plus, ils prennent leurs bénéfices sur la vente des appartements et locaux construits ou récoltent la rente foncière sous forme de loyer pendant que les banques accordent des crédits qui vont faire doubler le prix d’achat de l’appartement en 20 ans. C’est le premier cycle de la spéculation foncière.


Pour maintenir le taux de profit, la bourgeoisie doit entretenir une certaine rareté dans la construction de logements ou la remise en état de logements anciens, sinon le cycle est fermé, la spéculation ne peut s’amplifier faute d’acheteurs ou de locataires demandeurs en attente. C’est pourquoi la bourgeoisie limite au minimum la construction de logements sociaux ou l’entretien des immeubles. La concurrence n’est ici qu’une façade : les gros promoteurs immobiliers tombent toujours d’accord sur notre dos !


En plus, dans ce système, il est plus avantageux, grâce à la spéculation, de revendre un bien plutôt que de l’entretenir. La construction d’appartements, de locaux avec des matériaux solides qui durent longtemps s’inscrit contre la spéculation. La bourgeoisie préfère laisser les bâtiments se dégrader, les démolir et reconstruire pour toucher le jackpot. De toute façon, les bourgeois ne s’intéressent pas à l’état de ces logements puisqu’ils ne les habitent pas !


De la même manière, la bourgeoisie a besoin d’une demande solvable et avec nos salaires, ce n’est pas possible, c’est pour cela qu’elle a créé l’aide au logement. C’est ce qui lui a permis d’augmenter les loyers ! Avant, on payait son loyer mais comme on ne pouvait pas payer beaucoup, les propriétaires ne pouvaient pas gagner autant que ce qu’ils voulaient donc ils ont imposé à l’Etat une aide et en ont profité pour augmenter les loyers d’autant ! En plus, cette aide est en réalité prélevée sur nos salaires !


Que faire ?


La loi de réquisition existe. Elle est prévue dans plusieurs articles du Code de la Construction et de l’habitation (articles L641-1 et suivants, et L642-1 et suivants).


Elle a été très rarement utilisée : en 1995 pour 448 logements ; en 1996 pour 571 logements ; en 2001 pour 445 logements ; sans oublier les logements réquisitionnés juste après la guerre par les combattants communistes et catholiques.


Pour faire avancer la lutte sur le front du logement, nous devons :


1. Mener l’enquête, immeuble par immeuble, dans chaque quartier, ville par ville, pour localiser les logements vides et celles et ceux qui n’ont pas de logement, sont menacés d’expulsion.
2. Former des comités d’expulsés et des comités de lutte et de soutien pour résoudre nous-mêmes la question du logement.
3. Donner une impulsion générale, nouvelle, aux occupations, à la réquisition populaire des logements vides.
4. Organiser cette lutte au niveau d’un quartier, d’une ville, d’une zone, d’un département, d’une région puis dans tout le pays.
5. Exiger la construction de logements sociaux neufs.
6. Réquisitionner les terrains en friches, publics et privés.


En lien avec la lutte pour le logement, les questions suivantes se posent :

 

  • Un travail
  • Des papiers
  • Un salaire décent
  • Le coût de l’énergie (isolation et consommation énergétique)


D’autres questions se poseront au cours de la lutte et amèneront de nouvelles réponses de notre part et ainsi de suite.


Bien que chaque situation soit différente, le fond du problème du logement est le même pour toutes et tous : SDF, travailleurs et travailleuses logés dans les foyers, Rroms, mal logéEs, demandeurs et demandeuses d’asile, mères célibataires, endettéEs, SMICards et SMICardes, chômeurs et chômeuses, RSAstes, etc.


Aujourd’hui, plusieurs luttes éclosent face aux situations invivables dont nous souffrons. A Clermont-Ferrand, plus d’une centaine de mal-logéEs ont occupé la place du centre-ville. Ils et elles ont ensuite occupé la Mairie, pendant que les soutiens résistaient aux CRS qui tentaient d‘étouffer leurs revendications. A Paris, les mal-logéEs occupent la place de la République et s’en font chasser violemment par les flics. A Montreuil, la lutte s’organise autour du collectif Baras qui résiste aux expulsions et organise la réquisition de logements vides. Les Rroms continuent d’être harceléEs par l’Etat avec la destruction de leurs campements et leurs expulsions du territoire, notamment récemment à Lille et dans la banlieue de Lyon.


Ces luttes nécessaires témoignent de l’esprit de résistance qui doit nous animer. Nous ne devons pas avoir d’illusions : la solution durable ne s’obtiendra pas par les urnes mais par la lutte ensemble, jusqu’à l’établissement d’un rapport de force qui fasse reculer la bourgeoisie pour de bon.


Nous sommes les travailleurs et travailleuses qui produisons les richesses, nous sommes les seulEs qui pouvons résoudre le problème du logement !

 

Formons des comités dans tous les quartiers !


Organisons et élargissons la lutte pour le logement !

 

PC maoïste de France / OC - Futur Rouge

Téléchargez le tract au format PDF

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 11:07

Dans le cadre des luttes pour le logement dans le 93 et plus largement, nous publions cet article tiré du blog de la Cause du Peuple qui fait le point sur la lutte des résidents et expulsés du foyer taudis AFTAM d'Epinay.

 

Lutte pour le logement : élargissons la résistance !

 

PC maoïste de France

 


http://lacausedupeuple.blogspot.com/2011/11/foyer-taudis-aftam-expulses-et.html

 

Foyer taudis AFTAM : expulsés et résidents solidaires !

 

 

Les résidents algériens expulsés du Foyer d'Epinay et leurs camarades maliens, pour l'instant encore au foyer, se mobilisent mercredi 2 novembre, avec d'autres acteurs de la lutte globale du logement dans le 93. 

 

Ci-dessous, le tract unitaire qui décrit la situation de ces derniers jours à Epinay et appelle au rassemblement ce mercredi.

 

D'autre part, le site rue89 a réalisé un reportage sur leur lutte que vous pouvez lire ici : Foyer immigré d'Epinay : des retraités expulsés à la pelleteuse.



Retrouvons-nous mercredi 2 novembre à partir de 16 heures

devant la préfecture de Bobigny  !



La Cause du Peuple

 

 

Mobilisation devant la mairie de Saint Denis

 

 

 

 

Le bâtiment des Algériens détruit et "sécurisé"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La "salle de TV" où sont hébergés temporairement les expulsés par leurs camarades maliens

 

 


 

 

Trois jours après l'expulsion de 30 résidents du foyer AFTAM

162 avenue de la République à Epinay

 

RELOGEMENT ET REGULARISATION

DE TOUS LES 80 HABITANTS !

MOBILISATION LE 2 NOVEMBRE 2011 !

 

 

Jeudi 27 octobre à 6 heures du matin, le bâtiment A (dit "des Maghrébins") du foyer Aftam Epinay-République a été réveillé par des coups de bottes des CRS dans les portes des chambres, les sommations à se lever, s'habiller, à quitter les lieux, à laisser l'ensemble des affaires et – pour les sans-papiers – être emmené en garde-à-vue au commissariat.

 

Une trentaine de personnes ont été expulsées. L'Aftam dit avoir relogé quelques individus qui se trouvaient sur leurs listes de résidents en titre, qui date de 2004. La grande majorité étant des "remplaçants", ou des "surnuméraires" dans le jargon des gestionnaires, ils ont été priés de déguerpir. Des vigiles et la police ont bloqué l'entrée du foyer pendant toute la journée. Certains résidents, partis fêter l'Aïd au pays, auront la surprise en revenant de trouver leur logement détruit.

 

Les affaires des résidents ont en partie "disparu", en partie été détruites, en partie été ramassées dans des cartons et déposées dans un garde meuble à Stains qui au départ en refusait l'accès à leurs propriétaires.

 

Pourquoi tant de violence, de brutalité et d'indignité ?

 

Le foyer d'Epinay-République existe depuis 1967. Géré au départ par une organisation proche du patronat, l'AFRP. La rangée de bâtiments préfabriqués s'est dégradée pendant des années à tel point que les résidents ont été amenés à plusieurs reprises à faire grève de loyers pour demander des réparations. Entre 1989 et 1993, le foyer a été complètement autogéré, car l'AFRP avait abandonné les lieux. Juillet 1996, l'Aftam reprend la gestion avec comme mission de trouver une solution de relogement de ce site qui était déjà connu comme un foyer-taudis.

 

L'opération de la rénovation du foyer Pinel à la Porte de Saint-Denis, décidée vers 1999, aurait dû permettre, une fois les résidents de Pinel installés dans leur nouvelle résidence reconstruite, aux habitants d'Epinay d'emménager au foyer 19 rue du Bailly, pourvu d'une centaine de places. Or à cause des retards du projet, le nouveau foyer Pinel n'est toujours pas sorti de terre et Bailly est toujours occupé comme site de transition.

