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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 00:29

Cette interview a été réalisée à l’occasion du 10ème anniversaire de la création du PCI (maoïste), Parti Communiste d’Inde (maoïste). Le camarade Ganapathy est le Secrétaire général du PCI (maoïste). À ce titre, il revient sur les 10 années qui se sont écoulées et sur les perspectives du mouvement en Inde et dans le monde.

 

"En se basant sur les nouvelles, uniques et sans précédentes réalisations de la dernière décennie, la révolution indienne surmontera certainement la situation difficile pour gagner des victoires plus récentes, plus grandes et plus glorieuses"

 

Bulletin d'Information Maoïste (MIB), Interview du Camarade Ganapathy, Secrétaire général du PCI (maoïste), à l'occasion des célébrations du dixième anniversaire de la formation du Parti uni.

 

Bulletin d'Information Maoïste (MIB) : Salutations révolutionnaires à vous et à tous nos camarades de nous tous au MIB à l'occasion du Dixième Anniversaire du Parti.

 

Ganapathy (GP) : Je vous remercie. Salutations révolutionnaires à tous nos camarades au MIB, au nom de notre Comité central.

 

MIB : À votre avis, quelles sont les réalisations importantes du parti dans les dix dernières années ?

 

GP : Depuis la création du Parti communiste de l'Inde en 1925, l'histoire du mouvement révolutionnaire dans notre pays a connu des périodes capitales. De toutes celles-ci, la période couvrant la dernière décennie est non seulement unique et marquée par quelques-uns des développements les plus importants dans notre Guerre Populaire Prolongée (GPP) menée pour la victoire de la Révolution de Nouvelle Démocratie (RND) depuis Naxalbari, mais est aussi le témoin de quelque chose de nouveau et de sans précédent dans toute l'histoire de la lutte des classes dans notre pays. L'importance de cette décennie réside dans:

- la mise en place d’un centre unique pour guider la RND de l'Inde; Le Parti, l'Armée et le Front Unique (FU), à savoir, les trois armes magiques de la révolution devenant plus fortes qu'avant; L'enrichissement de la ligne politique, de la ligne militaire, de la politique du Front Unique et de plusieurs politiques sous la forme de documents du parti uni

- Les documents du Congrès d’unification, des documents d'orientation, d'importantes résolutions, des résumés, des articles, etc .; La poursuite du développement de la ligne militaire et des avancées significatives dans l’art de mener la guerre de guérilla, la participation des larges masses, comme jamais auparavant, dans la GPP lui donnant ainsi une vraie nature de masse et de riches et de nouvelles expériences dans la défaite d’une des plus brutales campagnes contre-révolutionnaires d’élimination menée par l’ennemi; De riches et nouvelles expériences dans la construction de mouvements de masse contre l'impérialisme, le féodalisme et le capitalisme bureaucratique menées en mobilisant de larges masses de la population, en particulier les paysans, autour des questions de l’eau, de la forêt, de la terre, de la justice et de la dignité; De riches et nouvelles expériences dans la construction d’un front unique stratégique sous la forme de comités populaires révolutionnaires (CPR) à un premier niveau et de meilleures et de nouvelles expériences en fronts uniques tactiques, la reconnaissance du CPR comme un modèle de développement alternatif qui pourrait être appliqué avec succès, contrastant avec le modèle de vente du pays mené par les classes dirigeantes;

Malgré qu’elle soit dans une situation très difficile à l'heure actuelle, la Révolution Indienne résiste à une brutale campagne de répression sans précédent menée à l'échelle nationale par le régime indien fasciste bénéficiant du soutien des impérialistes, en particulier des impérialistes étasuniens, maintenant vivant, parmi le peuple de l'Inde et du monde, l'espoir pour la révolution; Un soutien considérable pour les masses révolutionnaires combattantes des plus diverses couches de la société indienne, à la fois contre l’Opération Green Hunt (OGH) et pour l'appui de la guerre populaire (GP);

La fusion en un seul parti du PCI(maoïste) et du PCI (M-L) Naxalbari comme un autre point clé dans l'effort pour parvenir à l'unité des révolutionnaires authentiques dans notre pays; La guerre populaire en Inde servant comme l'un des points focaux importants autour duquel l'unité internationale des forces maoïstes et un mouvement de solidarité et de soutien international pourrait être construit. Ces nouveaux et importants développements de la dernière décennie ont été obtenus sur la base de la nouvelle idéologie, la nouvelle politique, la nouvelle ligne, le nouveau parti, la nouvelle armée et le nouveau front du peuple initié par la glorieuse révolte paysanne armée de Naxalbari et formulées sous la direction des grands dirigeants fondateurs de notre parti, les camarades Charu Mazumdar et Kanhai Chatterji.

Tous les développements de la dernière décennie ont été atteints d’une part au milieu et en luttant sans relâche contre les campagnes brutales d’anéantissement de l'ennemi, et d’autre part, à travers d’âpres luttes internes au parti contre l'opportunisme de droite et de «gauche» qui s’étaient développés à l'intérieur du parti à différents moments cruciaux du mouvement. Une des plus importantes caractéristiques du mouvement révolutionnaire indien réside dans les glorieux sacrifices faits tant par les communistes que les masses pour la libération de notre pays, sans lesquels aucun des précités nouveaux et importants succès de la dernière décennie n’aurait pu être obtenu. Grâce à ces sacrifices, le parti a mis en avant un mode de pensée et de culture alternatif qui représente les plus hautes valeurs humaines, par opposition au mode de pensée et de culture pourrissant, décadent et ego-centré insufflé par les classes dirigeantes parmi les masses. De cette façon, ces sacrifices ont inspiré les classes opprimées et les couches de la société à se battre pour un changement révolutionnaire.

 

MIB : Quels sont les principaux défis à relever par le parti maintenant ? Quelles possibilités voyez-vous pour les surmonter ?

 

GP: Voici les principaux défis auxquels notre mouvement est confronté à l'heure actuelle. Tout d'abord, la préservation de nos forces subjectives, notamment la direction stratégique du parti. Depuis la formation du nouveau parti, nous avons perdu un nombre considérable de dirigeants du parti à tous les niveaux en commençant par le comité central du parti jusqu’au niveau des comités du parti de villages. Par conséquent, nous avons identifié la préservation des forces subjectives existantes contre les attaques ennemies comme l'une des tâches prioritaires pour le parti. Ayant compris l'importance de préserver les forces subjectives et de les protéger, nous devons adopter des méthodes secrètes et appropriées de fonctionnement, rectifier nos erreurs en la matière et mettre résolument en œuvre les leçons tirées de notre pratique, préparer une nouvelle direction et élever la conscience de tout le parti concernant le besoin d'un parti fort avec la continuité de la direction comme une condition pour le succès de la révolution.

Deuxièmement, le mouvement révolutionnaire s’est affaibli dans les plaines rurales et les zones urbaines. Ceci est l'un des facteurs principaux de la situation difficile à laquelle le parti est confronté aujourd'hui. Il constitue un défi pour nous de relancer et de développer le mouvement dans les zones où notre parti est présent depuis longtemps, mais dont la force s’est affaiblie au fil du temps. De même, nous avons également besoin d'étendre le mouvement à des domaines nouveaux et d’ouvrir de nouveaux champs de bataille afin d'élargir l'arène de la guerre populaire. À la lumière de la riche expérience de notre mouvement, nous devrions utiliser les conditions qui sont de plus en plus favorable pour faire avancer la révolution sans répéter les erreurs du passé. De cette façon, nous pouvons certainement surmonter la situation difficile et faire progresser le mouvement.

Troisièmement, certaines personnes essaient de semer la confusion dans le camp révolutionnaire en affirmant que les changements dans les conditions socio-économiques ont transformé l'Inde en un pays capitaliste. Ils ont également mis en avant la vision erronée selon laquelle la ligne de la GPP est devenue sans objet. Mais le chemin de GPP a montré dans la pratique être la seule voie révolutionnaire correcte pour le succès de la RND, dans un pays semi-colonial semi-féodal comme l'Inde. Par conséquent, nous devons nous prémunir contre ces vues erronées et les exposer. Dans le même temps, nous devons profondément étudier les changements économiques, politiques, sociaux et culturels et apporter les modifications appropriées à nos tactiques.

Quatrièmement, les forces fascistes hindous brahmaniques sont arrivées au pouvoir central, ce qui reflète une poursuite de la consolidation de l'idéologie, de la politique et de la culture des forces féodales et réactionnaires. La finance internationale et la bourgeoisie bureaucratique compradore ont soutenus BJP dirigé par Modi dans son ascension vers le pouvoir, qui a été favorisé dans certains endroits par la polarisation communautaire manigancée par le Sangh Parivar.

Après son arrivée au pouvoir, le BJP met en œuvre à un rythme effréné des politiques pro-impérialistes, de vente du pays pour répondre aux besoins des grands capitalistes étrangers et indiens et des grands propriétaires terriens, tandis que dans le même temps il suit le programme Hindu-fasciste sous diverses formes. Cela fournira de nouvelles pistes pour unir toutes les forces démocratiques, progressistes, laïques et patriotiques en lutte. De nouvelles et plus nombreuses classes, couches, forces et personnes de la société seront amenées dans l'arène de la lutte, et de nouvelles opportunités de faire avancer la GPP vont s’ouvrir.

