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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 20:18
Gloire à celles tombées pour la cause du peuple !

Il y a 3 ans, le 9 janvier 2013, trois militantes kurdes étaient assassinées à Paris, dans les locaux du Centre d’Information du Kurdistan, tout près de la gare du Nord. Sakine Cansiz était une dirigeante fondatrice du PKK en 1979 ; Fidan Dogan était une dirigeante du Centre d’Information du Kurdistan ; Leyla Soylemez était une jeune militante kurde.


La police a arrêté Omer Güney, auteur présumé des meurtres, proche des Loups Gris (groupe fasciste turc), exécutant des basses œuvres du parti fasciste MHP. Mais à qui profite le crime, si ce n’est à l’État fasciste turc ? Plusieurs éléments de l’enquête indiquent qu’il y a une forte possibilité que ces meurtres aient été commandités par les services secrets turcs. La France a des intérêts communs avec la Turquie, ce qui explique la passivité de la justice bourgeoise française, qui est plus prompt à emprisonner de nombreux militants kurdes et turcs, ou à collaborer avec l’Allemagne, comme récemment envers un camarade de l’ATIK, en l’expulsant après l’avoir incarcéré en France. La collaboration des polices avec l’État fasciste turc est complète, au détriment du droit d’asile dont se targue les « démocraties » bourgeoises.


L’État fasciste turc n’a aucun intérêt à ce que la vérité soit faite. De tels crimes vont dans le même sens que ceux perpétrés en Turquie à Suruç et Ankara. Ils vont dans le même sens que les attaques meurtrières de l’État turc contre le mouvement kurde et le mouvement progressiste et révolutionnaire ; que les bombardements en Turquie et en Syrie contre la population, contre les forces qui se battent contre Daech. L’État fasciste turc ferme les yeux sur les trafics de Daech et l’aide logistiquement et militairement afin de tenter d’affaiblir la lutte armée menée par les différents groupes révolutionnaires et kurdes.


Mais malgré les assassinats, les bombardements, ces tentatives conjointes de l’État fasciste et de Daech pour anéantir les forces kurdes et révolutionnaires ont échoué et échoueront comme échouera la politique des impérialistes français, européens et américains au Moyen-Orient et partout dans le monde.


Au Rojava, une Brigade Internationale de Libération a été formée regroupant des anarchistes, communistes et révolutionnaires de Turquie, du Kurdistan, de Caucase, de Grèce, d’Allemagne, d’Espagne, d’Arménie, etc., dont les Camarades maoïstes de TIKKO (Armée Ouvrière et Paysanne de Libération de la Turquie) liée au TKP/ML (Parti Communiste de Turquie/marxiste-léniniste). La révolution démocratique et de libération nationale du Rojava a changé l’équilibre des forces dans la région.


Les puissances impérialistes sont les pourvoyeurs du terrorisme : elles ont soutenu Al Qaïda en Afghanistan contre le social-impérialisme russe. Les impérialistes américains ont armé les seigneurs de la guerre qui se sont déchirés entre eux, ce qui a ouvert la porte aux talibans. Ils sont ensuite intervenus avec l’aide d’autres forces impérialistes dont la France et l’Allemagne sous le couvert de l’ONU. L’attaque contre le World Trade Center en 2001 a servi de prétexte à Bush pour envahir l’Irak, « axe du mal », au nom de la « démocratie et de la liberté ». Ils ont créé un État fantoche, dirigé par les chiites qui ont exclu les sunnites. Bonne aubaine pour Al Qaïda, puis Daesh.


Les révoltes en Tunisie, en Égypte avaient suscité des espoirs au sein des peuples de la région, mais faute d’un Parti ayant une stratégie révolutionnaire, les impérialistes ont réussi à imposer de nouveaux chiens de garde. En Libye, le rôle principal fut dévolu à l’impérialisme français, qui s’est emparé de marchés juteux. Khadafi éliminé, les cliques se sont et continuent à s’entre-déchirer, pendant qu’une partie de l’arsenal passait entre les mains d’autres cliques, dont des groupes comme Boko Haram. Ainsi les impérialistes, en semant le chaos, ont soulevé de nouvelles pierres pour se les laisser retomber sur les pieds.


Pour contrôler le Moyen Orient, c’est à dire déstabiliser complètement la région pour rebattre les cartes, les impérialistes se sont servi de la révolte populaire en Syrie en espérant pouvoir placer leurs pions respectifs. Cela a engendré de nouveau le chaos, ce qui a permis à Daesh de profiter de cette situation pour conquérir des territoires sous le couvert de la résurrection du califat, un État réactionnaire de type féodal voulant perpétrer le système d’exploitation et d’oppression par la force et la violence la plus brutale. Un rêve qui finira à terme dans les poubelles de l’Histoire, tout comme le rêve des impérialistes.


Le vide idéologique créé par la restauration capitaliste en URSS et en Chine, la transformation des partis communistes en partis réformistes sans perspective révolutionnaire a laissé le champ libre aux idéologies réactionnaires et à la pénétration de Daech dans une toute petite minorité de la jeunesse qui rejette ce système mais se retrouve perdue, sans perspective politique, utilisée comme chair à canon pour le règne de nouveaux exploiteurs qui dissimulent leur véritable nature de classe.


Les attentats qui frappent les populations civiles des pays impérialistes renforcent l’État policier et la militarisation de la société avec la mise en place de l’état d’urgence ; le racisme anti-réfugiés et islamophobe avec la fermeture des frontières, la déchéance nationale ; et accentuent la division de la classe ouvrière et des masses populaire, la bourgeoisie tentant d’imposer l’Union nationale derrière ses drapeaux. Cela permet à l’État de poursuivre ses plans de « réformes » en toute tranquillité, c’est à dire le plan de liquidation des conquêtes sociales. Cette politique creuse le lit du FN, autrement dit la montée du fascisme en France, mais aussi dans tous les pays européens sous des formes diverses.


La résistance du peuple kurde, la résistance des forces révolutionnaires au Rojava ouvrent de nouvelles perspectives pour les peuples au Moyen-Orient, en Syrie, en Irak, en Palestine. Les peuples en lutte ébranleront à terme les régimes réactionnaires arabes et l’État sioniste qui opprime le peuple palestinien et est l’ami de l’Etat fasciste turc. Les guerres populaires dirigées par les Partis Communistes maoïstes en Inde, aux Philippines, en Turquie, au Pérou, forment la pointe avancée du mouvement révolutionnaire, la forme la plus haute de la lutte anti-impérialiste. Dans de nombreux pays se reconstitue le parti révolutionnaire, le Parti Communiste maoïste. Le prolétariat et les peuples opprimés du monde vaincront l’impérialisme et la réaction quel que soit le masque sous lequel elle se dissimule. Ensemble, nous construiront un monde sans exploitation ni oppression, un monde sans guerre où les fruits du travail commun sera réparti équitablement.


Quand des camarades sont assassinés, torturés par les impérialistes, des milliers d’autres se lèvent et reprennent entre leurs mains le drapeau de la révolution. Les Camarades kurdes assassinées à Paris ne se sont pas battus en vain !


VIVE LA LUTTE DU PEUPLE KURDE ! A BAS LE REGIME FASCISTE EN TURQUIE !

VIVE LA LUTTE REVOLUTIONNAIRE DES PEUPLES !

VIVE LA GUERRE POPULAIRE, SEULE VOIE POUR LA VICTOIRE DE LA REVOLUTION !

A BAS L’IMPERIALISME ET SES CHIENS DE GARDE ! A BAS LE FASCISME !

PROLETAIRES ET PEUPLES OPPRIMES DE TOUS LES PAYS, UNISSONS-NOUS !

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 17:36
Rojava: the fight against Daech involves the struggle against imperialism!

Version française ici / French version here.

 

The revolutionary process in Rojava (“Syrian” Kurdistan) has won victory after victory against the fascist forces of Daech. It is a historical example which is playing a unifying role in the international struggle of the peoples. Many individuals and organizations from different countries have come to fight and defend the Rojava Revolution.

 

The MLKP launched an appeal several months ago to join the fighters and combatants unified in the YPG (People’s Defense Forces). The International Liberation Brigade was thus formed with the participation of anarchists, communists and revolutionaries from Turkey, Kurdistan, Caucasus, Greece, Germany, Spain, Armenia, …

 

Maoist Comrades of the TIKKO (Workers and Peasants Liberation Army of Turkey) linked to the TKP/ML also participate. Many other combatants are participating the in YPG, including many communists from France, Italy, the USA, Argentina, … In the statement of formation of the Brigade,the historical examples are clear:

“Rojava is today: What was yesterday the Paris Commune besieged by Germany, Madrid in the Spanish Civil War, Stalingrad during the Second World War.”

 

Democratic revolution and national liberation in Rojava has changed the balance of power of this region. This revolution is also the revolution of women, against the patriarchal and reactionary world.

 

IMPERIALISTS ARE THE PRODUCERS OF TERRORISM

The imperialist powers sow war and cause misery, exploitation and oppression around the world to ensure their rate of profit. They fuel internal conflicts to create chaos by using ethnic, religious, economic and military difference, to carry out interventions to seize power, raw materials and control of strategic zones on the geo-political level. Do not forget that Al Qaeda was trained and funded by US imperialism to fight Soviet social-imperialism during the invasion of Afghanistan.

 

After the withdrawal of Soviet troops, the war between warlords would provoke the intervention of the Taliban, which served as an excuse for US imperialism and its allies to intervene directly, not having been able to impose its sustainable watchdogs. Imperialism then occupied the country in a coalition of twenty countries including French and German imperialism and set up a puppet state, army and police. This did not prevent the Taliban from remaining their partial withdrawal. Daech is now trying to impose itself in Afghanistan. The attack against the World Trade Center in 2001 would allow Bush whose family and friends are among the oil and arms trade magnates into Iraq, which was accused of possessing weapons of mass destruction.

 

According to US officials, Iraq was part of the “axis of evil”, and war was declared on behalf of the “clash of civilizations”. This new intervention was only an excuse in the name of democracy and freedom, to physically remove Saddam Hussein to set up a puppet state protected by the US military occupation. This Iraqi government excluded and marginalized the Sunni clan of the former dictator in favor of Shiites. This caused resentment and promoted the rise of religious fundamentalism, then the rise of Daech which was officially affiliated with Al Qaeda and which merged with the Al Nusra Front before cutting ties with Al Qaeda during its expansion into Syria. A part of the Al Nusra Front will then ready allegiance to Al Qaeda. The support of the imperialist for Al Nusra, used by Daech to obtain weapons, was thinly veiled. Laurent Fabius, Minister of Foreign Affairs noted on January 28, 2013 that “on the ground, they [Al Nusra] do a good job.”