Ce qui se passe sur le site d'Epinay est alors facile à comprendre. L'Aftam regroupe les résidents qui restent dans deux bâtiments, démolit partiellement un troisième. Elle reloge aussi les "officiels" qui sont d'accord pour partir. Mais finalement, c'est peu de monde car la majorité des gens souhaitent rester ensemble, garder les liens de solidarité et de camaraderie qu'ils ont construits pendant des années. Avec le temps, de nombreux résidents en titre partent à la retraite. Leurs lits sont payés par des cousins, des frères, des amis qui ont besoin d'un habitat. De toute manière, l'Aftam refuse toute nouvelle entrée. D'autres préfèrent continuer à payer les loyers très modérés du foyer, plutôt que de se mettre dans l'engrenage du système APL avec son arbitraire, son flicage, mais indispensable pour payer les loyers de 300 ou 400 € demandés dans les nouvelles "résidences". L'Aftam n'engage pas une nouvelle enquête sociale, estimant que sans date précise de destruction, c'est peine perdue. Les noms des résidents réels, eux, s'écartent de plus en plus des noms sur les listes officielles du gestionnaire.

 

Les conditions physiques dans les foyers continuant à se dégrader, la Préfecture s'alarme et pousse à une solution rapide. Déjà en juillet 2010, sur le terrain, Monsieur le sous-préfet avait juré que les résidents ne passeraient pas encore un hiver dans ce taudis. Il a été remplacé. Juillet 2011, les résidents sont toujours là, cette fois-ci devant une nouvelle sous-préfète qui, elle, veut "en finir". Utilisant la tactique "diviser pour mieux régner", le bâtiment des Maghrébins – moins occupé – a été déclaré insalubre. L'Aftam a obtenu un jugement d'expulsion, et le 27 octobre au matin, l'a fait exécuter.

 

Le bâtiment B, dit "des Africains", fonctionne toujours et pour l'instant aucun ordre d'expulsion n'a été prononcé. Mais la cinquantaine d'occupants et de résidents manifestent avec force leur solidarité avec les expulsés, ils savent qu'ils risquent de subir très tôt le même mépris, le même sort.

 

Depuis l'expulsion, des mobilisations ont permis aux résidents expulsés sans autre solution que d'être hébergés provisoirement dans la salle de télé du foyer. L'Aftam s'est engagé à reloger des "surnuméraires et remplaçants" qui déposeraient des demandes de logement. Encore faut-il s'assurer que tous les demandeurs soient pris en charge et qu'elle ne fasse pas blocage sur certains dossiers pour des raisons diverses.

 

Mais les résidents et leurs soutiens réclament toujours une solution digne et juste pour l'ensemble des habitants du foyer.

 

 

Mercredi 2 novembre 2011 sera une journée de mobilisation !

 

10 heures devant la Mairie de Saint-Denis

Pour réclamer que la Mairie agisse concrètement pour héberger les résidents sans-papiers, pour appuyer activement leurs demandes de régularisation, pour envisager la solution d'un nouveau site pour les résidents du foyer.

 

16 heures devant la Préfecture de Bobigny

Pour participer à une "nuit de veillée" pour le droit au logement Ensemble avec les mouvements de lutte pour le logement du 93 (Les familles expulsées de la Courneuve, Les Sorins à Montreuil et d’autres) afin de demander l'arrêt des expulsions et des violences, l'ouverture d'une politique de régularisation et de relogement dans le département.

 

 

Plus précisément, sur le foyer Epinay-République :

 

Les résidents réclament une TABLE RONDE avec la Ville, l'Aftam et la Préfecture pour pouvoir trouver une solution qui permette à l'ENSEMBLE des résidents de sortir du foyer dignement, d'être relogés correctement et de manière groupée, pour garder les liens de famille et de voisinage, et à des tarifs qu'ils peuvent payer. Monsieur Oudot, directeur général de l'Aftam, a parlé de la possibilité de construire un nouveau foyer de 80 places à condition qu'il ait accès à un terrain et au financement. Cette solution doit être examinée concrètement et il faut passer à sa réalisation.

 

 

Le 29/10/2011

 

 

Comité de résidents du foyer Epinay-République, Coordination des foyers Aftam, Associations et organismes dans le comité de soutien (Copaf, EVTC, Dal, Mrap, Solidarité Logement St-Denis, la Cause du peuple, PC Maoïste, les Alternatifs, CGT...)

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Published by drapeau rouge - dans Luttes pour le logement
5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 18:03

Note: Ce rapport date de mi-juin 2011. Nous le publions ici avec un peu de retard.

 

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La lutte des expulsés de la Courneuve a une importance particulière, car elle a mis sur le devant de la scène de la lutte de classes, les différentes classes, leurs représentations politiques et leur positionnement dans cette lutte. Elle a aussi montré qu’en définitive, c’est seulement la classe ouvrière qui peut être révolutionnaire jusqu’au bout. Elle a aussi montré que le Front Révolutionnaire peut et doit s’édifier sous le contrôle des travailleurs en lutte, que c’est la voie à suivre pour donner un contenu approfondi à la démocratie ouvrière maintenant, puis dans le cadre futur de la dictature du prolétariat et de son approfondissement au cours de l’édification socialiste.

 

Cette lutte démontre que le caractère de classe de la lutte est essentiel, que les différences idéologiques, politiques, spirituelles sont secondaires, font partie des contradictions au sein du peuple et n’empêchent aucunement le développement de la lutte.

 

Cette lutte met deux camps en présence : la bourgeoisie et la classe ouvrière. Elle est un révélateur des véritables positions de classe des différents protagonistes qui y sont impliqués, reflétant des intérêts de classe sous-jacents.

 

L’affrontement de deux classes antagoniques, bourgeoisie et prolétariat, aux intérêts et aux objectifs diamétralement opposés tant sur le plan matériel que sur les plans politique, idéologique, culturel,  moral et spirituel, apparaît clairement dans cette lutte. On retrouve donc d’un côté l’appareil d’Etat et tous ceux qui le soutiennent d’une façon ou d’une autre et de l’autre la classe ouvrière et ses alliés et amis.

 

Au travers de cette lutte, on voit clairement que l’appareil d’Etat est le représentant d’une classe. Dans notre pays, il représente les intérêts de la bourgeoisie impérialiste détentrice du capital financier qui domine l’ensemble de l’économie et qui la dirige au travers des multinationales qui ont pénétré tous les secteurs de la production et du commerce.

 

D’autre part, cette lutte témoigne du fait que l’Etat devient de plus en plus un Etat policier et que la dictature de la bourgeoisie revêt de plus en plus un caractère fascisant, dont nous décrivons le processus d’édification comme une forme nouvelle de fascisme, le fascisme moderne.

 

1er épisode : Juillet 2010

 

L’OPDHLM propriétaire de la barre Balzac est en charge de gérer le logement. A la tête du conseil d’administration, le Président de l’OPDHLM est Conseiller Général de Seine Saint Denis, membre du PS, ce qui ne l’a pas empêché en bon gestionnaire d’appeler la police qui est intervenue brutalement avec l’assentiment de la municipalité de « gauche », à direction « communiste ».

 

La mairie a alors joué au médiateur, notamment en fournissant les véhicules pour accompagner les expulsés dans les hôtels dès la prise en charge des familles par la préfecture.

 

2ème épisode : 18 avril 2011

 

La préfecture met fin à l’hébergement des familles en hôtel et ne reloge arbitrairement que 10 familles. Les autres sont à la rue. Ils décident de se regrouper près du lieu d’où ils avaient expulsés, précisément place de la Fraternité à La Courneuve.

 

Première entrevue avec un élu : délégués et soutiens sont accueillis comme des chiens dans un jeu de quille : à la demande de soutien, la réponse est « vous n’aurez rien ! »

 

Deuxième entrevue avec le chef de cabinet du maire : moins agressif, plus aimable, mais même réponse.

 

Des collectes sont organisées par les familles et le Comité de Lutte et de Soutien de la Cause du Peuple 93. La population, pourtant de condition modeste, apporte de la nourriture, de l’eau, du lait, de l’argent. 

 

Au début de la lutte sont présents le DAL ainsi que le Comité de Lutte et de Soutien de la Cause du Peuple, puis se joignent différents soutiens.

 

La Municipalité sort alors un communiqué adressé à la population pour tenter de monter la population contre les expulsés, prétextant qu’ils sont une nuisance, qu’ils occupent une place publique, qu’il faut que ça cesse (voir en annexe). Un article moins violent est également publié dans « Regards », écrit par l’adjoint au maire, élu Parti de Gauche.

