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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 23:33
Allemagne : « Gloire et honneur à nos morts - la manifestation Lénine-Liebknecht-Luxemburg de 2016

Nous publions ici le compte-rendu de Jugendwiderstand concernant la manifestation annuelle Lénine-Liebknecht-Luxemburg de 2016 :

Voici la description de la manifestation LLL de cette année par le journal bourgeois BZ : « … plus tard, un groupe d'environ 2 400 jeunes manifestants s'est déplacé parmi des slogans agressifs de la Frankfurter Tor jusqu'au cimetière central. On y appelait à la « révolution mondiale ». En partie cagoulés, les manifestants criaient tout cela derrière des bannières montrant les têtes de meurtriers de masse comme Mao et Staline. Au cimetière il y a eu même de la diffamation devant le monument aux victimes du stalinisme ».

 

Cette citation reflète d'abord et avant tout le développement général de deux choses. Premièrement, que plusieurs jeunes participent à la manifestation et qu'illes vont plus loin en construisant des forces vives pour finalement donner un caractère plus combatif et plus offensif à la manifestation, chose à laquelle nous offrons notre contribution. Deuxièmement, la citation exprime toute la peur de la bourgeoisie justement face à ce développement.

 

À ce titre, la manifestation cette année fut accompagnée d'un renforcement des provocations et des intimidations habituelles de la part des flics, avant le départ et aussi après la fin, dont les prétextes qu'ils utilisaient étaient surtout la présence de foulards rouges et de moyens de défense.

 

Malgré cela, plusieurs milliers de personnes ont pris la rue, dont plusieurs centaines qui marchaient dans les blocs d'organisations et de partis maoïstes.

 

Notre fin de semaine LLL avait commencé déjà la veille avec une activité culturelle prolétarienne chez les ami-es d'ATIK-YDG (jeunesse nouvelle-démocratique) au Mehringhof dans Kreuzberg afin de se préparer collectivement pour la manifestation. Avec de la musique de saz, des chansons d'ouvrier-ères et de partisan-es en turque, en allemand, en italien et en espagnol, du halay et un set de rap, nous avons passé une soirée de convivialité et de camaraderie.

 

Le lendemain matin, notre bloc, qui manifestait sous le slogan « Gloire et honneur à nos morts - Leur legs, notre lutte ! », s'est installé entre les blocs des partis communistes turques/kurdes TKP/ML et MKP. Il y avait aussi ATIK, YDG, ADGH, ADKH et ADHK qui était présentes en force.

 

Ce qui est démontré ici de façon générale c'est que plusieurs forces maoïstes se sont consolidées, pendant que la faillite idéologique des révisionnistes, des social-démocrates et des opportunistes se voit catalysée par l'aggravation des contradictions principales, au niveau mondial comme dans le contexte national − ces derniers essaient depuis toujours d'enlever Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht des communistes révolutionnaires, de rendre inoffensive leur lutte pour la classe ouvrière contre l'exploitation et la guerre impérialiste.

 

Notre bloc qui était composé de jusqu'à 50 jeunes camarades démontre le développement organisationnel pour la plupart positif de la dernière année. Un processus dans lequel nous allons continuer à avancer avec une consolidation du travail de masse ainsi que la poursuite du travail de rassemblement des éléments conscients de la jeunesse ouvrière.

 

Lors de l'action nous avons rendu hommage non seulement à Liebknecht et Luxemburg, les cofondateur-trice glorieux-se du Parti Communiste d'Allemagne, et à Lénine, le grand dirigeant de la révolution socialiste d'octobre, mais aussi à tou-te-s les martyres révolutionnaires et communistes des luttes prolétariennes et de guerres populaires du passé et du présent. Nos slogans, « Leurs legs, notre lutte - la jeunesse résiste ! », « Ne croyez pas aux mensonges des exploiteurs - On a raison de se révolter ! », « Mort à l'impérialisme - Guerre Populaire pour le socialisme ! », et « Marchons de l'avant vers le communisme - sous la direction du maoïsme ! », faisaient état non seulement de l'esprit combatif de notre bloc mais aussi de sa clarté idéologique.

 

Une fois rendu-es au « Cimetière des Socialistes » à Berlin-Friedrichsfelde, nous avons brisé par notre expression collective le silence individualisé et dépolitisé du « culte du deuil » bourgeois : Devant la tache honteuse qu'est le soi-disant « monument aux victimes du stalinisme », qui était flanquée par des anti-émeutes et des réactionnaires, et qui fut installée par la bourgeoisie « rouge », bien au Cimetière des Socialistes, rendant hommage surtout à des fascistes hitlériens, des impérialistes, et à d'autre racaille, nous avons confronté ce-lles-ux qui étaient présent-es avec la vérité historique concrète : « L'Armée Rouge et les partisan-es de Staline ont supprimé la Wehrmacht nazie ! » et « Marx, Engels, Lénine, Staline, Mao - Viva ! Viva ! Viva ! ».

 

Nous avons poursuivi avec un rassemblement au chemin central du cimetière, où nous avons chanté l'Internationale - l'hymne de notre classe − ainsi que la chanson ouvrière dédiée aux deux martyres communistes Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, « Auf auf zum Kampf ». De plus, un camarade a fait un bref discours, soulignant la nécessité de compter sur ses propres forces et d'apprendre à lutter de sa propre façon, et rappelant les jalons centraux de l'année qui vient pour la lutte idéologique, notamment le 50ème anniversaire de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne et le 40ème anniversaire de la mort du Président Mao.

 

Nous sommes convaincu-es qu'un hommage prolétarien révolutionnaire à Lénine, Liebknecht et Luxemburg ainsi qu'à tou-te-s nos autres martyres, à la manifestation LLL ou en général, ne peut être approprié et convenable que si l'on y affirme le réel héritage révolutionnaire qu'illes nous ont transmis, si on le défend et si on l'applique dans la pratique, en assumant sa responsabilité et en développant la lutte pour la révolution socialiste contre l'impérialisme, contre le révisionnisme, et contre la réaction dans ce pays. Cela ne se fera que dans la forme disciplinée et organisée propre à notre classe. Le travail nous est clair. Nous le leur avons juré.

 

Leur legs, notre lutte − La jeunesse résiste !
Gloire et honneur à nos morts !

 

Jugendwiderstand- http://jugendwiderstand.blogspot.de/
12 janvier 2016

Allemagne : « Gloire et honneur à nos morts - la manifestation Lénine-Liebknecht-Luxemburg de 2016
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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 22:20
Maroc : Appel à l'opinion nationale et internationale de la famille du prisonnier politique Hassan Koukou

Nous relayons ce communiqué traduit par le Comité d’Action et de Soutien aux luttes du peuple Marocain. Nous exprimons notre solidarité totale avec les prisonniers et prisonnières politiques au Maroc.

 

Notre fils Hassan KOUKOU se trouve actuellement à l’hôpital régional de la ville de Midelt dans un état critique et extrêmement grave. Ainsi, il ne parvient plus à bouger et parle avec beaucoup de difficultés, et cela suite à la grève de la faim qu’il a entamée et qu’il continue à mener depuis le 13 novembre 2015 (date depuis laquelle il ne boit plus d’eau ni ne prend de sucre) pour défendre sa dignité et revendiquer ses droits légitimes à poursuivre sa scolarité, à recevoir de la visite, à être soigné, à avoir accès à la presse et à des lectures, et pour obtenir son transfert de la prison de Midelt.

 

Comme vous le savez, notre enfant vit dans des conditions inhumaines et très dures puisque dans cette prison, l’administration va jusqu’à entasser 37 prisonniers dans une même cellule ; elle fait aussi subir aux détenus toutes formes d’humiliation et de torture à chaque revendication légitime des prisonniers comme celles que réclame notre enfant pour obtenir des conditions favorables à la poursuite de ses études (accès à la bibliothèque, possibilité de recevoir les programmes publiés par le ministère…).

 

Nous rappelons que notre fils a été arrêté le 17 décembre 2012 et qu’il a été condamné à 5 ans de prison ferme. Il a passé les 2 premières années et demi de ses années d’emprisonnement à la prison de Meknès où il avait déjà mené plusieurs grèves de la faim (la plus longue s’étant étirée sur une période de 110 jours) pour finalement obtenir plusieurs promesses de la part de l’administration pénitentiaire, accréditées par un représentant du conseil national des droits de l’Homme, mais jamais tenues.

 

Bien au contraire ! C’est à cette époque que notre fils a été déplacé à Midelt pour être séparé de ses camarades de lutte et pour que sa situation de détention soit aggravée avec une remise en cause totale de l’ensemble de ses droits les plus élémentaires.

 

Nous en appelons aujourd’hui à l’opinion publique nationale et internationale pour que tout soit entrepris afin qu’une aide vitale soit apportée à notre fils, étendu sur son lit de mort et oublié, dans un silence absolu et morbide, de tous les acteurs de la société - des médias jusqu’aux soi-disant défenseurs des droits de l’Homme.

 

Nous déclarons que les suites de la situation gravissime et critique dans laquelle se retrouve notre fils, incombent entièrement à la délégation générale de l’administration pénitentiaire en général et à l’administration de la prison de Midelt en particulier qui auront à répondre un jour de leur pleine et entière responsabilité face au crime de non-assistance à personne en danger qui se joue.

 

Nous déclarons aussi que notre fils est déterminé à continuer son combat légitime et que nous restons et resterons à ses côtés pour lui apporter notre soutien inconditionnel.

 

Enfin, nous appelons toutes les forces vives éprises de justice, tous les militants et militantes, à soutenir notre fils en faisant connaître le plus largement le combat qui est le sien et à mener des actions de soutien et de solidarité avant qu’il ne soit trop tard.

 

5 décembre 2015-12-08

Traduit par les soins du Comité d’Action et de Soutien aux luttes du peuple Marocain

Maroc : Appel à l'opinion nationale et internationale de la famille du prisonnier politique Hassan Koukou
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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 13:25
Déclaration du Parti communiste (maoïste) d'Afghanistan sur le 50e anniversaire de la fondation du mouvement communiste en Afghanistan

Célébrons le cinquantième anniversaire de la fondation du mouvement communiste (marxiste-léniniste-maoïste) et démocratique en Afghanistan pour renforcer les luttes communistes et les luttes pour une nouvelle démocratie dans le pays !


Avec la formation de l'Organisation de la Jeunesse Progressiste [PYO] le 4 Octobre 1965, sur la base d'une ligne marxiste-léniniste-maoïste (à l'époque, Pensée Mao Zedong) et anti-impérialiste, anti-social-impérialiste, anti-réactionnaire et anti-révisionniste, sous la direction du camarade Akram Yari, le mouvement communiste et de nouvelle démocratie en Afghanistan a vu le jour. En raison de la ligne politique du PYO et de l'environnement national et international, le mouvement de nouvelle démocratie sous la direction du PYO s'est transformé en le plus vaste mouvement politique du pays, mobilisant des dizaines de milliers d'hommes et femmes révolutionnaires, d'étudiants, d'enseignants, d'écrivains, de travailleurs et des autres masses laborieuses de toutes nationalités dans les luttes contre les réactionnaires impérialistes, social-impérialistes; c'est ainsi que le mouvement communiste maoïste s'est étendu dans le pays.


Sholajawid était le nom de la revue qui a propagé les idées de nouvelle démocratie; fondé par le PYO et deux autres groupes progressistes, sa publication a commencé deux ans après la formation du PYO, en 1967. En raison du rôle crucial joué par ce journal dans l'expansion et la propagation du mouvement, le mouvement lui-même est devenu connu sous le nom de Sholajawid. Bien que seulement 11 numéros de cette revue furent publiés, et que par la suite elle fut censurée par la monarchie réactionnaire de Zahir Shah, cette publication limitée a joué un rôle historique et important dans la formation étendue et généralisée du mouvement de nouvelle démocratie.


Bien évidemment, le PYO et le mouvement Sholajawid, étant jeunes et inexpérimentés, ils n'étaient pas sans faille ni faiblesse; ils avaient besoin d'amélioration et d'évolution. Malheureusement, les faiblesses internes du PYO, avec une situation défavorable sur le plan national et international, ont fait que le mouvement n’a pu continuer à se développer et à évoluer. Après une courte période qui a suivi la prospérité initiale, il s'est finalement effondré et dispersé.

 

L'interdiction de la revue Sholajawid et l'interdiction de manifester en 1968 par les forces répressives de l'Etat réactionnaire sous Zahir Shah - ainsi que l'arrestation et l'emprisonnement d'un grand nombre de dirigeants du PYO et du mouvement - a non seulement créer une première scission du mouvement Sholajawid, mais a également produit des effets négatifs plus importants. Des lignes politiques et idéologiques autres que la ligne de son fondateur (Akram Yari) sont apparues au sein du PYO, et par conséquent des luttes de ligne sont apparues au sein de l'organisation. Ce n'était pas des luttes visant à renforcer et à élargir l'organisation, mais bien des luttes de ligne qui ont abouti à son effondrement, elles eurent un impact négatif sur l'ensemble du mouvement.

 

Après le retrait du camarade Akram Yari de la lutte politique active en raison d'une maladie grave, des lignes politiques déviationnistes se sont emparées de l'organisation. Ces lignes politiques déviationnistes ont non seulement fourni la base des scissions du PYO, mais aussi grandement facilité les scissions au sein de l'ensemble du mouvement. Ainsi, la ligne déviationniste principale, qui a ensuite évolué négativement vers un révisionnisme flagrant et au capitulationnisme (et il y en a qui suivent toujours cette voie), a conduit à une scission importante de l'organisation et du mouvement initial, forçant tous les communistes et le mouvement de nouvelle démocratie vers la dissipation - un tournant vers une ligne révisionniste, capitulationniste au niveau national et au niveau de la lutte de classe.


La domination des lignes déviationnistes, révisionnistes et capitulationnistes au sein du mouvement communiste et du mouvement de nouvelle démocratie en Afghanistan a duré au moins une décennie et demie (la quasi-totalité des années 1970 et la première moitié des années 1980). Par conséquent, le mouvement ne pouvait pas empêcher les deux coups d'état, soutenu par les Soviétiques - le premier en 1972 par Sardar Dawood -le second en 1978 par le gang des satrapes révisionnistes des sociaux-impérialistes soviétiques (le Parti démocratique du peuple d'Afghanistan [PDPA]) - ni dans la lutte contre le régime suivant le coup d'état et l'occupation social-impérialiste, qui a mené à adopter des tactiques et une stratégie politique et militaire sans principe et incorrecte.

 

En conséquence - et malgré le fait que le mouvement communiste et de nouvelle démocratie ait sacrifié des dizaines de milliers de ses dirigeants, cadres, organisateurs et masses sous sa direction dans sa confrontation avec les forces réactionnaires dépendant des impérialistes occidentaux et des puissances régionales réactionnaires - le mouvement ne pouvait pas employer ces luttes de résistance pour se développer, évoluer, et pour faire des progrès sur la voie de la révolution de nouvelle démocratie. Plutôt, il a souffert d'amères défaites. Les effets négatifs de ces amères défaites sont encore fortement ressenties et sont désastreuses.