 

From the point of view of the imperialists, the wave of revolts in the Arab countries of the 2010s, allowed them to reshuffle the cards and put up new watchdogs. Thus, in Libya, the opportunity was open for the imperialists to attack Gaddafi. It was French imperialism which took responsibility for this, bombing Gaddafi’s positions. 40 tons of weapons were delivered by French imperialism to the rebels, groups of whom were close or directly affiliated to Al Qaeda. Ironically, Jean-Yves Le Drian, then defense minister, defended the intervention and the arms deliveries as fight against jihadism! After the liquidation of Gaddafi, as in Afghanistan,cliques of warlords stood up each against each others, causing widespread chaos, which allowed many groups affiliated to al Qaeda (or not) to arm themselves with the dislocated stocks of the old regime with the help of international traffickers linked to the arms industry.

 

Some of these groups, such as Boko Haram, have subsequently joined Daech. French imperialism subsequently intervened against Bashar al-Assad in Syria, who suppressed the people’s revolt with extreme violence. The revolt was quickly recuperated by various local lords armed by the imperialists, hoping to make their new watchdogs. The Free Syrian Army (which initially gathered sections of the secular opposition but quickly allied with Islamist groups) and the Al Nusra Front in particular, increased the local arsenal of “rebels” supported by the imperialists, an arsenal which gave Daech even more fuel. On the other hand, French imperialism supports many states who themselves support Daech by various means, including logistically and economically, Erdogan’s Turkey first of all. No state admits this officially but the evidence is extensive. Dominique de Villepin, former prime minister, said in September 2014 on France 2: “Let us realize that the Islamic state, Daech, was largely created by us, from war to war. ”

 

THE RISE OF DAECH

Daech strategy is very different from that of Al Qaeda, who practice a kind of foco war, in the form of armed actions in various countries and regions. Daech has a political project: the creation of a caliphate overwhelming existing borders in the Muslim world, crushing national minorities and other religions, including Shia Islam. Taking advantage of the chaos and appearing as radical and determined, Daech rallied former officers and soldiers of Saddam Hussein and Sunni scholars opposed to the Syrian regime and seized arms of disorganized armies, delivered by the imperialist powers to Iraq. Daech was able to build an armed force and conquer territories in Syria and northern Iraq. In this territories, there is not only a military occupation of the conquered land or elimination of the Shiite enemy, Christian and other minorities, but organization of the conquered territory, to establish a state. Through this, oil facilities, the sale of works of art, archaeological treasures, etc., Daech accumulated a war chest to pay his soldiers and officers, and to levy taxes.

 

Daech entrusts the management of current business to elites or to ruling classes, by giving them non-sovereign positions. Every aspect of life is governed by the rule established by Daech, opponents are brutally repressed. The imperialist schemes, even those of the coalition, will not overcome Daech since by striking civilians, they bring new forces to Daech. The coalition of imperialist powers, those engaged on the field, those of France, the United States, Russia and others like Turkey more concerned to fight against the Kurds than against Daech, are also executioners of the people and will eventually give a false anti-imperialist mystique to Daech. The establishment of a joint command will not change anything.

 

Imperialism seeks a way out of the situation it has itself created to establish a new puppet. While the Russian and Chinese imperialists see their interests represented by Bashar al-Assad, the US imperialists and the French want a puppet government formed out of the Free Syrian Army. The inter-imperialist tensions are reaching an unprecedented scale and leading to the risk of a generalized inter-imperialist conflict. We Maoists, we do not forget that a spark can set fire to the prairie.

 

THE RISE OF RELIGIOUS FASCISM IS STRENGTHENING THE RISE OF FASCISM IN THE IMPERIALIST COUNTRIES

Daech’s tactics are not only the destabilization of the countries in the Middle East and Africa, but also destabilizing the imperialist countries, organizing terrorist attacks, based on contradictions among the people. The ideological vacuum created by the restoration of capitalism and the transformation of Communist parties into reformist parties without revolutionary perspective has left the field open to nationalist ideologies and penetration of Daech among a small minority of youth who reject this system but find themselves lost without political perspective. These youth is used by Daech as cannon fodder for the reign of new exploiters and oppressors who hide their class nature.

 

The attacks that hit the civilian population of the imperialist countries strengthen the police state and the militarization of society with the establishment of a State of Emergency, racism in particular anti-refugee and Islamophobia, acceptance of National Union behind the bourgeoisie, the division of the working class and the masses of France, … This also allows the state to pursue its plan of “reforms” in peace, that is, that is the plans to liquidate social conquests. In short, the bourgeoisie can more easily pursue its offensive against the proletariat and the masses. The Socialist Party government has implemented points of the National Front in it own program, and they answer “We knew it ! We had the solution from the beginning ! “.

 

The State practices the policy of dividing the working class and at the same time calls for national unity against terrorism, which means for new military aggression. While brandishing the threat of terrorism of which it is the source, it targets a scapegoat, the refugees fleeing their country under the weight of poverty and of war. The governments of right and left are the creators of unemployment, which allows them to lower wages. The parties supposed to represent workers are reformist parties and have no program, no revolutionary strategy.

 

They also rallied to the National Unity project which aims to get everyone, as if there were no social classes, all behind the flag to prepare for war. Its much like the months before the first world war. Together they voted for the restriction of freedoms, the reenforcement of the police and the militarization of society. The three month State of Emergency is barely discussed before the vote is made to extend it. A curfew was imposed in Sens! Already searches occur everywhere, affecting people who either have done nothing or are anarchists or revolutionary activists.

 

Sentences of house arrest fall to “prevent” the militants’ “reach to state security “! Attacks and bombing against Muslims, Jews and immigrants perpetrated by Nazi and fascist groups multiply. In the course of searchs, cops also destroy places of worship as they have done in Aubervilliers. All this brings water to the mill of fascism and the Hollande government is responsible, along with others for to its continual rise. If the fascist party came to government, there would be no need for new laws to muzzle dissent: the legal arsenal, watchdogs and climate are already prepared.

 

THE ROLE OF MAOISTS IN THIS SITUATION

The call of the Rojava International Brigades which we we must support and make known, is a source of inspiration for us in the struggle against imperialism, against the bourgeois state and parties running this state and against the fascists. The International Brigade is composed of combatants from several countries, from communist and revolutionary organizations fighting against the fascist regime of Erdogan who wages war more against the PKK and the revolutionaries of Turkey and Kurdistan than against Daech. The struggle of the IBL and more generally of YPG shows us the path of struggle against Daech. It’s the anti-imperialist struggle, the revolutionary struggle, with the aim of building a new society.

 

This is this alternative that we must put forward to counter the imperialist propaganda to join the French Army in the fight against terrorism. Their war is an unjust war because it is led to take control of raw materials, labor and strategic zones to ensure a the rate of profit of the monopolies. The struggle of the IBL and YPG is a just war because it aims to free the people and build a new society. Even after Daech is expelled, the fight will continue on the path of revolution. Otherwise, it will be for the benefit of the imperialists and their watchdogs.

 

The role of the Maoists is firstly to bring together whatever their origin, the working men and women of all nationalities, immigrants with or without papers, youth and women who have a primary role in the revolutionary struggle against patriarchy, obscurantism and fascism. We must reject national unity imposed by the bourgeois state. Maoist Communists must learn from the Rojava International Brigade which is a first step in building an anti-imperialist and anti-fascist revolutionary front. The working class and its children should not put their destiny, their lives in the hands of the police and militarized state or follow the fascists, nor be used as cannon fodder for one or the other. It is in this sense that in factories, workplaces, professional schools, the CFA, the poor suburbs we must join forces against racism, fascism and all reactionaries.

 

These are our support bases. We’re not afraid to fight, but we do not fight for a cause that is not that of the proletariat and the masses. We will fight in a just war, that of the people against their exploiters and oppressors: the people’s war. This people’s war is the one that must be conducted in all countries to end imperialism and fascism. To lead the people’s war, three instruments are indispensable: the Party, the United Front and Fighting Force. We therefore position ourselves in the line of Comrades from India, the Philippines, Peru, Turkey and other countries that are implementing or preparing people’s war. We also position ourselves to support the International Brigades struggling against imperialism and Daech, weapons in hand, relying primarily on their own strength.

 

It is the time for the construction of these three instruments of the revolution!

 

Only the proletariat,the organized popular masses can achieve a proletarian revolution !

 

IT IS RIGHT TO REBEL!

LONG LIVE THE PEOPLE’S WAR!

DOWN WITH IMPERIALISM, ITS WATCHDOGS AND FASCISM!

PROLETARIANS AND OPPRESSED PEOPLES OF ALL COUNTRIES UNITE!

 

Translation from Signalfire

Rojava: the fight against Daech involves the struggle against imperialism!
Rojava: the fight against Daech involves the struggle against imperialism!
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Published by drapeau rouge - dans english daech YPG kurdistan international brigade
2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 20:58
Rojava : la lutte contre Daech passe par la lutte contre l'impérialisme !

Le processus révolutionnaire au Rojava (Kurdistan « syrien ») remporte victoire après victoire contre les forces fascistes de Daech. C'est un exemple historique joue un rôle unificateur dans la lutte internationale des peuples. Nombre d'individus, d'organisations venant de différents pays, arrivent pour combattre et protéger la Révolution au Rojava.

 

Le MLKP avait lancé depuis plusieurs mois un appel à rejoindre les combattants et combattantes unifiés dans les YPG (Forces de Défense du Peuple). La Brigade Internationale de Libération s'est ainsi formée, avec la participation d’anarchistes, de communistes et de révolutionnaires de Turquie, du Kurdistan, du Caucase, de Grèce, d'Allemagne, d'Espagne, d'Arménie,…

 

Les Camarades maoïstes de TIKKO (Armée Ouvrière et Paysanne de Libération de Turquie) liée au TKP/ML y participent également.

 

De nombreux autres combattants et combattantes prennent part aux YPG dont beaucoup de communistes, de France, d'Italie, des USA, d'Argentine,...

 

Lors de la déclaration de constitution de la BIL, les exemples historiques sont clairs :

« Rojava est aujourd’hui : la Commune de Paris assiégé par l’Allemagne, Madrid en pleine guerre civile en Espagne, Stalingrad durant la deuxième guerre mondiale ».

 

La Révolution de Rojava démocratique et de libération nationale a changé l'équilibre des forces dans la région.

 

Cette révolution est aussi la révolution des femmes, contre le monde patriarcal et réactionnaire.

 

LES IMPERIALISTES SONT LES POURVOYEURS DU TERRORISME

 

Ce sont les puissances impérialistes qui pour garantir leur taux de profit sèment la guerre, provoquent la misère, l’exploitation et l'oppression dans le monde entier. Ils alimentent des conflits internes pour créer le chaos en utilisant les différences ethniques, religieuses, économiques pour intervenir militairement et pouvoir ainsi s'emparer des matières premières et contrôler des zones stratégiques au niveau géo-politique.