Cinquièmement, la situation objective mondiale est de plus en plus favorable pour la révolution. L'économie impérialiste mondiale vacille encore dans une crise grave et toutes les contradictions fondamentales dans le monde s’aiguisent. En conséquence, les forces révolutionnaires, démocratiques et de libération nationale dans le monde entier gagnent en force contre l'impérialisme et ses soutiens nationaux. Les forces maoïstes aussi se renforcent. Mais dans le même temps, les bases socialistes n’existent plus et les forces subjectives dans le mouvement communiste international (MCI) aussi sont faibles à l'heure actuelle. Cela aussi nous pose un défi considérable.

 

MIB : Après la fusion du parti et de l’armée-guérilla populaire de libération (AGPL), nous avons vu qu’un changement qualitatif a eu lieu dans le développement de l’AGPL et l'intensification et de l'expansion de la guérilla. Mais maintenant, il semble qu’il y ait un ralentissement. Comment le parti prévoit de l'accélérer à nouveau et progresser ?

 

GP : Votre observation est juste. Voilà pourquoi quelques succès spectaculaires ont été remportés dans la dernière décennie. Et l'observation qu'il y a eu un ralentissement est également correcte comme nous pouvons l’observer depuis 2011. Le Comité Central (CC) a résumé la situation en 2013 et a évalué que notre mouvement était confronté à une situation très difficile. Mais les niveaux sont différents selon nos différentes zones de guérilla (ZG). Dans les dix dernières années, il y a eu des inégalités dans le développement mais aussi dans l'affaiblissement ultérieur de nos différentes ZG. Tout comme il y a des inégalités dans les conditions économiques, sociales et politiques dans notre pays, de même c’est non seulement entre les différentes ZG mais aussi dans l'ensemble du mouvement révolutionnaire à l'échelle nationale qu’il y a des inégalités. Ceci est une loi de la GPP. Incontestablement, ce sont nos efforts subjectifs qui font progresser la guerre de guérilla, et cela ne peut pas être contesté.

Cependant, la guerre de guérilla a avancé dans les différentes zones sur la base des différentes conditions économiques, sociales, politiques, historiques et géographiques. De même, ces conditions constituent également une base pour les hauts et les bas dans la guérilla. Nous ne devrions pas ignorer ce fait. À partir de 2011, nous avons obtenu quelques gains importants dans certains États / ZG au niveau du front militaire, dans la construction de luttes de masse et en élargissant le mouvement. Le mouvement a été développé dans certains ZG au cours de cette période en gardant les CPR comme le point central et en consolidant le parti. Pourtant, nous avons été confrontés à une décélération. Le parti a identifié les raisons de cette décélération et a préparé l'ensemble du parti, l’AGPL et les organisations de masse pour surmonter cette situation et cela devrait être considéré comme un aspect positif.

La deuxième phase de l’Opération Green Hunt a commencé en 2011 et la troisième phase de l’OGH a commencé après l’arrivée au pouvoir de Modi et de son gouvernement. Donc, nous devrions garder à l'esprit que tout cela a été fait au milieu d’offensives sévères et en ripostant à celles-ci. Le parti reconnaît également et apprécie sans réserve le rôle positif joué par les sections démocratiques et patriotiques de la société qui ont prêté leur voix et soutiennent les luttes du peuple à Jal, Jungle, Zameen, Izzat, Adhikar ainsi que leur opposition véhémente à l'OGH. Cela a également eu sa part dans le maintien de l'esprit de combat du peuple. Au cours de la riposte à cette guerre contre-révolutionnaire depuis la mi-2009, l’écart de force entre les forces révolutionnaires et les forces contre-révolutionnaires était très important. Des forces de guérilla de la taille d’une compagnie ont été déployées pour anéantir des sections de l’ennemi. Des forces de guérilla de l’ordre d’un bataillon ont commencé à éliminer les forces ennemies fortes d’une compagnie.

Dans ces conditions, l'ennemi a déployé des dizaines de milliers à cent mille hommes dans chaque ZG. Donc, en raison de l'écart entre les quantités de forces opposées, de nouvelles conditions défavorables ont surgi pour mener notre guerre de guérilla. L'énorme déploiement de forces ennemies visait non seulement à écraser notre résistance armée, mais aussi à supprimer la recrudescence des mouvements de masse auxquels nous avons assisté dans cette décennie comme les historiques Nandigram, Lalgarh, Narayanpatna et plusieurs mouvements significatifs dans presque toutes les ZG. Ainsi, le mouvement maoïste est apparu comme une alternative à ce système décadent. La décélération qui a eu lieu ne doit pas être considérée seulement comme le résultat de la répression de l'ennemi, mais elle est aussi une conséquence de nos faiblesses subjectives. Pour sortir de cette situation, nous avons identifié nos erreurs et faiblesses et avancé dans la bolchévisation du parti, de l’AGPL et des organisations de masse. 

Dans le même temps, nous devrions également examiner les conditions objectives qui ont conduit à cela. Nous avions adopté certaines tactiques pour repousser les offensives ennemies quand il était au niveau précédent et ainsi remporté quelques succès. Cela conduit l'ennemi à décider de contre-tactiques. Une nouvelle situation se présente donc. Nous aurons donc à adopter des tactiques qui nous donneront à nouveau l'avantage pour contrer les forces supérieures de l'ennemi par la guerre de guérilla et la mobilisation du peuple. Un facteur crucial dans la construction et le développement de la guerre de guérilla serait l'approfondissement de notre base de masse. Le flux et le reflux du mouvement donnera toujours lieu à de nouvelles situations. Il y a eu quelques erreurs graves du parti dans la compréhension de cela et la préparation en conséquence du parti, de l’AGPL et du peuple. Les pertes ont augmenté en raison de défauts dans le parti face aux nouveaux défis. En se défendant contre un ennemi fort dans le cadre de la GPP, les pertes et les revers se produisent.

Voilà pourquoi Mao a dit que la GPP avancera à travers le processus de la victoire-défaite-victoire-défaite et la victoire ultime. La ligne de la GPP passera toujours à travers un processus complexe. Avec plusieurs réussites petites et partielles et quelques grands succès et des sauts au cours de la GPP, il y aura aussi plusieurs petites et partielles pertes, défaites et quelques grosses pertes et retraits. C’est est une loi de la GPP qu'elle avance en zigzag. Donc, nous devrions regarder la décélération de la guerre de guérilla sous cette perspective. C’est ce que signifie : adopter des tactiques nécessaires. En gardant en vue le développement inégal du mouvement dans diverses régions de notre pays, nous devrions adopter soit des tactiques d'autodéfense ou des tactiques offensives en fonction des changements dans les conditions concrètes dans nos domaines de travail. Cela devrait être compris comme une partie inséparable de l'ensemble des changements dans la guerre révolutionnaire dans la situation difficile actuelle avec pour but de la surmonter.

Et ce n’est pas uniquement dans les différentes parties du pays, mais aussi à l'intérieur d'une seule ZG, que nous aurons à adopter des tactiques offensives ou d'auto-défense selon les conditions spécifiques de cette Zone/division particulière. Même si les conditions peuvent être meilleures dans certains domaines, là aussi ceci devrait être subordonné à la situation globalement difficile, à laquelle nous sommes confrontés et l'objectif devrait être de la surmonter. Et nous savons tous que l’auto-défense inclut toujours l’offensive et il ne peut pas y avoir d’auto-défense sans être offensif. Mais dans toutes les tactiques que nous adoptons, la préservation des forces subjectives, notamment la direction à tous les niveaux est très importante. Les deux déviations qui peuvent survenir dans notre parti tout en nous préparant à la nouvelle situation sont

- 1. Considérer uniquement les forces apparentes et la gravité de l'offensive de l'ennemi et ne pas identifier les faiblesses sous-jacentes; ne pas regarder nos forces et nos avantages et le rôle historique du peuple dans la guerre révolutionnaire; ne pas comprendre stratégiquement l'ennemi et ne les regarder que tactiquement. Cela mènerait camarades à perdre l'initiative et à devenir passifs au nom de l'auto-défense et finalement perdre l'esprit de combat. Ceci est une déviation de droite;

2. Ne pas comprendre le changement qui a eu lieu au sein des parties en conflit dans la guerre de guérilla et essayer de prendre des tactiques offensives sans prendre en considération le rapport ou dans une large mesure l'affaiblissement de notre force subjective, la passivité dans le peuple et sans donner de l'importance à l'auto-défense, à savoir, la préservation des forces subjectives. Ils ne voient pas l'ennemi tactiquement et l’évaluent seulement stratégiquement. Ceci est une déviation de gauche.

 

Donc, il est très important pour provoquer l'accélération de notre guerre de guérilla, d’étudier les nouveaux changements survenus dans la guerre révolutionnaire et les points forts et les faiblesses tant de l'ennemi que de nous ainsi que l'étude des changements globaux qui ont eu lieu dans le pays dans les domaines sociaux, économiques, politiques et culturels. Ceci est l'un des principaux aspects que nous cherchons à atteindre par le biais de notre Bolchevisation. L'accroissement de la base de masse, concentrer les efforts visant à mobiliser les masses et accroître leur rôle actif dans la guerre de guérilla et dans toutes les activités de la GPP sont tous très importants pour reprendre la main. Le CC, la Commission centrale militaire (CCM) et tous les comités principaux s’attaquent à l'heure actuelle à la situation en partant de cette compréhension.

 

MIB : Même les sympathisants du parti sont concernés par le fait que l'activité principale du parti est confinée à des zones Adivasies. Certaines personnes discutent de savoir si la pertinence de la ligne GPP est limitée à ces zones et non pas à l'Inde dans son ensemble. Quelle est votre réponse? Comment allez-vous diffuser la GP dans tout le pays ?