 

Ce communiqué pour diviser la classe ouvrière et les habitants de la Courneuve est bientôt suivi d’une demande d’évacuation adressée à la Préfecture par le maire PC. Les élus de LO et du POI sont cois. Le PS, dans la minorité, hurle avec les loups. Il est fort probable que l’UMP (minorité) aille dans le même sens. On ne connaît pas la position des Verts qui sont, eux, dans la majorité. Europe Ecologie – les Verts a en tout cas signé la déclaration unitaire du comité de soutien. Le DAL constitue des dossiers juridiques pour les demandes de logement, mais aussi pour faire annuler l’évacuation et faire reconnaître le droit au logement.

 

C’est alors que la Plaine Commune (regroupant 8 communes) arrive à la rescousse de la municipalité de la Courneuve en demandant à son tour l’évacuation de la place. La Sainte Famille des réactionnaires et des conciliateurs est au complet. En effet, il y a 4 municipalités de gauche dont le maire est PC, 2 PS, 1 Vert, 1 divers droite. Les élus d’extrême gauche ne disent rien officiellement, l’UMP et le FN minoritaires se réjouissent sûrement dans l’ombre.

 

En revanche, de nombreuses associations se sont immédiatement rangées dans le camp des travailleurs et ont permis la formation d’un comité de soutien élargi ; la section de la Seine Saint Denis du PG soutient les familles expulsées sans pour autant dénoncer les agissements de la mairie et de la Plaine Commune.

 

Mais la cour d’appel du tribunal administratif de Montreuil les a déboutés. La Plaine Commune « a soulevé une pierre pour se la laisser tomber sur les pieds ».

 

Cette lutte est très importante car elle trace une ligne de démarcation entre la position de la classe ouvrière et celle de la bourgeoisie en matière de logement, mais aussi sur la nature du système capitaliste lui-même. On retrouve donc d’un côté la classe ouvrière et les couches populaires et de l’autre les gestionnaires de l’Etat capitaliste de toutes couleurs et les partis conciliateurs qui ne rêvent que de gérer le système sans le remettre complètement en cause. Cela clarifie aux yeux de tous et toutes nos tâches et nos objectifs, c’est  à dire s’organiser pour détruire le système et lui substituer le pouvoir de la classe ouvrière et des couches populaires qui instaurera le socialisme authentique jusqu’à la société sans classe, la société communiste.

 

L’OPDHLM est pris dans une contradiction : elle gère des logements sociaux mais applique les critères de la bourgeoisie en matière de gestion, pratique l’expulsion de ceux qui ne peuvent plus payer faute de salaires suffisants, en raison du chômage, a recours aux huissiers, demande l’expulsion par la police qui le fait sans ménagement.

 

Les occupants « illégaux » mais légitimes de la barre Balzac vouée à la démolition qui payaient des redevances bien qu’ils ne fussent pas locataires en titre, n’ont pas eu le droit d’être relogés. Dans cette situation d’urgence, le préfet a procédé au relogement provisoire des familles dans des hôtels (des chaînes hôtelières internationales) car il ne faut pas toucher à la sacro-sainte propriété privée et appliquer la loi de réquisition. Il y a pourtant plus de 2 millions de logements vides, sans compter les bureaux, locaux municipaux, départementaux, des administrations, des bureaux vides. Bref de quoi résoudre la question du logement.

 

L’OPDHLM, dirigée par un conseiller général de « gauche », applique les lois du capitalisme, le droit bourgeois qui ne reconnait pas le droit au logement ou lui donne un contenu théorique en refusant toute application pour faire de ce droit une réalité pratique, c'est-à-dire fournir un logement à ceux qui n’en ont pas.

 

La municipalité qui a une quote-part de logement sur sa ville est pour l’expulsion afin de réaliser son projet immobilier. Elle renvoie les expulsés vers l’Etat et son représentant la préfecture. La même démarche est effectuée quand le pouvoir d’Etat est entre les mains de la « gauche » (ce qui révèle encore une fois que l’Etat ne change pas de nature de classe avec les élections).

 

En fait, l’appareil d’Etat est chargé de défendre les intérêts de la bourgeoisie ou de les ménager. C’est ce qui apparaît clairement dans cet affrontement de classes sur la question des droits, le droit au logement, le droit de circuler, le droit de travailler, d’avoir des papiers pour en bénéficier pleinement comme tous les citoyens de ce pays qui apportent leur pierre à la construction du bien commun.

 

Juin 2011

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Published by drapeau rouge - dans Luttes pour le logement
30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 18:18
 
Article publié sur le blog de la Cause du Peuple :
Hier a eu lieu le grand rassemblement de soutien aux expulsés de la barre Balzac devant la Préfecture de Bobigny.

Environ deux cents personnes était présentes, venues de différents endroits. Parmi elles, une délégation des squatteurs de la rue des Sorins à Montreuil et une délégation du Foyer AFTAM Epinay-République.

 La détermination était forte, face au « comité d’accueil » des flics armés et suréquipés. Les tonfas et les boucliers face aux chants et aux slogans…

Mais les manifestants ont du répondant : Pas de policiers, LOGEMENT !

On est serré devant l’entrée et chacun y va de son couplet :

Sarkozy a oublié, SES PARENTS SONT IMMIGRES ! SOLIDARITE AVEC LES MAL-LOGES !

 
   
   
   
   
Même la gendarmerie a envoyé un hélicoptère pour l'occasion...
Un militant qui filme sur prend un coup de casque sur le nez par un flic un peu « nerveux », le ton est donné…
Après avoir re-re-redemandé un rendez-vous avec le Préfet sans réponse, et bien que le rassemblement soit prévu de 15 heures à 20 heures sur la place, les flics commence à faire reculer les gens de l’entrée de la Préf.

Et ça pousse et ça crie, là un homme se prend un coup de tonfa sur la main, un autre tombe dans la cohue.

 
Une femme se retrouve à terre après avoir pris un coup en pleine tête, ses lunettes sont projetées… On doit appeler les pompiers et elle est emmenée.

 
 
Les BAC se faufilent parmi les militants, se faisant passer pour des soutiens.

 
Mais les gens ne sont pas dupes… et ils sont vite repérés.
Pendant ce temps, un représentant de la Préfecture est envoyé pour consulter le Préfet.
   
Quelques minutes plus tard, les délégués ont pu obtenir une réponse : un rendez-vous est fixé le vendredi 1er juillet à 16 heures.

Une première étape est franchie, mais il reste beaucoup à faire, car rien n’est encore acquis. La fin du rassemblement est annoncée et les gens s’en vont.

La réunion du comité de soutien se tient sur la place et des propositions sont faites sur la suite des évènements.

La lutte continue !

 - Réunion du comité de soutien -
tous les mercredis à 18 heures
Place de la Fraternité à la Courneuve

Organisons le front pour élargir la résistance contre les expulsions !

La Cause du Peuple
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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 22:53

Publié sur le blog de la Cause du Peuple et soutenu par le Parti Communiste maoïste de France :

Grand rassemblement contre les expulsions le 29 juin !

Mercredi 29 juin 2011
- dès 15 heures -
Rassemblement devant la Préfecture de Bobigny
Expulsés de la barre Balzac - Occupants de la Fraternité


Ce mercredi 29 juin 2011 est organisé un grand rassemblement à 15 heures devant la préfecture de Bobigny. Ce sera l'occasion d'afficher notre soutien aux expulsés de la barre Balzac - Occupants de la Fraternité, mais aussi de se réunir pour s'opposer de manière générale aux expulsions, qu'elles aient lieu à la Courneuve, Montreuil ou ailleurs. 

 

Élargissons la résistance !
Partout, discutons, créons des comité de lutte 
et organisons-nous contre les expulsions !

Soyons nombreux pour cet après midi de solidarité et de résistance !
 
Photo0912flou.jpg
 
Vous pouvez télécharger ici :
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Published by drapeau rouge - dans Luttes pour le logement
23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 19:49

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En Juillet 2010, plusieurs centaines de famille sont expulsées manu-militari de la Barre Balzac qu’elles occupaient, faute  de logement. Bien que cette barre soit vouée à la destruction, les familles y trouvaient une aire de repos, elles avaient un toit sur la tête. Elles payaient d’ailleurs un « loyer » à l’OPDHLM pour une barre en délabrement organisé.

La démolition et la reconstruction ne sont pas dramatiques pour tout le monde. Elles engraissent les promoteurs, qu’il s’agisse de constructions privées ou publiques. Par contre les expulsions sont dramatiques pour des familles avec enfants, avec des salaires faibles, pour des travaux dangereux et/ou difficiles. Les expulsés de la Courneuve font partie de la seconde catégorie. Les nouveaux locataires paieront sans doute des loyers plus élevés, en conformité avec la hausse générale des loyers et du prix du mètre carré.