 

N'oublions pas qu'Al Qaïda a été formé, financé par l'impérialisme américain pour combattre le social-impérialisme soviétique lors de l'invasion de l'Afghanistan. Après le retrait des troupes soviétiques, la guerre entre seigneurs de la guerre allait provoquer l'intervention des talibans, ce qui servira d'excuse à l'impérialisme américain et ses alliés pour intervenir directement, n'ayant pas pu imposer durablement ses chiens de garde. L'impérialisme va alors occuper le pays en alliance avec une coalition d'une vingtaine de pays dont l'impérialisme français et allemand, mettre sur pied un État fantoche, former une armée et une police. Ce qui n'empêchera pas les talibans de se maintenir après leur retrait partiel. Daech tente aujourd'hui de s'implanter en Afghanistan.

 

L'attaque contre le World Trade Center en 2001 allait permettre à Bush dont la famille et les amis font partie des magnats du pétrole et de la vente d'armes, d'intervenir en Irak, accusé de détenir des armes de destruction massive. Selon les dirigeants américains, l'Irak fait partie de « l'axe du mal », et la guerre est déclarée au nom du « choc des civilisations ». Cette nouvelle intervention n'était qu'un prétexte au nom de la démocratie et de la liberté, éliminer physiquement Saddam Hussein pour mettre sur pied un État fantoche protégé par l'occupation militaire américaine. Le gouvernement irakien va exclure et marginaliser le clan sunnite de l'ex-dictateur au profit des chiites. Ce qui va provoquer des ressentiments et favoriser la montée de l'intégrisme religieux, puis celle de Daech qui est alors officiellement affilié à Al Qaida et qui fusionne avec le Front Al Nosra avant de couper les ponts avec Al Qaida lors de l'extension de Daech en Syrie. Une partie du Front Al Nosra prête alors allégeance à Al Qaida. Le soutien des impérialistes à Al Nosra, qui sert à Daech à se procurer des armes, est à peine voilé. Laurent Fabius, ministre des Affaires Étrangères déclare ainsi le 28 janvier 2013 «sur le terrain, ils [al Nosra] font du bon boulot ».

 

Du point de vue des impérialistes, la vague de révolte dans les pays arabes des années 2010, leur permettait de rebattre les cartes et de mettre en place de nouveaux chiens de garde. Ainsi, en Libye, l'occasion était trop bonne pour les impérialistes de chasser Khadafi. Ce fut l'impérialisme français qui fut chargé du travail et bombarda les positions de Khadafi. 40 tonnes d'armes ont été livrées par l'impérialisme français aux rebelles, dont les groupes alors proches ou directement affiliés à Al Qaida se sont emparés. Ironiquement, Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, défendait cette intervention et ces livraisons d'armes comme lutte contre le djihadisme ! Après la liquidation de Khadafi, comme en Afghanistan, les cliques des seigneurs de guerre se dressèrent les unes contre les autres, provoquant un chaos généralisé, ce qui permit à de nombreux groupes affiliés ou non à Al Qaida de s'armer à bon compte sur les stocks disloqués de l'ancien régime avec l'aide des trafiquants internationaux en lien avec l'industrie de l'armement. Certains de ces groupes, comme Boko Haram, ont par la suite rejoint Daech.

 

L’impérialisme français est par la suite intervenu contre Bachar Al Assad en Syrie, qui réprimait avec une violence extrême la révolte populaire. La révolte a très vite été récupérée par les différents seigneurs locaux armés par les impérialistes, espérant en faire leurs nouveaux chiens de garde. L'Armée Syrienne Libre (qui a rassemblé au début des franges de l'opposition laïque mais qui s'est rapidement alliée avec les groupes islamistes) et le Front Al Nosra notamment, augmentant l'arsenal local des « rebelles » soutenus par les impérialistes, arsenal qui alimentera d'autant plus Daech.

 

D'autre part, l'impérialisme français soutient et s'appuie sur de nombreux pays qui eux mêmes soutiennent Daech par différents biais, et notamment logistiquement et économiquement, la Turquie d'Erdogan en premier lieu. Aucun Etat ne reconnaît le faire officiellement mais les moyens détournés sont très nombreux.

 

Dominique De Villepin, ancien premier ministre, a déclaré en septembre 2014 sur France 2 : « Ayons conscience que cet État islamique, Daech, nous l'avons nous-même en grande partie enfanté, de guerre en guerre. »

 

LA MONTEE DE DAECH

 

La stratégie de Daech est très différente de celle d'Al Qaïda, qui pratique une sorte de guerre de focos, sous formes d'actions armées dans divers pays ou régions. Daech a un projet politique : la création d'un khalifat par dessus les frontières existantes dans le monde musulman, écrasant les minorités nationales et les autres religions, y compris l'islam chiite.

 

A la faveur du chaos et apparaissant comme radicaux et déterminés, Daech a rallié des anciens officiers et soldats de Saddam Hussein, des spécialistes sunnites opposés au régime syrien et a récupéré les armes des armées en débandade et livrés par les puissances impérialistes en Irak. Daech a pu se constituer une force blindée et conquérir des territoires en Syrie et dans le nord de l'Irak. Dans les territoires, il ne s'agit pas simplement d'occuper militairement le terrain conquis ou d'éliminer l'ennemi chiite, chrétien et autres minorités, mais d'organiser le territoire conquis, de mettre en place un Etat.


Par ce biais, les installations pétrolières, la vente des œuvres d'arts, des trésors archéologiques, etc., permettent à Daech d'accumuler un trésor de guerre pour faire tourner son Etat, payer ses soldats, ses fonctionnaires et prélever des impôts. Daech confie la gestion des affaires courante aux élites ou aux classes dirigeantes, en leur confiant des postes non régaliens. Chaque aspect de la vie courante est régi par l’État mis en place par Daech, les opposants et opposantes sont sauvagement réprimés.

 

Les frappes des impérialistes fussent-elles celles de la coalition ne pourront venir à bout de Daech, car en frappant des populations civiles, elles amèneront de nouvelles forces à Daech. La coalition des puissances impérialistes, celles engagées sur le terrain, celles de la France, des États-Unis, de la Russie et des autres comme la Turquie plus préoccupée à lutter contre les Kurdes que contre Daech, sont elles aussi des bourreaux des peuples et vont finir par donner un faux blason anti-impérialiste à Daech. La mise en place d'un commandement commun n'y changera rien. L'impérialisme cherche une issue à la situation qu'il a lui même engendré pour y instaurer un nouveau valet à son service. Tandis que les impérialistes russes et chinois voient leurs intérêts représentés par Bachar al-Assad, les impérialistes américains et français eux voudraient un gouvernement fantoche sorti de l'Armée Syrienne Libre. Les tensions inter-impérialistes prennent une ampleur inédite et alimentent le risque d'un conflit inter-impérialiste généralisé. Nous maoïstes, nous n'oublions pas qu'une étincelle peut mettre le feu à la plaine.

 

LA MONTEE DU FASCISME RELIGIEUX RENFORCE LA MONTEE DU FASCISME DANS LES PAYS IMPERIALISTES

 

La tactique de Daech est non seulement de déstabiliser les pays du Moyen-Orient, d'Afrique mais aussi de déstabiliser les pays impérialistes, en organisant des attentats terroristes, en s'appuyant sur les contradictions au sein du peuple.

 

Le vide idéologique créé par la restauration du capitalisme, la transformation des partis communistes en partis réformistes sans perspective révolutionnaire a laissé le champ libre aux idéologies nationalistes et la pénétration de Daech dans une toute petite minorité de la jeunesse qui rejette ce système mais se retrouve perdue, sans perspective politique. Cette jeunesse est utilisée par Daech comme chair à canon pour le règne de nouveaux exploiteurs et oppresseurs qui dissimulent leur véritable nature de classe.

 

Les attentats qui frappent les populations civiles des pays impérialistes renforcent l’État policier et la militarisation de la société avec la mise en place d'un Etat d'urgence, le racisme en particulier anti-réfugiés et islamophobe, l'acceptation de l'Union Nationale derrière la bourgeoisie, la division de la classe ouvrière et des masses populaires de France,... Cela permet aussi à l’État de poursuivre ses plans de « réformes » en toute tranquillité, c'est à dire les plans de liquidation des conquêtes sociales. En bref, la bourgeoisie peut poursuivre encore plus facilement son offensive contre le prolétariat et les masses populaires.

 

Le gouvernement PS applique des points du programme du Front National qui répond « On vous l'avait bien dit ! On avait la solution dès le début ! ».

 

L'État pratique la même politique de division de la classe ouvrière et dans le même temps appelle à l'Unité Nationale contre le terrorisme, c'est à dire à de nouvelles agressions militaires. Tout en brandissant la menace terroriste dont il est la source, il désigne un bouc émissaire, les réfugiés qui fuient leur pays sous le poids de la misère, de la guerre.

 

Les gouvernements de droite et de gauche sont les créateurs du chômage, qui leur permet de baisser au maximum le salaire des ouvriers et ouvrières.

 

Les partis censés représenter les travailleurs et travailleuses sont des partis réformistes et n'ont ni programme, ni stratégie révolutionnaire. Ils se rallient au projet d'Unité Nationale qui a pour objectif de mettre tout le monde, comme s'il n'y avait plus de classes sociales, derrière les drapeaux pour préparer la guerre. On se croirait quelques mois avant la première guerre mondiale.

 

Tous ensemble ils ont voté pour la restriction des libertés, le renforcement de la police, la militarisation de la société. L’État d'Urgence de 3 mois est à peine voté que déjà ils parlent de le prolonger. Un couvre-feu a été imposé à Sens ! Déjà les perquisitions débordent et touchent des gens qui soit n'ont rien à se reprocher, soit sont des militants et militantes anarchistes ou révolutionnaires. Les peines de prison à domicile tombent pour « empêcher » les militants et militantes « d'atteindre à la sûreté de l'Etat » !

 

Les attaques et attentats contre les musulmans, les juifs et les immigrés perpétrés par des groupuscules nazis et fascistes se multiplient. Au nom de perquisitions les flics se permettent aussi de saccager des lieux de culte comme ils l'ont fait à Aubervilliers.

 

Tout cela apporte de l'eau au moulin du fascisme et le gouvernement Hollande est responsable, avec d'autres, de sa continuelle montée. Si le parti fasciste arrivait au gouvernement, il n'aurait aucune nouvelle loi à voter pour museler la contestation : l'arsenal juridique, les chiens de garde et le climat sont déjà préparés.