 

GP : L'Inde est un vaste pays semi-féodal semi-colonial avec un développement économique, politique et social inégal. Cette inégalité exclut la ligne d'une révolution simultanée dans tout le pays, ou d'une insurrection armée. Nous devons nous baser sur les régions arriérées et stratégiques de la campagne. Cela signifie que la guerre révolutionnaire doit être menée pendant une longue période dans les zones relativement plus arriérées où les contradictions sociales sont aiguës. Par conséquent, le mouvement révolutionnaire ne peut avancer qu’en suivant le chemin de la GPP. En outre, les classes dirigeantes possèdent une forte machine répressive à savoir un puissant État centralisé avec une armée moderne bien entraînée et bien équipée.

Donc, nous devons mener notre guerre révolutionnaire dans le maillon le plus faible du pouvoir de l'ennemi, à savoir, la campagne. Notre propre expérience et l'histoire des révolutions en Chine, Vietnam, Laos, Cambodge, etc. prouvent la justesse de la ligne de la GPP dans les pays semi-féodaux semi-coloniaux sans le moindre doute. Les arguments selon lesquels, il serait impossible de construire des zones libérées, de construire l'armée rouge et de mener la guerre populaire prolongée dans le pays ne sont nouveaux. Les classes dirigeantes et les intellectuels qui les servent, la « gauche » révisionniste parlementaires et les partis pseudo-ML, tous ont mis en avant de tels arguments depuis longtemps. Ils mettent ces vues en avant pour créer de la confusion parmi les forces révolutionnaires, démocratiques et patriotiques qui sont de plus en plus entraînées dans la guerre du populaire.

En outre, les forces de gauche qui ont rejeté la GPP ont pas été en mesure de parvenir à quoi que ce soit dans la transformation de la société au cours de leur longue pratique. En fait, ils sont toujours contre une telle transformation et sont embourbés jusqu'au cou dans le bourbier parlementaire. Une variante de cet argument erroné contre la GPP est que la GPP ne serait applicable que dans les zones Adivasies et pas dans le reste du pays. Ce point de vue aussi ne repose sur rien. Ces points de vue provenant de l'ennemi, cependant, ils doivent être distingués des avis provenant de sympathisants de la révolution indienne qui sont préoccupés par le confinement des principales activités du mouvement dans les zones Adivasies. Il est vrai que notre mouvement est aujourd'hui relativement plus fort dans les vastes zones forestières de l'Inde centrale et orientale, qui constituent les zones d’habitations traditionnelles des Adivasis. Le mouvement a fait des progrès dans la dernière décennie en gardant comme cœur les zones de guérillas Dandakaranya et Bihar-Jharkhand. Il a une vision claire de la façon de développer le mouvement dans divers types de zones de plaine et les directives tactiques y sont décrites dans notre document «Stratégie et Tactique de la révolution indienne ».

Nous avons aussi un document d’orientation sur le travail urbain. Pourtant, notre mouvement dans les plaines rurales ainsi que dans les zones urbaines s’est affaibli. Une des principales raisons pour cela réside dans nos lacunes dans la préparation des cadres du parti conformément à ces directives. Il y a aussi quelques limites dans la compréhension de l'importance stratégique de ces deux zones et dans la réalisation d’une enquête sociale destinée à analyser les changements des conditions sociales. En conséquence, nous avons perdu de considérables forces subjectives qui sont devenues des cibles faciles pour l'ennemi et le mouvement a subi de sévères pertes dans ces zones. Un facteur important expliquant notre faible présence dans les vastes plaines agricoles du pays est que nous n’avons pas été en mesure de rallier en grand nombre les masses paysannes, notamment les ouvriers agricoles et les paysans pauvres, dans la guerre de guérilla.

De même, nos lacunes dans la mobilisation des classes non-paysannes dans les zones boisées Adivasies, y compris les classes moyennes émergentes, dans le mouvement révolutionnaire ont également conduit à l'affaiblissement du mouvement. Cela a eu un impact négatif sur nos efforts pour mener à bien la tâche centrale. Mais nous ne devons pas perdre de vue l'aspect positif tout en analysant les faiblesses et les lacunes de notre mouvement dans les plaines rurales et les zones urbaines.

Nous ne devons pas oublier que le mouvement révolutionnaire a acquis une vaste expérience en travaillant dans ces zones. Les nouvelles expériences acquises au cours de la dernière décennie, après la fusion nous aideront également à tirer les leçons appropriées et à reconstruire le mouvement là où nous sommes en échec, de le renforcer là où nous sommes affaiblis et de l'étendre à des domaines où nous sommes absents. Nous devons apprendre des soulèvements de masse de Kalinganagar, Singur, Nandigram, Lalgarh, Narayanapatna et du mouvement demandant un Etat du Telangana, etc., qui ont tous eu un impact positif sur les masses laborieuses des zones rurales et urbaines. La majorité des gens qui sont sous le joug impérialiste, l'exploitation et l'oppression féodale et compradore bureaucratique capitaliste, résident dans les vastes zones rurales et dans les villes situées en dehors des zones Adivasies.

Ils n’ont pas d'autre option pour résoudre leurs problèmes que de lutter. Ils sont influencés par la guerre populaire en cours. Donc, les conditions dans ces zones sont favorables à la propagation de la guerre révolutionnaire. Nous devons agir de manière créative en gardant à l'esprit les conditions concrètes et les exigences des différentes classes et couches de la population. En tenant fermement notre ligne politico-militaire, en travaillant de manière créative et planifiée profitant de la lumière de nos vastes expériences, en mettant en œuvre un style de travail correct, en rectifiant nos erreurs passées, en employant des tactiques correctes pour répondre aux conditions changeantes et aux tactiques de l'ennemi, nous serons en mesure d'utiliser les excellentes conditions objectives pour construire la lutte de classe en mobilisant les masses dans ces zones et ainsi faire progresser la guerre de guérilla. De cette façon, en misant sur les nouvelles, uniques et sans précédentes réalisations de la dernière décennie, la révolution indienne surmontera certainement la situation difficile pour gagner de nouvelles, plus grandes et plus glorieuses victoires.

 

MIB : Le gouvernement prétend que de plus en plus de maoïstes répondent à leurs politiques améliorées de redditions et se rendent. Quelle est la vérité ?

 

GP : Qu’entendent-ils par l'amélioration de la politique de reddition ? Manifestement, ils entendent plus d'argent et plus de packs de réhabilitation. Ceci est destiné à nourrir le public. Les redditions n’ont pas augmenté en raison de l'offre de plus d'argent ou de plus de réhabilitation. Il y a deux raisons à cela. L'Etat indien est l'un des régimes les plus impitoyables au monde quand il se livre à l'écrasement des Adivasis et des pauvres qui se battent pour leurs droits. Et s’ils choisissent de se battre sous la direction du PCI (maoïste) les atrocités qui s’abattent sur sont est tout simplement indescriptibles. Pour écraser la résistance à ses politiques pro-impérialistes, l'État recourt à plusieurs méthodes de suppression et cette politique de reddition en est aussi une partie.

Les forces gouvernementales se jettent comme des limiers sur le peuple dans les zones du mouvement, qu’ils soient ou pas impliqués dans des activités révolutionnaires. Cependant, cela vise avec une attention particulière ceux qui sont actifs dans la résistance et en les soumettant à toutes sortes de pressions telles que de sévères tortures, des viols, des destructions de biens, la guerre psychologique, les menaces (y compris de les mutiler ou de les tuer ou de le faire réellement à d’autres), etc., et de les pousser à se rendre en grand nombre. Cela explique les redditions de masse dont la police parade triomphalement et avec arrogance devant les médias. Plus de trois quarts des redditions entrent dans cette catégorie. L'autre partie de ces redditions est faite de certains individus du parti, de l’AGPL et d’organisations de masse qui s’agenouillent devant l'ennemi. Oui, il y a une certaine augmentation de ces cas récemment et quelques personnes au niveau de la direction (Comité d'État, Comité de district et Comité de région) se sont également rendues.

La nécessité de faire de nouveaux sacrifices se pose chaque fois qu’une nouvelle série d'offensives est lancée par l'ennemi et que la répression impitoyable atteint des niveaux sans précédent. Il y aura toujours certains éléments faibles qui quitteront le mouvement ou se rendront à l'ennemi durant ces périodes. Cela se passe aussi maintenant. Il peut y avoir un certain impact de la soi-disant meilleure politique de reddition des gouvernements. Mais c’est très minoritaire et ne pourra jamais être la raison majeure. La première raison de ce genre de reddition est aussi les offensives ennemies impitoyables. Non seulement cela, après les redditions aussi l'État traite différemment avec les différentes personnes en fonction de leur classe et de leur parcours. Mais il n'y a pas de différence dans le fait d’essayer de tous les transformer en traîtres au peuple. L'État met toutes sortes de pressions pour en tirer des informations, les utiliser comme des mercenaires, et les faire participer à différents niveaux à l'offensive intensifié. Donc, quiconque pense naïvement que l'État met en place des politiques de reddition pour les intégrer aux élites, pour leur donner une «bonne vie», etc., devraient comprendre que les redditions ne sont rien, sauf une partie de la «guerre contre le peuple ». Son objectif est d'intensifier cette guerre en affaiblissant le mouvement et en les transformant en traîtres.