Qui a demandé l’expulsion ? C’est la direction de l’OPDHLM, dirigée par un conseiller général, membre du PS. La municipalité de la Courneuve s’est félicitée de l’intervention musclée de la police, ainsi que, bien entendu, le président de l’OPDHLM, également membre du conseil municipal.

Poursuivons !

La préfecture a relogé les expulsés répertoriés par les huissiers, ceux qui n’étaient présents lors de l’expulsion parce qu’ils étaient au travail n’ont pas été pris en compte pour un relogement en hôtel dans divers départements. La municipalité a « offert » le transport des expulsés vers leur nouvelle « demeure » qui fait les choux-gras des marchands de sommeil.

Passons !

La préfecture n’a assuré un logement qu’à une dizaine de familles. Les autres, après neuf mois de promesses de logement, ont dû quitter l’hébergement en hôtel et se retrouver encore une fois sans toit alors que la plupart travaillent.

Les familles ont donc décidé de revenir d’où elles étaient parties, à la Courneuve. Elles campent depuis place de la Fraternité. Dispersées, elles se sont regroupées pour mieux se défendre pour enfin obtenir un logement, appuyés dès le début par le DAL, le CSP75 et le Comité de soutien et de lutte – la Cause du Peuple 93, bientôt rejoints pas d’autres associations et syndicats et quelques partis politiques qui ont formé un comité de soutien unitaire. Le principe qui a été adopté a été que toutes propositions soient examinées en AG réunissant les familles et le comité de soutien, les décisions étant prises en dernier ressort par les familles en lutte. Chaque organisation a la possibilité par ailleurs d’exprimer sa position par voie de tract, déclaration, affiche.
 
La mairie ne l’a pas entendu de cette oreille. Elle a refusé toute aide : pas de local pour être à l’abri, pas de couvertures, d’aide alimentaire, de sanitaires chimiques. Vous n’aurez rien. Allez voir la préfecture, ce sont eux les responsables. Fi de l’expulsion HLM, fi de l’approbation de la municipalité dérangée dans sa modernisation du parc immobilier. Pas de ça chez nous. Allez donc dans les municipalités de droite, autrement dit dans la gueule du loup, vous n’êtes pas de La Courneuve. Nous avons 52% de logements sociaux, nous sommes contre les expulsions, etc.

Ce refus n’a pas entamé la détermination des familles. La municipalité a alors demandé à la préfecture l’évacuation de la place, prétextant la gêne. Pourtant le voisinage est plutôt bienveillant, compréhensif avec les occupants de la place, bien que peu argenté, ils ont apporté un soutien important en nourriture, médicaments, vêtements, réconfort. C’est cela la solidarité prolétarienne véritable, spontanée, sans calcul mesquin.

Mais l’intransigeance de la municipalité et son entêtement ont provoqué une prise de conscience de l’ignominie d’une telle démarche. La section du 93 du Parti de gauche a désavoué l’attitude de la municipalité ; la lutte entre deux façons de régler ce problème s’est développée. Des militants du PCF sont venus dire qu’ils étaient en désaccord avec le maire, pourtant du même parti. Nous autres maoïstes disons que pour avancer dans la lutte de classes (et s’en est une qui se déroule), deux conceptions du monde s’affrontent : la conception bourgeoise d’un côté, la conception prolétarienne de l’autre.

Sentant le sol se dérober sous ses pieds, la municipalité a appelé en renfort la Plaine Commune regroupant 8 municipalités dirigées là par le PCF, là par le PS, là par les Divers Droites, mais aussi par les Verts ; et pourtant certains sont signataires du soutien et font partie du comité. Ce qui montre que c’est dans la pratique que chacun choisi son camp.

Ainsi les véritables communistes, socialistes, progressistes et démocrates se regroupent face à ceux qui prennent des positions en contradiction avec la pratique qu’ils ont pu avoir ou ont eu jusque là. Ainsi s’opère et va se développer la décantation qui va permettre au mouvement ouvrier et populaire de retrouver son âme ; ainsi vont se retrouver ensemble peu à peu les révolutionnaires, les progressistes et les vrais démocrates dans un front qui ne demande qu’à grandir pour faire reculer la réaction, le fascisme qui se met en place tous les jours, pour en finir enfin avec ce monde d’inégalité, où le droit d’avoir un travail pour vivre, un logement pour se loger, la sécurité pour sa famille, la paix enfin ne soient plus de vains mots inscrits sur la façade des mairies.

Les familles qui doivent camper sur la place de la Fraternité sont nos frères de classes. Ils vivent dans les conditions précaires, difficiles, auxquelles sont confrontées des centaines et des centaines d’habitants de la Courneuve menacés d’expulsions, isolés, frappés l’un après l’autre par l’OPDHLM qui expulse à tour de bras à l’aide de la justice et ses huissiers et la police si nécessaire. Ils sont isolés. Pourtant ils ont des droits, le droit à une vie digne. Avoir un toit est inscrit dans la constitution, tout comme les mesures de réquisition.

En France il y a 2 millions de logements vides mais ils ne veulent pas réquisitionner parce que la demande de logements baisserait fortement entrainant la diminution des loyers, du prix du mètre carré et bien sûr le profit des investisseurs, des promoteurs et des gros propriétaires fonciers. S’il faut plus de logements sociaux, les réquisitions en réduiraient le nombre, la socialisation des terrains des villes ferait aussi chuter le prix de l’immobilier. Bref c’est une question de volonté politique. La bourgeoisie et les réformistes n’auront jamais cette volonté politique. Seul le prolétariat organisé, seul un parti révolutionnaire peuvent mettre en œuvre une telle politique.

Les révoltes héroïques des peuples arabes marquent le pas, la bourgeoisie et les opportunistes réapparaissent, s’organisent, car ce qu’il manque c’est une véritable organisation révolutionnaire dont l’objectif est d’en finir avec le système d’exploitation et d’oppression, le système capitaliste, l’impérialisme fauteur de misère et de guerre. Il n’y a pas d’autre voie. « La question du logement sera aussi facile à régler pour le prolétariat quand il aura pris le pouvoir que pour la bourgeoisie quand elle procède aux expropriations. » (Friedrich Engels - camarade de Karl Marx - la Question du logement).

PC maoïste de France - juin 2011

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 16:33

Voici un reportage photo publié par les Camarades de la Cause du Peuple. Les images parlent d'elles-mêmes...

 

PC maoïste de France

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http://lacausedupeuple.blogspot.com/2011/06/les-habitants-du-foyer-taudis-aftam.html


Les habitants du foyer taudis AFTAM d'Epinay en lutte !


Voici un petit reportage photo sur le foyer AFTAM du 162 rue de la République à Epinay sur Seine :


Pour décrire rapidement la situation, le foyer existe depuis 1965. Il y a eu un comité de pilotage de relogement de 1999 à 2003 mais qui n'a pas abouti pour les travailleurs sub-sahariens et quelques travailleurs maghrébins.


Comme vous pouvez le voir sur les photos, le foyer est en piteux état. Dans une aile, il n'y a pas de portes, ce qui rend la situation invivable en hiver. Il n'y a pas de chauffage et les résistances utilisées pour se réchauffer font sauter le disjoncteur... La seule isolation qu'il y ait est à l'amiante ! Et pour cela, les résidents payent 128 € par mois !

 

Cette visite nous a empli de révolte et de colère que nous allons transformer en énergie pour la lutte !


En attendant un reportage plus complet, vous pouvez trouver un peu plus d'informations sur cette page : http://www.copaf.ouvaton.org/aftam/epinay.pdf


Voici les photos qui se passent de commentaires...

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 21:10

Voici le dernier tract publié par les Camarades du Comité de Lutte et de Soutien - La Cause du Peuple 93.

 

PC maoïste de France

 

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http://lacausedupeuple.blogspot.com/2011/05/elargissons-la-resistance-contre-les.html

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Elargissons la résistance contre les expulsions !

Depuis plus d’un mois, plus d’une centaine de familles expulsées de la Barre Balzac en juillet 2010 campent sur la place de la Fraternité. Relogées par la préfecture en hôtel suite à des négociations, celle-ci a stoppé la prise en charge. Contrairement à ses promesses, la préfecture n’a relogé que dix familles sur plus de cent. De nouveau, ils et elles se sont retrouvés à la rue, avec enfants en bas âge.

Les familles ont demandé l’aide de la Mairie qui a refusé. Dans un communiqué, cette dernière a voulu se justifier auprès de la population en parlant des 1900 demandeurs de logement et en rappelant son engagement en faveur du logement. Elle parle de conditions dégradées, nuisibles à l’espace occupé et a demandé que cela cesse immédiatement.