 

LE ROLE DES MAOISTES DANS CETTE SITUATION

 

D'une certaine façon, l'appel des Brigades Internationales de Libération du Rojava que nous devons soutenir et faire connaître, doit être une source d'inspiration pour nous, dans la lutte contre l'impérialisme, contre l’État bourgeois et les partis qui dirigent cet État et contre les fascistes.

 

La Brigade Internationale de Libération est formée de combattants et combattantes de plusieurs pays et d'organisations communistes et révolutionnaires qui luttent contre le régime fasciste d'Erdogan qui mène plus la guerre contre le PKK et les révolutionnaires de Turquie et du Kurdistan que contre Daech.

 

La lutte de la BIL et plus largement des YPG nous montre la voie de la lutte contre Daech. C'est la lutte anti-impérialiste, la lutte révolutionnaire, dans l'objectif de construire une société nouvelle. C'est cette alternative là que nous devons mettre en avant pour contrer la propagande impérialiste de rejoindre l'Armée Française pour lutter contre le terrorisme. Leur guerre est une guerre injuste car elle est menée pour prendre contrôle des matières premières, de la main d’œuvre et de zones stratégiques pour garantir un taux de profit à leurs monopoles. La lutte des BIL et des YPG est une guerre juste car elle a pour objectif de libérer le peuple et de construire une société nouvelle. Même une fois Daech chassée, la lutte continuera sur la voie de la révolution. Sinon, ça ne sera qu'au profit des impérialistes et leurs chiens de garde.

 

Le rôle des maoïstes est de regrouper en premier lieu et quelles que soient leur origine, les ouvriers et ouvrières de toutes nationalités, les immigrés avec ou sans papiers, les jeunes et les femmes qui ont un rôle primordial dans la lutte révolutionnaire contre le patriarcat, l'obscurantisme et le fascisme.

 

Nous devons rejeter l'Unité Nationale imposée par l’État bourgeois. Les communistes maoïstes doivent s'inspirer de la Brigade Internationale de Libération du Rojava qui est un premier pas dans la construction d'un front révolutionnaire anti-impérialiste et antifasciste.

 

La classe ouvrière et ses enfants ne doivent pas remettre leur destin, leur vie entre les mains de l’État policier et militarisé, ni suivre les fascistes, ni servir de faire valoir ou de chair à canons aux uns ou aux autres.

 

C’est dans ce sens que dans les usines, les entreprises, les lycées pros, les CFA, les quartiers populaires nous devons unir nos forces contre le racisme, le fascisme et tous les réactionnaires. Ce sont nos bases d'appui.

 

Nous n'avons pas peur de nous battre, mais nous ne nous battrons pas pour une cause qui n'est pas celle du prolétariat et des masses populaires. Nous nous battrons dans une guerre juste, celle du peuple contre ses exploiteurs et oppresseurs : la guerre populaire.

 

Cette guerre populaire, c'est celle qui doit être menée dans tous les pays pour en finir avec l'impérialisme et le fascisme.

 

Pour mener la guerre populaire, trois instruments sont indispensables : le Parti, le Front Uni et la Force Combattante.

 

Nous nous plaçons donc dans la lignée des Camarades d'Inde, des Philippines, du Pérou, de Turquie et d'autres pays qui mènent ou préparent la guerre populaire.

 

Nous nous plaçons également en soutien à la Brigade Internationale de Libération qui lutte contre l'impérialisme et Daech les armes à la main, en comptant principalement sur leur propres forces.

 

L'heure est à la construction des trois instruments de la révolution !

 

Seuls les prolétaires, les masses populaires organisées pour la révolution prolétarienne peuvent y parvenir !

 

ON A RAISON DE REVOLTER !

VIVE LA GUERRE POPULAIRE !

A BAS L'IMPERIALISME , SES CHIENS DE GARDE ET LE FASCISME !

PROLETAIRES ET PEUPLES OPPRIMES DE TOUS LES PAYS UNISSEZ-VOUS !

 

 

 

 

 


 

Rojava : la lutte contre Daech passe par la lutte contre l'impérialisme !
Rojava : la lutte contre Daech passe par la lutte contre l'impérialisme !
Rojava : la lutte contre Daech passe par la lutte contre l'impérialisme !
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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 20:43
YDG : Les Combattants du Peuple sont Immortels ! Votre lutte est notre lutte !

Nous republions ici la traduction de la déclaration du YDG (Nouvelle Jeunesse Démocratique) suite à la mort de 3 Camarades combattants de la guérilla du TIKKO (Armée Ouvrière et Paysanne de Libération de la Turquie).

Nous leur rendons hommage en reprenant à leurs côtés leurs slogans :

 

Les Combattants du Peuple sont immortels ! Votre lutte est notre lutte !

 

Bloc Rouge


 

Publié sur Nouvelle Turquie

 

Centre d’Information : Le Yeni Demokrat Gençlik (YDG) a fait une déclaration, pour les combattants de la guérilla du TiKKO morts à Dersim, en revenant sur les événements vécus ces derniers mois en Turquie et au Kurdistan. Chacun de ces combattants du peuple ayant appartenu au YDG, le mouvement de jeunesse rend honneur à ces martyrs « Cengiz, Hakan et Özgüç… Ces camarades, avec qui nous avons milité côtes à côtes, ont longtemps lutté pour que le mouvement Yeni Demokrat Gençlik organise chaque jeune et devienne une force de combat importante contre le fascisme. Ces camarades, en s’immortalisant sans se rendre et en combattants, ont honoré et salué la lutte de la jeunesse ! Leur lutte est notre lutte ! »

 

Les Combattants du Peuple sont Immortels ! Votre lutte est notre lutte !

 

3 combattants de la guérilla du TIKKO sont tombés lors d’un affrontement durant une opération de de l’Etat fasciste turc à Dersim/Ovacık (Pulur) dans la nuit du 21 au 22 octobre. Trois combattants du peuple, Cengiz İçli (Ünal), Hakan Çakır (Yurdal), Özgüç Yalçın (Sefkan), qui ont voué leurs vies à la libération et l’indépendance du peuple, sont tombés en martyres suite à une opération, soutenue par l’aviation, commencé à 23.00h dans les alentours du village de Şahverdi à Ovacık.

 

A partir du Massacre de Suruç, l’Etat de la république turque fasciste a lancé une attaque violente et totale contre les forces patriotes (PKK) et les forces révolutionnaires, sous couvert de « lutte contre le terrorisme ». Alors que l’Etat s’était dévoilé lors de ce massacre en utilisant les militants sauvages de DAECH, il a lancé cette offensive contre les forces progressistes, en essayant sans honte d’en faire porter le chapeau aux patriotes et aux révolutionnaires.

 

Dans ces opérations, plus de 3000 personnes ont été interpelées et plus de 1000 ont été emprisonnés. En parallèle, l’Etat turc fasciste a accéléré les opérations militaires et les bombardements, à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières. En bombardant les villages de Zergele à Kandil, l’Etat a massacré les populations y vivant. Dans la continuité, à l’aide de snipers, les politiques de massacres ont commencé lorsque la loi martiale a été déclarée d’Amed à Muş, dans les quatre coins du Kurdistan de Turquie. Avec la même sauvagerie dont Israël fait preuve contre le peuple palestinien, Cizre à Şırnak a été déclarée Zone de Sécurité Spéciale et l’armée a occupé la ville et instauré l’interdiction de sortir dans les rues durant 10 jours. Des dizaines de personnes, parmi lesquelles des enfants et de vieux, ont été massacrés. De plus, en souillant le corps dénudé d’Ekin Wan, tombée martyre lors d’un affrontement dans la ville de Varto à Muş, l’Etat a montré encore une fois comme il a peur de la résistance des femmes.

 

Plus de 100 personnes sont mortes, et plusieurs centaines d’autres blessées, lorsque l’Etat, utilisant encore ses pions de DAECH, a provoqué le massacre devant la Gare d’Ankara le 10 octobre. L’Etat, et plus particulièrement l’AKP à sa tête, nous a ainsi montré toute la sauvagerie dont il été capable d’user contre le peuple, et il continue de le montrer ! Alors qu’à l’ouest, il attaque chaque manifestation et tue les militant-e-s révolutionnaires chez eux/elles, à l’est l’Etat bombarde les cimetières des martyr-e-s. Partout dans le Kurdistan de Turquie, des opérations militaires sont effectuées dans le but de détruire et neutraliser les guérillas. C’est dans ce contexte que trois femmes de la guérilla du PKK sont tombées en martyres suite à des opérations de bombardements sur le cimetière des martyr-e-s de Pülümür à Dersim.

 

Toutes ces actions, les arrestations, la loi martiale et les massacres, les bombardements et les opérations spécifiques contre les guérillas n’ont qu’un seul but : que les opprimé-e-s, notre classe ouvrière, se rende sans combattre !


Mais en vain ! Vous n’y arriverez pas ! Ni les arrestations, ni les emprisonnements, ni les massacres n’arrêterons la lutte légitime et la résistance de notre peuple !

 

Les trois combattants de la guérilla du TKP/ML TiKKO tombés à Ovacık sont, comme les autres combattant-e-s du peuple morts en martyres, devenus des graines semées sur cette terre. Le drapeau rouge qu’ils agitaient sur la cime des montagnes n’est jamais tombé et ne tombera jamais.

 

Ils ont ouvert déployé les ailes de l’immortalité sur la voix de la liberté et du salut de la classe ouvrière. Ils se battaient pour le souhait de libération du peuples kurde dont la langue, la culture, la volonté politique sont ignorées, et réduites en miette par l’assimilation, la destruction et le déni.

 

Ils luttaient pour les opprimé-e-s de chaque peuple et chaque croyance méprisé-e-s, pour chaque culture et croyance interdites. Ils résistaient pour la libération des femmes victimes de violences domestiques et conjugales qui meurent chaque jour sous les coups des hommes. Ils combattaient contre l’oppression, la violence et la terreur par laquelle les attaques néo-libérales volent la jeunesse du peuple.

 

A présent chacun d’entre eux ont pris honorablement place dans l’histoire, en tant que monument de la résistance. Chacun d’entre eux a payé son tribut et a été présent sur chaque terrain des luttes de la jeunesse, et à présent ces camarade sont devenus immortels en devenant un exemple pour les autres.

 

Cengiz, Hakan et Özgüç… Ces camarades, avec qui nous avons milité côtes à côtes, ont longtemps lutté pour que le mouvement Yeni Demokrat Gençlik organise chaque jeune et devienne une force de combat importante contre le fascisme. Nos camarades étaient les élaborateurs et les animateurs de nos campagnes, nos conférences et de nos activités de village. Ces camarades, en s’immortalisant sans se rendre et en combattants, ont honoré et salué la lutte de la jeunesse ! Leur lutte est notre lutte ! Nous agiterons sur les plus hautes montagnes le drapeau qu’ils nous ont transmis !

 

Les Martyrs de la Révolution sont Immortels !