La deuxième raison de reddition est que certaines personnes ne sont pas en mesure de comprendre la nature de la répression de l'ennemi ainsi que les pertes temporaires dans le mouvement et sont donc désorientées. Les faiblesses personnelles de certains constituent une autre raison. La solution à ces problèmes est d’élever la conscience politique et l'engagement des cadres à tous les niveaux, de mettre en place une lutte plus redoutable contre la guerre psychologique menée par l'ennemi et de leur faire comprendre comment la reddition nous retourne contre notre propre peuple et n’est donc pas une solution. L’actuelle campagne de bolchevisation dans le parti est aussi reliée à cet aspect. Une dernière chose que je voudrais souligner est que cette période de très forte OGH, première et deuxième phases, a été témoin de certains sacrifices incomparables des cadres révolutionnaires et du peuple. Les révolutions avancent avec des sacrifices d'abord parce que les gens se rendent compte de leur inéluctabilité et d'autre part parce qu'ils se préparent pour cela avec une conscience supérieure.

L'ennemi, dans le cadre de de sa guerre psychologique soulignera bien sûr les redditions et essayera de supprimer l'aspect de sacrifice. Nous devrions effectivement concentrer notre guerre de propagande révolutionnaire sur cet aspect. Tant que les guerres révolutionnaires continuent, la répression de l'Etat aussi continuera. Par conséquent, jusqu'à ce que le système brutal ne soit renversé, il peut y avoir quelques redditions et leur nombre peut être relativement plus ou moins nombreux à certaines périodes. Les sacrifices à tous les niveaux, y compris le sacrifice suprême, sont le résultat du dévouement volontaire à la cause de la révolution dans le parti tout entier et dans toutes nos zones de mouvement et ils sont absolument indispensables pour une révolution.

 

MIB : Pourquoi le parti ressent la nécessité d'une campagne de bolchevisation ? Quels résultats en attendez-vous ?

 

GP : Notre parti a lancé un appel en 2013 pour Bolchéviser le parti et il est réalisé dans le parti, l’AGPL et les organisations de masse aujourd'hui. Il faudrait plus de temps pour compléter et seulement alors nous pourrions évaluer dans quelle mesure il a été victorieux en remodelant notre parti en un parti Bolchevisé. C’est le PCUS (B), populairement connu comme le parti bolchevik russe, qui a renversé la classe bourgeoise et a établi la dictature du prolétariat pour la première fois dans le monde. Quand aucun parti communiste n’était au pouvoir dans le monde, ce fut le parti qui a amené la classe ouvrière et les masses laborieuses au pouvoir. C’est le parti bolchevique qui, pour la première fois, a fait entrer le socialisme, dans l'histoire de l'humanité. Nous prenons donc ce parti comme modèle, en cherchant à transformer notre parti dans un tel parti prolétarien en tirant des leçons de son histoire et en s’imprégnant des qualités qui ont rendu tout cela possible. Voilà pourquoi nous avons l’avons appelée Campagne de bolchévisation.

D'autre part le modèle du Parti communiste chinois est également très important pour nous parce que la Chine et l'Inde ont plusieurs similitudes, il faut donc connaître et s’imprégner des qualités du PCC qui lui ont permis de réussir une révolution et de construire le socialisme dans un pays arriéré semi-féodal semi-colonial, où la paysannerie est majoritaire en développant la ligne de la GPP et la construction d'une armée populaire, un front uni réussi tout cela via le processus de création de zones libérées. Le PCC, depuis sa création, a fait des efforts continus pour se renforcer en prenant le PCUS (B) comme modèle. Nous avons donc décidé de mener cette campagne sans perdre de vue les expériences de ce parti, en particulier de la grande controverse et à la lumière des leçons conférées par la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne. Nous gardons ces deux partis comme les modèles et essayons de Bolchéviser le parti, à la lumière de l'expérience acquise dans la longue histoire révolutionnaire de notre parti.

Les raisons d’adopter cette campagne sont:

(1) Il y a un changement dans l'offensive ennemie dans le pays. Elle s’est intensifiée;

(2) Il y avait de lourdes pertes pour le parti et le mouvement est maintenant face à une situation très difficile;

(3) Les camarades d’origine paysanne et issus de la classe moyenne forment une majorité dans le parti et il y a donc un besoin de renforcer la vision prolétarienne dans le parti;

(4) nos lacunes dans l'étude et la formulation de tactiques appropriées aux changements politiques et économiques importants qui sont survenus dans la société et dans la guerre révolutionnaire; et

(5) Il y a quelques graves tendances non-prolétariennes au sein du parti.

 

Compte tenu de cela, nous avons adopté la campagne de bolchévisation pour élever le niveau idéologique et politique du parti afin de relever ces défis et de renforcer le parti organisationnellement pour qu'il puisse mener la révolution efficacement. C’est seulement en agissant de la sorte que le parti peut à son tour forger l’AGPL en une arme puissante et renforcer la base de masse du mouvement. Et c’est seulement à travers cela, que nous pourrons surmonter la difficile situation actuelle et progresser. Nous avons décidé de mener cette campagne de façon planifiée pour atteindre certains objectifs concrets. Remplir ces objectifs nous apportera les résultats suivants. Cette campagne remodèlera le parti dans une perspective prolétarienne mondiale et la renforcera à l'intérieur du parti, en particulier parmi les forces nouvelles.

Cela sera fait en améliorant l'étude idéologique du Marxisme-Léninisme-Maoïsme (MLM) et en formant entièrement le parti à elle. Cela permettrait au parti tout entier, à chaque unité dans le parti, d'acquérir la compréhension la plus claire de l'objectif de la NRD et de leur faire clairement comprendre les objectifs concrets à atteindre dans la conjoncture actuelle. Ça aiderait à comprendre profondément le style de travail de trois points enseigné par Mao et ainsi améliorerait notre style de travail. Ça améliorerait notre compréhension de la construction et du fonctionnement d’un parti secret, aiderait à rectifier rapidement les erreurs qui se produisent dans ce domaine et dans la mise en œuvre des principes opérationnels de la guerre de guérilla. Ça corrigerait les tendances non-prolétariennes présentes dans le parti et renforcerait la conscience et de vigilance du parti à lutter contre elles.

Ça améliorerait et renforcerait également l'unité de pensée et d’action ainsi que la discipline. Cela se traduirait pour le parti par un renforcement de sa base de masse en faisant corps fermement avec le peuple et en le mobilisant dans diverses luttes économiques, politiques et autres. Cela conduirait aussi à donner la priorité au ralliement des paysans dans la guerre révolutionnaire agraire et à déployer des efforts particuliers envers les vastes masses non-paysannes ainsi que la population urbaine. Cela conduirait à l'étude des conditions socio-économiques, politiques et culturelles variables et à changer les tactiques en conséquence, développant ainsi le mouvement avec succès. Nous espérons que cette campagne forge les camarades afin qu'ils puissent être en mesure de faire face aux situations les plus difficiles, aux difficultés et aux risques qui peuvent survenir sur le chemin de la révolution et qu’ils accroissent leur niveau de préparation pour combattre vaillamment l'ennemi. Enfin, nous nous espérons que cela nous permettra de défendre nos forces subjectives, notamment la direction supérieure et le mouvement des offensives les plus cruelles de l'ennemi. Tous les résultats ci-dessus seraient atteints en saisissant le MLM profondément et en le gardant au cœur de cette campagne.

 

MIB : L'ennemi propage le bruit que la ligne de la GPP serait obsolète. Certaines personnes préconisent le socialisme du 21e siècle de Chavez. Le PCNU (maoïste), dirigé par la clique Prachanda-Bhattarai a choisi la voie parlementaire et abandonné la ligne de la GPP. Plusieurs questions se posent quant à la pertinence de la ligne de la GPP en Inde et ailleurs dans le monde globalisé. Quelle est la réponse du parti à tous ces arguments ?

 

GP : Les exploiteurs et tous les réactionnaires ont toujours mené leur propagande contre le marxisme et la révolution, non seulement dans notre pays mais aussi ailleurs dans le monde depuis que Marx et Engels ont exposé l’idéologie prolétarienne et une fois que la classe ouvrière a émergé en tant que force révolutionnaire dans la lutte contre le féodalisme et le capitalisme, en particulier depuis la Commune de Paris, avec les révolutions prolétariennes. Après que la Russie et la Chine soient devenus révisionnistes - ils ont commencé à propager que le marxisme lui-même serait obsolète. La raison est évidente. Les révolutions et le marxisme amèneraient leur fin. Comment la ligne de la GPP peut-elle être dépassée ? Après la mort de Mao, toutes les révolutions qui ont eu lieu dans le monde, que ce soit des RND ou des guerres de libération nationale, ont été très prolongées.

Même si certaines d'entre elles ont trahi ou ont été abandonnées, c’est un fait que toutes ont été prolongées. Tant que la structure semi-féodale ne change pas fondamentalement, et que l'impérialisme maintient dans ses griffes des pays comme le nôtre et ne permet pas leur développement indépendant, il n'y a pas d'autre voie que la GPP pour la libération de ces pays. Certaines des formes féodales peuvent changer, mais le féodalisme restera inchangé car il sert les intérêts des impérialistes et sert de base pour promouvoir les intérêts de la Classe Bureaucratique Bourgeoise. Voilà pourquoi le peuple mène la GPP sous la direction du parti pour la victoire d’une révolution anti-féodale, anti-impérialiste, la NRD. Et les caractéristiques spécifiques de notre pays imposent que ce sera un processus prolongé et une guerre menée par le peuple et dirigée par notre parti.