Après avoir publié ce communiqué afin de diviser la population, le maire PCF a osé prendre un arrêté d’évacuation remis aux familles par un huissier. Un adjoint du Parti de gauche reprend les raisons invoquées dans « Regards », le journal municipal. Pourtant, le PG de Seine St Denis a dénoncé dans un communiqué la position du Maire et a apporté son soutien aux familles. Des militants communistes de la Courneuve sont également venus faire part de leur désaccord avec la position du Maire en se déplaçant sur le campement.

Au cours d’une entrevue avec une délégation composée de représentants des familles et du comité de soutien le 18 mai dernier, le Maire a refusé toute aide et a maintenu sa demande d’évacuation, affirmant qu’il soutenait la décision de l’ODHLM (présidée par le conseiller municipal PS, Monsieur Troussel) d’avoir recouru aux forces de l’ordre pour expulser les familles de leur logement. Pire, le lendemain, la coalition des 8 mairies de la « Plaine Commune » (4 PCF, 2 PS, 1 Vert –dont le parti a signé l’appel unitaire de soutien- et 1 divers droite) ont également demandé l’évacuation du campement ! C’est une attaque généralisée contre les travailleurs expulsés !

Celles et ceux qui se réclament de gauche devraient se rappeler ce qu’a écrit Engels (compagnon de Marx) : 
«  Les travailleurs sont refoulés du centre des villes vers la périphérie, les logements ouvriers…les petits appartements deviennent rares et chers…introuvables…l’industrie du bâtiment, pour qui les appartements à loyer élevé offrent à la spéculation un champ beaucoup pus vaste, ne construira jamais qu’exceptionnellement des logements ouvriers. » (Engels - La question du logement)
  
Certes, depuis des logements sociaux ont été construits après la 1ère guerre mondiale, puis après les destructions importantes de la 2ème. Depuis la destruction des quartiers ouvriers à Paris et dans le centre des grandes villes, la classe ouvrière et les couches populaires ont été rejetées vers les banlieues. Les constructions des années 60/70 de mauvaise qualité se sont dégradées. Elles sont soit rénovées, soit détruites, soit vendues aux promoteurs et aux spéculateurs. Le prix du mètre carré a augmenté de trois fois en dix ans, ce qui fait augmenter les loyers du privé et des HLM.

Le chômage massif s’est installé, les salaires sont à la baisse : résultat les accédants à la propriété ne peuvent plus payer les charges ; les immeubles se dégradent, se déprécient ; les familles couvertes de dettes sont jetées à la rue comme à Clichy sous Bois, leurs meubles saisis par les huissiers. Il en est de même des locataires du secteur privé ou des HLM.

Le droit au logement est inscrit dans la constitution, comme la LOI DE REQUISITION adoptée en 1945 et appliquée par des occupations massives de sans logis.

Il n’y a pas assez de logements sociaux, mais on ne peut proposer comme solution unique d’attendre sur la liste, de privilégier les habitants de sa commune, de diviser les demandeurs en catégories distinctes, de se renvoyer la balle entre préfecture, conseil général, office des HLM, maire, etc., prenant les demandeurs pour des balles de tennis. C’est une politique de division des couches populaires.

« Il y a dans les grandes villes déjà suffisamment d’immeubles à usage d’habitation pour remédier sans délai par leur emploi  rationnel à toute véritable crise du logement. Ceci ne peut se faire que par l’expropriation des propriétaires actuels par l’occupation de leurs immeubles par les travailleurs sans abri ou immodérément entassés dans leur logis ; et dès que le prolétariat aura conquis le pouvoir politique, cette mesure exigée par le bien public sera aussi facile à réaliser que le sont aujourd’hui les expropriations et réquisitions de logements par l’Etat. » (Engels - La question du logement)

A La Courneuve, comme dans les autres villes du département ou d’ailleurs, les expulsés ou menacés de l’être doivent se dresser comme un seul homme pour s’opposer aux expulsions de familles isolées, les souder en un bloc, dans un comité de soutien et de lutte par exemple et le construire quartier par quartier, vile par ville, pour refuser l’expulsion, appliquer la loi de réquisition sous sa forme populaire par l’occupation des logements vides en commençant par les immeubles institutionnels, administratifs, municipaux, les bureaux ou tout type d’immeuble vacant.  En France il y a plus de 2 millions de logements vides pour loger les sans-toits et mal-logés.

Nous appelons les militants communistes, socialistes, écologistes et tous les progressistes à dénoncer les mesures prises par la Mairie, l’ODHLM et les représentants de la « Plaine Commune ».

APPORTEZ VOTRE SOUTIEN AUX EXPULSES !
REJOIGNEZ-NOUS POUR ELARGIR LA RESISTANCE
ET ORGANISER LA LUTTE CONTRE LES EXPULSIONS !

Comité de Soutien et de Lutte – la Cause du Peuple 93


lacausedupeuple[at]gmail.com
lacausedupeuple.blogspot.com
 
Télécharger le tract en PDF : Elargissons la résistance contre les expulsions !
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Published by drapeau rouge - dans Luttes pour le logement
21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 13:16
L'article vient du blog de la Cause du Peuple dont le n°7 est sorti (voir lacausedupeuple.blogspot.com)

 

Mercredi 18 mai, une entrevue a eu lieu entre des représentants des familles et du comité de soutien et le Maire de la Courneuve.

Lors de cet entretien, il a été demandé à la mairie de retirer son arrêté d'évacuation et d'apporter son soutien aux familles, notamment matériel (eau, sanitaires,...). La mairie a répondu qu'elle soutenait la décision de l'ODHLM (présidée par Monsieur Troussel, conseiller municipal PS) d'avoir expulsé les familles de la barre Balzac en juillet 2010 et qu'elle refuse de retirer son arrêté d'évacuation. Le Maire a dit qu'il enverrait une lettre à la préfecture pour appuyer les demandes des familles.

Entre temps, le Parti de Gauche du 93 a publié un communiqué de soutien aux familles dénonçant la position de la mairie (voir 93.lepartidegauche.fr). Rappelons que l'adjoint au Maire est du PG. Depuis, le PG a décidé de signer l'appel unitaire (voir Appel unitaire Courneuve).

Le lendemain, nous apprenons que la Communauté d'Agglomération "Plaine Commune" a elle aussi demandé l'évacuation du campement ! Rappelons que la "Plaine Commune" réuni les mairies P"C"F de Villetaneuse, Saint Denis, Stains et la Courneuve, les mairies PS d'Aubervilliers et Pierrefitte, la mairie Vert de l'Ile-Saint-Denis et la mairie Divers Droite (ex-Modem) d'Epinay. D'ailleurs, Europe Ecologie - les Verts est signataire de l'appel unitaire !

L'attaque contre les travailleurs et travailleuses expulsé(e)s s'élargit !


Nous devons répondre par l'élargissement du soutien populaire !

 

Au niveau juridique, le Tribunal Administratif de Montreuil a rejetté la demande de "ré hébergement".
Pire encore, voici ce que le DAL rapporte de la plainte déposée par la Mairie :

"Des accusations graves et dégradantes sont consignées dans une plainte déposée par la Mairie de la Courneuve, annexée à la demande d’expulsion ou il est reproché aux familles expulsées de “vivre de façon constante dans leur propre déjection”, de “chanter et jouer de la musique à toute heure”, “ de s’être installé devant le centre municipal de santé” .! ...
Or ce campement est particulièrement bien entretenu, et les expulsées font très attention à ne pas déranger l’activité du centre médical, et de laisser les lieux propres. D’autre part il est demandé depuis le 18 avril à la commune d’ouvrir des sanitaires disponibles dans différents locaux désaffectés." 
Les prochains rendez-vous concernant la lutte sont :


Dimanche 22 mai à 14h
repas de soutien sur place
(plan accès : ici)


Mardi 24 mai à 10h
Tribunal administratif de Montreuil (métro Robespierre)
(plan accès : ici)


Mercredi 25 mai à 15h
Grand rassemblement de soutien devant la préfecture de Bobigny,  pour demander au Préfet de recevoir une délégation, de reprendre les hébergements, de reloger et de régulariser tous les expulsés.
(plan accès : ici)

 

La Cause du Peuple

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 19:31

La Cause du Peuple demande à faire passer ce message :

 

 

Le DAL nous fait passer cette information à diffuser largement ! Selon une fuite, l'expulsion du campement de la Courneuve serait programmée pour demain (mardi) matin à 6h.