 

Durant cette décennie et demie, la ligne communiste et de nouvelle démocratie n'a pas pu s'exprimer de manière claire, ni avoir de présence; elle n'a pas été considérée comme un défi aux déviationnistes, collaborationnistes, et aux lignes politiques révisionnistes. Les graves faiblesses idéologiques, politiques et organisationnelles, ainsi que le faible niveau de compréhension théorique de ce qu'il restait du mouvement communiste et de nouvelle démocratie dans le milieu des années 1980 étaient évidents et ont facilité la prédominance des lignes collaborationnistes et révisionnistes au sein du mouvement dispersé.

 

Basé sur la défaite des lignes déviationnistes, révisionnistes, de collaboration de classes et sur un plan national - et de la nouvelle croissance relative du mouvement communiste dans des circonstances favorables à l'internationale, avec les efforts des partis et des organisations dans les rangs du Mouvement Révolutionnaire Internationaliste [RIM] - le premier mouvement, regroupant les communistes avec des principes a émergé en Afghanistan. L'émergence des premiers groupes et mouvements qui étaient l'expression claire d'une ligne communiste de principe a non seulement rétabli le mouvement communiste et de nouvelle démocratie en Afghanistan, mais a réactivé et amélioré la ligne politique de notre fondateur dans la nouvelle situation nationale et internationale contre l'impérialisme et la réaction, et aussi contre la domination des lignes erronées mentionnées ci-dessus dans les différentes unités du mouvement.

 

Les déviationnistes, révisionnistes et capitulationnistes qui croyaient leur domination permanente et indéniable au sein des différentes sections du mouvement - qui supposaient que la ligne de principe du fondateur du mouvement été enterrée - ont vu les nouveaux slogans, la position du nouveau mouvement communiste secouer le cocotier du mouvement communiste. Et cette nouvelle initiative a grandi et s'est élargie, devenant l'expression même de la position de principe avec des slogans contre les occupants social-impérialistes et leurs satrapes, contre le pouvoir des djihadistes réactionnaires et contre la guerre civile brutale, réactionnaire, répressive et archaïque de l'Emirat Taliban. En outre, ce mouvement était contre l'invasion et l'occupation des impérialistes américains depuis le début, s'opposant à ses alliés au sein de l'Afghanistan et à la formation de son régime fantoche; ce fut la seule formation communiste - le seul représentant non-réactionnaire des peuples révolutionnaires - qui prôna la résistance nationale contre les occupants et le régime fantoche.

 

Bien que les vieux révisionnistes - pressés par les conditions subjectives et objectives du pays, par l'opinion mondiale, l'expansion des luttes de masse et de la résistance contre l'occupant et le régime fantoche - aient progressivement pris leurs distances du capitalutionnisme ouvert qu'ils défendaient précédemment - et bien qu’ils aient tenu parfois, avec parcimonie, une position contre les occupants impérialistes et leur gouvernement fantoche - c'est le mouvement maoïste qui a relancé le pays vers une défense solide de la lutte et de la résistance de principe contre l'occupation et son gouvernement fantoche.

 

La nouvelle initiative de la ligne communiste et de nouvelle démocratie, depuis sa création et jusqu'à présent, a été menée sous la bannière théorique et pratique de l'unité de principe au sein de notre large mouvement. En suivant ce chemin de l'unité, il a lutté contre la dispersion et le sectarisme. Par conséquent, non seulement qualitativement mais aussi quantitativement, le mouvement a continué à croître. Actuellement, PC(M)A, d'autres organisations maoïstes et des individus en dehors du parti représentent cette nouvelle initiative.


Célébrer le 50e anniversaire du mouvement maoïste en Afghanistan est une occasion qui nous invite tous à nous déplacer vers l'unité basée sur une ligne prolétarienne de principe et de nouvelle démocratie, à lutter collectivement d'une manière forte et organisée, contre les occupants et leurs satrapes qui sont les principaux ennemis du pays et de ses habitants, ainsi qu’avancer pour les peuples révolutionnaires, la voie de la préparation à la guerre nationale de résistance.

 

Bien évidemment, la lutte de résistance nationale contre les principaux ennemis de notre pays ne signifie pas suspendre les luttes de nouvelle démocratie contre eux ni contre les forces féodal-bourgeois compradores anti-démocratiques qui s'opposent aux occupants et au régime fantoche. Cette lutte nationale ne peut non plus ignorer les luttes contre d'autres puissances impérialistes et expansionnistes réactionnaires.

 

L'expérience de la lutte à l'échelle internationale et aussi en Afghanistan a continuellement prouvé que mettre uniquement l'accent sur la résistance nationale contre l'actuel ennemi principal et d'oublier les luttes de nouvelle démocratie contre ceux qui ne sont pas les principaux ennemis du moment, auront forcément pour conséquence de nuire à la résistance nationale dans son ensemble. Ce genre de lutte unidimensionnelle de résistance nationale, du fait qu'elle ignore les revendications démocratiques des masses, se limite à réduire la participation des masses à la résistance nationale contre l'occupant et le régime fantoche ; cela peut même éliminer la possibilité de leur participation et va de fait fortement permettre le développement et une préparation de terrain pour des manœuvres de l'opposition armée réactionnaire et anti-démocratique, contre les occupants et le régime fantoche.

 

Par conséquent, sur la base de l'intérêt des masses d'Afghanistan et sur la base d'un programme communiste et de nouvelle démocratie, nous ne devrions pas seulement parler de la lutte nationale et de la guerre de résistance nationale contre les occupants et le régime fantoche, mais nous devrions parler d'une guerre populaire de résistance révolutionnaire et nationale. Nous devons faire avancer une telle lutte pour préparer, lancer et poursuivre une telle guerre populaire de résistance révolutionnaire et nationale.

 

De résistance parce que nous sommes les victimes de l'agression et de l'occupation des impérialistes - d'un pouvoir réactionnaire étranger - et sous la domination d'un régime fantoche. Notre lutte contre les principaux ennemis du peuple est caractérisée par la résistance : l'auto-défense, la défense de l'indépendance du pays, et la défense de la liberté du pays et de ses habitants. Cette lutte est la juste lutte des victimes de l'occupation contre les envahisseurs, occupants et leurs marionnettes.

 

Nationale parce que la lutte de résistance pour défendre l'indépendance du pays et l'indépendance de son peuple est fondamentalement basée sur la lutte et la résistance, sur nos intérêts nationaux, et contre les intérêts des envahisseurs, occupants impérialistes, leurs satrapes nationaux traîtres - et non pas limité la lutte idéologique et de résistance entre religieux et non religieux. Tout type de tentative d'imposer une telle limitation mènera à limiter la portée de la lutte contre les occupants et leur régime fantoche, et bénéficiera éventuellement à l'occupation impérialiste. Ainsi, le caractère laïque de cette lutte et résistance est une nécessité incontournable.

 

Nationale parce que cette lutte de résistance doit tenir compte de la défense et de l'indépendance du pays dans son ensemble ; elle ne devrait pas sortir les loups par la porte tout en laissant entrer les hyènes par les fenêtres. À l'époque actuelle, la domination globale du système capitaliste impérialiste mondial est marquée par des contradictions et des tensions graves entre les impérialistes et les pouvoirs réactionnaires, et ces pouvoirs sont désireux d'employer un mouvement politique et d'initiative comme un instrument de leurs intérêts contre leur impérialiste et réactionnaire rivaux. Le mouvement communiste et de nouvelle démocratie du pays, tout en acceptant les nécessités de la lutte contre l'impérialisme américain et son régime de satrapes, devrait également prêter attention aux nécessités de cette responsabilité nationale.

 

Il est évident que la lutte et la résistance ont leurs bases matérielles et également leur superstructure idéologique et politique. Dans le même temps cependant, il est également vrai que dans une société de classe multi-nationale où se concentrent divers classes et intérêts nationaux, ainsi que diverses pensées et conceptions du monde, une résistance à grande échelle contre les occupants et les traîtres nationaux aura un caractère multiforme, diverse et démocratique. Naturellement, les différentes forces engagées dans cette lutte seront en concurrence l’une contre l’autre pour la direction de la résistance et il ne peut en être autrement. Si les forces communistes et de démocratie nouvelle ne prêtent pas attention à cette réalité, cela pourrait conduire à du liquidationnisme politique, idéologique et organisationnel, entraînant le capitulationnisme, l’affaiblissement de la lutte et l’incapacité de consolider la direction progressiste et révolutionnaire de la résistance.

 

Toutefois, cette lutte doit être conduite sous l’intérêt général de la résistance contre les forces d’occupations et leur régime fantoche et non pas en conflit avec les intérêts généraux de la résistance. En ignorant cette question, par toutes les forces y compris la nôtre, n’aura comme résultat que d'entraîner le remplacement de la contradiction principale avec les contradictions non principales, qui ne bénéficieront qu’au régime fantoche et aux forces d’occupations.


Nous devrions souligner qu'une résistance qui est uniquement masculine ne peut pas être une résistance nationale authentique. Les femmes constituent la moitié de la société et une résistance nationale dans le vrai sens du mot ne peut pas se faire sans leur inclusion. Toute sorte de tentative de limiter les femmes, sur la base de tout type d'excuse religieuse ou culturelle qui les priverait de leurs droits personnels et sociaux de base, y compris le droit de participer à la résistance contre les occupants et leurs satrapes, est une tentative pour éloigner la moitié de la population de la résistance nationale active, et en même temps, consciemment ou inconsciemment les forçant à tomber dans le piège idéologique et politique des occupants et de leurs satrapes traîtres nationaux qui clament souvent des slogans trompeurs sur les droits ou la liberté des femmes. Il est évident que ces tentatives sont également très anti-démocratiques.


Populaire car une lutte de résistance nationale ne peut être une lutte implacable et solide si elle ne possède pas un caractère de masse, sur la base des intérêts supérieurs des masses - qui sont, les masses révolutionnaires qui luttent contre les occupants et le régime fantoche - et non sur les intérêts d'exploitation et d'oppression des classes bourgeoises compradores féodales. La dernière faction des masses sont les classes dont les intérêts sont en ligne avec l'impérialisme, en particulier avec l'envahisseur et les impérialistes d'occupation, ainsi que les classes des propriétaires terriens et des bourgeois compradores qui sont toujours prêts à agir de concert avec les occupants et le régime fantoche. Donner un caractère de masse à la résistance nationale contre les occupants et leurs marionnettes ne signifie pas simplement impliquer les masses dans la résistance : cette participation devrait signifier la participation consciente à la résistance nationale en fonction de leurs intérêts révolutionnaires supérieurs plutôt que des intérêts des classes exploiteuses. De ce point de vue, donner un caractère de masse à la résistance nationale contre les occupants et les traîtres nationaux exige la propagation de la conscience révolutionnaire parmi les masses du peuple, en particulier les couches inférieures des masses laborieuses, ouvrières, paysannes et petite-bourgeoisie appauvrie. Éclairer les masses d'une conscience révolutionnaire exige des efforts prolongés et continus, mais nous devons reconnaître que, sans un certain niveau de progrès à cet égard, la résistance nationale contre l'occupant et le régime fantoche ne peut se développer, s'élargir et approfondir son caractère de masse et populaire.

 

Révolutionnaire parce que la résistance nationale populaire contre les occupants et le régime fantoche doit être armée d'une vision du monde scientifique révolutionnaire afin qu'elle puisse diriger la résistance contre le système capitaliste-impérialiste, et le système réactionnaire au sein du pays. Sinon, la résistance risque d'être écourtée, soit dans le milieu de la résistance nationale elle-même ou après la réalisation de son objectif d'indépendance partielle - le pays pourrait encore rester dans le carcan du système mondial d'oppression et d'exploitation et les masses, malgré des sacrifices héroïques et désintéressés, resteraient sous le système capitaliste-impérialiste mondial dirigé par les classes semi-féodales / semi-coloniales. Plus important encore, l'orientation stratégique révolutionnaire de la résistance contre les occupants et le régime fantoche, garantit la progression continue des caractéristiques nationales et populaires de la résistance.

 

Étant donné que la résistance contre les occupants soviétiques sociaux-impérialistes et leur régime fantoche a été mené sous la direction des forces réactionnaires dépendantes de l’impérialisme occidental et à donc manqué totalement d’orientation stratégique révolutionnaire, cette même résistance à préparé le terrain pour l’invasion de l’impérialisme américain et ses alliés, l’occupation qui s’en est suivi et la formation du régime fantoche actuel. Cependant, comme la résistance contemporaine contre les actuels occupants et leurs satrapes n’a pas encore conduit au retrait total des forces d’occupations et l’effondrement de leur régime fantoche, la domination monopolistique de la résistance réactionnaire armé à entraîné la matérialisation d’une autre invasion et occupation étrangère - cette invasion et occupation qui considère l’ensemble du pays comme une province du “califat” arabe réactionnaire.

 

Les forces qui ont soulevé les drapeaux noirs de l'État Islamique [ISIS] en Afghanistan sont les armées de ce califat arabe réactionnaire et sont donc, en réalité, les forces d'occupation d'un État étranger réactionnaire, même si certaines de leurs forces sont originaires de ce pays. Ces forces dans leur ensemble sont nées et ont grandi dans les rangs de la résistance réactionnaire actuelle en Afghanistan. Plus important encore, les fondateurs et dirigeants d'origine de ce califat réactionnaire (ISIS) ont également été soulevées dans le giron de la dernière résistance réactionnaire contre les sociaux-impérialistes soviétiques et leur régime fantoche. Malgré le fait que le «calife arabe» déclare ouvertement le chef de l'Émirat Islamique Taliban comme un serviteur analphabète d'Al-Qaïda et nomme l'Emirat lui-même comme un "médicament périmé", les dirigeants talibans réactionnaire envoient des messages à ISIS de «fraternité islamique», leur demandant humblement et docilement de ne pas devenir la raison de la friction dans la "résistance islamique d'Afghanistan”. N'ont-ils pas compris que ISIS n'accepte pas l'Afghanistan en tant que pays mais le voit comme une province de son Califat Arabe ?

 

Si nous supposons que la résistance contre les envahisseurs sociaux impérialistes ainsi que les occupants et leurs marionnettes ont conduit à l'invasion et à l'occupation des impérialistes américains et de leurs alliés, la résistance contre les occupants actuels et leurs marionnettes n'est alors qu'une étape qui prépare le terrain pour une invasion et une occupation d'un califat arabe réactionnaire, et si cela est le destin de l'Afghanistan, alors nous devrions être très inquiets.

 

Avec la propagation de l'influence de l'ISIS en Afghanistan d'une part, et la mort mystérieuse de l'ex-chef des talibans (le mollah Muhammad Omar Akhund) de l'autre, la situation du pays est devenue encore plus compliquée. Avec l'expansion de l'influence de l'ISIS en Afghanistan, tous les djihadistes étrangers dans la région sont maintenant des soldats possibles de l'ISIS et doivent être considérés comme des forces potentielles ou actives de l'invasion de cette puissance étrangère, la cible des peuples révolutionnaires et de la résistance nationale.