 

Les Combattant du Peuple sont Immortels !

 

Yeni Demokrat Gençlik

 

 

Traduit de : http://www.ozgurgelecek.org/manset-haberler/17220-ydg-halk-savaclar-oeluemsuezduer-muecadeleniz-muecadelemizdir.html

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 17:35
Clermont-Ferrand : Compte-rendu du rassemblement en hommage aux victimes de l'attenta d'Ankara : entre fascistes et policiers

Le Bloc Rouge ainsi que la CARA (Cellule Antifasciste Révolutionnaire d'Auvergne) avaient appelé à un rassemblement en hommage aux martyrs de l'attentat d'Ankara (voir Hommage aux victimes de l'attentat fasciste d'Ankara) à 14h30 ce samedi 17 octobre 2015, place de Jaude à Clermont-Ferrand. Plusieurs organisations ont également relayé l'appel à ce rassemblement.

 

L'ambiance était tout de suite tendue puisque en plus de la traditionnelle présence policière, les fascistes turcs se sont mobilisés dans un contre-rassemblement à quelques mètres du notre. Ni les flics, ni les fascistes ne nous feront reculer.

 

La cinquantaine de personnes présentes ont entamé des slogans tels que "Kurdistan vivra, Kurdistan vaincra !", "Vive la solidarité internationale des peuples !" ou "Biji Rojava, Biji Kobané, Biji Kurdistan !" ("Biji"="Vive" en kurde).

 

La première intervention a été celle de la CARA, qui a notamment mis en avant que la question antifasciste était internationale et que la lutte antifasciste ne passait pas par le parlementarisme mais par le développement d'un large front uni de lutte contre le fascisme et contre le capitalisme.

 

Un témoignage de deux journalistes ayant participé à la manifestation où l'attentat s'est déroulé a ensuite été lu. Dans celui-ci, les témoins décrivent bien qu'après les bombes qui ont visé les cortèges du HDP et de Partizan, la police d'Erdogan a attaqué en plusieurs endroits la manifestation à coups de canons à eau et de gaz lacrymogènes.

 

Le Bloc Rouge est ensuite intervenu, sous les huées et insultes des fascistes qui multipliaient les provocations à légard de notre rassemblement depuis le début des interventions (lire la déclaration du Bloc Rouge). "1 Camarade qui tombe, c'est 10 qui se relèvent !" a ponctué l'intervention.

 

Lors de l'intervention du NPA, les fascistes ont alors commencé à lancer des pétards et autres projectiles, au milieu d'enfants dont un en bas âge. Un affrontement a commencé, qui s'est arrêté suite à l'intervention des flics. 

 

Nous avons ensuite organisé la dispersion groupée du rassemblement en continuant à chanter et scander des slogans.

 

Cette première initiative a permi de développer des liens qui seront suivis dans l'avenir par de nouvelles mobilisations de solidarité et antifascistes.

 

Vive la solidarité internationale des peuples !

 

Kurdistan vivra, Kurdistan vaincra !

 

Contre les fascistes et les réactionnaires, rendons coup pour coup !

 

 

Clermont-Ferrand : Compte-rendu du rassemblement en hommage aux victimes de l'attenta d'Ankara : entre fascistes et policiers
Clermont-Ferrand : Compte-rendu du rassemblement en hommage aux victimes de l'attenta d'Ankara : entre fascistes et policiers
Clermont-Ferrand : Compte-rendu du rassemblement en hommage aux victimes de l'attenta d'Ankara : entre fascistes et policiers
Clermont-Ferrand : Compte-rendu du rassemblement en hommage aux victimes de l'attenta d'Ankara : entre fascistes et policiers
Clermont-Ferrand : Compte-rendu du rassemblement en hommage aux victimes de l'attenta d'Ankara : entre fascistes et policiers
Clermont-Ferrand : Compte-rendu du rassemblement en hommage aux victimes de l'attenta d'Ankara : entre fascistes et policiers
Clermont-Ferrand : Compte-rendu du rassemblement en hommage aux victimes de l'attenta d'Ankara : entre fascistes et policiers
Clermont-Ferrand : Compte-rendu du rassemblement en hommage aux victimes de l'attenta d'Ankara : entre fascistes et policiers
Clermont-Ferrand : Compte-rendu du rassemblement en hommage aux victimes de l'attenta d'Ankara : entre fascistes et policiers
Clermont-Ferrand : Compte-rendu du rassemblement en hommage aux victimes de l'attenta d'Ankara : entre fascistes et policiers
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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 07:15
Hommage aux victimes de l'attentat fasciste d'Ankara

Le 10 octobre 2015, une manifestation pour la paix était organisée à Ankara à l'appel des centrales syndicales et des organisations démocratiques et révolutionnaires turques et kurdes. Lors de cette mobilisation populaire, deux bombes ont explosé au milieu de la foule. A l'heure actuelle le bilan est de plus de 120 morts et 250 blessés. Comme pour le massacre de Suruç, la complicité de l'Etat turc est évidente. Suite à cet attentat, la police turque a attaqué les manifestants au canon à eau et au gaz lacrymogène, tirant même en l'air à balles réelles pour disperser la foule, ainsi se comporte le gouvernement fasciste d'Erdogan.

 

Les attaques fascistes contre le mouvement kurde et la gauche révolutionnaire de Turquie n'ont fait que s'amplifier ces derniers mois. Au massacre de Suruç ont fait suite les attaques de l'armée turque contre le PKK, des grandes vagues de répression contre le mouvement communiste, les massacres de civils kurdes comme ce fut le cas à Cisre et aujourd'hui un nouvel attentat.


L'AKP et DAESH marchent main dans la main pour tenter de briser le mouvement de libération national kurde et les organisations révolutionnaires en Turquie. Cela bien sûr avec la complicité active des impérialistes européens et américains qui par l'intermédiaire de l'OTAN ont affirmé « le droit de la Turquie à lutter contre le terrorisme », c'est-à-dire à réprimer dans le sang tous les mouvements allant contre les intérêts des puissances impérialistes et luttant contre le système capitaliste. Plus qu'une caution morale, les gouvernements impérialistes offrent une aide concrète au régime fasciste en Turquie en persécutant sur le sol européen les révolutionnaires en exil. Les arrestations des militants et militantes de l'ATIK (Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe) en sont le triste exemple.

 

Nous tenons aujourd'hui à affirmer une fois de plus notre solidarité avec la lutte légitime du peuple kurde et des organisations représentant ses intérêts, ainsi qu'avec nos camarades communistes qui luttent en Turquie. Les attaques fascistes servent à terroriser le peuple, à le museler. Mais une fois de plus nous pouvons voir que la terreur ne suffit pas à faire baisser la tête à un peuple qui lutte pour la liberté. Suite au massacre d'Ankara, le peuple et les partis qui le représentent sont descendus dans la rue pour demander des comptes déclarant « Chez nous ce n’est pas par des mots que l’on demande des comptes au fascisme ! Chez nous ce sont les balles qui demandent des comptes ! ».

 

Quand DAESH et Erdogan attaquent le mouvement communiste de Turquie et le mouvement de libération national kurde, ils attaquent les communistes et les peuples opprimés du monde entier. L'internationalisme prolétarien est bien plus qu'une idée abstraite, c'est une lutte à mener et nous ne laisserons jamais massacrer nos camarades sans réagir. Nous appelons donc à participer partout en France aux manifestations aux côtés de nos camarades Kurdes et de Turquie. Nous appelons également à un rassemblement offensif à Clermont-Ferrand le samedi 17 octobre à 14h30 place de Jaude pour affirmer notre solidarité avec le Kurdistan et le mouvement révolutionnaire de Turquie. Ici nous demanderons des comptes aux impérialistes qui ont toujours soutenu l'AKP et nous répondrons coup pour coup aux attaques contre le mouvement communiste international, y compris en ciblant les intérêts du gouvernement turc en France et en attaquant frontalement les impérialistes et leur chiens de garde.

 

SOLIDARITE AVEC LE MOUVEMENT COMMUNISTE DE TURQUIE !

VIVE LA LUTTE DU PEUPLE KURDE !
HONORONS LA MEMOIRE DES MARTYRS TOMBES POUR LA CAUSE DU PEUPLE !

 

Bloc Rouge (Unification des maoïstes)

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 14:55
Massacre à Suruc : Solidarité et résistance !

Manifestation le samedi 25 juillet à 14h à Gare de l'Est (Paris) à l'appel de l'ACTIT (Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie). Soyons nombreux pour affirmer notre solidarité !

Photos et vidéo des manifestations en Turquie en bas de l'article.

Communiqués d'organisations progressistes kurdes et de l'Etat turc en France et en Europe :

Un nouvel attentat barbare a été perpétré aujourd’hui (20 juillet) à SURUC (Turquie), face à Kobanê, faisant des dizaines de morts, essentiellement des jeunes de la Fédération de l’Association des Jeunes Socialistes ( SGDF) qui tenaient une conférence de presse pour annoncer leur engagement dans la reconstruction de Kobanê.

Suite à la défaite cuisante infligée aux forces barbares de DAESH à Shengal (Sindjar), Kobanê, Girê Spî, par les YPG (Unités de Défense du Peuple), le gouvernement de l’AKP et ERDOGAN ont coordonné un nouveau massacre dans la ville de Suruc ( Pirsus). Alors que plus de trois cent jeunes, en très grande majorité des jeunes Socialistes du SGDF, étaient rassemblés au Centre Culturel d’Amara pour une conférence de presse, une bombe (ou kamikaze) a explosé, faisant des dizaines de morts et des centaines des blessés.

Il est évident que l’objectif de ce nouvel acte barbare est de briser la détermination du peuple kurde, des jeunes socialistes du SGDF et des forces solidaires avec la lutte légitime du peuple kurde. Ces attaques visent à anéantir les acquis du peuple kurde, obtenus au prix d’immenses sacrifices humains. La victoire de Shengal, de Kobane et de Girê Spî a infligé une défaite sans précédent aux obscurantistes et aux barbares de DAESH et à ses alliés.

Cet acte barbare a été commis par DAESH, mais il ne fait aucun doute que les commanditaires sont l’AKP, Recep Tayyip Erdogan et l’Etat Turc.

Suite à la victoire aux élections du 07 juin 2015 du HDP (Parti Démocratique des Peuples) et cela malgré le barrage de 10 %, l’AKP et Erdogan ont essuyé une défaite sans précédent. Après la victoire des kurdes à Rojava, et celle aux élections du HDP, Erdogan et son parti ont tenu des propos haineux, extrêmement dangereux préparant de cette façon, le terrain à un tel massacre. Les barbares qui ont commis cet acte pour le compte de l’AKP, ont plusieurs bases d’entrainements à Akcakale, Kilis, Hatay et Suruc. Ils sont formés par les gradés et les militaires turcs. Ces camps ont été de nombreuses fois filmés et photographiés par les médias internationaux.