 

 


 

 

Pour ne pas revivre ça, venons en nombre soutenir les expulsé(e)s de la barre Balzac - Occupants de la place de la Fraternité à la Courneuve ! Diffusons ce message !
balzac2

 

La Cause du Peuple

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 23:01

Le comité de soutien et de lutte des expulsés de la Barre Balzac

appelle à un rassemblement :

 

mercredi 27 avril 2011 à 18 heures

 

place de la Fraternité

A la Courneuve


 


 Ci-dessous, l'affiche de soutien aux Expulsés de la Courneuve - Occupants de la Fraternité, en PDF à faire circuler et à afficher !




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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 22:04

Les expulsés occupent toujours la place de la Fraternité.  Une quête circule, le soutien des commerçants a été sollicité et des tracts permettent de diffuser l'info auprès des voisins.

Toute aide est la bienvenue.


Niveau matériel : Il manque des couvertures, des produits bébés (couches, lingettes, etc.) et l'alimentaire en général. Niveau humain : L'accueil du voisinage et des commerçants est positif, mais reste insuffisant.

La préfecture fait mine de ne pas entendre les expulsés de la Barre Balzac, toutefois, elle ne doit pas être complétement sourde car elle prend sur elle d'envoyer des flics qui restent toute la journée à "surveiller" les familles...

 

APPORTONS NOTRE SOUTIEN AUX OCCUPANTS DE LA FRATERNITE !

Contre les expulsions, RÉVOLTONS-NOUS !

Comité de soutien et de Lutte - CDP 93
lacausedupeuple[at]gmail.com

placedelaFraternite_190411.jpg
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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 22:48
UN TRAVAIL, UN EMPLOI, UN LOGEMENT, DES PAPIERS !
C’EST UN DROIT POUR TOUS !

 

Un peuple qui en opprime d’autres ne saurait être libre !


La Révolution bourgeoise de 1789 a écrit sur le fronton des mairies « Liberté, Egalité, Fraternité », mais l’époque de la bourgeoisie révolutionnaire est finie. Napoléon a rétabli l’esclavage, au 19ème la bourgeoisie française a colonisé l’Afrique, les africains ont été enrôlés parfois de force dans les deux boucheries impérialistes, les deux guerres mondiales. Ils se sont battus pour leur indépendance mais les élites locales ont remplacés les colonisateurs qui les avaient formés à leur image. Elles ont réduit leur peuple à la misère, empochant l’argent de leurs maîtres, devenant leurs « chiens de garde ».

Pour fuir les « seigneurs de la guerre » et les dictateurs au service de la lutte entre les impérialistes pour le partage du gâteau, pour survivre et faire survivre leurs familles, ils ont bravé tous les dangers, payé très cher leur voyage afin d’arriver sur le sol pour lequel leurs ancêtres avaient versés leur sang. Mais quand arrivèrent sur l’autre rive, sans papiers, ils furent obligés d’accepter n’importe quel travail à n’importe quel prix. Ils devinrent la proie des marchands de sommeil sans scrupules qui leur ont dit : « si tu n’es pas content retourne chez toi » ! Ils sont « les parias de la Terre » comme l’a écrit Franz Fanon, les esclaves modernes traqués par les flics de l’Etat policier.

Mais trop, c’est trop ! Ils n’acceptent plus d’être traités comme des citoyens de seconde zone et luttent comme leurs frères de classes nés dans le pays contre l’exploitation et l’oppression. Ils exigent un logement décent, des papiers pour pouvoir travailler comme tout le monde, avoir les mêmes droits que tous les travailleurs de ce pays.

Ce sont les travailleurs qui créent les richesses accaparées par une minorité exploiteuse.

Il n’y a qu’une classe ouvrière, c’est ce qu’a reconnu la Commune de Paris en 1871, où l’immigré combattait au côté de l’ouvrier parisien sur les barricades pour la république des travailleurs. Le pays où les travailleurs vivent et travaillent, c’est leur pays. Ils doivent avoir les mêmes droits.

Ces droits au travail, au logement, aux papiers sont refusés aux expulsés de la tour Balzac à la Courneuve.

Lutter pour leurs droits, c’est lutter pour les nôtres. Nous sommes tous dans la même galère ici en France et dans les pays d’où viennent nos frères de classe.

C’est pourquoi nous appelons les travailleurs de la Courneuve et alentours ainsi que les universitaires à rejoindre le comité de soutien et de lutte.

 

Le 18 avril 2011, la préfecture n'a pas voulu prolonger la prise en charge des expulsés. 

 

Ils ont dû quitter leurs chambres d'hôtels avec leurs bagages pour s'installer sur la place de la Fraternité. Ils occuperont jusqu'à ce qu'ils obtiennent un relogement.

 

Nous appelons à soutenir les occupants de la place de la Fraternité, par toutes les formes. 

 

Un logement c'est un droit !

Exigeons un logement pour tous !!

Contre les expulsions, RESISTONS !!!


Comité de Soutien et de Lutte – la Cause du Peuple 93

 

lacausedupeuple[at]gmail.com 

lacausedupeuple.blogspost.com

 

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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 17:39
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Les ouvriers ont été chassés du centre de Paris par les expropriations massives organisées par l’Etat au service des promoteurs et des spéculateurs. Une partie a été relogée dans des HLM ou en logements accessibles à la propriété comme à Montfermeil. Les promoteurs faisaient d’une pierre, deux coups, spéculation à Paris et spéculation à la périphérie. Les moins bien payés étaient parqués dans des lieux éloignés, sans transport, dans les villes nouvelles.
La montée du chômage va empêcher de nombreux accédants à régler leurs mensualités et les charges énormes de la co-propriété. Les syndics vont alors arrêter l’entretien des immeubles qui vont se dégrader au détriment des conditions de vie de la population.
Au nom de la « sécurité », au nom de la lutte contre les ghettos qu’ils ont eux-mêmes créés. L’Etat et les maires comme celui de Monfermeil ont décidé de démolir au profit des promoteurs. L’objectif nettoyer les villes de la « racaille » terme employé par Sarkozy à Argenteuil.
Des centaines de familles vont être jetées à la rue pour 30.000 € pour un 4 pièces par les services d’expropriation de l’Etat, (c'est-à-dire entre 300 et 400 € le m²), alors que le prix moyen dans le département est de 2500 le m². Mais les promoteurs trouvent que c’est trop. Ces charognards proposent de louer les appartements expropriés (en attendant la démolition) à leurs anciens propriétaires pour 600 € mois. Au bout de 4 ans, les expropriés n’auront plus un sou. 
 PROPRIETAIRES ET LOCATAIRES
         Au 19ème siècle, en Angleterre, la vente de maison (cottage) à crédit fut instituée. Il faudra attendre 1920, pour voir le même phénomène se développer en France par le lotissement de terrain (anciennes forêts) aux alentours de Paris. Dans les années 70, divers moyens ont été employés pour inciter la population à acheter : crédit, aides à l’accession, exonération d’impôts. Aujourd’hui plus de la population, 50% est propriétaire ou accédant à la propriété.
Tous ceux qui ont un revenu, un salaire suffisant choisissent de devenir propriétaire ou co-propriétaire. Avec la montée du chômage, il est de plus en plus difficile de régler les mensualités. Il faut hypothéquer ou vendre. Dans ce système capitaliste il est légitime d’acheter son appartement, car le loyer versé est à fond perdu, son prix est presque aussi élevé que celui des traites.
Y A-T-IL PENURIE DE LOGEMENTS ?
Aujourd’hui, en France il y a 2 millions de logements vides (du studio aux appartements de plusieurs centaines de m²) dont 400.000 seulement à détruire, sans compter des millions de m² de bureaux, locaux divers, bâtiments militaires ou d’administrations, abandonnés etc. Assez pour loger les mal-logés, les SDF etc.
         Il existe une ordonnance de réquisition, que les gouvernements de gauche comme de droite n’utilisent pas parce qu’ils ne veulent pas s’attaquer à la propriété foncière en réquisitionnant en masse, car alors les loyers baisseraient et par voie de conséquence les prix de vente des logements. Ce qui ne ferait l’affaire ni des bailleurs, ni des promoteurs.
Dans l’immédiat il faut se battre :
  • Indemnisation des logements expropriés au prix du marché
  • Application de la loi de réquisition des logements vides contre les institutionnels et gros bailleurs, des administrations etc.
  • La mise à disposition gratuite, des terrains vacants détenus par les administrations, l’Etat, l’Armée, les collectivités locales et territoriales.
  • La formation massive de volontaires rémunérés pour la réfection des logements vides.
  • La construction sur les terrains libérés de logements sociaux.
  • La réaffectation progressive des beaux immeubles occupés par des bureaux, des commerces de gros, des ateliers dans des zones de type Rungis, afin d’attribuer ces logements aux mal-logés.
« La question est dans ceux qui souffrent, dans ceux qui ont froid et qui ont faim. La question est là. (V. Hugo) ». La classe ouvrière, les couches populaires devront renverser l’Etat capitaliste (de droite ou de gauche) s’approprier tous les moyens de production et d’échanges (usines, banques etc.), et résoudre la question du logement et bien d’autres questions. 
 