 

Le mollah Muhammad Omar Akhund, qui était l'élément qui unissait le mouvement fracturé des talibans (qui a été divisé selon des lignes ethniques, tribales, régionales et politiques), est mort. En son absence, maintenir l'unité d'une telle armée est extrêmement difficile, voir impossible. En outre, sa mort mystérieuse au Pakistan (gardée secrète pendant deux ans dans un cercle de quelques individus), et le mode de désignation de son successeur, sont des facteurs puissants dans la création de la friction entre les talibans. Certainement, d'énormes efforts ont été faits pour consolider la direction du mollah Akhtar Mansur, par ses partisans au sein des talibans et aussi par des «amis» étrangers, et sans aucun doute la plus grande partie du mouvement taliban restera sous sa nouvelle direction. Cependant, certaines sections des talibans n'ont pas accepté la nouvelle direction. Ces forces peuvent à peine se tenir sur leurs propres pieds; il est très possible que sous la pression de la nouvelle direction des talibans, ils soient finalement obligés de se tourner vers le régime de marionnettes ou de rejoindre l’ISIS. Par conséquent, ces forces doivent être considérées comme potentiellement soumises au régime ou comme étant une part de l'armée d'invasion de l'ISIS.

 

De plus, la mort du mollah Muhammad Omar Akhund et le déclenchement des frictions au sein des talibans sur la nomination de son successeur a abouti à la coopération étroite entre sa nouvelle direction et leurs "amis" pakistanais. En effet, dans la consolidation de sa position, Akhtar Mansur a tenu des réunions publiques dans tout le Pakistan. Cette situation a complètement mené à l'identification et à la publication de leurs rangs et fichiers, ce qui signifie l'augmentation de manière significative du contrôle de leurs "amis" pakistanais sur eux, de sorte qu'ils ne peuvent pas prétendre qu'"ils ont seulement partiellement le soutien d'amis pakistanais." Il peut certainement être dit que l'acceptation du Pakistan comme le patron de la paix en Afghanistan par les impérialistes américains et le régime fantoche a également augmenté de manière significative le contrôle du Pakistan sur les talibans.

 

Toutes ces questions illustrent le fait que la portée de l'agression des forces d'occupation étrangères en Afghanistan a augmenté : à un moment où l'agression et où l'occupation des impérialistes américains et de leurs alliés n'est pas terminé, d'autres forces d'occupation agressives réactionnaires, ISIS, ont émergés dans certaines poches du pays et dominent la vie de ses habitants. En même temps, les interventions de l'Etat pakistanais, qui sont constamment menées avec des incursions militaires transfrontalières, ainsi que les interventions de l'Iran, ont augmenté. Par conséquent, notre responsabilité révolutionnaire en termes de lutte contre l'ennemi principal s’en trouve multipliée, mais elle a également augmenté par rapport aux ennemis auxiliaires, ainsi nous devons accroître nos efforts envers eux tous.

 

Quant à l'engagement verbal d'Obama de retirer toutes les troupes de combat américaines (sauf 1000 militaires qui resterait pour protéger l'ambassade américaine à Kaboul) à la fin de 2016, sa mise en pratique ne s'est pas encore faite. Les guerres récentes dans plusieurs régions du pays montrent que le régime fantoche ne peut pas maintenir son hégémonie sans la présence de forces d'occupation étrangères. Même si les demandes d'Obama devaient être réalisées conformément à l'accord de sécurité entre l'Etat américain et le régime fantoche, la possibilité légale juridique pour le retour de ces derniers en Afghanistan reste possible, et il en est également ainsi pour le retour des troupes d'occupation de l'OTAN en raison de l'accord de sécurité entre l'OTAN et le régime fantoche.


En fait, l'existence du régime fantoche en crise et corrompu est fondé sur l'espoir d'un soutien futur d’une occupation par ses maîtres impérialistes plutôt que sur sa propre constitution. Cependant, les résultats de la plus longue guerre de l'impérialisme américain (la guerre en Afghanistan) indiquent clairement que les occupants américains, leurs alliés et marionnettes sont incapables d'imposer la soumission totale de l'Afghanistan par la guerre. Par conséquent, en dépit de la prolongation de leur présence d'occupation - leur soutien au régime fantoche par des moyens militaires et non-militaires - ainsi que de la consolidation de son autorité, les impérialistes essayent également constamment d'amener les insurgés islamistes réactionnaires à la table des négociations en leur promettant une part dans le régime.

 

Par conséquent, l'Etat impérialiste américain, en alignement avec l'Etat indien expansionniste, est en train de mettre la pression sur le Pakistan pour réduire le champ dans lequel les talibans peuvent manœuvrer, pour finalement les forcer à négocier avec le régime fantoche. La tactique menée dans le but référé par les Etats-Unis est de prévenir l'aide économique au Pakistan afin d'affirmer la pression politique. Les tensions entre les Indiens et le Pakistan en ce qui concerne le contrôle du Cachemire, et l'engagement militaire prolongé entre les deux parties, est une guerre partielle qui est reportée, pour les négociations de paix en Afghanistan, entre deux puissances atomiques régionales expansionnistes et réactionnaires.

 

Les dirigeants révisionnistes et expansionnistes de la Chine essayent à leur manière de participer à ce jeu. Le plan de la Chine d'investir 50 milliards de dollars au Pakistan est non seulement un signe de leurs tendances politiques et économiques expansionnistes, mais est aussi une tactique apaisante pour persuader le Pakistan de ne pas permettre à ses territoires d'être utilisés comme une base pour la formation et l'organisation de militants ouïghours islamistes. L'idée, ici, est d'empêcher que cela ne devienne un refuge pour les insurgés islamistes opposés au régime fantoche et les puissances occupantes en Afghanistan.

 

Si cette politique tripartites des américains, indiens et chinois de la carotte et du bâton envers le Pakistan continue, et même s’intensifie de sorte qu'elle devienne insupportable pour le Pakistan, il est très probable que tôt ou tard, les talibans sous la direction du mollah Akhtar Mansur, maintenant sous sa ferme direction, seront obligés de reprendre les négociations avec le régime fantoche sous la supervision du Pakistan, des Etats-Unis, et de la Chine. Dans ce cas, la confrontation militaire intense et généralisée dans la campagne actuelle de guerre - que nous pouvons certainement affirmer être défavorable à tous ses acteurs - sera utilisée comme une puce de négociation pour marquer des concessions politiques.


En effet, la résistance réactionnaire des talibans n'est pas, dans son essence, une résistance anti-impérialiste totale et implacable. Même dans le cas d'une victoire militaire - dont il a été démontré aujourd'hui qu'elle ne pouvait être possible - les talibans ne peuvent pas libérer le pays de l'orbite du système impérialiste mondial réactionnaire.

 

En outre, même si les négociations reprennent et vont de l'avant, en dernier lieu, les parts du gâteau seront déterminées en fonction des poids politiques et économiques de chacun, et c'est le peuple qui continuera à souffrir sous un système archaïque d'exploitation et d'oppression - le pays manquera de véritable indépendance. Le processus que suivra ces négociations pour avancer ne sera également pas lisse et facile; il va demander au peuple de fournir d'immenses sacrifices et d'affronter de graves difficultés.

 

Nous appelons à célébrer le cinquantième anniversaire du mouvement communiste (marxiste-léniniste-maoïste) et de nouvelle démocratie en Afghanistan pour annoncer bruyamment la longue présence de cinquante ans de ce mouvement dans l'arène de la lutte politique révolutionnaire en Afghanistan de manière à indiquer le fait que : le cinquantième anniversaire de la fondation du mouvement maoïste est une occasion qui nous invite à considérer cinq décennies de hauts et de bas de la lutte révolutionnaire, et nous réaffirmons notre engagement à poursuivre fermement de l'avant nos responsabilités patriotiques, nationales, démocratiques et révolutionnaires.

 

Le Parti Communiste (Maoïste) d'Afghanistan a annoncé à plusieurs reprises que le plus grand défaut et la faiblesse du courant communiste et du mouvement de nouvelle démocratie d'Afghanistan est sa seule présence sur un plan politique et le manque de représentation dans l'arène de la lutte armée contre l'occupant et le régime fantoche. En effet, c'est une limite qui réduit l'effet de notre lutte politique et idéologique contre nos ennemis principaux et auxiliaires. Dans des circonstances où l'aspect principal de la lutte dans le pays est la lutte armée, la seule voix politique et non-militaire dans un environnement plein d'explosions de bombes, canons et fusils, est rarement entendue. Par conséquent, dans ces circonstances, notre lutte ne peut avoir un effet avant-gardiste si elle ne prépare pas la voie à la guerre populaire révolutionnaire nationale de résistance contre l'occupant et le régime fantoche (la forme actuelle de la guerre populaire dans le pays).

 

Pour un bon déroulement, fondé sur des principes, en temps opportun et efficace de ces efforts, le Parti Communiste (Maoïste) d'Afghanistan doit mobiliser et élargir sans cesse ses membres, sympathisants, et les masses sous sa direction. En outre, le Parti Communiste (Maoïste) d'Afghanistan, d'autres forces maoïstes et des individus hors parti ont besoin dans la situation actuelle d'établir une plus grande unité entre eux, d'une part, et de faire avancer les polémiques et les discussions pour résoudre les désaccords théoriques, de l'autre, à élargir leur coopération pratique entre eux, aussi bien idéologiquement que pratiquement pour aller vers la coopération, la coordination et l'unité.

 

Avançons sur la voie vers le lancement de la guerre populaire révolutionnaire nationale de résistance contre les occupants impérialistes, le régime fantoche et les occupants réactionnaires de l'ISIS !

 

Avançons sur la voie de la lutte contre les autres réactionnaires alignés avec les puissances impérialistes et réactionnaires !

 

Parti Communiste (Maoïste) d'Afghanistan

4 octobre 2015

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 07:15
Hommage aux victimes de l'attentat fasciste d'Ankara

Le 10 octobre 2015, une manifestation pour la paix était organisée à Ankara à l'appel des centrales syndicales et des organisations démocratiques et révolutionnaires turques et kurdes. Lors de cette mobilisation populaire, deux bombes ont explosé au milieu de la foule. A l'heure actuelle le bilan est de plus de 120 morts et 250 blessés. Comme pour le massacre de Suruç, la complicité de l'Etat turc est évidente. Suite à cet attentat, la police turque a attaqué les manifestants au canon à eau et au gaz lacrymogène, tirant même en l'air à balles réelles pour disperser la foule, ainsi se comporte le gouvernement fasciste d'Erdogan.

 

Les attaques fascistes contre le mouvement kurde et la gauche révolutionnaire de Turquie n'ont fait que s'amplifier ces derniers mois. Au massacre de Suruç ont fait suite les attaques de l'armée turque contre le PKK, des grandes vagues de répression contre le mouvement communiste, les massacres de civils kurdes comme ce fut le cas à Cisre et aujourd'hui un nouvel attentat.


L'AKP et DAESH marchent main dans la main pour tenter de briser le mouvement de libération national kurde et les organisations révolutionnaires en Turquie. Cela bien sûr avec la complicité active des impérialistes européens et américains qui par l'intermédiaire de l'OTAN ont affirmé « le droit de la Turquie à lutter contre le terrorisme », c'est-à-dire à réprimer dans le sang tous les mouvements allant contre les intérêts des puissances impérialistes et luttant contre le système capitaliste. Plus qu'une caution morale, les gouvernements impérialistes offrent une aide concrète au régime fasciste en Turquie en persécutant sur le sol européen les révolutionnaires en exil. Les arrestations des militants et militantes de l'ATIK (Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe) en sont le triste exemple.

 

Nous tenons aujourd'hui à affirmer une fois de plus notre solidarité avec la lutte légitime du peuple kurde et des organisations représentant ses intérêts, ainsi qu'avec nos camarades communistes qui luttent en Turquie. Les attaques fascistes servent à terroriser le peuple, à le museler. Mais une fois de plus nous pouvons voir que la terreur ne suffit pas à faire baisser la tête à un peuple qui lutte pour la liberté. Suite au massacre d'Ankara, le peuple et les partis qui le représentent sont descendus dans la rue pour demander des comptes déclarant « Chez nous ce n’est pas par des mots que l’on demande des comptes au fascisme ! Chez nous ce sont les balles qui demandent des comptes ! ».

 

Quand DAESH et Erdogan attaquent le mouvement communiste de Turquie et le mouvement de libération national kurde, ils attaquent les communistes et les peuples opprimés du monde entier. L'internationalisme prolétarien est bien plus qu'une idée abstraite, c'est une lutte à mener et nous ne laisserons jamais massacrer nos camarades sans réagir. Nous appelons donc à participer partout en France aux manifestations aux côtés de nos camarades Kurdes et de Turquie. Nous appelons également à un rassemblement offensif à Clermont-Ferrand le samedi 17 octobre à 14h30 place de Jaude pour affirmer notre solidarité avec le Kurdistan et le mouvement révolutionnaire de Turquie. Ici nous demanderons des comptes aux impérialistes qui ont toujours soutenu l'AKP et nous répondrons coup pour coup aux attaques contre le mouvement communiste international, y compris en ciblant les intérêts du gouvernement turc en France et en attaquant frontalement les impérialistes et leur chiens de garde.

 

SOLIDARITE AVEC LE MOUVEMENT COMMUNISTE DE TURQUIE !

VIVE LA LUTTE DU PEUPLE KURDE !
HONORONS LA MEMOIRE DES MARTYRS TOMBES POUR LA CAUSE DU PEUPLE !

 

Bloc Rouge (Unification des maoïstes)

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 23:27

 

Le mouvement révolutionnaire en Inde est à l'heure actuelle le plus important au niveau international. Dirigée par le Parti Communiste d'Inde (maoïste), la Guerre Populaire s'étend sur un tiers du territoire de cet immense pays, comptant près de 1,3 milliard d'habitants. La victoire de la révolution en Inde aurait un impact au moins similaire à celui de la révolution des soviets de 1917 et à celle de la Chine en 1949.

 

La Guerre Populaire en Inde, c'est la construction vivante de gouvernements populaires dans les zones libérées par l'Armée Populaire ; c'est un développement répondant aux besoins des parties exploitées et opprimées de la population ; c'est la lutte contre le déplacement des populations imposé par le gouvernement indien au profit de l'exploitation des sous sols par les multinationales ; c'est la lutte pour une nouvelle culture populaire débarrassée des vieilles pratiques réactionnaires des classes dominantes (intouchables, oppression des femmes, servage, etc.). En bref, c'est la reprise en main de la société par celles et ceux qui en constituent aujourd'hui la base.

 

Mais l'Etat indien est au service des propriétaires terriens et de la bourgeoisie qui permet aux grands groupes étrangers de piller les ressources de son propre pays. C'est pour cela qu'en 2008, il a lancé une vaste opération militaire contre les révolutionnaires maoïstes et toutes celles et ceux qui participent à la lutte : l'Opération Green Hunt. L'Etat indien a ainsi envoyé entre 200 et 300 000 militaires et paramilitaires dans les zones contrôlées ou sous influence des révolutionnaires. Les prisons se remplissent, les assassinats se multiplient, les tortures sont quotidiennes, les viols sont utilisés comme arme de répression massive, les villages, bétails et récoltes sont brûlées pour chasser de leurs terres les villageois et villageoises.

 

Dans ce contexte, la chasse aux maoïstes bat son plein. Les sympathisants et militants sont ciblés en permanence et sont parfois exécutés de sang froid, comme cela a notamment été le cas pour les Camarades dirigeants du PCI(maoïste) Azad et Kishenji, largement connus et appréciés des masses indiennes. En mai 2014, c'est le professeur de l'université de New Delhi, GN Saibaba, qui a été arrêté et emprisonné à 800km de chez lui. L'accès aux soins lui a été refusé alors qu'il est handicapé à 90%. En mai dernier, c'est le Camarade Ajith qui a été arrêté alors qu'il se faisait soigner dans un hôpital. Le Camarade Ajith est largement connu pour son apport au mouvement révolutionnaire international et son analyse de la société indienne. Son importance pour le mouvement révolutionnaire indien ne se mesure pas.