Il y’a environ un an, des centaines de poids lourds chargés d’armes et de munitions étaient envoyés par la Turquie à DAESH, alors qu’à ce jour, la Turquie forme directement les militants sur son sol. Il y a quelque jours, Barak Obama, le président des Etat unis, un des pays de la coalition de lutte anti DAESH a déclaré « la Turquie doit cesser de soutenir DAESH ». Cette déclaration est une preuve de plus du soutien actif de la Turquie aux Barbares. Nous, les Kurdes, les socialistes Turcs, le parti communiste français et tous ceux qui soutiennent la lutte légitime du peuple kurde en particulier la victoire de Kobane, nous dénonçons ce nouvel acte barbare et nous déclarons encore une fois que rien ne nous empêchera de poursuivre notre lutte légitime et protéger nos acquis.

Signataires :

ACTIT SKB, Conseil démocratique kurde en France (CDKF), YS ( Young Struggle) Coordination Démocratique Kurde en Europe, Mouvement des femmes Kurde en Europe Association de solidarité France Kurdistan, FEDA.

Manifestation dans le quartier de Gazi à Istanbul

Photographe : Sinan Targay
Photographe : Sinan Targay
Photographe : Sinan Targay
Photographe : Sinan Targay
Photographe : Sinan Targay
Photographe : Sinan Targay
Photographe : Sinan Targay
Photographe : Sinan Targay
Photographe : Sinan Targay

Photographe : Sinan Targay

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 19:20

Photos de la manifestation du 10/01/2015 en hommage à Sakine, Fidan et Leyla assassinées il y a deux ans. 

Photos de la manifestation pour Sakine, Fidan et Leyla
Photos de la manifestation pour Sakine, Fidan et Leyla
Photos de la manifestation pour Sakine, Fidan et Leyla
Photos de la manifestation pour Sakine, Fidan et Leyla
Photos de la manifestation pour Sakine, Fidan et Leyla
Photos de la manifestation pour Sakine, Fidan et Leyla
Photos de la manifestation pour Sakine, Fidan et Leyla
Photos de la manifestation pour Sakine, Fidan et Leyla
Photos de la manifestation pour Sakine, Fidan et Leyla
Photos de la manifestation pour Sakine, Fidan et Leyla
Photos de la manifestation pour Sakine, Fidan et Leyla
Photos de la manifestation pour Sakine, Fidan et Leyla
Photos de la manifestation pour Sakine, Fidan et Leyla
Photos de la manifestation pour Sakine, Fidan et Leyla
Photos de la manifestation pour Sakine, Fidan et Leyla
Photos de la manifestation pour Sakine, Fidan et Leyla
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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 02:23
Du Kurdistan à Paris l'impérialisme assassine !

 

Manifestation

samedi 10 janvier 2015

Paris - Gare du Nord

 

Le 9 janvier 2013, trois militantes kurdes ont trouvé la mort en plein Paris, assassiné par arme à feu au Centre d'Information du Kurdistan. Ces femmes avaient pour nom Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Soylemez. Toutes trois étaient des militantes progressistes Kurdes, Sakine Cansiz était une dirigeante du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), parti dont elle participa à la création en 1979.

 

Nous tenons tout d'abord à honorer la mémoire de ces trois militantes, tombées en martyr il y a maintenant deux ans. Ces militantes ont été assassinées car elles étaient Kurdes et révolutionnaires, car elles luttaient pour un Kurdistan libre et progressiste, car elles avaient décidé de ne pas baisser la tête face aux injustices et à l’oppression que subit leur peuple.

 

Deux ans plus tard, ce combat pour le Kurdistan est plus que jamais d'actualité, la résistance héroïque de Kobané, devenu le Stalingrad kurde, le sauvetage des yézidis par les brigades du PKK et des YPG/YPJ, la lutte menée seule face à la réaction obscurantiste de DAESH ont remis la question Kurde au premier plan. La lutte du peuple Kurde pour son indépendance est juste et progressiste. Notre devoir de communiste est de faire preuve à cet égard d'internationalisme prolétarien, de solidarité concrète cela notamment en attaquant notre propre impérialisme qui est un allié historique de la bourgeoisie turque.

 

C'est sur le sol Français que les trois camarades ont étaient exécutées, et depuis l’enquête piétine, la police a certes arrêté Omer Guney le porte flingue présumé, mais rien n'est fait pour déterminer de façon claire les commanditaires de ces meurtres. L'homme arrêté était proche des loups gris, association liée aux fasciste du MHP, et ayant longtemps fait les basses œuvres pour les gouvernements turcs.

 

Nous ne croyons pas que la France est innocente dans cette affaire, l'impérialisme français a depuis longtemps des intérêts communs avec les gouvernements réactionnaires turcs. La justice bourgeoise française fait preuve d'une passivité complice vis-à-vis des responsables de ces meurtres. Nous ne pouvons pas avoir confiance dans la justice ni dans la police française, ce sont des armes au service de la bourgeoisie. En France aujourd'hui il y a de nombreux militants révolutionnaires Kurdes et Turcs emprisonnés, et les tribunaux condamnent à tour de bras les révolutionnaires étrangers quand elle ne les expulse pas directement vers leur pays d'origine. La bourgeoisie française sait reconnaître ses ennemis et toute les forces progressistes et révolutionnaires représentant les intérêts du prolétariat ou des peuples opprimés sont traqués impitoyablement.

 

Le gouvernement fasciste turc n'a quant à lui aucun intérêt non plus à ce que la vérité soit faite sur l’exécution des militantes du PKK. Les gouvernements successifs en Turquie ont toujours mené la guerre contre les Kurdes, massacrant à grande échelle, emprisonnant et assassinant le peuple et ses représentants. Aujourd'hui Erdogan joue un double jeu, cherchant d'un coté à désarmer le PKK par un processus de paix et d'un autre côté en le réprimant directement comme avec les derniers bombardements sur les positions du PKK à proximité du village de Daglica ou indirectement en offrant une aide logistique et militaire à l’État Islamique dans sa lutte pour asservir le Kurdistan.

 

A l'occasion de ce triste anniversaire nous souhaitons affirmer une fois de plus notre solidarité internationaliste avec le peuple Kurde, ses revendications et ses aspirations à la liberté et l'indépendance. Honorons la mémoire des martyrs en honorant la cause pour laquelle elles ont donné leur vie. Plus que jamais prolétaires et peuples opprimés doivent marcher main dans la main. La révolution renforce le mouvement révolutionnaire, les victoires des communistes turcs et des progressistes kurdes servent les luttes du prolétariat en France et vice versa. Les révolutionnaires du monde entier sont liés, l'ensemble de nos luttes ne font qu'une et chaque camarade qui tombe pour la cause du peuple est notre camarade !

 

GLOIRE AUX MARTYRS KURDES !

VIVE LA LUTTE DU PEUPLE KURDE !

VIVE LA SOLIDARITE INTERNATIONALISTES !

VIVE L'UNITE DU PROLETARIAT ET DES PEUPLES OPPRIMES !

 

On 9 January 2013, three Kurdish activists were killed in the heart of Paris, murdered by firearm in the Kurdistan Information Centre. These women were named Sakine Cansız, Fidan Dogan and Leyla Soylemez. All three were Kurds progressive activists, Sakine Cansız was a leader of the PKK (Kurdistan Workers' Party), a party which she participated in the creation in 1979.

 

First of all we would like to honor the memory of those three activists, fell as martyrs there is now two years ago. These activists were murdered because they were Kurds and revolutionary , because they were fighting for a free and progressive Kurdistan because they had decided not to head down against injustice and oppression of their people.

 

Two years later, this fight for Kurdistan is more topical than ever, the heroic resistance of Kobané, which has become the Kurdish Stalingrad, rescue of the Yezidi by the PKK brigades and YPG / YPJ, the struggle alone against the obscurantist reaction of DAESH handed the Kurdish issue to the forefront. The struggle of the Kurdish people for their independence is right and progressive. Our duty as communist is to express in this regard a proletarian internationalism and of a particularly concrete solidarity by attacking our own imperialism who is a historical ally of the Turkish bourgeoisie.

 

It is on the french ground that the three comrades were executed, and since then the investigation stalled, even if the police arrested Omer Guney the presumed gunsel , but nothing is done to determine clearly the sponsors of these murders . The man arrested was close to gray wolves, association linked to the fascist MHP, and having for long time made the dirty work for Turkish governments.

 

We do not believe that France is innocent in this case, French imperialism has for long time interests in common with the Turkish reactionary governments. French bourgeois justice demonstrated an accomplice passivity towards the responsibles for these murders. We can not have confidence in the justice nor the French police, they are weapons in the service of the bourgeoisie. In France today there are many revolutionary activists detained Kurds and Turcs, and the courts condemn right and left foreign revolutionary when they did not expel them directly to their country of origin. The French bourgeoisie knows how to recognize his enemies and all progressive and revolutionary forces representing the interests of the proletariat and the oppressed peoples are tracked mercilessly.

 

The fascist Turkish government meanwhile, has also no interest that the truth about the execution of militants of the PKK come out. Successive governments in Turkey have always led the war against the Kurds, killing at large scale, imprisoning and murdering the people and their representatives. Today Erdogan playing a double game, looking from one side to disarm the PKK by a peace process and on the other hand by suppressing them directly as with the latest bombing of PKK positions near the village of Daglica or indirectly by providing logistical and military support to the Islamic State in its fight to enslave Kurdistan.

On the occasion of this sad anniversary we wish to affirm once again our internationalist solidarity with the Kurdish people, its demands and aspirations for freedom and independence. Let us honor the memory of martyrs by honoring the cause for which they gave their lives. More than ever proletarians and oppressed peoples must go hand in hand. Every revolution strengthen the revolutionary movement, the victories of progressive Kurdish and Turkish communists are usefull for the struggle of the proletariat in France and vice versa. The revolutionaries of the world are linked, all our struggles are all one and every comrade who falls for the cause of the people is our comrade!

 

GLORY TO THE KURDISH MARTYRS!
LONG LIVE THE STRUGGLE OF THE KURDISH PEOPLE!
LONG LIVE THE INTERNATIONALIST SOLIDARITY !
LONG LIVE THE UNITY OF THE PROLETARIAT AND PEOPLES OPPRESSED !

 

9 Ocak 2013 tarihinde, üç Kürt devrimci Paris'in orta yerindeki Kürdistan Dayanışma Derneği'nde,ateşli silah ile öldürüldü. Bu üç kadin Sakine Cansız, Fidan Doğan ve Leyla Söylemez idi. Bu üç Kürt kadınının hepsi ilerici devrimcilerdi. Sakine Cansız PKK'nin (Kürdistan İşçi Partisi) kuruluş sürecinde partiye katılan bir liderdi.