D'où la GPP. J'ai déjà expliqué pourquoi nous considérons la ligne de la GPP comme indispensable pour la réalisation d'une révolution réussie dans un pays comme l'Inde. Maintenant, à propos de Chavez et son modèle de soi-disant socialisme du 21e siècle. Jusqu'à présent, deux voies ont été établies pour les révolutions dans le monde - l'insurrection et la GPP. Ces deux sont essentiellement à appliquer selon les conditions concrètes et spécifiques de chaque pays. Il pourrait y avoir des modifications à ces deux voies dans le nouveau contexte historique. Ne pas faire de révolutions mécaniques ou dogmatiques, mais créatives, voilà ce qu’enseigne le marxisme. Mais quelles que soient les modifications, elles devraient toujours se situer dans le domaine des révolutions. Voilà pourquoi la révolution est un impératif. Cependant, elle doit être menée selon les caractéristiques spécifiques d'un pays particulier. Essayer de réformer le système décadent sans aucune perspective d’atteindre une société sans classes est sans objet.

Le modèle de Chavez n’est pas une révolution, mais une simple réforme. Ce n’est le socialisme ni dans la forme ni le contenu. Plusieurs changements ont eu lieu dans le monde après les révolutions russe et chinoise. Tant dans les pays capitalistes que dans ceux du tiers-monde, les parties de la petite bourgeoisie ont considérablement cru. Une partie d'elle possède des idées libérales bourgeoises, une autre section possède des idées socialistes utopiques. Dans les pays où les révolutions démocratiques bourgeoises ou les révolutions de nouvelle démocratie n'ont pas eu lieu, où les mouvements révolutionnaires n’ont pas pu les amener dans son giron dans une large mesure, la plupart parmi ces couches petites-bourgeoises veut un changement ou des réformes dans le cadre du système parlementaire bourgeois. Au Venezuela, Chavez a pris certaines mesures dans l'intérêt de la classe ouvrière et de la paysannerie. Leur produit principal est le pétrole. Bien que le pétrole et d'autres industries aient été nationalisés, bien sûr avec plusieurs limites, le féodalisme et le capitalisme bureaucratique compradore n’ont pas disparu pour autant.

Ils ne sont pas non plus séparés du système capitaliste mondial et il n'y a donc pas eu de changement fondamental dans le système. Ils ne sont pas complètement indépendants de la domination impérialiste. Une couche importante des forces capitalistes et féodales compradores au Venezuela est tellement anti-pauvre qu’elle est opposée avec véhémence même à ces réformes, ce qui est en train de devenir un avantage inattendu pour diverses couches développant une vaste propagande pour le modèle de Chavez. Il n'a jamais mobilisé les masses dans la lutte de classe. Chavez invoque Bolivar et Che Guevara, mais son modèle est moins (-) bolivarisme et moins (-) Che Guevarisme. C’est principalement du réformisme et c’est la raison pour laquelle, même les PCI et le PCI(M) (parti communiste d’Inde marxiste), en faillite, dans notre pays mettent en avant son héritage. Quand ils étaient dans un parti uni, ils ont salué le «socialisme de Nehru» et trahi la révolution.

Au Népal, le système parlementaire existe sur la base du semi-féodalisme et sous le joug impérialiste; il est sous la domination de l'expansionnisme indien d’un côté et sous l'influence de la Chine de l'autre. Quiconque le rejoint doit abandonner la révolution. En dépit de bons succès dans la RND, la clique révisionniste moderne de Prachanda-Bhattarai dans le PCNU (maoïste) a choisi cette voie. C’est ni plus ni moins qu’une trahison. Ils viennent de trahir des millions de personnes des masses et des milliers de leurs martyrs. Comme tous les révisionnistes avant eux, ils l'ont fait pour leurs intérêts égoïstes, pour partager le pouvoir avec les classes dirigeantes. Nous acceptons également que plusieurs changements dans les sphères économiques, politiques et culturelles ont eu lieu en raison de la mondialisation. Mais pour qui se sont produits ces changements? Ces changements ont été apportés pour satisfaire les intérêts du capitalisme monopoliste. Le système capitaliste mondial a apporté ces changements au cours des 23 dernières années.

Cela a donné l'occasion à une partie des classes dirigeantes parmi les pays capitalistes, impérialistes et du Tiers monde de surexploiter le travail et les masses laborieuses et de piller sans limites les ressources naturelles et les autres ressources des colonies et semi-colonies. Cela a conduit à une énorme augmentation de l'écart entre les revenus des riches et des pauvres et la concentration et la centralisation du capital à des niveaux gigantesques. C’est est la même période qui a vu l'intervention accrue de l'impérialisme US en Asie de l'Ouest et plus tard en Afghanistan. Presque tous les États impérialistes, capitalistes, en particulier les États-Unis, et leurs régimes laquais ont viré néo-fascistes. Les classes dirigeantes ont tenté de dépeindre les politiques néo-libérales comme la solution ultime qui mènerait à la croissance du PIB, stimulerait l'économie, l'emploi, la prospérité, et n’aurait que des bienfaits. Toutes ces allégations se sont écroulées comme un château de cartes avec la crise économique mondiale de 2008. Donc, nous devrions regarder les ravages joués par l'impérialisme dans la vie des personnes atteintes de ces politiques néolibérales non seulement en raison de la crise économique, mais aussi en fonction des guerres d'occupation et l'accroissement des interventions néo-coloniales, l'intimidation et le contrôle des autres pays du tiers monde.

Avec la «mondialisation», les impérialistes ont eu recours aux seules solutions qu'ils pouvaient adopter dans leur désespoir à sortir de leur crise. Guerres, plus d'exploitation, d’oppression et de répression des peuples du monde, en particulier des peuples du tiers monde. Donc sans combattre l'impérialisme et ses laquais locaux les peuples du tiers monde ne pourront pas respirer librement. Par conséquent, nous devons enrichir notre stratégie et faire des changements dans les tactiques en gardant en vue ces changements et mobiliser les gens en conséquence dans la guerre révolutionnaire. Nous devons apporter des changements dans les slogans, les tactiques politiques, les tactiques militaires et les méthodes de travail et c’est seulement alors que nous pourrons avancer. La solution n’est pas d’abandonner la ligne politique et la voie de la GPP, mais d'y adhérer plus fermement. Quelles que soient les tactiques que nous prenons, elles doivent les servir et les faire avancer. Je répète que l'idéologie correcte, une bonne ligne politique, une ligne militaire correcte, un parti d'avant-garde fort, une armée populaire forte et un front uni fort constituent la seule solution pour faire triompher la RND afin de briser l’actuel système semi-féodal semi-colonial, pour la libération de notre pays et de notre peuple.

 

MIB : Quelle est la situation du Mouvement Communiste International (MCI) à l'heure actuelle surtout depuis l'évaluation du parti est que la situation mondiale objective devient plus favorable à la révolution? À votre avis, quel serait l'impact sur le MCI de l’Avakianisme et de la trahison de la révolution au Népal par la clique Prachanda-Bhattarai ?

 

GP : La situation de monde objectif évolue excellemment en faveur de l'avancement de la révolution. Comme indiqué précédemment, le système impérialiste continue de traverser sa crise la plus grave depuis la Grande Dépression, conduisant d'une part à des licenciements massifs et au rétrécissement des possibilités d'emploi, le chômage et la paupérisation et d’autre part à l'intensification de l'exploitation des masses laborieuses et du pillage néo-colonial de pays et de peuples opprimés. Les guerres d'occupation n’ont montré aucun signe de ralentissement, avec l’enlisement de l'impérialisme américain en Irak, en Afghanistan et sur plusieurs autres fronts. Les forces révolutionnaires, démocratiques et de libération nationale contre l'impérialisme et ses marionnettes domestiques se renforcent dans différentes parties du monde. Les travailleurs, les paysans, les classes moyennes, les Noirs, les immigrés, les Musulmans et les autres communautés persécutées, les femmes, les étudiants, les jeunes et les diverses classes et couches opprimées sortent dans les rues.

Plusieurs pays de l'UE ont été bercés par des manifestations et des grèves massives de travailleurs contre les suppressions d'emplois, le chômage et le sous-emploi, la réduction des salaires réels, la diminution des dépenses de sécurité sociale et d'autres mesures d’«austérité» des gouvernements. Comme l'écart entre les riches et les pauvres se creuse et l'antagonisme de classe s’aiguise, de plus en plus de gens se joignent aux luttes dans les pays capitalistes. En Europe et en Amérique du Nord, les Noirs, les Musulmans, les immigrés et les autres opprimés protestent pour leurs droits démocratiques. Dans les pays arriérés aussi, la disparité des richesses, l'appauvrissement et la misère des travailleurs, l'oppression politique conduisent toutes à des soulèvements de masse. Plusieurs pays asiatiques et africains traversent la tourmente et la guerre civile. Les luttes de libération nationale armées des peuples irakien, afghan, palestinien, kurde et d'autres peuples avancent malgré les bains de sang et les massacres.

Les aspirations nationales des Ecossais, des Catalans et d'autres nations d'Europe se poursuivent. En Amérique du Sud, les peuples ont organisé des manifestations massives contre les politiques néo-libérales antipopulaires adoptées par les gouvernements des pays comme le Brésil. Toutefois, les forces subjectives dans le MCI sont sérieusement à la traîne derrière cette situation objective favorable dans le monde d'aujourd'hui. Il y a une contradiction entre le potentiel de la situation objective et la capacité subjective des forces maoïstes à l'utiliser pour l'avancement de la Révolution Socialiste Mondiale. Nous avons appris des leçons de l'histoire que cette faiblesse subjective peut être surmontée principalement en portant la révolution selon les conditions concrètes de chaque pays.