 

C'est pourquoi le Comité International de Soutien à la Guerre Populaire en Inde a lancé une campagne internationale pour la libération du Camarade Ajith. Comme nous le faisons depuis de nombreuses années, nous nous inscrivons dans cette campagne en continuant d'informer le plus largement possible sur la Guerre Populaire en Inde qui reste encore largement méconnue dans notre pays malgré son importance capitale pour le mouvement révolutionnaire international. Nous nous inscrivons dans ce sens dans la pratique de l'internationalisme prolétarien définie par Lénine en ces termes : « il n'est qu'un, et un seul, internationalisme véritable: il consiste à travailler avec abnégation au développement du mouvement révolutionnaire et de la lutte révolutionnaire dans son propre pays, à soutenir (par la propagande, la sympathie, une aide matérielle) cette même lutte, cette même ligne, et elle seule, dans tous les pays sans exception. »


Vive la Guerre Populaire en Inde !

Free Ajith ! Libérté pour Ajith !

Vive la Guerre Populaire en Inde ! Liberté pour Ajith !
Vive la Guerre Populaire en Inde ! Liberté pour Ajith !
Vive la Guerre Populaire en Inde ! Liberté pour Ajith !
Vive la Guerre Populaire en Inde ! Liberté pour Ajith !
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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 23:14
Après le massacre de Suruç : répression et résistance !


Depuis l'attentat mené par DAESH dans la ville de Suruç qui a coûté la vie à une trentaine de militants et militantes de SGDF, l'organisation de jeunesse liée au MLKP, la Turquie est en proie à une grande vague de répression.

 

Le gouvernement réactionnaire de l'AKP fournit un soutien à peine voilé aux djihadistes de DAESH, mettant à leurs dispositions des moyens logistiques importants et permettant à ces derniers de mener leurs actions contre le Rojava à partir du sol turc. Les réactionnaires ne veulent pas d'une quelconque possibilité de voir naître un État Kurde, ils s'appuient donc sur les forces féodales et barbares de DAESH pour mener une sale guerre, une lutte d'extermination contre le peuple Kurde.

 

Non content d'appuyer directement les djihadistes dans leur lutte contre le Kurdistan et les populations qui y vivent, l'Etat turc s'en sert de prétexte pour mener de grandes opérations de répression contre les révolutionnaires.

 

C'est sous prétexte de lutter contre DAESH que la police turque a arrêté plus de 600 personnes depuis le vendredi 24 juillet, principalement des militants et militantes d'organisations révolutionnaires et progressistes comme le DHKP-C et le PKK. Au cours de cette opération, une militante du DHKP-C est tombée en martyre, lâchement assassinée par la police. La police a ensuite perturber l'enterrement de cette militante, Günay Özarslan.

 

Des opérations armées ont également été menée par l'armée turque contre des installations du PKK en Turquie, en Irak et maintenant en Syrie, mettant ainsi un coup d’arrêt au processus de paix en cours depuis deux ans entre Ankara et les rebelles Kurdes.

 

A travers tout le pays, le gouvernement de l'AKP mène une offensive de grande envergure contre le mouvement révolutionnaire de Turquie et les organisations qui le composent, ainsi que contre le PKK.


Face à l’oppression, nous ne pouvons que saluer la résistance populaire des masses de Turquie et du Kurdistan et des partis représentant leurs intérêts. Les manifestations faisant suite au massacre de Suruç ont été l'occasion de grands mouvements de résistances auxquels ont participé dans l’unité les différentes milices des organisations révolutionnaires. Les milices du TKP/ML, du MKP et du MLKP ont notamment répondu à la répression par des tirs d'armes automatiques contre la police et ses locaux. Les organisations armées liées aux différents partis révolutionnaires de Turquie ont montré une fois de plus qu'elles étaient les instruments de défenses au service de la classe ouvrière, ainsi qu'un outil nécessaire et légitime dans la juste lutte des masses opprimées vers la libération du joug de l’oppression capitaliste.

 

Nous affichons notre entière solidarité avec nos Camarades communistes de Turquie et du Kurdistan et nous saluons la lutte héroïque, menée dans l'unité par les différents partis et organisations révolutionnaires. Malgré les difficultés, la répression, la torture et les assassinats, nos Camarades de Turquie et du Kurdistan nous montrent la juste voie, celle d'un processus révolutionnaire conséquemment mené par des partis communistes en lien avec le mouvement des masses et possédant les outils politiques et militaires nécessaires à la prise du pouvoir et à la construction du socialisme. La seule voie vers la révolution c'est la guerre populaire, en Turquie comme en France !

 

Nous appelons à participer à toutes les manifestations de soutien face à la répression en Turquie, et nous tenons à rendre hommages aux martyrs de la révolution tombés les armes à la main, ou lâchement assassinés par l’État turc et les hordes de DAESH pilotées en sous main par le gouvernement de l'AKP. Les attaques actuelles contre nos camarades en Turquie et au Kurdistan sont des attaques contre nous mêmes, contre l'ensemble du mouvement communiste international. Rappelons que les pays Européens et notamment la France et l'Allemagne font front contre les révolutionnaires et les maoïstes de Turquie, les récentes arrestations des militants et militantes de l'ATIK (organisation des travailleurs immigrés de Turquie) en Europe en sont une preuve de plus. A nous de faire front avec nos Camarades pour rendre coup pour coup !

 

A BAS LA REPRESSION CONTRE LE MOUVEMENT REVOLUTIONNAIRE DE TURQUIE ET DU KURDISTAN !
A BAS LE GOUVERNEMENT DE L'AKP ET LES NERVIS FASCISTES DE DAESH !
GLOIRE AUX MARTYRS !
VIVE LA SOLIDARITE INTERNATIONALISTE !

 

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 14:55
Massacre à Suruc : Solidarité et résistance !

Manifestation le samedi 25 juillet à 14h à Gare de l'Est (Paris) à l'appel de l'ACTIT (Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie). Soyons nombreux pour affirmer notre solidarité !

Photos et vidéo des manifestations en Turquie en bas de l'article.

Communiqués d'organisations progressistes kurdes et de l'Etat turc en France et en Europe :

Un nouvel attentat barbare a été perpétré aujourd’hui (20 juillet) à SURUC (Turquie), face à Kobanê, faisant des dizaines de morts, essentiellement des jeunes de la Fédération de l’Association des Jeunes Socialistes ( SGDF) qui tenaient une conférence de presse pour annoncer leur engagement dans la reconstruction de Kobanê.

Suite à la défaite cuisante infligée aux forces barbares de DAESH à Shengal (Sindjar), Kobanê, Girê Spî, par les YPG (Unités de Défense du Peuple), le gouvernement de l’AKP et ERDOGAN ont coordonné un nouveau massacre dans la ville de Suruc ( Pirsus). Alors que plus de trois cent jeunes, en très grande majorité des jeunes Socialistes du SGDF, étaient rassemblés au Centre Culturel d’Amara pour une conférence de presse, une bombe (ou kamikaze) a explosé, faisant des dizaines de morts et des centaines des blessés.

Il est évident que l’objectif de ce nouvel acte barbare est de briser la détermination du peuple kurde, des jeunes socialistes du SGDF et des forces solidaires avec la lutte légitime du peuple kurde. Ces attaques visent à anéantir les acquis du peuple kurde, obtenus au prix d’immenses sacrifices humains. La victoire de Shengal, de Kobane et de Girê Spî a infligé une défaite sans précédent aux obscurantistes et aux barbares de DAESH et à ses alliés.

Cet acte barbare a été commis par DAESH, mais il ne fait aucun doute que les commanditaires sont l’AKP, Recep Tayyip Erdogan et l’Etat Turc.

Suite à la victoire aux élections du 07 juin 2015 du HDP (Parti Démocratique des Peuples) et cela malgré le barrage de 10 %, l’AKP et Erdogan ont essuyé une défaite sans précédent. Après la victoire des kurdes à Rojava, et celle aux élections du HDP, Erdogan et son parti ont tenu des propos haineux, extrêmement dangereux préparant de cette façon, le terrain à un tel massacre. Les barbares qui ont commis cet acte pour le compte de l’AKP, ont plusieurs bases d’entrainements à Akcakale, Kilis, Hatay et Suruc. Ils sont formés par les gradés et les militaires turcs. Ces camps ont été de nombreuses fois filmés et photographiés par les médias internationaux.

Il y’a environ un an, des centaines de poids lourds chargés d’armes et de munitions étaient envoyés par la Turquie à DAESH, alors qu’à ce jour, la Turquie forme directement les militants sur son sol. Il y a quelque jours, Barak Obama, le président des Etat unis, un des pays de la coalition de lutte anti DAESH a déclaré « la Turquie doit cesser de soutenir DAESH ». Cette déclaration est une preuve de plus du soutien actif de la Turquie aux Barbares. Nous, les Kurdes, les socialistes Turcs, le parti communiste français et tous ceux qui soutiennent la lutte légitime du peuple kurde en particulier la victoire de Kobane, nous dénonçons ce nouvel acte barbare et nous déclarons encore une fois que rien ne nous empêchera de poursuivre notre lutte légitime et protéger nos acquis.

Signataires :

ACTIT SKB, Conseil démocratique kurde en France (CDKF), YS ( Young Struggle) Coordination Démocratique Kurde en Europe, Mouvement des femmes Kurde en Europe Association de solidarité France Kurdistan, FEDA.

Manifestation dans le quartier de Gazi à Istanbul

Photographe : Sinan Targay
Photographe : Sinan Targay
Photographe : Sinan Targay
Photographe : Sinan Targay
Photographe : Sinan Targay
Photographe : Sinan Targay
Photographe : Sinan Targay
Photographe : Sinan Targay
Photographe : Sinan Targay

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 21:47
Meeting réussi pour le CRI Rouge !

Le samedi 30 juin se tenait au CICP un meeting sur la défense des prisonniers politiques révolutionnaires organisé par le CRI (Collectif Rouge Internationaliste pour la défense des prisonniers politiques) dont fait parti le Bloc Rouge.

La déclaration d'ouverture du meeting faite par le CRI a mis en avant la notion de droit du peuple en opposition à celle de droit de l'Homme, notion inventée par la bourgeoisie et critiquée successivement par Marx, Lénine, Staline et Mao. La figure du président Gonzalo enfermé au Pérou depuis 1992 a ensuite été mise en avant. Les trois figures emblématiques du meeting étaient le président Gonzalo, Georges Ibrahim Adballah et le professeur Saibaba.

La première partie du meeting portait sur les prisonniers politiques dans le monde. 

La première intervention a été celle sur les prisonniers politiques en Inde. Le gouvernement réactionnaire indien conduit une très large opération de répression nommée "Green hunt" pour combattre la Guerre Populaire dirigée par les maoïstes. Cette intervention a été accompagnée d'une vidéo qui présente les naxalites et la répression du gouvernement, vous la trouverez ici.

L'intervention suivante était sur la question des prisonniers politiques en Turquie. Il a été expliqué les très dures conditions de détention que vivent les prisonniers politiques révolutionnaires en Turquie tout en évoquant la dure répression qui frappe les révolutionnaires de Turquie. Une vidéo a été projetée montrant le massacre commis dans une prison par l'Etat turc suite à une grève de la faim déclenchée par les prisonniers politiques.

 

Une présentation de la situation des prisonniers politiques au Maroc a ensuite été faite. Un grand nombre de prisonniers politiques au Maroc sont des étudiants. Un certain nombre d'entre eux s'étaient mis en grève de la faim il y a à peine quelques mois (voir ici).

Un camarade philippin a ensuite présenté la situation aux Philippines où il y a plus de 500 prisonniers politiques qui pour la plupart sont soupçonnés d'appartenir au Parti Communiste des Philippines ou à son armée la Nouvelle Armée Populaire (NPA). Il a aussi rappelé que dans ce pays où les communistes mènent une importante Guerre Populaire, la politique du gouvernement est plus souvent les assassinats politiques que l'emprisonnement.

Cette partie internationale s'est terminée sur une intervention concernant les prisonniers politiques en Palestine. Cette intervention faisant le lien avec la deuxième partie, le volet national.

La seconde partie s'est donc ouverte avec une présentation de Georges Ibrahim Aballah par un camarade du Groupement des Associations de Bagnolet. Cette présentation s'est poursuivie avec la vidéo du Secours Rouge sur Georges Abdallah que vous pouvez voir ci-dessous.

Le meeting a continué avec une intervention d'un camarade sur la situation des prisonniers politiques corses. Le lien a été bien sûr fait avec les prisonniers politiques basques. 

Un camarade du CRI a ensuite parlé de la répression des luttes syndicales et notamment des syndicalistes se retrouvant enfermé pour fait de grève. 

Le meeting s'est terminée sur une intervention d'Amal Bentousi du collectif Urgence notre police assassine que vous pouvez écouter ci-dessous (19 minutes). 

 

 

Au cours du meeting environ 70 personnes sont passées, des discussions très intéressantes ont pu naître des interventions. Pour un premier meeting organisé par le CRI c'est une très grande réussite !

 

Meeting réussi pour le CRI Rouge !
Meeting réussi pour le CRI Rouge !
Meeting réussi pour le CRI Rouge !
Meeting réussi pour le CRI Rouge !
Meeting réussi pour le CRI Rouge !
Meeting réussi pour le CRI Rouge !
Meeting réussi pour le CRI Rouge !
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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 08:56

Un Premier mai rouge et Internationaliste !

 

Crises, guerres, répression, oppression, chômage, pauvreté !

Prolétaires et peuples opprimés, unissons-nous et prenons le futur entre nos mains !

Vive… la révolution !

 

L'impérialisme continue à traverser une profonde crise économique et à la faire supporter aux prolétaires et aux peuples du monde. Ils parlent de relance mais la seule chose qui se relance est la ruée vers les profits, les richesses et les armes.

 

Pour les prolétaires, les paysans pauvres et les autres couches du peuple dans tous les pays du monde, au contraire, nous voyons le chômage, des lois du travail augmentant la précarité, l'exploitation et l'esclavage, la misère, le pillage des matières premières et des ressources énergétiques, la dévastation de l'environnement et des territoires.

Aujourd’hui, la jeunesse sans travail constitue la majorité malgré un meilleur niveau d’instruction et de culture.

Les nouvelles technologies sont utilisées pour faire plus de profit, pour intensifier l'exploitation, la direction despotique et le contrôle sur le travail et pour augmenter la puissance destructrice des armes.

 

Contre cette situation, les prolétaires et les masses se soulèvent dans les pays impérialistes aussi bien que dans les pays opprimés par l'impérialisme. Les prolétaires et les masses ne peuvent accepter des conditions de vie et de travail toujours pires, une vie de souffrance sans aucun espoir ni futur, et ils haïssent de plus en plus leurs oppresseurs et harceleurs.

 

Dans les pays opprimés, les travailleurs, les paysans et les jeunes descendent régulièrement dans la rue, bravant la sévère répression pour contrer les attaques contre leurs conditions de vie ; la paysannerie, force principale de la Révolution de Nouvelle Démocratie, résiste à la politique réactionnaire de déplacement et d'anéantissement visant les paysans et poursuit ses luttes pour la terre contre les anciennes et « nouvelles » formes de domination semi-féodale, base de la domination impérialiste.