 

Herşeyden önce biz iki yıl önce şehit düşen bu üç devrimcinin anısına değer vermek istiyoruz. Bu devrimci insanlar öldürüldü çünkü onlar Kürt ve devrimcilerdi, çünkü onlar özgür ve ilerici Kürdistan için savaşıyorlardı, çünkü onlar halklarına yapılan adaletsizliğe ve zulme karşı gözlerini kapatmamaya kararlıydı.

 

İki yıl sonraya geldiğimizde görüyoruz ki Kürdistan için mücadele öncekinden daha güncel hale geldi. Bir nevi Kürt Stalingrad ı olan Kobane'nin kahramanca direnişi, bir grup PKK ve YPG/YPJ' linin Yezileri kurtarması ve IŞİD gericiliğine karşı yalnız mücaleleri ile Kürt sorunu ön plana çıktı. Kürt halkının « bağımsızlığı için verdiği mücadele hakli ve ilericidir. Bu durumda komünistler olarak bize düşen görev Proleter Erternasyonelizm'i ifade etmek ve sadece söylemlerle değil, tarihi olarak Türk burjuvazisinin ittifakı olan ülkemizdeki emperyalizme karşı saldırılar gerçekleştirerek sıkı bir devrimci dayanışma örneği göstermektir.

 

Fransa'da öldürülen bu üç yoldaşın öldürülmesi ile ilgili soruşturmadan sonuç alınamadı.Silahı çektiği düşünülen şüpheli kişi Ömer Güney'in yakalanmasına rağmen bu katillerin destekleyicilerini ortaya çıkarmak için hiç bir şey yapılmadı. Yakalanan kişi, faşist MHP ile bağlantılı ve Türk Devleti için uzun zamandan beri kirli yollarla çalışan bir grup olan bozkurtların safında biri idi.

 

Biz bu durum konusunda Fransa'nın masum olduğuna inanmıyoruz.Fransız emperyalizminin uzun zamandan beri gerici Türk devleti ile ortak çıkarları mevcut.Fransız burjuvazisinin mahkemesi cinayetin sorumluları için bilinçli olarak pasif olmayı tercih etti.Biz, ne burjuvazinin kendini var ettiği araçlardan biri olan bu adalet anlayışına, ne de Fransız polisine güvenmiyoruz. Bugün Fransa'da devrimciler Kürt,Türk ayrımı yapılmadan sebepsiz yere ya tutuklanıyor ya da ülkelerine geri gönderiliyor. Fransız burjuvazisi düşmanını nasıl tanıyacağını bilmektedir. Bilmektedir ki proleteryanın ve ezilenlerin çıkarlarını temsil eden bütün ilerici ve devrimci güçler onun düşmanıdır. Fransız burjuvazisi bu ilerici devrimci odakları her an gözlemlemekte,baskısı altında tutmaktadır.

 

Faşist Türk devletinin, PKK'li devrimcilerin infazının altındaki gerçekliğin ortaya çıkmasından hiç bir çıkarı yoktur. Türkiye'de gelmiş geçmiş bütün hükümetler toplu katliamlar yaparak,insanları tutuklayarak Kürtlere karşı haksızca savaştı.Bugün Erdoğan ikili oynamaktadır. Bir yandan barış süreciyle PKK silahsızlandırılırken diğer yandan devlet PKK'ninDağlıca yakınlarında konuçlandığı noktalara uygulagığı son bombardımanla baskı uygulamıştır. Diğer bir yandan da devlet, Kürdistan'ı esaret altına almak isteyen IŞİD'e askeri destek ve ulaşım sağlamaktadır.

 

Bu üzücü olayın yıl dönümü dolayısıyla, bir kez daha söylemek istiyoruz ki Kürt Halkının özgürlük ve bağımsızlık talepleri için verdiği mücadeleleriyle enternasyonel dayanışma içerisinde olacağız. Yaşamlarını bu uğurda yitiren şehitleri mücadelelerine yaraşır biçimde anmalıyız. Ploteterlerin ve ezilenlerin bugün her zamankinden daha fazla el ele vermesi gerekmektedir. Her yerel devrim dünya devrimini güçlendirir.İlerici Kürtlerin ve Türk komünistlerin zaferleri Fransa ve diğer ülkelerdeki ploleter mücadeleye katkı sağlayacaktır. Dünya devrimleri birbirine bağlıdır, mücadelelerimizin her biri dünya devrimine hizmet etmektedir bu yüzden bu uğurda düşen bütün insanlar bizim yoldaşımızdır !

 

KÜRDİSTAN ŞEHİTLERİ ÖLÜMSÜZDÜR !

YAŞASIN KÜRT HALKININ MÜCADELESİ !

YAŞASIN DEVRİMCİ DAYANIŞMA !

YAŞASIN PROLETERLERİN VE EZİLEN HALKLARIN BİRLİĞİ !

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 16:12
Appel à la solidarité avec le peuple Kurde

La ville de Kobane au Kurdistan syrien est devenue un symbole, celui de la résistance de tout un peuple contre son extermination programmée.

 

Le peuple Kurde et ses organisations progressistes et révolutionnaires sont depuis longtemps déjà la cible des réactionnaires de tous poils. Ce peuple a déjà dû subir les différentes vagues de répression et l’oppression constante de l’État turc, qui depuis le règne du fasciste Kémal en a fait une cible à abattre. Les Kurdes ont également été la cible de grandes campagnes d'exterminations menées par les valets d'hier de l'impérialisme comme Saddam Hussein. Les Kurdes sont également persécutés par les régimes au pouvoir en Iran et en Syrie.

 

Aujourd'hui, le peuple Kurde se retrouve en première ligne pour lutter contre Daesh, organisation féodale islamiste que les impérialistes notamment Français, ont armé au court de leur affrontement inter impérialiste sur le sol syrien et que la Turquie continue de soutenir de façon à peine voilée.

D'un coté, l'Etat Islamique porte la guerre accompagnée de massacres de masses et d'une campagne génocidaire sur les territoires kurdes d'Irak et de Syrie, de l'autre la Turquie intensifie la répression contre le mouvement kurde, tuant plusieurs dizaines de personnes lors des manifestation pro-kurdes de ces derniers jours et bombardant les positions du PKK.

 

Pendant que Daesh tente d’anéantir le peuple kurde au Rojava et de le priver de son droit indéfectible à l'indépendance, le gouvernement d'Erdogan lui, se frotte les mains, et apporte un appui à peine masqué aux forces féodales islamiques. Si la Turquie a positionné des chars à sa frontière, c'est uniquement pour empêcher les Kurdes de Turquie de passer cette frontière pour venir soutenir leurs frères et sœurs qui luttent et meurent à Kobane. Ne se contentant pas de cette attitude ignoble, le gouvernement d'Ankara a fait bombarder les positions du PKK à proximité du village Daglica.

 

Et ce n’est pas le fait d’avoir laissé une centaine de combattants kurdes d’Irak rejoindre Kobane qui doit masquer l’essentiel.

 

Les Kurdes et leurs organisations progressistes sont donc pris en tenaille entre Daesh et Erdogan qui ont une volonté commune de voir mourir la possibilité d'un État kurde, si ce n'est même l’existence pure et simple du peuple kurde.

 

Si la Turquie compte se servir de la situation actuelle pour mener à bien sa politique d'extermination du peuple Kurde, elle n'est pas seule responsable.

 

Les différentes forces impérialistes sont les principaux responsables de la déstabilisation du Moyen Orient. Leurs volonté expansionniste les a mené à propager la guerre en Irak et en Syrie. Pour remplacer les chiens dociles d’hier comme Saddam, Kadhafi ou Bachar al Assad, une partie des impérialistes menés notamment par les USA et la France a appuyé militairement des groupes comme Daesh. Ceux qui aujourd'hui bombardent l'Irak, accompagnés d’une propagande raciste et sous couvert d’être les sauveurs du monde libre sont ceux-là même qui ont propagé dans la région la guerre et la misère comme une nuée de sauterelle.

 

Les Kurdes n'ont rien à attendre d'une éventuelle intervention au sol des forces impérialistes, et encore moins d'une intervention militaire de la Turquie à Kobane car ils finiront immanquablement par en payer l'addition.

 

Face à cette situation nous affirmons que si les impérialistes, la Turquie et les Islamistes préfèrent voir un Kurdistan mort plutôt que libre, il n'en est pas de même des maoïstes.

 

Depuis toujours l'internationalisme prolétarien est un devoir pour le mouvement communiste. C'est au nom de cet internationalisme et de l’intérêt supérieur de la révolution que nous avons appuyé hier la guerre populaire au Pérou et au Népal. C'est en son nom que nous soutenons la guerre populaire en Inde. C'est également pour ces mêmes raisons que nous appelons aujourd'hui comme hier à soutenir le peuple kurde dans sa lutte contre Daesh, mais également dans celle visant à la reconnaissance de ses droits nationaux.

 

Cette campagne n'est pas humanitaire, elle est révolutionnaire et elle ne se borne pas à l'autodéfense immédiate de kobane, mais bien à appuyer résolument le mouvement Kurde dans sa lutte pour la liberté.

 

 

A BAS L'IMPÉRIALISME ET SES VALETS !

 

LUTTONS CONTRE LA CAMPAGNE D'EXTERMINATION DU PEUPLE KURDE !

 

VIVE LA RÉSISTANCE KURDE !

 

 

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 18:40
Vive la résistance de Kobané !

Depuis des jours et des jours la ville de Kobané est le théâtre de combats sanglants entre les forces progressistes Kurdes et les réactionnaires de l’État Islamique, cela sous le regard impassible et complice de la Turquie.

 

D'un côté, les autorités turques voient d'un bon œil le massacre en cours contre les populations kurdes car cela entre dans sa stratégie d'anéantissement de la résistance populaire au Kurdistan de Turquie.

 

Le gouvernement turc revendique une position non interventionniste sous prétexte que le YPG (Unités de Protection Populaire) est un allié du PKK, organisation que les classes dominantes qualifient de « terroriste ». Il n’empêche que la réalité est là : l’Etat dirigé par Erdogan a favorisé le passage des armes et des combattants rejoignant l’Etat Islamique mais il empêche les combattants kurdes de passer la frontière pour soutenir leurs frères et sœurs de Syrie dans la défense de Kobané.

 

De l’autre côté, les différentes forces impérialistes, qui sont les premiers responsables de la montée en puissance de Daech se bornent à un soutien minimal aux Kurdes avec quelques missiles par jours.

 

De toute façon, les impérialistes n’ont rien à offrir aux masses populaires du Kurdistan.