Comme les forces révisionnistes et réformistes se révèlent incapables de répondre aux problèmes du peuple, la possibilité de son ralliement aux forces maoïstes est en augmentation. Dans de nombreux pays, les partis et organisations maoïstes prennent de l'importance et de certains nouveaux partis sont dans le processus de formation. L'unité entre les partis, organisations et forces maoïstes croît également. Le potentiel pour une nouvelle et puissante vague de révolutions augmente. Affrontant de nombreuses difficultés, les GPP se poursuivent aux Philippines et en Inde. Des partis maoïstes mènent des luttes dans plusieurs autres pays. Des activités de solidarité entre les forces maoïstes internationales autour de l'appui à la guerre populaire en Inde, la mobilisation internationale contre les contre-révolutionnaires Opération Green Hunt et Oplan Bayanihan, de luttes pour les droits des prisonniers politiques, etc., sont en cours. Donc, il est possible que le MCI et les forces maoïstes seront en mesure de jouer un rôle important dans les luttes populaires et ainsi ouvrir la voie à une vague révolutionnaire dans l'avenir.

Bien sûr, le révisionnisme de la clique Prachanda-Bhattarai et leur trahison de la cause du peuple népalais et à la RSM a causé de graves dommages au MCI. Ces traîtres ont détruit la glorieuse guerre populaire de l'intérieur et ont aidé l'ennemi à conserver sa mainmise sur le peuple népalais opprimé. Ceci est un renversement non seulement pour le peuple népalais, mais aussi pour l'ensemble du MCI. Cependant, la lutte acharnée menée par les forces maoïstes authentiques contre la clique Prachanda-Bhattarai et leur reddition éhontée devant les impérialistes et leurs agents, et surtout, la propre lutte du peuple népalais contre ces traîtres a exposé le caractère réactionnaire de la clique et sa trahison du MLM sous la bannière de son développement et de son enrichissement.

Ces révisionnistes modernes sont devenus les laquais les plus fiables de l'impérialisme, des forces capitalistes bureaucratiques compradores et féodales locales ainsi que de l'expansionnisme indien. Les masses népalaises et le MCI ont complètement rejeté leur collaboration de classes et vont sans aucun doute avancer sur le chemin de la révolution en jetant ces traîtres dans les poubelles de l'histoire. De même, la soi-disant nouvelle synthèse de l’avakianisme aussi a gravement endommagé certains partis maoïstes. Ceci à cause du fait que l’avakianisme n’est rien d’autre que du révisionnisme et du liquidationisme déguisés. Bien que cela puisse avoir temporairement un impact négatif dans le MCI, il sera sans aucun doute vaincu. Comme un détachement du prolétariat mondial, notre parti va continuer à lutter contre l’avakianisme et toutes les formes de révisionnisme dans le mouvement communiste international et dans le pays.

 

MIB : Le gouvernement NDA conduit par Modi met rapidement en œuvre le programme impérialiste et la RSS (la Rashtriya Swayamsevak Sangh : l’Organisation Nationale des Volontaires, une vaste organisation paramilitaire de droite – ndt) étend rapidement ses tentacules Hindutva. Le ministre de l’intérieur Rajnath Singh a souligné que l'État indien considère toujours les maoïstes comme la plus grande menace pour la sécurité intérieure. Le fait que l'offensive fasciste a été renforcée sur tous les fronts est évident. Comment le parti prévoit-il de contrecarrer cela ?

 

GP : Dans les cinq mois que le gouvernement NDA a été au pouvoir, il a intensifié les politiques de libéralisation-privatisation-mondialisation (LPM) qui avaient été suivies par les gouvernements successifs depuis 1990. En fait, Modi et le BJP ont été installés à la tête du gouvernement par les impérialistes, les grands capitalistes compradores et les grands propriétaires terriens précisément pour mettre en œuvre ces politiques, plus rapidement et de manière plus agressive que le gouvernement précédent de l’UPA. Par conséquent, un «faible», Manmohan Singh, a été remplacé par un «fort» Narendra Modi. La combinaison de politiques pilotées par les impérialistes avec l'exploitation impitoyable des classes laborieuses et l'oppression fasciste hindou des Musulmans, des Dalits et des Adivasis a été réalisée dans le Gujarat sous Modi. Ce «modèle du Gujarat » est maintenant étendu à tout le pays.

Les politiques néolibérales agressives du gouvernement Modi vont intensifier les difficultés rencontrées par les travailleurs, les paysans, les employés du gouvernement et des différentes sections du peuple, comme les femmes, les étudiants et les jeunes. Les attaques menées contre les Musulmans par l'État et les Hindou fascistes vont augmenter. Les atrocités commises envers les Dalits sont en hausse à cause du renforcement des forces réactionnaires féodales. Les nationalités opprimées sont confrontées à davantage de persécution. Le tonnerre du chauvinisme nationaliste soutenant les politiques expansionnistes agressives du NDA générera une opposition des peuples d'Asie du Sud. Nous devons intervenir dans ces questions et organiser le peuple dans les luttes. L’étau néocolonial se resserrera sur le pays à la suite de la mise en œuvre agressive du programme de la LPM.

Pour détourner la puissante colère des masses, Sangh Parivar va attiser le chauvinisme et les faux discours nationalistes. Ces tours de passe-passe doivent être contestés en montrant comment s’organise la vente complète du pays par le gouvernement de Modi. Nous devons mener une large propagande exposant la nature pro-impérialiste, pro-féodale du programme de Modi. La promotion agressive du programme de «développement» de Modi se traduira par des déplacements de population à une échelle sans précédent. L’existence des Adivasis sera menacée. Cela fera avancer les luttes de masse. Nous devrions intervenir activement dans celles-ci, soit directement en adoptant des méthodes appropriées ou en jouant un rôle de soutien. Ces attaques contre le peuple seront accompagnées par des lois plus draconiennes. Les anciennes lois sont modifiées et de nouvelles lois introduites pour répondre aux besoins des impérialistes, des grands propriétaires terriens et des capitalistes bureaucratiques compradores, pour enlever le jal-jangal-zameen (la terre, l’eau et la forêt, ce qui est nécessaire pour vivre – ndt) et les moyens de subsistance du peuple.

Il y a même une violation flagrante de la justice formelle, ainsi que la persécution plus brutale des prisonniers politiques et la répression des activistes qui s’occupent de ces questions. Nous devons énergiquement intervenir sur ces problèmes. De manière plus large, il y a un bon potentiel pour la construction et le renforcement des mouvements pour les droits civiques. Evaluant la situation post-électorale, notre comité central a noté que la formation du gouvernement NDA dominé par la RSS au centre a mis en avant l’urgence de la contre-attaque face aux forces fascistes brahmaniques hindoues à travers le pays. Cela peut être fait efficacement par la construction de puissants mouvements de masse à grande échelle grâce à l'union des organisations révolutionnaires, démocratiques, laïques et patriotiques, des forces, des individus et des vastes masses. Un travail de propagande vaste et concret doit être effectué afin d'exposer la vraie nature pro-impérialiste et pro-féodale du programme de Modi. Toutes ces activités doivent être menées dans le but de les unir avec celles déjà en cours pour combattre la troisième phase de l’Opération « Green Hunt ».

Le ministre de l'Intérieur fasciste Rajnath Singh a imité l'approche du gouvernement de l'UPA en déclarant que les maoïstes sont «toujours la plus grande menace pour la sécurité intérieure» et que la lutte contre le mouvement maoïste est la priorité absolue de son gouvernement. Nous allons riposter à cette nouvelle offensive contre-révolutionnaire en bolchévisant le parti, en intensifiant la guerre du peuple et en mobilisant les vastes masses dans la guerre révolutionnaire.

 

MIB : La troisième phase de l’Opération  « Green Hunt » a commencé. Comment le parti se prépare-t-il à affronter cela ?

 

GP : L'une des premières mesures prises par le Congrès contrôlé par le second gouvernement de l’UPA, après son arrivée au pouvoir pour un second mandat à la mi-2009, a été de lancer l’Opération « Green Hunt » - la guerre contre le peuple. C’était une guerre contre-révolutionnaire menée sur plusieurs fronts dans l’arrière-pays visant les masses qui luttent dans notre pays. Le gouvernement NDA dirigé par Modi poursuit la même approche que son prédécesseur mais plus agressivement et impitoyablement en lançant la troisième phase de l'OGH, qui est plus vaste et plus intense par rapport aux deux phases précédentes.

Les masses dirigées par notre Parti se sont dressées comme un obstacle majeur dans la mise en œuvre de ces politiques anti-populaires dans les régions où notre mouvement est fort. Quand il était dans l'opposition, le BJP a critiqué les gouvernements précédents de l'UPA pour ne pas avoir organisé une politique centralisée et planifiée dans l’objectif de supprimer le mouvement maoïste. Après son arrivée au pouvoir, le NDA dirigé par le BJP met actuellement en œuvre une telle politique globale sous la forme de la troisième phase de l’OGH dans le cadre plus général de la LIC. Celle-ci s’est intensifiée en mettant des primes importantes sur la tête des membres de la direction du mouvement, en annonçant de nouvelles politiques de reddition, en augmentant le montant de l'indemnisation pour les éléments contre-révolutionnaires punis par le peuple, en mettant en place de fausses réformes et de faux programmes d'action civique, etc. Parmi les nouveaux programmes introduits dans la troisième phase on trouve l'utilisation de la force aérienne pour le transport des forces pour les opérations de combat et une collaboration plus étroite avec les États-Unis et Israël dans l'utilisation de la haute technologie des drones et des UAV.