 

Dans les pays impérialistes, les soulèvements de la jeunesse et des immigrés de Ferguson à Stockholm jusqu'aux banlieues de Paris, la généralisation des luttes des travailleurs, se heurtent souvent à l'appareil répressif de l’État.

 

Tout cela montre que la révolution, en tant que tendance et nécessité, émerge de plus en plus et s'affronte à la réactionnarisation et à la fascisation des États et gouvernements.

 

Partout, dans les luttes et les guerres populaires, le rôle de premier plan des femmes progresse pour mettre fin à la haineuse oppression de classe et de genre qui remplit les rues du monde de viols, de féminicides, et pour exiger une révolution amenant une réelle libération.

 

Dans le but de prévenir et faire face à la révolte du peuple, les impérialistes, leurs États, leurs gouvernements de droite ou de fausse “gauche”, répondent par une répression féroce, des massacres, des persécutions ; avec la démagogie et la tromperie. Ils établissent des États policiers qui effacent les libertés politiques, sociales et individuelles dans une vaine tentative de stopper la vague populaire et l'organisation révolutionnaire des masses.

 

Ils emploient aussi la séduction de la farce électorale du réformisme, des sociaux-démocrates et des révisionnistes dans le but de contenir la rage des masses à l'intérieur de leur système réactionnaire.

 

Ces forces entretiennent l'illusion qu'un quelconque gouvernement « populiste » puisse surmonter les ravages produits par la crise ; notamment en Grèce, la plus haute expression de la crise en Europe, des forces de la nouvelle social-démocratie comme SYRIZA sont arrivées au pouvoir comme dernier recours, mais ne sont pas capables de s'opposer aux diktats du capital européen ni aux banques, ni de répondre aux besoins ou aux luttes des masses.

Aussi, si le service rendu à l'impérialisme par ce type de fausses forces de gauche, qui fourvoient les masses reste un obstacle, dans beaucoup de pays les masses répondent avec l'intensification de la lutte des classes et par l'intensification de l'abstention et du boycott massifs.

 

En Ukraine et dans l'Europe de l'Est, des forces réactionnaires, même néo-nazies, avancent, soutenues par les États-Unis, l'Union Européenne et l'OTAN dans le cadre d'une confrontation inter-impérialiste avec la Russie de Poutine.

 

Les masses combattent justement contre le fascisme et l'impérialisme occidental, mais elles ont besoin d'une vraie direction communiste pour ne pas être des pions de l'expansionnisme de la Russie impérialiste.

 

La révolte des prolétaires et des masses exige un changement radical. Le seul moyen pour y arriver est de renverser, les armes à la main, les classes dominantes, et d'établir une nouvelle société libre de l'exploitation, de l'oppression et de l'impérialisme.

 

Avec la crise, les contradictions inter-impérialistes s'aiguisent et la tendance à une nouvelle guerre de repartage du monde devient de plus en plus insistante - bien que la contradiction entre impérialisme et peuples et nations opprimées demeure la contradiction principale dans le monde - la révolution reste la tendance principale et est incarnée par la potentielle nouvelle vague d'une révolution prolétarienne mondiale.

 

Pour pouvoir devenir des révolutions de nouvelle démocratie victorieuses, marchant vers le socialisme dans les pays opprimés, et des révolutions socialistes et prolétariennes marchant vers le communisme dans les pays impérialistes, la révolte des masses a besoin d'un authentique parti communiste révolutionnaire dans chaque pays, d'un front uni des masses opprimées et exploitées dirigé par le prolétariat et d'une armée populaire révolutionnaire.

 

Là où les masses n'ont pas ces instruments, leurs luttes fortes et héroïques sont vaincues et/ou finissent par être la proie des forces réactionnaires, toujours liées au système impérialiste, qui ne peuvent les libérer de leurs chaînes sociales, politiques et économiques.

 

Au nom de la guerre contre le terrorisme, l'impérialisme déclenche des guerres et la terreur. C'est lui le véritable terroriste, le monstre que nous devons combattre et vaincre.

Qu'est ce qui est pire, dans le monde, que l'impérialisme ?

 

L'impérialisme, en particulier celui des États-Unis, continue sa politique de guerre, d'invasion et d’agression en Irak, en Afghanistan et encourage les guerres en Syrie, en Lybie, au Yémen et à travers le Moyen-Orient et l'Asie de l'Ouest. Les impérialistes répondent aux révoltes populaires dans les pays arabes en installant au pouvoir des forces qui continuent la politique des vieux tyrans et régimes, comme en Égypte, en connivence et en alliance avec le gendarme sioniste, Israël, et avec les autres régimes réactionnaires de la région, de la Turquie à l'Iran, l'Arabie Saoudite.

 

Dans ces guerres et interventions, ils arment les forces réactionnaires et féodales qui se retournent ensuite contre eux, en apportant la guerre à l'intérieur des pays impérialistes eux-mêmes avec des attaques féroces qui ébranlent la sécurité et la force de ces États, dans lesquels se trouvent des masses et des parties des immigrés rebelles qui détestent l'impérialisme.

 

Là où ces interventions directes se sont déroulées, l'impérialisme continue à appliquer la politique du Conflit de Basse Intensité (CBI) avec des agents et des intrigues pour monter les masses contre les masses, pour dévier de leur cible les luttes des peuples opprimés de leur ennemi principal, dans le but de diviser le front uni anti-impérialiste, comme maintenant en Syrie en opposant masses arabes et kurdes.

 

Là où l’État Islamique avance, les masses ripostent et résistent, comme les masses kurdes, avec un rôle dirigeant des femmes, au premier rang au Rojava, à Kobane. Mais c'est seulement en combattant avec une guerre populaire, pas seulement l'EI mais aussi l'impérialisme et les régimes réactionnaires de la région, que les masses peuvent se libérer elles-mêmes de l'oppression sociale et nationale.

 

La bourgeoisie et ses intellectuels sophistiqués, dans les citadelles impérialistes comme dans les centres de culture dans les pays opprimés par l'impérialisme, chantent l’oraison funèbre de la classe ouvrière et de son idéologie puissamment établie par Marx, Engels, Lénine, Staline, Mao ; mais à chaque coin du monde nous sommes témoins d'une grande reprise des luttes ouvrières, de classe et combatives, qui font trembler les citadelles du Capital, même en Chine, aussi bien que dans tous les pays avec un développement allégué du capital, les prétendus pays émergents.

 

Dans le système impérialiste, les grands pays, comme le Brésil, la Turquie, etc, sont traversés par de fortes luttes ouvrières et populaires, et montrent comment l'essor économique de ces pays sous le règne de l'impérialisme en fait des “géants aux pieds d'argile” et la terre de la révolution.

 

Il n'y a pas d'endroit dans le monde où l'on ne voit pas les tensions et la lutte des classes s'aiguiser.

Dans ce cadre, c'est la Guerre Populaire, dirigée par les partis Marxiste-Léniniste-Maoïstes, qui est la seule référence stratégique de la lutte de libération.

 

« La Guerre Populaire en Inde, frappant directement l'un des plus grands bastions de l'impérialisme et de la réaction dans le monde, a soulevé un grand enthousiasme parmi les masses révolutionnaires dans le monde entier et est devenue un puissant pôle internationaliste de ralliement. Aux côtés des guerres populaires aux Philippines, au Pérou, et en Turquie, elle continue à ébranler l'impérialisme et elle montre la voie à suivre pour renverser le système d'exploitation et d'oppression de l'impérialisme et les forces réactionnaires féodales et pour construire un nouveau pouvoir et une nouvelle société. »

 

Les communistes Marxiste-Léniniste-Maoïstes doivent construire et renforcer les Partis Communistes pour accomplir leurs tâches de direction et de développement, débarrasser leurs rangs des tendances capitulationnistes et révisionnistes, comme le prachandisme au Népal, l'avakianisme aux États-Unis, la LOD (Ligne Opportuniste de Droite), dans toutes ses formes, au Pérou, etc., sans tomber, dans le même temps, dans le révolutionnarisme petit-bourgeois stérile et le dogmatisme.

 

La construction de partis communistes doit prendre place dans le feu de la lutte de classe en lien étroit avec les masses, en rapport avec la lutte révolutionnaire pour le pouvoir.

 

Ce Premier Mai 2015 nous appelle à lever haut et fort le drapeau rouge du communisme et de la révolution dans chaque manifestation, dans chaque lutte anti-impérialiste dans le monde, en amenant et renouvelant avec force le slogan : “Prolétaires et peuples opprimés de tous les pays unissons-nous !”

 

Unissons-nous pour stopper les guerres impérialistes et réactionnaires, pour écraser l'impérialisme et la réaction à travers le monde !

Saluons les martyrs du peuple et de la révolution, soutenons la lutte et la libération des prisonniers politiques communistes et révolutionnaires à travers le monde !

Apportons un internationalisme prolétarien authentique dans la direction des luttes prolétariennes, dans les luttes des peuples pour créer les conditions et avancer vers une organisation internationale des communistes !

Soutenons les guerres populaires jusqu'à la victoire !

Prenons le futur du communisme entre nos mains !

 

Parti Communiste d'Inde (Maoïste)
Parti Communiste Maoïste de Manipur
Ligue Révolutionnaire Maoïste - Sri Lanka
Front Culturel - Intellectuel Révolutionnaire - Népal
Voix des Travailleurs - Malaisie
Parti Communiste de Turquie/Marxiste-Léniniste
Mouvement Communiste Maoïste - Tunisie
Parti Communiste d'Afghanistan (Maoïste)
Collectif maoïste Iranien
Parti Communiste Maoïste - Italie
Bloc Rouge (Unification des Maoïstes) - France
Servir Le Peuple - Sheisau Sorelh - Occitanie - Etat français
Comité de Construction d'un Parti Communiste Maoïste de Galice - Etat espagnol
Longue Marche vers le Communisme - Espagne
Comités pour la Fondation d'un Parti Communiste (maoïste) - Autriche
Comité de Construction d'un Parti Marxiste-Léniniste-Maoïste - Allemagne
Democraty and Class Struggle - Etat britannique
Great Unrest WSRP - Wales Etat britannique
Revolutionary Praxis - Royaumes-Unis
Mouvement Communiste de Serbie
Servir Le Peuple - Ligue Communiste de Norvège
Parti Communiste du Brésil Fration Rouge - CPB (RF)
Parti Communiste d'Equateur Soleil Rouge - CPE (RS)
Parti Communiste du Chili Fraction Rouge (FR - PCCh)
Mouvement Populaire Pérou (Comité pour la Réorganisation) - PPM (CR)
Parti Communiste Révolutionnaire (PCR-RCP) - Canada
Nouveau Parti Communiste - Comité de Liaison - Etats-Unis
Groupe Communiste Maoïste - Etats-Unis

 

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Published by drapeau rouge - dans 1er mai Internationalisme prolétarien
4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 16:58
Soutien à la Guerre Populaire en Inde

A l'occasion des 3 journées internationales de soutien à la Guerre Populaire en Inde (voir Soutien à la guerre populaire en Inde : trois journées internationales d'actions les 29-30-31 janvier 2015), le Bloc Rouge a participé à deux initiatives.

 

La première est le meeting organisé par le Collectif Rouge Internationaliste (pour la défense des prisonniers révolutionnaires).

 

Avec une bonne participation, les interventions du CRI, du Bloc Rouge, du Comité Anti Impérialiste, du Comité de Soutien à la Lutte du Peuple Marocain, de l'ATIK et de l'OCML-VP ont été suivies par la diffusion d'un documentaire sur la lutte des maoïstes en Inde.

 

Un débat sur pourquoi développer le soutien et surtout comment l'approfondir s'est ensuite poursuivi. Un débat riche, partant d'une évaluation du travail déjà effectué dans notre pays mais aussi au niveau international. Selon nous, plusieurs points sont nettement ressortis :

 

  • la volonté de pousser plus à fond le travail de soutien de manière unitaire,
  • la nécessaire lutte contre notre propre impérialisme,
  • la mise en avant du développement alternatif au capitalisme mis en place au travers des gouvernements populaires dans les zones contrôlées par les maoïstes,
  • l'insertion de notre travail dans les campagnes menées au niveau international.

 

La seconde initiative fut le déploiement d'une banderole devant le consulat indien demandant la libération des prisonniers politiques.

 

Il est grand temps d'accentuer le travail de solidarité avec la Guerre Populaire en Inde !

 

Nous appelons toutes les forces intéressées à prendre part aux activités de soutien !

 

Bloc Rouge

 

 

Soutien à la Guerre Populaire en Inde
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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 11:45
 Soutien à la guerre populaire en Inde : trois journées internationales d'actions les 29-30-31 janvier 2015

Par le Comité International de Soutien à la Guerre Populaire en Inde

 

Jour 1 – 29 janvier

 

L'Inde entre fortement sur la scène mondiale de l'impérialisme, tandis que les multinationales indiennes gagnent des positions et un rôle actif, tandis que dans les pays impérialistes les liens entre les multinationales indiennes et patrons locaux consolident une relation de complicité et d'alliance - toujours dans le cadre des conflits et de la concurrence sur le marché mondial et de la crise économique et financière. De cette façon, les multinationales indiennes deviennent également pour le prolétariat des pays impérialistes un ennemi interne et, d'autre part, les multinationales des pays impérialistes participent pleinement à la super-exploitation du prolétariat indien et au pillage des ressources de l'Inde.

 

Les prolétaires en Inde et dans le monde subissent de dures épreuves car les patrons, de l'Amérique, à l'Europe, à l'Inde, sont unis dans la poursuite de leurs profits sanglants sur le dos du prolétariat et des masses. Ce lien dans la sphère économique se traduit par une nouvelle harmonie politique entre le gouvernement hindou fasciste de Modi et les gouvernements d'un style moderne de fascisme des puissances impérialistes. Ces gouvernements veulent marcher main dans la main et le gouvernement indien réitère les pressions internationales pour arrêter le soutien à la guerre populaire et à la lutte du peuple indien. Mais les travailleurs sont une classe unique au niveau international et ils doivent resserrer fermement leurs liens de solidarité et de lutte.

 

Pour cela, nous appelons le 29 Janvier à une journée internationale d'action contre les usines des multinationales indiennes, Jindal Mittal et Tata en particulier, pour amener ce message, à la fois aux travailleurs et aux patrons, en Inde comme partout dans le monde.

 

Nous lançons un appel à organiser des manifestations, des discours, des graffitis et toutes autres formes de mobilisation et d'action qui sont appropriées au niveau de chaque pays.


Il y a un large éventail de publications d'agitation et de propagande , et une cartographie des objectifs possibles de mobilisation.

 

Jour 2 – 30 janvier

 

En 2009, les classes dirigeantes indiennes soutenues par l'impérialisme ont lancé l'opération Green Hunt, une véritable guerre contre leur propre peuple, qui vise à éliminer toute résistance, mais surtout de décapiter et écraser le mouvement révolutionnaire maoïste qui a  gagné en force et s'est établi, s'étendant jusque dans de nouvelles zones.