 

Le peuple kurde se retrouve donc une fois de plus seul en première ligne, livré aux exactions des forces féodales et aux visées impérialistes d'une coalition occidentale pour qui l'anéantissement du mouvement révolutionnaire kurde par les islamistes constituera une victoire par procuration.

 

Nous ne partageons pas l'ensemble des vues des organisations kurdes, mais l'heure n'est pas à la critique mais bien à la solidarité. Le mouvement kurde et la lutte du peuple kurde sont une composante à part entière du mouvement révolutionnaire et progressiste de la région.

 

Le rôle des femmes dans cette lutte est exemplaire, qui, tout comme le font nos Camarades en Inde, prennent les armes et montent au front, démontrant que la capacité de combat et de résistance n'est pas une question de genre mais bien une question de détermination.

 

Le peuple kurde a été maintes fois martyrisé par les valets soutenus un temps par les forces impérialistes : Saddam Hussein ou Bachar al Assad. L’Etat turc, à la botte des impérialistes US et européens a également tenté d’éliminer le peuple kurde.

 

Il continue aujourd'hui sa campagne d'extermination coloniale contre le peuple kurde en même temps qu’il développe la répression contre les partis communistes révolutionnaires de Turquie. Depuis le 6 octobre, les manifestations de soutien au peuple kurde et à la résistance de Kobané se multiplient et ont fait plus de 30 morts à l'heure où nous écrivons ce communiqué. Une telle répression d'un mouvement de soutien à une bataille pour la survie montre clairement dans quel camp se trouve le gouvernement turc.

 

Nous n'apportons aucun soutien aux impérialistes et à leur campagne d'agression au Moyen Orient. D’ailleurs lorsqu’ils évoquent le peuple kurde, c'est soit pour le qualifier de « terroriste », soit pour justifier leur nouvelle campagne belliciste en Irak et en Syrie.

 

Nous condamnons également le gouvernement réactionnaire d'Ankara qui se frotte les mains devant l’ampleur du massacre.

 

Enfin nous exprimons notre rejet de l'Etat Islamique qui est une force féodale indirectement armée par les impérialistes lors de leur lutte inter-impérialiste sur le front syrien.

 

SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE KURDE QUI LUTTE AU ROJAVA !

A BAS L'IMPERIALISME ET SES VALETS !

GLOIRE AUX MARTYRS TOMBES DANS LE DEFENSE DE KOBANE !

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 00:18
Dénonçons la complicité de l'Etat français dans la répression contre le peuple kurde !

Un an après l'assassinat de Sakine CANSIZ, Fidan DOGAN et Leyla SOYLEMEZ, exigons la vérité

Trois militantes kurdes ont été froidement exécutées il y a maintenant un an alors qu’elles se trouvaient dans les locaux du Centre d’information du Kurdistan (CIK). Il s’agit de Sakine CANSIZ, une des co-fondatrices du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) ; Fidan DOGAN, présidente du CIK ; Leyla SOYLEMEZ.

Nous nous mobilisons aujourd'hui avec les camarades kurdes car en tant que militant-e-s vivant dans l'Etat français, nous refusons de laisser assassiner impunément des militantes étrangères sur notre sol. Nous voulons que celles et ceux qui fuient la répression dans leur pays puissent trouver la sécurité chez nous. Nous ne faisons pas confiance à l'Etat pour qu'il garantisse la sécurité des réfugié-e-s politiques progressistes sur son territoire, nous pensons que c'est aux militant-e-s et à la classe ouvrière de l'Etat français de serrer les rangs autour des réfugié-e-s politiques. C'est la solidarité de classe qui garantit que notre pays soit une terre d'asile pour elles et eux, et non pas l'Etat.

D'autre part, nous ne faisons pas non plus confiance à la justice bourgeoise pour qu'elle fasse la lumière sur l'assassinat des trois militantes kurdes. Nous refusons de nous contenter de l'incarcération d'un exécutant. La responsabilité de cet assassinat, c'est sur l'Etat turc que nous la portons. Nous accusons également la France de complicité avec ces assassinats. En effet, la France entretient des liens économiques avec la Turquie et est engagée politiquement dans le soutien à la politique de répression meurtrière qu'elle fait subir à ses opposant-e-s kurdes, communistes, alevis, LGBT. La Truquie a récemment demandé l'extradition de Pinar Selek, militante LGBT condamnée à perpétuité en Turquie, et nous la soutiendrons si besoin est.

Les rapports entre l'Etat turc et le PKK

En ce début d’année 2013, les autorités turques poursuivaient pas-à-pas les pourparlers engagés fin décembre avec Abdullah ÖCALAN, chef du PKK emprisonné sur l’île d’Imrali depuis 1999. Le dialogue entre le leader kurde et les services de renseignements turcs, est présenté comme intégrant « un processus de paix » devant mettre fin aux affrontements armés. Ce processus de paix a été initié suite à la grève de la faim de 10 000 prisonniers politiques en Turquie qui dénonçaient les conditions d'incarcération d'Abdhullah ÖCALAN. L’accord de principe étant le désarmement du PKK en échange de droits accordés à la minorité kurde par une refonte de l’Etat (nouvelle constitution). Or ni les Kurdes ni les forces progressistes et communistes de Turquie n'étaient dupes : chacun est conscient des manœuvres de l’Etat turc en vue d’éradiquer une bonne fois pour toute le mouvement kurde de libération nationale.

L'entrée en pourparlers ne signifie pas l'arrêt de la répression de la part de la bourgeoisie, comme nous l'apprend l'exemple basque. Nous rappelons que des militants basques continuent d’être arrêtés et incarcérés en France et en Espagne via une étroite collaboration des services de polices des deux pays. D’ailleurs, le Premier ministre turc, Recep Tayyip ERDOGAN, exclue toute hypothèse de libération du leader kurde de même qu’une amnistie générale au profit des prisonniers politiques kurdes.

Il est évident que l'assassinat des trois militantes kurdes à Paris est lié à ce contexte de négociations.

Les négociations se sont poursuivies. Au mois de Mars dernier, Abdhullah ÖCALAN a appelé le PKK à la trêve, la quatrième depuis le début de la lutte armée en 1984. ÖCALAN est toujours en prison, de même que les militant-e-s kurdes incarcéré-e-s dans les prisons de l'Etat Turc. Ils ont été rejoint par les militant-e-s arrêté-e-s pendant l'important mouvement qui a vu s'affronter la jeunesse et la police autour de la place Taksim. Avec la crise du capitalisme, les contradictions de classe s'approfondissent encore plus en Turquie. Le gouvernement d'ERDOGAN, de plus en plus violemment réactionnaire, est aujourd'hui remis en question.

La France complice de la répression en Turquie

Lorsque Nicolas Sarkozy faisait des appels du pied à la communauté arménienne en période pré-électorale autour de la question du génocide arménien, cela était encore une fois une hypocrisie incroyable. En effet, derrière les déclarations droit-de-l'hommistes de nos gouvernants, dans les faits, c'est un soutien à la répression en Turquie comme sur son territoire qu'apporte la France à la Turquie.

En octobre 2000, des centaines de prisonnier-e-s politiques turc-que-s et kurdes ont entamé une grève de la faim et de la soif, souvent jusqu’à la mort pour empêcher la construction de prisons cellulaires de type F, prisons laissant les détenus totalement à la merci de leurs geôliers et permettant la « torture blanche » par isolement sensoriel. Deux mois plus tard, l’armée et la police ont donné l’assaut à une vingtaine de prisons pour casser le mouvement, massacrant 28 prisonnier-e-s. Ces prisons avaient été vendues à l’État turc par le gouvernement Jospin, un gouvernement qui se voulait « de gauche » d’un pays qui se voulait « le pays des droits de l’homme ».

Depuis, la collaboration de l’État français avec l’État turc ne s’est pas démentie, cette collaboration n’est pas une simple complicité mais bien une coopération dans la lutte contre les forces révolutionnaires, ennemi commun des deux États.

La Turquie comptait 8010 prisonnier-e-s politiques en 2011 (chiffre officiel), 96 journalistes prisonnier-e-s en 2012, deux records mondiaux, et pourtant l’État français continue à considérer la Turquie comme un « pays sûr » et à piétiner les droits des réfugié-e-s politiques turc-que-s et kurdes. En 2011, des accords, signés entre le ministre français des affaires étrangères Claude Guéant et son homologue Turc Idris Naim Sahin, instauraient une collaboration judiciaire poussée entre les deux États en matière de « traitement » des militants politiques Kurdes sur le sol français. Ces accords n'ont pas été remis en cause par Manuel Valls.

Mieux : non content d’expulser ces réfugié-e-s, l’État français les emprisonne. Il y a aujourd’hui 300 prisonnier-e-s politiques originaires de Turquie et du Kurdistan-Nord dans les prisons françaises, comme notre camarade Nezif Eski qui a fait une longue grève de la faim au printemps dernier pour protester contre les fouilles corporelles déshonorantes des matons de Fresnes.

Si les militant-e-s communistes et progressistes de Turquie et du Kurdistan-Nord sont impitoyablement traqué-e-s par l’État français, les assassins gouvernementaux et fascistes turcs jouissent par contre d’une impunité quasi-totale sur le territoire français. Ainsi le 21 janvier 2012, une manifestation contre la reconnaissance du génocide arménien a réuni tout le gratin de l’extrême-droite turque de France et des pays voisins, avec la bénédiction de la préfecture. Le criminel international Yusuf Ziya Arpacik, responsable de nombreux meurtres et attentats pour le compte de l’organisation fasciste politico-mafieuse des « loups gris » a ainsi pu tranquillement venir de Turquie, manifester et rencontrer ses réseaux sur place. Tout cela au vu et au su de la police antiterroriste française (DCRI) qui s’est contenté de faire fuiter une note interne dans la presse pour prouver que tout était sous contrôle. Tout était tellement sous contrôle que, moins d’un an plus tard, les militantes kurdes Sakine Cansiz, Fidan Dogan (Rojbin) et Leyla Soylemez étaient lâchement exécutées d’une balle dans la tête en plein Paris.

Nous exigeons que la lumière soit faite sur cet assassinat et affirmons une fois de plus notre soutien au peuple kurde. Nous appelons toutes les forces communistes et progressistes à se joindre aux initiatives qui ont lieu afin de protester contre cet acte barbare. Nous devons faire en sorte que cela ne se reproduise plus jamais. Nous devons être solidaires avec tous les peuples opprimés du monde, nous opposer à la participation de la France à la répression contre ces peuples. Nous devons opposer à l'Etat français un rapport de force qui l'oblige à ne plus laisser commettre ces assassinats sur son territoire.

Contre la répression, construisons la solidarité entre les peuples !

Dénonçons la complicité de l'Etat français dans la répression contre le peuple kurde !

 

PCFM/OCFR

 
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