Ces mesures sont complétées par la levée de nouvelles unités de forces commandos central et des États et l’augmentation des effectifs dans les unités déjà existantes, la modernisation des forces armées afin d'augmenter leurs capacités de combat, l’amélioration de la communication et du réseau de renseignement - en particulier dans nos aires de mouvement, l'intensification des atrocités contre le peuple, dont les faux accrochages (des assassinats déguisés en combat – ndt), les tabassages, le pillage des biens du peuple, les arrestations, la torture en détention, les viols et d'autres formes de répression cruelle. Mais une image complètement opposée est présentée par les médias, participant à la guerre psychologique. Notre réponse doit s’adapter en fonction de notre compréhension de la particularité de la troisième phase de l’OGH.

Les Adivasis de l'Inde centrale et orientale ont joué un rôle historique dans l'avancement de la guerre populaire prolongée. Ils ont rejoint le mouvement en grand nombre, ils l’ont défendu avec leur sang et leur sueur, et ont préparé le terrain pour son expansion. Pour cette raison, des parties de l'Inde centrale et orientale sont apparues comme des bastions de la révolution. Avec la troisième phase de l’OGH, l'ennemi concentre ses efforts visant à décimer ces bastions. En apportant des changements quantitatifs et qualitatifs dans son offensive, l'ennemi cherche à détruire le parti, l'armée et les organes du nouveau pouvoir démocratique en construction, de manière à rétablir l'ancien état et le système politique décadent à leur place. Bien que ces formes anciennes et nouvelles de répression visent le mouvement maoïste, les maoïstes ne seront pas les seuls visés. Cette guerre contre le peuple va certainement s'étendre à toutes les couches opprimées. Toutes les classes exploitées et les sections du peuple comme les travailleurs, les paysans, les Dalits, les Adivasis, les minorités religieuses, les nationalités opprimées, les femmes, etc. vont être attaquées politiquement, économiquement, socialement, culturellement, juridiquement et militairement. L’arène de la guerre va donc se développer. Nous devons contrer politiquement et militairement cette nouvelle phase de l'offensive de l'ennemi qui se combine avec l'idéologie fasciste brahmanique hindoue et les politiques du gouvernement Modi visant à vendre le pays.

Que ce soit Modi, Rajnath Singh, Jaitley, Venkaiah Naidu, Gadkari, ou tout autre représentant du gouvernement NDA, ils disent la même chose pour tromper le peuple et agir de manière complètement opposée. La nature anti-populaire de ce gouvernement fasciste de Modi devient de plus en plus évidente à mesure que les classes dirigeantes utilisent tous les moyens extra-constitutionnels et extra-judiciaires pour mener à bien leur offensive totale contre le peuple. Nous devrons résolument confronter et vaincre cette attaque en unissant toutes les sections du peuple qui seront durement touchées. Pour cela, notre politique et nos tactiques doivent être telles que toutes les forces démocratiques, progressistes, laïques et patriotiques se mobilisent en faveur du peuple, et opposent et combattent les politiques réactionnaires de Modi et notamment la troisième phase de l’OGH. La « gauche » parlementaire aussi sera obligée de se mettre en avant à sa façon pour s’occuper des problèmes du peuple et s’opposer à cette offensive ennemie afin de garder sa raison d’être. Elle devrait prendre position et rejoindre ce combat. Nous appelons toutes les forces à combattre sur tous les fronts contre cette vaste offensive ennemie. Unissons-nous encore et encore contre l'offensive de l'ennemi! Rendons coup pour coup, encore et encore contre l’ennemi commun !

 

  • Bulletin d'information maoïste, n ° 30, Septembre 2014

  • Traduction par le Bloc Rouge (unification des maoïstes)

Interview du camarade Ganapathy à l’occasion du 10ème anniversaire de la création du PCI (maoïste)
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Published by drapeau rouge - dans guerre populaire inde International pci (maoïste) interview
11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 10:37

HALTE AUX INTERVENTIONS IMPERIALISTES EN AFRIQUE !   

 

http://sd-g1.archive-host.com/membres/up/605fe43860be87b04aa41ccaf04344885422138f/afrique-en-lutte.pngL’Afrique est devenu le champ de bataille économique entre les impérialistes occidentaux et les nouvelles puissances impérialistes (Chine, Russie) et grands pays émergents du capital international (Brésil et Inde). Les anciens impérialistes qui détiennent des intérêts en Afrique grâce à la colonisation et au colonialisme moderne veulent les défendre jusqu’au bout, tandis que les nouveaux impérialistes et les émergents cherchent à tout prix à en conquérir de nouveaux.


C’est dans ce contexte que l’impérialisme français  intervient militairement  à chaque fois que ses intérêts sont menacés, comme en Côte d’Ivoire hier, en Somalie et au Mali aujourd’hui. 


L’intervention au Mali de Hollande (gouvernement de « gauche ») est d’ailleurs la continuité de la politique d’intervention de l’impérialisme français de Sarkozy (gouvernement de droite). De même en Italie où Berlusconi fournissait hier des bases aériennes et de ravitaillement aux troupes d’intervention aériennes françaises et anglaises pour l’agression en Lybie. Aujourd’hui le gouvernement au pouvoir ou bientôt au pouvoir de l’impérialisme italien est prêt à apporter son soutien logistique et autres aides à l’impérialisme français au Mali. D’ailleurs Terzi et Fabius, tous deux ministres des affaires étrangères de leur pays respectifs, ont issu une conférence de presse commune le 21 décembre 2012 dans laquelle Fabius avait déclaré : « Nous travaillons très bien ensemble, à la fois sur les relations franco-italiennes et sur beaucoup d'autres sujets. On a cité le Mali, mais il y a aussi le Proche-Orient, la Syrie, et bien sûr la construction européenne. »


En fait, au Mali, la France intervient pour préserver les intérêts du système capitaliste en général, soutenue par les chiens de gardes locaux en place ou à venir, tout en s’assurant de bénéficier de la plus grosse part du gâteau. Cette politique est une politique non seulement de pillage des richesses des pays d’Afrique, mais aussi une politique criminelle vis-à-vis des populations, frappées par la misère, la famine, etc. La politique de soutien aux seigneurs de la guerre, les entreprises de division ethnique, religieuse, etc. entretenue par l’impérialisme et ses chiens de garde, trafiquants de toute nature, laïcs ou religieux, permettent à ces chiens de garde et à leurs maîtres impérialistes, d’assurer pour un temps leur domination et l’exploitation des peuples, permet de renforcer la répression par des lois fascisantes.


Pour prévenir toute révolte et soulèvement en Algérie qui mettrait fin à la dictature militaire, le gouvernement algérien a apporté son aide logistique à la France, notamment le survol de son territoire. L’Algérie est un pays riche, mais le produit de cette richesse est partagé entre les impérialistes et les classes dominantes algériennes, pendant que le peuple est dans la misère et que le chômage dépasse les  30%. Le pouvoir tremble à l’idée d’une révolte populaire.


L’intervention sert aussi à Fabius et Le Drian (ministre français de la Défense) d’appuyer le projet de Défense Commune de l’Union Européenne. Les forces armées européennes existent, mais chacune a son territoire d’intervention. La France est chargée de maintenir l’ordre dans ses anciennes colonies avec l’aide logistique des autres  impérialistes. Ses troupes d’intervention encadrent et forment les armées des chiens de garde pour qu’ils maintiennent l’ordre impérialiste en Afrique, le système d’exploitation et d’oppression capitaliste.


Les diverses interventions et agressions militaires  n’ont d’autres but que de maintenir cet ordre. La lutte contre le terrorisme n’est que le prétexte qui permet de « légitimer » cette intervention militaire. Bien sûr, les forces islamistes fondamentalistes ne sont pas porteuses d’un quelconque progrès social, bien au contraire. Mais il faut aussi voir que de la colonisation à aujourd’hui, l’impérialisme a produit des exactions largement supérieures à celles des « terroristes » qu’ils prétendent combattre. D’ailleurs, ils utilisent l’arme du terrorisme suivant les circonstances : ils l’ont fait pour combattre le social-impérialisme soviétique en Afghanistan, ou encore en Syrie aujourd’hui.


Pour avoir l’aval des travailleurs et des masses populaires, pour détourner l’attention de la population de la montée exponentielle du chômage, de la misère et de la précarité, les impérialistes sont passés à une offensive médiatique sans précédent contre la « menace terroriste pour la défense de la civilisation occidentale ». Les mesures anti-terroristes en France, en Italie, dans les autres pays d’Europe et aux USA n’ont qu’un but : faire en sorte que les masses populaires soutiennent, acceptent ou consentent à l’établissement d’un régime « protecteur » fort, policier et militaire. Cette sollicitude, ce rôle d’ange-gardien de la paix, met en avant l’ « unité de la nation » et la « sainte alliance » autour de l’armée afin de garantir l’approbation des interventions impérialistes ; en France, elle permet de développer la surveillance des populations « à risques » et entretient la division entre français dit « de souche » et ceux immigrés, ce qui favorise le racisme et la xénophobie.


L’intervention impérialiste en Lybie a permis aux « terroristes » de s’armer lourdement dans l’arsenal libyen en déshérence, arsenal constitué par des armes vendues ou données par les pays impérialistes dont la France et l’Italie et les marchands d’armes. L’Italie a même fourni l’argent pour ces achats à Kadhafi contre la garantie qu’il interne dans des camps les candidats à l’immigration.