 

Une sale guerre, menée à l'aide d'énormes moyens en termes de troupes, d'armes et de technologies. Il applique la stratégie dite de «conflit de basse intensité», mais de la plus haute intensité sont les crimes odieux perpétrés chaque jour. Depuis 2009, des centaines de combattants et des syndicalistes, des militants politiques et révolutionnaires et des dirigeants ont été massacrés dans les "faux affrontements", des dizaines de milliers d'adivasis, des paysans, des travailleurs, des femmes, des étudiants, des jeunes musulmans, intellectuels, militants des droits de l'homme et des nationalités opprimées ont été arrêtés et emprisonnés sans procès, tous systématiquement marqués comme «maoïstes» ou «terroristes». Green Hunt a transformé l'ensemble du sous-continent de la "plus grande démocratie du monde" en une "prison des mouvements populaires".

 

L'arrivée au pouvoir de Modi pousse l'Opération Green Hunt à ce qu'on appelle la 3ème phase. 3ème phase signifie intensification. D'autres milliers de flics, paramilitaires et milices privées ont les mains libres dans leurs attaques sur les personnes. Cela signifie la mobilisation réactionnaire des organisations de masse dites "safran" et la normalisation et la "safranization" de l'éducation et de la culture. 3ème phase signifie extension. Jour après jour, l'ensemble du sous-continent, non seulement le «corridor rouge»  dans lequel les révolutionnaires maoïstes agissent et luttent, devient le terrain d'action des forces de l’État et leur violence impunie.

 

En fin de compte, 3ème phase signifie la généralisation de la guerre contre le peuple. La cible n'est plus les «maoïstes», «terroristes» et les masses indigènes "manipulées" par eux, mais toute opposition organisée, chaque voix qui s'oppose au "développement" de l'Inde comme une nouvelle puissance internationale.

 

Pour toutes ces raisons, dans la deuxième Journée internationale de solidarité, le 30 Janvier, nous appelons à organiser des actions contre les ambassades, les consulats et autres institutions gouvernementales de l'Inde, des rassemblements, des manifestations et des conférences de presse qui demanderont bruyamment la fin de la "guerre contre le peuple", pour développer une 3ème phase de solidarité internationale, d'exposition et de réfutation des mensonges et de l'arrogance du régime fasciste hindou brahmanique et de ses parrains impérialistes.

 

Jour 3 – 31 janvier

 

En Mars 1967, avec la révolte armée paysanne du petit village de Naxalbari, a commencé une épopée de libération du peuple indien du joug de trois montagnes: la condition de semi-colonie, les relations de dépendance que l'indépendance formelle de l'Empire britannique en 1947 n'a pas touché de façon importante; les relations semi-féodales, inextricablement liées au système des castes qui aujourd'hui survit et est de fait renforcé, malgré la rhétorique du «développement» ; le capitalisme compradore bureaucratique, qui a grandi de mèche avec le capital impérialiste jusqu'à gagner des positions dans différents domaines et à l'échelle internationale, mais toujours sur la base de la super-exploitation des travailleurs et de la vente des ressources naturelles du pays.

 

Trois montagnes qui se soutiennent et se nourrissent l'une de l'autre. Contre elles, la tumultueuse guerre populaire développée et dirigée par les héritiers de la glorieuse insurrection de Naxalbari, les maoïstes, qui il y a 10 ans, se sont unis dans le PCI (maoïste).

 

Cette guerre populaire a montré la puissance des masses armées dirigées par un Parti communiste maoïste.

 

Grâce à la direction de ce parti, la guerre populaire s'est propagée à travers le pays et a construit ses bases dans environ un tiers de son territoire. Ainsi, la guerre populaire est devenue la principale menace interne au régime indien et de l'impérialisme dans une région cruciale du monde.

 

Cette guerre populaire a apporté son message et sa force parmi les masses opprimées dans le monde.

 

Dans un scénario de crise mondiale d'où le système impérialiste est incapable de sortir, la guerre populaire en Inde est un message et une raison d'espoir, non seulement pour les masses opprimées du pays, mais pour les travailleurs et les peuples dans le monde. C'est une expérience à faire connaître aux masses à travers le monde, afin d'attirer non seulement la confiance de la force des actions de l'Armée Populaire, mais aussi des leçons sur la nature et le développement des mouvements populaires que le parti dirige et que la guerre populaire rassemble et inspire, parce que la promotion de la guerre populaire en Inde remet en question l'équilibre du pouvoir non seulement en Asie du Sud, mais dans toute la structure du système impérialiste mondial.

 

Pour cela, le 31 Janvier 2015, pour la troisième Journée Internationale d'action et de solidarité avec la guerre populaire en Inde, nous lançons un appel à organiser des initiatives massives et de propagande, pour parler de la réalité extraordinaire de cette lutte, de ses réalisations, des grandes difficultés qu'elle a passés et celles auxquelles elle reste confrontée, le rôle en elle des masses, des mouvements, des classes, des secteurs sociaux, et, plus décisifs, la direction des maoïstes.

 

Nous lançons un appel à organiser des réunions, des conférences, des réunion-débats d'information partout où les forces actives existent en solidarité et des masses à qui véhiculer l'écho tonitruant de la révolution en Inde.


Des matériaux, documents, vidéos, publications pour préparer et tenir ces initiatives doivent être demandés à csgpindia@gmail.com

 

Comité International de Soutien à la Guerre Populaire en Inde

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 22:32
Unité révolutionnaire contre la bourgeoisie et l'impérialisme !

Les attentats contre Charlie Hebdo et contre l’Hypercacher ont suscité un juste rejet par les masses de l'extrémisme islamiste.

 

Des manifestations républicaines sont organisées dans toute la France.

 

Nous n'avons pas participé à ces marches républicaines, comme de nombreuses personnes qui sont en opposition à l'appel à l'union nationale et qui dénoncent la responsabilité première des politiques gouvernementales successives dans l'origine de ces attentats.

 

En effet, nous autres maoïstes ne pouvons pas nous associer aux partis bourgeois qui sont à la source de l’exploitation des peuples du monde, qui distillent le racisme via leurs médias et leurs écoles et contribuent à discriminer les minorités. Nous ne pouvons non plus nous associer aux représentants et représentantes des classes dirigeantes de nombreux pays qui ont le sang de leur propre peuple ou d’autres peuples d'autres pays sur les mains.

 

Participer à ces manifestations et appeler à « l’unité nationale » ce serait faire croire au prolétariat que nous avons des intérêts communs avec la bourgeoisie et son Etat. C’est signer un chèque en blanc à la bourgeoisie, d’autant qu’elle a déjà annoncé via Valls qu’elle allait profiter de la situation pour tenter de faire passer de nouvelles lois liberticides qui seront immanquablement utilisées contre les révolutionnaires en les assimilant aux terroristes.

 

Bien sûr, les mobilisations sont indéniablement populaires mais la question importante est de savoir qui dirige ces manifestations. C’est la bourgeoisie !

 

Elles sont certes importantes, mais il faut les regarder en fonction des moyens de propagande déployés par l’Etat et les médias bourgeois. On retrouve le même appareil qui est utilisé de manière soft tout au long de l’année et qui avait été lancé à plein régime en 2002 pour donner un chèque en blanc à Chirac et museler le prolétariat durant tout le quinquennat.

 

Il faut bien comprendre que cette injonction à aller manifester n’est en somme qu’une injonction à soutenir ce système qui nous opprime et qui favorise la montée du fascisme en France ou à l’étranger.

 

Aujourd’hui, Daesh n’occupe pas la France et ne la menace même pas sérieusement. La menace principale, c'est le développement du fascisme sous une forme moderne, adaptée aux conditions sociales et historiques d'aujourd'hui. Ce développement, les gouvernements bourgeois successifs en portent la responsabilité par leurs politiques anti-ouvrières et anti-populaires et par l'enracinement du racisme d'Etat. Le climat islamophobe qui se développe prépare une base de masse au développement des forces fascistes, FN en tête.

 

D'autre part, nous ne pouvons défiler avec les responsables de l'origine de ces attaques. La cause principale de ces attaques, c'est la politique extérieure de l'impérialisme français menée aux côtés de ses alliés à plus ou moins long terme. Il pratique soit des guerres d'agression pour piller les ressources des pays dominés, soit des interventions directes ou indirectes en jouant sur les contradictions culturelles, ethniques, tribales, religieuses, bref, en menant la politique du « diviser pour mieux régner », pour favoriser l'accession au pouvoir de la clique qui servira au mieux ses intérêts. C'est ainsi que l'impérialisme a armé, formé et aidé au développement des terroristes agissant soi-disant au nom de l'islam.

 

La politique de l'impérialisme français a semé la misère sur toute la planète au nom de la démocratie. La frange réactionnaire de la lutte contre les agressions impérialistes a alors eu toutes les raisons de se développer, comme en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie, etc. s'appuyant d'une part sur le sentiment religieux des masses et d'autre part sur la légitime lutte contre les agresseurs.

 

Le camp révolutionnaire dans ces pays, pris entre plusieurs feux, n'a pour l'instant pas réussi à se développer suffisamment pour contrer l'influence des réactionnaires religieux dans la légitime lutte contre les agressions impérialistes.

 

Cependant, malgré sa faiblesse, le camp révolutionnaire existe et se développe également, définissant comme ennemis à la fois l'impérialisme et les réactionnaires religieux. Le « point chaud » aujourd'hui se trouve à Kobané où nos Camarades combattent les armes à la main contre Daesh.

 

L'impérialisme applique « diviser pour mieux régner » à l'extérieur, mais aussi à l'intérieur. Ne tombons pas dans le panneau du soi-disant « choc des civilisations », ou de quelconque « guerre », qu'elle soit au nom de la lutte contre le terrorisme ou au nom de la religion. La seule guerre que nous devons mener, c'est la guerre populaire, la guerre de la classe ouvrière et des masses populaires contre la bourgeoisie.

 

Nous appelons les travailleurs et travailleuses, dans toutes leurs diversités, à ne pas tomber dans le piège de l'unité nationale avec les responsables de la crise, les fauteurs de guerre qui arment les réactionnaires tous bords, qui pillent le monde, qui sèment la misère et qui sont en définitive, comme ceux qu'ils prétendent combattre, des terroristes !

 

A « l'unité nationale », nous opposons l'Unité internationale de la classe ouvrière et des peuples opprimés !

 

La pression est forte, très forte même ! Cependant, il ne faut pas lâcher ! Le rôle des communistes est de tenir fermement la barre surtout pendant la tempête. Le vent tournera.

 

TENONS HAUT LE DRAPEAU DU COMMUNISME !

 

A l’UNITE NATIONALE DIRIGEE PAR LA BOURGEOISIE, OPPOSONS L'UNITE INTERNATIONALE DE LA CLASSE OUVRIERE ET DES PEUPLES OPPRIMES !

 

A LA MONTEE DU FASCISME, OPPOSONS LE FRONT REVOLUTIONNAIRE !

 

ENSEMBLE, AVANCONS DANS L'EDIFICATION DU PARTI COMMUNISTE MAOISTE !

 

POUR LA REVOLUTION, PREPARONS LA GUERRE POPULAIRE !

 

Bloc Rouge (Unification des maoïstes)

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 01:30
Meeting de solidarité avec la Guerre Populaire aux Philippines !

Le Parti Communiste des Philippines avec son armée la New People's Army mène depuis plus de 45 ans une guerre populaire exemplaire dans le but de réaliser la révolution de nouvelle démocratie. Cette guerre populaire historique est aujourd'hui plus importante que jamais et est devenue un symbole important pour tous les communistes à travers le monde.

 

A l'occasion du 46e anniversaire de la New People's Army, le Bloc Rouge (Unification des maoïstes) organise avec les camarades philippins un grand événement de solidarité au CICP (22 rue voltaire, 75011 Paris) à partir de 16h30 le samedi 17 Janvier.

 

Au programme, aura lieu une intervention des camarades philippins concernant la situation de la guerre populaire aux Philippines suivie d'une projection concernant l'activité de la NPA notamment après le typhon Yolanda et le travail de masse effectué par le Parti Communiste des Philippines dans les villes. Les camarades philippins exécuterons aussi une performance culturelle en rapport avec la révolution aux Philippines. Il sera discuté de la création d'un réseau de soutien à cette guerre populaire en France lors d'un débat ouvert. Des tables de presse et de restauration seront aussi présentes.

 

SOYONS NOMBREUX POUR RENDRE HOMMAGE A LA NPA !

VIVE LA GUERRE POPULAIRE AUX PHILIPPINES !

VIVE L'INTERNATIONALISME PROLETARIEN !

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Published by drapeau rouge - dans guerre populaire Internationalisme prolétarien philippines
30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 20:25
Réunion Internationale de Soutien à la Guerre Populaire en Inde, Italie, 27-28 septembre 2014

Réunion Internationale de Soutien à la Guerre Populaire en Inde

 Italie, 27-28 septembre 2014

Communiqué de Presse


La Réunion Internationale de Soutien à la Guerre Populaire en Inde à l'occasion du 10ème anniversaire de la création du PCI (maoïste) s'est tenue avec succès. Des délégués et des représentants de partis politiques et d'organisations du Brésil, de Turquie, d'Allemagne, de Galice, de France, d'Autriche, d'Italie, des Pays-Bas y ont participé. Des messages ont été envoyés du Canada, d'Espagne, d'Afghanistan (un Parti et une organisation), du Sri Lanka, de France (une autre organisation), de Grèce. Un rapport sur l'action des maoïstes de Tunisie en soutien à la Guerre Populaire en Inde a été présenté. L'adhésion au Comité International par le réseau de blogs communistes et une autre initiative de célébration en Irlande ont été annoncées.

La réunion a réalisé une grande unité dans le soutien à la guerre populaire en Inde et a fait retentir un puissant Lal Salaam ! au Parti Communiste d'Inde (maoïste), aux masses indiennes, à l'Armée de Guérilla de Libération Populaire, aux dirigeants et aux cadres du PCI(maoïste). Elle a exprimé une forte appréciation de l'initiative prise par le Comité international, d'importance internationale, en lien avec les célébrations en Inde, dans le feu de la guerre populaire contre les campagnes de répression par le régime indien et l'impérialisme.

La réunion a eu lieu sur deux jours. Elle a d'abord commencé avec un hommage aux martyrs de la révolution indienne et du Parti communiste d'Inde (maoïste).
Après une brève introduction du Comité et le chant de l'Internationale, il y eut la lecture du grand message adressé à la réunion par le PCI(maoïste), accueilli avec excitation par des applaudissements.
Puis le Comité International, dans son rapport, a expliqué comment le soutien à la guerre populaire élargit et approfondit le soutien populaire, de sa naissance aux Journées Internationales, à la réussite
de la Conférence Internationale à Hambourg, organisée avec la Ligue contre l'Agression Impérialiste (BGIA) et la participation et le soutien des partis politiques, des organisations, des comités de solidarité ; comment cette initiative a continué et comment elle contribue à s'opposer à l'opération Green Hunt, à apporter la solidarité aux prisonniers politiques, à soutenir la guerre populaire, en comprenant l'importance de la guerre populaire en Inde dans la lutte entre l'impérialisme et les prolétaires et les peuples et comment elle affecte l'équilibre du pouvoir dans le
monde, en comprenant combien elle contribue et montre la voie aux luttes anti-impérialiste et aux luttes de libération des peuples et comment elle aide l'unité des communistes maoïstes, des anti-impérialistes, des forces démocratiques et progressistes ; et, enfin, comment elle est une expression de délimitation de l'internationalisme prolétarien.