Formons des COMITES DE LUTTE POUR LE LOGEMENT DANS LES QUARTIERS POPULAIRES
 
Parti Communiste maoïste de France           
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Published by drapeau rouge - dans Luttes pour le logement
15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 17:28
   Y A-T-IL PENURIE DE LOGEMENTS ?
Que disait FRIEDRICH ENGELS  dans « La Question du Logement » « Il y a suffisamment d’immeubles à usages d’habitations pour remédier sans délai par leur emploi rationnel à toute « crise du logement. Ceci ne peut se faire que par la réquisition des logements par les travailleurs sans abri ou mal logésQuand le prolétariat aura pris le pouvoir dans tout le pays, cette mesure sera généralisée et sera aussi facile à réaliser que le sont aujourd’hui les expropriations et réquisitions d’utilité publique par les collectivités locales ou l’Etat ».
               La réquisition libérerait des dizaines de milliers de logements détenus par les institutionnels en premier lieu et des centaines de milliers d’autres appartenant à des bailleurs détenteurs de plusieurs appartements. Combinés avec la construction de logements sociaux et la mise à disposition gratuitement des terrains de l’Etat, des administrations, des collectivités locales ou territoriales, de l’Armée. Des dizaines de milliers de chômeurs pourraient être formés, embauchés pour la réfection des logements vides. Le problème pourrait être résolu en 2 ans. 
POURQUOI Y A-T-IL UNE CRISE DU LOGEMENT ?
                Les prix des terrains dans le centre des grandes villes a atteint des prix faramineux, c’est pourquoi depuis Haussmann, les quartiers populaires ont été démolis pour faire place aux appartements somptueux, aux bureaux, aux banques et commerces. Les prolétaires sont chassés vers les cités des banlieues.   Les propriétaires des vieux immeubles ne les réparent pas et les vendent aux promoteurs qui les vendent à la découpe ou les loue à des prix élevés. Parfois des incendies criminels accélèrent la juteuse « rénovation ». Les prix de vente et des loyers s’envolent. L’ETAT ou la ville spécule, brade le logement social existant et ne construit plus de logements sociaux.
Les plus démunis ne peuvent plus se loger que dans des taudis insalubres, vétustes, loués à prix d’or par les marchands de sommeil. Les plus pauvres, les SDF ne peuvent même pas louer un logement quand ils travaillent car il faut 3 fois le salaire ou des garanties.
QUELLE EST LA POLITIQUE DE LA BOURGEOISIE, DES REFORMISTES ET REVISIONNISTES  EN MATIERE DE LOGEMENT ?
La bourgeoisie a pour politique en matière de logement, le profit.
Celui-ci est composé de quatre parties :  La  plus-value prise sur le travail des travailleurs du bâtiment en aval. Celle des travailleurs des mines, fabriques de ciment, plâtre, verre, profilés d’aluminium, fer à béton en amont. La spéculation foncière (terrain et revente de locaux, appartements etc.)La rente foncière (location, fermage). Le prêt bancaire 
Les terrains sont privés ou publics : Le premier type de terrain est la terre à l’état brut (terres agricoles, prairies naturelles, forêts, montagnes, et autres terrains. Les municipalités, la région ou l’Etat (travaux publics, égouts, électricité) charge de les viabilisées en faisant appel aux entreprises (travaux publics, EDF, Lyonnaise des eaux etc.).qui seront payées par les impôts locaux ou autres. Les terrains sont privés ou publics. Dans tous les cas, le prix du terrain après viabilisation bondit. C’est spéculation sur les terrains.
Le terrain viabilisé fait l’objet de spéculation foncière, qu’il s’agisse de terre agricole qui devienne terrain à bâtir, ou terrain municipaux qui sont soit vendu par des particuliers soit par les municipalités, là en général à un prix plus bas que celui du marché avec une contrepartie plus ou moins importante de constructions sociales (HLM, écoles, locaux etc.). 
Les agents immobiliers et les promoteurs sont sur les rangs, les premiers faisant monter le prix du terrain et encaissent au passage une commission, les promoteurs prennent leurs bénéfices sur la vente des appartements et locaux construit, ou récoltent la rente foncière sous forme de loyer, pendant que les banques accordent des crédits qui vont faire doubler le prix d’achat de l’appartement en 20 ans. C’est le premier cycle de la spéculation foncière.
La bourgeoisie pour maintenir le taux de profit, doit entretenir une certaine rareté dans la construction de logement, ou la remise en état de logements anciens. Sinon le cycle est fermé, la spéculation ne peut s’amplifier faute d’acheteurs ou de locataires demandeurs en attente. C’est pourquoi la bourgeoisie limite au minimum la construction de logements sociaux, ou l’entretien des immeubles, car il est plus avantageux grâce à la spéculation de revendre un bien que de l’entretenir. La construction d’appartements, de locaux avec des matériaux solides qui durent longtemps s’inscrit contre la spéculation. Il vaut mieux laisser les bâtiments se dégrader, les démolir et reconstruire. Ce qui est un frein au développement du parc immobilier.
Toutes les municipalités quelque soit leur couleur sont prises dans l’engrenage de la spéculation et ne peuvent régler le problème du logement. Elles sont obligées de faire un choix. Voici deux exemples qui montrent les limites du réformisme. Début Décembre 2006, des SDF et quelques militants des Enfants de Don Quichotte plantent des tentes le long du canal St. Martin. Le mouvement s’est étendu à plusieurs villes de provinces. Le mouvement massif a fait peur au gouvernement. Il a engagé les discussions avec les Enfants de Don Quichotte qui ont accepté le principe de l’adoption d’une loi « le droit au logement opposable » contre la promesse de replier les tentes installées le long du Canal St. Martin à Paris et dans divers lieux dans une vingtaine de villes. Seulement quelques centaines de SDF ont bénéficié de solutions plus ou moins bâtardes de relogement en foyer ou en hôtel, peu ont obtenu un logement définitif qui sans travail ne peut être gardé longtemps. Quant aux 300.000 autres SDF, ils sont toujours dans la rue. Qui d’entre eux vont oser attaquer l’Etat pour lui « opposer le droit au logement » devant les tribunaux » où les attend des procédures interminables (appel, cassation), sans compter les frais d’avocats, eux qui sont sans argent, sans ressources. Encore des promesses non tenues.
                Autre exemple à Aubervilliers la mairie est confrontée à l’installation de roms roumains (qui étaient sédentarisés en Roumanie). Ils vivent ici dans les nouveaux bidonvilles. La mairie a utilisé un terrain municipal viabilisé pour y installer des mobil homes. Seulement elle ne peut les loger tous. Elle choisi une famille sur 6, suivant certains critères et leur fait signer un contrat de 3 ans dans lequel, ils s’engagent à apprendre le français, à s’intégrer. Au bout des 3 ans s’ils n’ont pas pu s’intégrer (faute d’un emploi, d’un revenu) que va-t-il se passer ? N’est-ce pas les mêmes solutions que propose Sakorzy, régler le problème de l’immigration au cas par cas, mieux par une politique d’immigration choisie. La solution trouvée à Aubervilliers va dans le même sens, quelque soit l’option politique du Conseil municipal.
QUE FAIRE ?
Les plus démunis ne peuvent plus se loger que dans des taudis insalubres, vétustes, loués à prix d’or par les marchands de sommeil. Les plus pauvres, les SDF ne peuvent même pas louer un logement quand ils travaillent car il faut 3 fois le salaire ou des garanties. Le prolétariat en s’érigeant en classe dominante allié aux couches populaires et moyennes, règlera définitivement la question du logement , la détention d’un appartement sera garantie à tous, les bailleurs, les propriétaires de terrains urbanisés et les grands propriétaires terriens seront expropriés sans indemnisation. Voilà le programme maximum du Parti Communiste maoïste.
                Dans l’immédiat il faut se battre :
§          Pour que soit appliqué la loi de réquisition des logements vides contre les institutionnels et gros bailleurs.
§          La destruction avec une faible indemnisation des logements insalubres.
§          La mise à disposition gratuite, des terrains vacants détenus par les administrations, l’Etat, l’Armée, collectivités locales et territoriales.
§          La formation massive de volontaires rémunérés pour la réfection des logements vides.
§          La construction sur les terrains libérés de logements sociaux.
§          La réaffectation progressive des beaux immeubles occupés par des bureaux, des commerces de gros, des ateliers dans des zones de type Rungis, afin d’attribuer ces logements aux mal-logés.
Les mesures que nous préconisons augmenteraient l’offre et diminueraient la demande, les loyers et le prix d’achat d’un appartement, baisseraient. Ce qui rendrait possible un logement pour tous et améliorerait les conditions de vie.
Nous savons que le gouvernement de droite ou de gauche ne tiendra pas ses promesses et qu’il faut se battre en utilisant tous les moyens pour faire appliquer le programme minimum que le Parti maoïste propose, sachant qu’en dernier ressort seule la révolution prolétarienne, la guerre des pauvres résoudra définitivement la question du droit au logement pour tous en abolissant le droit de propriété des bailleurs et des propriétaires fonciers, comme sera aboli le droit sur la propriété des moyens de production et d’échanges.
 
Article du journal « Drapeau Rouge » d’Octobre 2007                      Courriel : drapeaurouge@yahoo.fr
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Published by drapeau rouge - dans Luttes pour le logement
15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 17:12
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Début Décembre 2006, l’occupation des bords du canal, par des SDF et quelques militants des Enfants de Don Quichotte a immédiatement suscité la sympathie des riverains qui ont apporté couvertures, vêtements, café, nourriture. Le mouvement a pris de l’ampleur, des volontaires « bien logés » sont venus passés 1 ou 2 nuits, les médias s’en sont mêlés, et les associations, les partis se sont mis en mouvement, élection présidentielle oblige.
Le mouvement s’est étendu à plusieurs villes de provinces. « Une étincelle peut mettre le feu à toute la plaine » Le gouvernement se souvient de la Révolte des banlieues, du CPE.
Cette lutte fait suite à la révolte des banlieues, à celle contre le CPE. Elle s’inscrit dans le soulèvement général qui couve contre la misère et le système qui l’a produit.
Le mouvement massif a fait peur au gouvernement. Il a engagé les discussions avec les Enfants de Don Quichotte qui ont accepté le principe de l’adoption d’une loi « le droit au logement opposable » contre la promesse de replier les tentes installées le long du Canal St. Martin à Paris et dans divers lieux dans une vingtaine de villes. Mais les SDF ne sont pas si naïfs et ont dit qu’ils n’arrêteraient pas leur mouvement tant qu’ils n’obtiendraient pas un logement. Mais le gouvernement et derrière lui la bourgeoisie de droite et la bourgeoisie réformiste de gauche veulent calmer le jeu car les élections 2007 pour élire le Président de la République bourgeoise sont proches.
Ils se sont saisis de la mort de l’Abbé Pierre, pour faire oublier ceux qui aujourd’hui sont le long du Canal. Ils n’ont pas voulu régler le problème de quelques centaines de SDF alors qu’il y en a 100.000 et qu’au rythme actuel, en 2012, il y en aura le double.
Le thermomètre est descendu jusqu’à moins 15 dans certaines villes, mais les médias n’ont parlé que des camions bloqués par la neige, des avions qui ne peuvent décoller, des routes gelées, pas un mot sur les SDF qui se gèlent sous les tentes. Ils n’existent plus, c’est le black-out, il faut enterrer l’affaire. Ils ne rapportent pas, ils peuvent crever, d’autant plus qu’ils ont osé se révolter, voilà comment raisonnent ces hypocrites.
L’accord passé entre Les Enfants de Don Quichotte et le gouvernement, prévoyait de reloger un par un les SDF qui accepterait le logement proposé, en contrepartie, ils rendraient la tente jusqu’au dernier. Pour tous les autres qui se présenteraient,  terminé. Il n’y a plus rien à voir, circulez !  Si vous n’êtes pas mort en 2012 alors vous pourrez attaquer l’Etat car nous avons des choses plus sérieuses à faire. 2007, pour l’élection présidentielle, il faut du calme.
Les gouvernements de gauche ou de droite se sont succédés depuis 50 ans n’ont rien fait pour les SDF, ils étaient 2000 en 1954, 100.000 aujourd’hui
Les SDF veulent un logement pour toutes et pour tous sans condition. Pas un logement provisoire dans un hôtel meublé des marchands de sommeil qui s’engraissent sur la misère avec le concours de l’Etat. Pas des promesses n’ont tenu. Des promesses ils en font tous pendant la période électorale
            Tous les élus, les représentants des partis, les sociologues débattent à la télé. La gauche réclame la création de logements sociaux, mais omet d’exiger l’application de la loi de réquisition des 2 millions de logements vides dont seulement 400.000 sont à détruire, les autres étant parfaitement réhabilitables, sans compter des millions de m² de bureaux, locaux divers, bâtiments militaires ou d’administrations, abandonnés. Car pour cela Il faut remettre en cause le droit de la propriété foncière, la loi des bailleurs.
   Y A-T-IL PENURIE DE LOGEMENTS ?
            La réquisition libérerait des dizaines de milliers de logements détenus par les institutionnels en premier lieu et des centaines de milliers d’autres appartenant à des bailleurs détenteurs de plusieurs appartements. Combinés avec la construction de logements sociaux et la mise à disposition gratuitement des terrains de l’Etat, des administrations, des collectivités locales ou territoriales, de l’Armée.
Des dizaines de milliers de chômeurs pourraient être formés, embauchés pour la réfection des logements vides. Le problème pourrait être résolu en 2 ans. 
            Que disait FRIEDRICH ENGELS  dans « La Question du Logement » « Il y a suffisamment d’immeubles à usages d’habitations pour remédier sans délai par leur emploi rationnel à toute « crise du logement. Ceci ne peut se faire que par la réquisition des logements par les travailleurs sans abri ou mal logésQuand le prolétariat aura pris le pouvoir dans tout le pays, cette mesure sera généralisée et sera aussi facile à réaliser que le sont aujourd’hui les expropriations et réquisitions d’utilité publique par les collectivités locales ou l’Etat ».
            ..
            POURQUOI Y A-T-IL UNE CRISE DU LOGEMENT ?
           
Les prix des terrains dans le centre des grandes villes a atteint des prix faramineux, c’est pourquoi depuis Haussmann, les quartiers populaires ont été démolis pour faire place aux appartements somptueux, aux bureaux, aux banques et commerces. Les prolétaires sont chassés vers les cités des banlieues.
             Les propriétaires des vieux immeubles ne les réparent pas et les vendent aux promoteurs qui les vendent à la découpe ou les loue à des prix élevés. Parfois des incendies criminels accélèrent la juteuse « rénovation ». Les prix de vente et des loyers s’envolent. L’Etat ou la ville spécule, brade le logement social existant et ne construit plus de logements sociaux.
Les plus démunis ne peuvent plus se loger que dans des taudis insalubres, vétustes, loués à prix d’or par les marchands de sommeil. Les plus pauvres, les SDF ne peuvent même pas louer un logement quand ils travaillent car il faut 3 fois le salaire ou des garanties.
            Le prolétariat en s’érigeant en classe dominante allié aux couches populaires et moyennes, règlera définitivement la question du logement , la détention d’un appartement sera garantie à tous, les bailleurs, les propriétaires de terrains urbanisés et les grands propriétaires terriens seront expropriés sans indemnisation. Voilà le programme maximum du Parti Communiste maoïste.
Dans l’immédiat il faut se battre :
  • Pour que soit appliqué la loi de réquisition des logements vides contre les institutionnels et gros bailleurs.
  • La destruction avec une faible indemnisation des logements insalubres.
  • La mise à disposition gratuite, des terrains vacants détenus par les administrations, l’Etat, l’Armée, les collectivités locales et territoriales.
  • La formation massive de volontaires rémunérés pour la réfection des logements vides.
  • La construction sur les terrains libérés de logements sociaux.
  • La réaffectation progressive des beaux immeubles occupés par des bureaux, des commerces de gros, des ateliers dans des zones de type Rungis, afin d’attribuer ces logements aux mal-logés.
Les mesures que nous préconisons augmenteraient l’offre et diminueraient la demande, les loyers et le prix d’achat d’un appartement, baisseraient. Ce qui rendrait possible un logement pour tous et améliorerait les conditions de vie.
Nous savons que le gouvernement de droite ou de gauche ne tiendra pas ses promesses et qu’il faut se battre en utilisant tous les moyens pour faire appliquer le programme minimum que le Parti maoïste propose, sachant qu’en dernier ressort seule la révolution prolétarienne, la guerre des pauvres résoudra définitivement la question du droit au logement pour tous en abolissant le droit de propriété des bailleurs et des propriétaires fonciers, comme sera aboli le droit sur la propriété des moyens de production et d’échanges.
 
           
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