Pour cette raison, l'action du Comité et le soutien international pour la guerre populaire sont aujourd'hui l'objet d'attaques par le gouvernement indien et l'impérialisme et considérés comme un important « ennemi extérieur » aux côtés de « l'ennemi intérieur principal » représenté par la guerre populaire dirigée par le PCI(maoïste).
Cette Réunion était nécessaire pour nous, les partisans de la guerre populaire, à l'occasion du 10ème anniversaire de la formation du Parti qui la dirige.
Dans le même temps, le Comité a fermement condamné la répression de l'Etat en Inde, qui, actuellement avec le régime de Modi, vise à éliminer toute forme d'opposition politique, et a exprimé sa solidarité avec Varavara Rao et tous les participants au Forum pour une Politique Alternative, qui ont été empêchés de participer à une réunion pour le 10ème anniversaire du Parti.

Puis tous les comités, partis et organisations participantes présentes ont fait leur discours, exprimant leur soutien à la Réunion et à la Guerre Populaire et leur salut à tous et toutes les combattants de l'Inde, les masses indiennes et au PCI(maoïste). Dans les discours, ce soutien a été lié à la question brûlante de la situation internationale, de l'Ukraine au Kurdistan, du Brésil à l'Europe.

Une forte solidarité a été exprimée aux prisonniers politiques enfermés dans les prisons de l'impérialisme en Inde et dans le monde. La détention d'Abimael Guzman, le président Gonzalo du PCP, dont c'était le 22ème anniversaire du « discours de la cage » en ces jours, a également été rappelée.

Dans les discours, il y avait des informations et des évaluations sur l'étape et les problèmes des campagnes de soutien dans les différents pays du monde.
Particulièrement significatifs étaient les messages de camarades dans des partis très éloignés, du Canada et de l'Afghanistan, qui, bien qu'ils et elles n'aient pas réussi, malgré leurs efforts, à assister à la Réunion, ont réaffirmé leur soutien et en particulier leur engagement à apporter leur contribution, à fournir suggestions et propositions, afin de renforcer l'impact international du soutien à la guerre populaire et le rôle du Comité international en tant que centre d'initiative et véhicule pour célébrer le 10ème anniversaire de la formation du PCI(maoïste) dans un esprit révolutionnaire, à promouvoir et coordonner la campagne avec d'autres forces qui, bien que ne faisant pas partie du Comité, sont engagées au premier plan dans le soutien à la guerre populaire, au PCI(maoïste) et à la révolution indienne.
La Réunion Internationale - a dit le Comité - ne ferme pas, mais bien au contraire ouvre les initiatives à l'occasion du 10ème anniversaire et de cette estrade, le Comité International de Soutien à la Guerre Populaire en Inde (CISGPI) a exprimé avec toutes les forces participantes son salut et son soutien à toutes les initiatives, messages, réunions qui ont eu lieu ou auront lieu dans ces semaines.
La première journée s'est terminée avec le discours passionnant et profond des camarades du Mouvement Féministe Prolétarien Révolutionnaire, qui a salué et apprécié le rôle des femmes dans la guerre populaire, la révolution, le développement du mouvement, la construction de partis révolutionnaires authentiques, ce qui suggère que les organisations de femmes à travers le monde jouent un rôle de premier plan contre l'impérialisme et le régime indien, le régime d'oppression féodal-capitaliste et de viols de masse contre les femmes.
La deuxième journée a vu un débat libre entre les participants et participantes dans lequel ils et elles ont abordé les questions pour approfondir le développement de la guerre populaire, le sens de l'unité des maoïstes dans le PCI(maoïste), les problèmes de la meilleure forme politique et organisationnelle pour développer le soutien à la guerre populaire.
Puis la discussion a tourné sur l'état actuel des préparatifs et le rôle de la Délégation Internationale qui va contester le régime indien chez lui et la nécessité qu'elle aide au mieux à exposer le régime d'oppression sociale et de répression et à isoler et arrêter l'Opération Green Hunt, la répression qui frappe maintenant même d'éminentes personnalités démocratique de l'Inde et le Forum pour une Politique Alternative. La Délégation qui se rend en Inde est une délégation de militants de la solidarité de différentes natures, dans un campagne internationale qui fera fortement sentir sa représentativité parmi les masses solidaires dans le monde entier.
La majorité des participants se sont engagés à intensifier leurs efforts pour réaliser une telle délégation.
Dans une atmosphère d'unité et d'enthousiasme « avec l'esprit et la ferveur révolutionnaire », la Réunion s'est alors dirigée vers la conclusion, en entendant à nouveau les paroles du PCI(maoïste) et la dernière partie de son « Appel au peuple de l'Inde », qui affirme très clairement la nature et le stade de la grande bataille qui se déroule en Inde.

Les mots du PCI(maoïste) :

« Nous souhaitent parler des grands efforts que vous faites en soutien à la guerre populaire en Inde. Les nouvelles de vos campagnes, ses images vives, sont amenées dans nos rangs, aux combattants de l'AGPL et aux masses révolutionnaires aussi largement que possible à travers nos magazines ouverts et clandestins et par plusieurs autres moyens. Quand ils savent que leurs frères et sœurs dans des terres lointaines se lèvent en solidarité militante avec eux, quand ils voient des images de manifestations devant les ambassades indiennes, des slogans sur les murs amenant le message de leur révolution aux masses de ces pays, leurs cœurs se gonflent avec fierté - nous ne sommes pas seuls, nos gens sont là, nous sommes partout.
Vos actes nous ont inspirés ; ils nous ont fait plus déterminé. Nous allons nous efforcer de notre mieux pour répondre à la confiance que vous avez placée en nous. Notre avenir, l'avenir de la révolution mondiale, l'avenir du prolétariat international, des nations opprimées et des peuples opprimés est certainement brillant, mais le chemin est épineux, ardu et plein de zigzags. L'avenir de nos ennemis, les impérialistes et leurs valets dans le monde entier, est sombre et leur chute est inévitable. »


La Réunion Internationale a répondu :


Vous n'êtes pas seuls ! Nous sommes prêts à répondre à toutes nos tâches dans tous les domaines...

Enfin, un puissant Lal Salaam, le chant de l'Internationale et les slogans :


Vive le PCI(maoïste) !
Vive la guerre populaire en Inde !
Vive l'internationalisme prolétarien !

ont clôturé la réunion et cimenté la réussite de ces deux jours.

Lisez tous les discours et messages !

Partis et organisations participants (par ordre de prise de parole) :

Comité International de Soutien à la Guerre Populaire en Inde

Front Révolutionnaire pour la Défense des Droits du Peuple (Brésil)

Parti Communiste de Turquie / Marxiste-Léniniste (TKP / ML)

Bloc Rouge (Unification des Maoïstes) (France)

Ligue contre l'Agression Impérialiste (BGIA, Hambourg, Allemagne)

Comité de la Construction du Parti Communiste maoïste de la Galice

Comité de Soutien à la Guerre Populaire en Inde, Galice

Construction Révolutionnaire, Autriche

Parti Communiste maoïste - Italie (PCM-Italia)

Mouvement Féministe Prolétarien Révolutionnaire (MFPR, Italie)

Mouvement Communiste maoïste de Tunisie

Ligne de masse (Pays-Bas)


Partis et de Organisations qui ont envoyé des messages (par ordre alphabétique) :

Parti Communiste (maoïste) d'Afghanistan

Parti Communiste de Grèce (marxiste-léniniste)

Parti Socialiste Républicain Irlandais

Longue Marche vers le Communisme (Madrid, Espagne)

Réseau de Blogs Communistes (espagnol)

Organisation des Travailleurs de l'Afghanistan (MLM, principalement maoïste)

Parti Communiste Révolutionnaire du Canada

Voie Prolétarienne (Organisation Communiste marxiste-léniniste - Voie Prolétarienne)

Yr Aflonyddwch Mawr (Pays de Galles)


Communiqué final sur les décisions :


Le Comité international de soutien à la GP en Inde a pris trois tâches:

- Publication de tous les discours et messages de la Réunion dès que possible
- Une nouvelle Journée internationale de soutien à la guerre populaire dans les prochains mois
- Intensifier la préparation de la délégation internationale

Autres décisions:


- Connecter la campagne pour les prisonniers politiques en Inde avec toutes les campagnes pour les prisonniers politiques en cours dans le monde.
- Développer des initiatives spécifiques dans les usines des entreprises multinationales indiennes, en particulier en Europe, afin de créer un lien internationaliste entre les travailleurs dans les pays impérialistes et les travailleurs indiens.
- Accepter la proposition de soutenir un appel pour les femmes, un pont entre le mouvement des femmes et la lutte des femmes dans la guerre populaire.

Comité International

 

Réunion Internationale de Soutien à la Guerre Populaire en Inde, Italie, 27-28 septembre 2014
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Published by drapeau rouge - dans inde guerre populaire Internationalisme prolétarien
21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 15:38

Le Parti Communiste d'Inde (maoïste), fut fondé le 21 Septembre 2004. Il résulte de la fusion du Parti Communiste d'Inde (marxiste-léniniste) People’s War et du Centre Communiste Maoïste.

 

Depuis plus de 30 ans, les maoïstes d’Inde mènent la Guerre Populaire contre le système semi-colonial semi-féodal de l’Inde. Aux côtés des paysans pauvres et sans terres, des Adivasis (populations tribales), des Dalits (« intouchables »), des femmes, des travailleurs, bref, aux côtés de tous et toutes les exploités et opprimés du pays, les maoïstes développent la lutte contre le système capitaliste-impérialiste. Mettant en place des Gouvernements Populaires, ils font en sorte que les masses populaires relèvent la tête et reprennent leurs affaires en main.

 

Le premier mai de cette année fut un grand jour. En effet, il représente l'aboutissement d'un processus qui a conclu à l'Unification du PCI(m) et du PCI(ml) Naxalbari dans le PCI(m). Cette grande nouvelle change la donne et ouvre de nombreuses perspectives quant au développement de la guerre populaire en Inde.

 

Nous tenons à célébrer aujourd'hui le 10ème anniversaire de la formation du PCI(m). Le mouvement maoïste indien est un des fers de lance de la révolution mondiale. Si c'est un espoir pour les masses populaires en Inde, la guerre populaire en est également un pour les prolétaires du monde entier, qui voient en elle la possibilité de la reconstruction d'un véritable camp socialiste à l'échelle internationale.

 

Le PCI(m) et la guerre populaire en Inde nous montrent le chemin de la révolution. En effet, la théorie de la guerre populaire n'est pas comme le pensent certains une application chinoise de la révolution, ou une stratégie militaire propre aux pays semi-coloniaux semi-féodaux. La guerre populaire est un principe universel du maoïsme, valable partout, y compris dans les pays impérialiste comme la France. En menant la guerre populaire en Inde, le PCI(m) ouvre la voie pour les révolutionnaires du monde entier.

 

Pour nous, célébrer le 10ème anniversaire de la fondation du PCI(m) ne consiste pas seulement en des déclarations de principes, mais également en des engagements de solidarité.

 

Aujourd'hui plus que jamais nous devons rendre vivant l'internationalisme prolétarien et soutenir la guerre populaire en Inde. Cela revient à informer la classe ouvrière de l'Etat français du développement de la révolution en Inde, mais également à frapper au cœur notre propre impérialisme par tous les moyens nécessaires.

 

C'est dans cet esprit que nous prenons l'engagement d'un soutien accru à la révolution indienne. Cela tout d'abord en assumant les tâches qui incombent au mouvement maoïste en France, et en première ordre d'aboutir à l'unification des maoïstes dans un parti qualitativement et quantitativement supérieur.

 

C'est en ce sens que nous faisons de la campagne de solidarité avec la guerre populaire en Inde un de nos axes de travail principaux à l'heure actuelle et que nous allons intensifier significativement notre campagne d'actions, d'information et de propagande.

 

Nous faisons notre le combat de nos frères et sœurs de classe, des milliers de martyrs tombés pour la révolution.

 

A BAS L'IMPERIALISME FRANÇAIS !
A BAS L'OPERATION GREEN HUNT !
GLOIRE AU 10ème ANNIVERSAIRE DU PCI(m) !
VIVE LA GUERRE POPULAIRE EN INDE !


Bloc Rouge (Unification des maoïstes)

 

Ci-dessous, quelques photos des denières actions menées en soutien à la Guerre Populaire en Inde dans plusieurs villes de France :

Vive le 10ème anniversaire du PCI (maoïste) !
Vive le 10ème anniversaire du PCI (maoïste) !
Vive le 10ème anniversaire du PCI (maoïste) !
Vive le 10ème anniversaire du PCI (maoïste) !
Vive le 10ème anniversaire du PCI (maoïste) !
Vive le 10ème anniversaire du PCI (maoïste) !
Vive le 10ème anniversaire du PCI (maoïste) !
Vive le 10ème anniversaire du PCI (maoïste) !
Vive le 10ème anniversaire du PCI (maoïste) !
Vive le 10ème anniversaire du PCI (maoïste) !
Vive le 10ème anniversaire du PCI (maoïste) !
Vive le 10ème anniversaire du PCI (maoïste) !
Vive le 10ème anniversaire du PCI (maoïste) !
Vive le 10ème anniversaire du PCI (maoïste) !
Vive le 10ème anniversaire du PCI (maoïste) !
Vive le 10ème anniversaire du PCI (maoïste) !
Vive le 10ème anniversaire du PCI (maoïste) !
Vive le 10ème anniversaire du PCI (maoïste) !
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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 17:34
Important message de Ganapathy, Secrétaire Général du PCI(maoïste)

Levons haut le drapeau de l'internationalisme prolétarien !

LAL SALAM pour le succès de la “Conférence internationale de soutien à la Guerre Populaire en Inde” !

 

Chers Camarades,

 

Au nom de notre parti, le PCI (Maoïste), de l'Armée de Guérilla de Libération Populaire (PLGA), des Comités Populaires Révolutionnaires, des Organisations Révolutionnaires de Masse et du peuple révolutionnaire en Inde, nous envoyons nos chaleureuses salutations révolutionnaires et un sincère Lal Salam à tous les partis, organisations et individus, d'Inde ou d'ailleurs, qui ont fait de grands efforts pour développer le soutien et la solidarité avec la Révolution de Démocratie Nouvelle (NRD) en Inde et ailleurs, qui ont tenu la “Conférence internationale de soutien à la Guerre Populaire en Inde” et en ont fait un succès.

 

Vos messages et vos discours, faits dans le véritable esprit internationaliste, ont donné le soutien moral nécessaire aux peuples opprimés et aux camarades qui se battent sur le front de la révolution socialiste mondiale, c’est à dire en Inde, dans un combat acharné avec les ennemis de classe. Comme chacun d'entre vous le sait, ici les conditions difficiles et répressives augmentent de jour en jour, c'est pourquoi nous n'avons pas reçu à temps tous vos messages et qu'aussi les messages qui sont arrivés ne nous sont parvenus que tardivement. Nous sommes vraiment désolés de répondre aussi tard à vos bons efforts.

 

Il est particulièrement encourageant pour nous d'entendre que des jeunes, des étudiants, des femmes et des activistes du secteur culturel aient pris part activement à la conférence d'Hambourg. Les rapports sur les campagnes de différents endroits du monde nous ont chaudement enthousiasmé et le plus important est que toute cette solidarité nous a rendus plus humbles et emplis du sentiment de notre responsabilité envers le prolétariat mondial et de notre rôle dans le la révolution socialiste mondiale. Nous aurions aimé prendre part à cette campagne et y jouer un rôle, mais à cause de l'attaque sans précédent de l'ennemi nous n'avons pas pu.

 

Vous avez joint vos mains aux nôtres lors des heures de tristesse, comme lorsque nous avons subi de lourdes pertes à notre tête, les martyres des Camarades Shyam, Mahesh et Murali en 1999 ou les martyres des Camarades Azad et Kishenji récemment. Ils étaient tous de grands dirigeants de notre révolution et ont été brutalement assassinés par la classe dominante indienne avec le soutien des impérialistes. Votre déclaration « la lutte des maoïstes en Inde est notre lutte, leur défaite est notre défaite » a rempli nos cœurs avec la confiance et l'esprit internationaliste que nous devons réellement surmonter la douleur et  continuer d'avancer avec un courage intrépide.

 

Vous avez dit avec exactitude que la manière d'honorer les martyrs de la révolution en Inde et dans le monde est de redoubler le soutien à la guerre populaire en Inde dans le cadre de la lutte croissante contre l'impérialisme dans le monde et pour l'internationalisme prolétarien, et nous croyons que la Conférence de Hambourg a montré être un autre pas en avant dans cette lutte, c'est-à-dire poursuivre l'engagement que vous avez pris. 

 

Vous tous avez systématiquement condamné le gouvernement indien et protesté avec une sincère indignation contre sa guerre contre le peuple exigeant son arrêt immédiat. Les gens faisant partie du mouvement révolutionnaire se souviennent avec enthousiasme de la solidarité internationale exprimée par les différents partis, organisations et individus au prolétariat et peuples des différends pays car c'est exactement le genre de soutien que chaque mouvement populaire réel se doit de développer.

 

Vous avez commencé des campagnes partout dans le monde pour soutenir la guerre populaire en Inde, en particulier dans le ventre de la bête impérialiste, dans les pays où la plupart d'entre vous sont actifs, et nous et le peuple qui se bat dans l’œil du cyclone de la révolution mondiale en reconnaissons très fortement la signification.

 

Nous apprécions extrêmement ce type de soutien et de solidarité et nous affirmons fermement que nous apporterons le même soutien aux autres Partis et organisations de masse qui combattent dans toutes les parties du monde. Ce type de solidarité donne une grande confiance aux combattants, leur assurant qu'ils ne sont pas seuls dans leur lutte. Cela montre une fois de plus très clairement qui sont nos ennemis communs auxquels nous sommes confrontés, l'impérialisme, ses marionnettes / laquais et toutes sortes de réactionnaires à travers le monde. Cela favorise l'esprit combatif du peuple, l’exhorte et l’aide à porter le mouvement constamment vers l'avant. Notre parti, la PLGA, les Comités Populaires Révolutionnaires, les organisations de masse révolutionnaires, le peuple révolutionnaire et toutes les forces progressistes et démocratiques de notre pays veulent exactement ce genre d'unité et de solidarité au niveau interne et international. Cela est extrêmement important pour défendre et développer la guerre populaire.

 

Chaque parti et organisation qui a exprimé sa solidarité avec la Guerre populaire en cours en Inde a reconnu cette tâche comme principale, non seulement dans le contexte de la révolution dans chacun des pays concernés, mais aussi dans le contexte d'être en solidarité avec les autres révolutions. Le principe que pour faire avancer la révolution dans nos pays respectifs la meilleure façon est d'être en solidarité avec les révolutions des autres pays a été vivement exprimé lors de cette conférence et nous sommes complètement en accord avec cela. Nous, les maoïstes d'Inde, travaillons dans le même esprit et cela a toujours été la marque de notre pratique depuis les jours du soulèvement paysan armé de Naxalbari dirigé par les véritables révolutionnaires.

 

Notre parti, qui porte l'héritage de Naxalbari, a toujours vu la Révolution de Démocratie Nouvelle que nous réalisons en Inde comme partie intégrante de la révolution socialiste mondiale, notre Parti , à savoir le Parti Communiste, comme un détachement de l'avant-garde prolétarienne mondiale, la PLGA comme un détachement de l'armée prolétarienne mondiale et les comités populaires révolutionnaires établis ici comme partie intégrante de la dictature mondiale du prolétariat ou de l'Etat socialiste mondial. Les victimes innombrables et inestimables que le peuple et les camarades ont données pour notre révolution, sont également partie intégrante des innombrables martyrs bien-aimés de la révolution socialiste mondiale dans chaque pays. Avec cette compréhension, les différents véritables courants révolutionnaires en Inde, depuis Naxalbari, ont réalisé des campagnes de solidarité pour soutenir les révolutions et les mouvements populaires dans les autres pays, notamment les campagnes de solidarité bien connus avec les révolutions au Vietnam, au Laos et au Cambodge et les luttes de libération nationale en Palestine, avec les Tamouls au Sri Lanka etc. ainsi que les guerres de résistance des peuples irakien et afghan. La dernière en date est notre campagne de solidarité pour soutenir la Révolution de Démocratie Nouvelle aux Philippines, celle que notre parti a appelé pour le 22-28 avril 2013.

 

Notre parti estime que ce genre de campagnes de solidarité existent et ne peuvent devenir plus fortes qu’au travers des avancés des mouvements révolutionnaires qui, réciproquement, gagnent en force morale et matérielle de ces campagnes de solidarité. Dans la situation mondiale actuelle, tous les révolutionnaires doivent vivement comprendre cette interaction et nous pensons que la Conférence d'Hambourg a pu faire le bon pas dans cette direction car cela y a été compris.

 

Le lancement dans tout le pays de l'offensive sur plusieurs fronts du nom d'opération Green Hunt, qui devrait être définie plus correctement comme une guerre contre le peuple, et les innombrables atrocités barbares commises comme partie intégrante de celle-ci par les forces armées mercenaires et réactionnaires de l'Etat, ont mis en rage un grand nombre de personnes, aux idées différentes, autant en Inde qu'à travers le monde, et a conduit à d'énormes manifestations et campagnes qui ont exigé son arrêt immédiat. Des efforts incessants au niveau national et international ont été faits par les forces progressistes, révolutionnaires et démocratiques en soutien au peuple qui se bat en Inde et pour faire pression sur l'Etat indien afin d'arrêter l'attaque. Les forces révolutionnaires communistes à travers le monde ont également pris la juste initiative de mettre en place un mouvement international de solidarité avec la guerre populaire en Inde. La campagne pour mettre fin à l'Opération Green Hunt et le mouvement de solidarité en faveur de la guerre populaire en Inde se complètent mutuellement, et les programmes anti-opération Green Hunt doivent faire partie intégrante du mouvement de solidarité avec la révolution en Inde parce que vaincre cette campagne nationale sur plusieurs fronts lancée par l'ennemi est une tâche immédiate à laquelle nous devons faire face. Notre parti croit que pour les forces communistes qui soutiennent la guerre populaire en Inde, la nécessité actuelle est de s'efforcer à mobiliser le plus largement possible les forces anti-impérialistes, démocratiques et révolutionnaires pour renforcer la campagne pour mettre fin à l'Opération Green Hunt, en visant à construire un front anti-impérialiste mondial, ce qui est déjà en cours. Et le renforcement de l'unité des forces communistes à travers le monde pourrait également apporter plus de soutien à la révolution indienne.

 

L'impérialisme traverse sa pire crise à ce jour et, d'autre part, les luttes de la classe ouvrière et des autres classes et segments opprimés de la population, les luttes de libération nationale et les guerres populaires dans les pays semi-féodaux et semi-coloniaux grandissent. La Révolution de Démocratie Nouvelle dans les pays semi-féodaux et semi-coloniaux ou néo-coloniaux et les révolutions socialistes dans les pays capitalistes-impérialistes, qui forment les deux courants de la révolution socialiste mondiale, avancent à des niveaux inégaux et le marxisme-léninisme-maoïsme est de plus en plus compris par le peuple comme leur idéologie directrice. Le peuple est de plus en plus conscient que les impérialistes, leurs dirigeants laquais/marionnettes dans les pays opprimés et les réactionnaires de toutes sortes sont des ennemis communs de tous les peuples et nations opprimés dans le monde et rejoignent de plus en plus les rangs combattants. Toutes les contradictions de base dans le monde et dans tous les pays augmentent et s'intensifient de jour en jour. Pour être exact, la situation mondiale est excellente pour la révolution mondiale. Ainsi, la tâche urgente des communistes partout dans le monde est de tirer profit au mieux de ces excellentes conditions objectives pour mobiliser politiquement et consolider les masses opprimées et renforcer les forces subjectives car seul un fort parti prolétarien et des masses consolidées peuvent réussir à faire la révolution.

 

La crise financière actuelle dans le système capitaliste mondial s'enfonce de plus en plus. Elle a intensifié les contradictions internes au système capitaliste dans son ensemble et donne naissance à d'énormes mouvements de masse, de révoltes et de révolutions. L'impérialisme est déjà sur le lit de mort, comme notre grand enseignant marxiste Lénine l'avait analysé et la crise actuelle a confirmé ce fait de manière impressionnante. Dans un monde capitaliste inégal, la crise se reflète aussi inégalement dans les différents pays. Donc, nous, communistes, devons appliquer la théorie universelle, le marxisme-léninisme-maoïsme dans la pratique concrète dans nos pays respectifs, et nos préparations ou pratiques doivent être cohérentes pour mener notre révolution avec succès. Comme vous l'avez dit à juste titre, dans les pays capitalistes, les mouvements de travailleurs, d'étudiants, de jeunes, des femmes etc. doivent être développés et le soutien aux guerres populaires dans d'autres pays est également une tâche internationale inséparable pour chaque parti prolétarien.

 

En réponse à la grande confiance en nous accordée par tous les partis et organisations fraternels qui ont pris l'initiative d'organiser cette conférence et d'en faire un succès, nous nous engageons une fois de plus à ce que la révolution en Inde continue à se renforcer et à poursuivre les rêves des martyrs d'une révolution socialiste mondiale, malgré les lourdes pertes de dirigeants aguerris et la perte de certaines zones.

 

La Conférence Internationale a porté un dur coup à l'impérialisme et aux classes dirigeantes en Inde et, au même moment, elle a rempli d'espoir le grand océan du prolétariat et des masses laborieuses opprimées au sujet de la Révolution de Démocratie Nouvelle en Inde et de la Révolution socialiste mondiale.

 

Dans ce contexte, nous faisons de nouveau le serment devant vous tous que nous allons poursuivre les nobles objectifs de tous les grands martyrs de la révolution prolétarienne mondiale et annoncer que jamais la répression fasciste ne pourra dompter l'esprit combatif de notre Parti et du peuple révolutionnaire en Inde qui avancent péniblement sur un long et tortueux chemin. Nous marcherons de l'avant avec une détermination renouvelée bravant toutes sortes d'obstacles et faisant des sacrifices jusqu'à la victoire finale. Ceci est notre promesse au prolétariat international, à tous les amis et sympathisants de la révolution indienne.

 


Long vie à l'internationalisme prolétarien !


Longue vie à l'unité du prolétariat international, des forces révolutionnaires et démocratiques et des nations et peuples opprimés du monde entier !


Salutations révolutionnaires
Ganapathy, Secrétaire, PCI (Maoïste)

 

  

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 21:04

Voici le message du PC maoïste de France aux journées culturelles et militantes organisées par la Voie Démocratique Basiste au Maroc.

 

http://www.aht.li/2050401/99.jpg

 

Chers et chères Camarades,


De la part du Parti Communiste maoïste de France, recevez nos saluts les plus chaleureux et fraternels dans le cadre des journées culturelles et militantes organisées par la Voie Démocratique Basiste.


La question des prisonniers politiques, c’est la question de la répression et de la lutte révolutionnaire et traverse tous les pays. La répression est directement liée à la nature de l’Etat : instrument des classes dominantes pour exploiter les classes opprimées. Pour assoir leur domination, les classes dominantes utilisent les forces armées et ses annexes comme les prisons.


Dès qu’un mouvement des classes opprimées et exploitées se développe, les classes au pouvoir vont tout faire pour préserver leur position dominante. Mais au-delà d’un mouvement, ce que craignent vraiment les classes au pouvoir est l’existence même d’une organisation révolutionnaire, dont la forme la plus élevée est le Parti Communiste basé sur le marxisme-léninisme-maoïsme.


Les communistes sont les ennemis irréductibles des classes dominantes d’aujourd’hui car ils luttent pour mettre à la tête de la société les classes opprimées et exploitées, en premier la classe ouvrière. Ils ne luttent pas pour essayer de concilier les intérêts des classes dominantes avec les intérêts des classes dominées car cela est impossible. Ils luttent pour que les masses populaires, classe ouvrière en tête, prennent tout le pouvoir. Ils luttent donc pour exproprier les exploiteurs, pour diriger l’ensemble de la société afin que l’ensemble des travailleurs et travailleuses (à la ville et à la campagne) construisent une société ayant pour objectif d’accomplir le mot d’ordre « à chacun selon ses besoins, à chacun selon ses moyens ».


C’est pourquoi les communistes sont les premières cibles de la répression. Les exemples sont trop nombreux à travers le monde pour pouvoir être cités mais par ces lignes, nous pouvons rendre hommage à tous et toutes les martyrs tombés pour la révolution, en particulier aux Camarades Azad et Kishenji, dirigeants du Parti Communiste d’Inde (maoïste) assassinés ces dernières années. Malgré leur assassinat, la Guerre Populaire en Inde progresse et se développe.


Le peuple du Maroc a également payé le prix fort par des répressions de masse lors des émeutes de la faim au début des années 80 ou lors de la grève générale du début des années 90 faisant des milliers de victimes. Toutes nos pensées vont aux illustres martyrs du mouvement révolutionnaire du Maroc dont Saïda Menehbi et Abdellatif Zeroual ne sont malheureusement qu’un exemple.


Plus récemment, le régime de Mohamed VI a continué la répression du mouvement populaire en ciblant les révolutionnaires, et notamment les camarades de la Voie Démocratique Basiste : Zahra Boudkour, Ilham Hasnouni, Mourad Achouini, Youssef Alhamdiya, Abdelhak Atalhaoui, sans parler de la trop longue liste de tous les autres camarades et militants ayant subi arrestation, torture et enfermement. Nous rendons un hommage en particulier au Camarade Abdelrrazak El Agadiri, martyr en défendant la cause palestinienne.


Dans notre pays, il y a également un combattant de la cause palestinienne emprisonné depuis 28 ans : Georges Ibrahim Abdallah.  Sur le papier, il est libérable. Mais Georges Ibrahim Abdallah n’a jamais renié son combat anti-impérialiste, n’a jamais baissé la tête et c’est pourquoi, malgré un avis favorable du tribunal pour sa libération, le ministre de l’Intérieur français Manuel Valls a refusé de signer l’avis d’expulsion qui signifiait pour Georges une libération et un retour au Liban.


Mais la répression ne fera jamais mourir la flamme de la révolution, elle ne fait que l’attiser ! Elle nous renforce dans nos convictions et notre combat ! Notre idéologie est notre première arme !


Libération pour tous les prisonniers et prisonnières politiques au Maroc !


Vive la révolution marocaine et tous les martyrs !


Liberté pour Georges Ibrahim Abdallah !


A bas l’impérialisme et ses chiens de garde !


Vive le marxisme-léninisme-maoïsme !


Parti Communiste maoïste de France

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