Cela montre les multiples facettes qu’utilise l’impérialisme pour assurer, maintenir et renforcer sa domination coloniale sous une forme moderne, au nom de la démocratie, démocratie bourgeoisie s’entend, masque derrière lequel se cachent les diverses forces réactionnaires.


En France, les partis de droite, de gauche et d’extrême-droite (UMP, PS, FN) ont tous approuvés l’intervention militaire. Ses buts sont déclarés ouvertement : lutte pour la démocratie et les intérêts économiques de la France. C’est à dire la poursuite et l’amplification du pillage des ressources naturelles, l’expropriation des terres agricoles, la destruction  de l’environnement des pays d’Afrique, le soutien aux chiens de garde


De même en Italie, où si l'intervention s’accentue, il y aura le même scénario avec Monti, Berlusconi, Bersani, etc. unis dans le soutien à l’intervention, quel que soit le résultat des élections.


Les Etats impérialistes dépensent des sommes considérables produites par les travailleurs dans ces interventions militaires impérialistes pendant qu’ils détruisent les acquis sociaux, qu’ils versent de l’argent aux multinationales et aux banques, qu’ils  passent des accords ou votent des lois qui permettront aux patrons de verser des intérêts à leurs actionnaires pendant qu’ils licencieront à la pelle les travailleurs.


Ces manœuvres criminelles n’aboutiront pas, car les révoltes populaires se poursuivent dans les pays arabes où les partis réactionnaires se démasquent quand ils sont à la tête de l’Etat, où à nouveau ils servent les intérêts des classes dominantes et de l’impérialisme, y compris ceux des agents israéliens.


Dans les pays impérialistes les différents partis bourgeois de « gauche » comme de droite ou d’extrême droite soutiennent l’intervention, défendent les intérêts du capital financier contre la masse des travailleurs qu’ils réduisent au chômage, à la misère.


Dénonçons et luttons contre l’intervention de l’impérialisme français au Mali !


Dénonçons et luttons contre le soutien de l’Etat italien et des autres impérialistes à cette intervention !


Le meilleur soutien que nous pouvons apporter aux peuples opprimés par l’impérialisme en Afrique, c’est de mener la lutte contre le gouvernement et l’Etat impérialiste de nos pays jusqu’à leur renversement pour le pouvoir aux travailleurs et un monde débarrassé de l’impérialisme, de la misère et de la guerre!

 

Parti Communiste maoïste de France
Parti Communiste maoïste – Italie
Février 2013

 


 

 

 

FERMARE GLI INTERVENTI IMPERIALISTI IN AFRICA!

 

L'Africa è diventata il campo di battaglia economica tra gli imperialisti occidentali e le nuove potenze imperialiste (Cina, Russia) e i grandi paesi emergenti del capitale internazionale (Brasile e India).
I vecchi imperialisti che hanno interessi in Africa grazie alla colonizzazione e al moderno colonialismo vogliono difendere questi interessi fino in fondo, mentre i nuovi imperialisti e gli emergenti cercano a tutti i costi di conquistarne di nuove.

È in questo contesto che l'imperialismo francese interviene ora militarmente ogni volta che i suoi interessi sono minacciati, ieri in Costa d'Avorio e Somalia e oggi nel Mali

L'intervento in Mali di Hollande (governo "di sinistra") è la continuazione della politica di intervento dell'imperialismo francese di Sarkozy (governo di destra). Allo stesso modo, in Italia,  ieri Berlusconi forniva basi aeree e approvvigionamento di carburante alle truppe d'intervento aereo inglese e francese per l'aggressione alla Libia. Oggi  i governi in carica o in arrive dell'imperialismo italiano  sono pronti a fornire supporto logistico e di altro tipo all'imperialismo francese in Mali. Inoltre, Terzi e Fabius, entrambi ministri degli esteri dei rispettivi paesi, hanno organizzato una conferenza stampa congiunta il 21dicembre 2012 nella quale Fabius aveva dichiarato: "Lavoriamo molto bene insieme, sia sui rapporti franco-italiani che su molti altri argomenti.... Mali, ma c'è anche il Medio Oriente, la Siria, e, naturalmente, la costruzione europea."

In realtà, nel Mali, la Francia interviene per tutelare gli interessi del sistema capitalista in generale, supportata dai cani da guardia locali già presenti o prossimi, assicurandosi al tempo stesso di ricevere la quota maggiore della torta. Questa politica è una politica non solo di saccheggio delle ricchezze dei paesi dell'Africa, ma anche una politica criminale nei confronti delle popolazioni colpite dalla miseria, carestia, ecc. La politica di sostegno ai signori della guerra locali, le azioni di divisione etnica, religiosa, ecc. intraprese dall'imperialismo e dai suoi cani da guardia, trafficanti di ogni genere, laici o religiosi, consente a questi cani da guardia e ai loro padroni imperialisti, di garantirsi per un certo tempo il loro dominio e lo sfruttamento dei popoli, permette di rafforzare la repressione attraverso leggi fascistizzanti.

Per prevenire qualsiasi rivolta e sollevazione in Algeria che metterebbe fine alla dittatura militare, il governo algerino ha fornito il proprio aiuto logistico alla Francia, notoriamente sul sorvolo del suo territorio.
L'Algeria è un paese ricco, ma il prodotto di questa ricchezza è diviso tra gli imperialisti e le classi dominanti in Algeria, mentre il popolo è in condizioni di povertà e la disoccupazione supera il 30%. Il potere algerino trema all'idea di una rivolta popolare.

L'intervento serve anche a Fabius e Le Drian (ministro francese della Difesa) per sostenere il progetto di Difesa Comune dell'Unione Europea. Le forze armate europee esistono, ma ognuno ha la propria area di intervento.
La Francia è incaricata di mantenere l'ordine nelle sue ex colonie, con il supporto logistico degli altri imperialisti. Le sue truppe di intervento inquadrano e formano gli eserciti dei cani da guardia affinché mantengano l'ordine imperialista in Africa, il sistema di sfruttamento e di oppressione capitalista.

I vari interventi e aggressioni militari non hanno altro scopo che quello di mantenere questo ordine. La lotta contro il "terrorismo" è soltanto il pretesto che permette di "legittimare" questo intervento militare. Certo, le forze fondamentaliste islamiche non sono portatrici di alcun progresso sociale, anzi è proprio il contrario. Ma bisogna anche vedere che dalla colonizzazione ad oggi, l'imperialismo ha prodotto abusi grandemente superiori a quelli dei "terroristi" che pretende di combattere. Inoltre,  i governi imperialisti francesi, italiani, occidentali in genere utilizzano l'arma del terrorismo a seconda delle circostanze: Sono loro che l'hanno usato per combattere il socialimperialismo sovietico in Afghanistan, come in Siria oggi.

Per avere consenso dei lavoratori e delle massepopolari  per deviare l'attenzione della popolazione dalla crescita esponenziale della disoccupazione, della povertà e della precarietà, gli imperialisti sono passati ad una offensiva mediatica senza precedenti contro la 'minaccia terroristica per la difesa della civiltà occidentale'. Le misure antiterrorismo in Francia, Italia, negli altri paesi europei e negli Stati Uniti hanno un solo obiettivo: far sì che la masse popolari, accettino o consentano l'instaurazione di  regimi "protettori" forti, polizieschi e militari. Questa preoccupazione, questo ruolo di angeli custode della pace,li porta a promuovere l'"unità della nazione" e la "santa alleanza" attorno all'esercito per garantire il consenso agli interventi imperialisti: In Francia essa permette di sviluppare il controllo delle popolazioni "a rischio" e mantenere e incentivare la divisione tra francesi definiti "di razza" e immigrati, cosa che favorisce il razzismo e la xenofobia.

Già l'intervento imperialista in Libia aveva permesso ai "terroristi" di armarsi pesantemente dall'arsenale libico inattivo, arsenale costituito dalle armi vendute o donate dai paesi imperialisti, tra cui Francia e Italia e dai trafficanti d'armi. L'Italia aveva anche fornito i soldi per questi acquisti a Gheddafi contro la garanzia che questi internasse nei campi coloro che erano pronti per l'emigrazione.

Ciò mostra le molteplici sfaccettature che l'imperialismo usa per assicurare, mantenere e rafforzare il proprio dominio coloniale sotto una forma moderna, in nome della democrazia, democrazia borghese s'intende, maschera dietro la quale si nascondono le varie forze reazionarie.

In Francia, i partiti di destra, di sinistra e di estrema destra (UMP, PS, FN) hanno tutti approvato l'intervento militare. I loro obiettivi sono dichiarati apertamente: lotta per la democrazia e gli interessi economici della Francia. Vale a dire la continuazione e l'allargamento del saccheggio delle risorse naturali, l'espropriazione dei terreni agricoli, la distruzione dell'ambiente dei paesi dell'Africa, il sostegno ai cani da guardia.
Anche in Italia, ove l'intervento si accentuasse , ci troveremmo con lo stesso scenario dei Monti, Berlusconi,Bersani ecc, uniti nel sostenere l'intervento, qualunque sia l'esito delle elezioni

Gli stati imperialisti spendono enormi quantità di denaro prodotto dai lavoratori in questi interventi militari imperialisti mentre distruggono le conquiste sociali, mentre danno soldi alle multinazionali e alle banche, mentre fanno accordi o votano leggi che consentiranno ai padroni di pagare gli interessi ai loro azionisti, e licenzieranno i lavoratori in grandi quantità.

Queste manovre criminali non sono destinati al successo, perché le rivolte popolari continuano nei paesi arabi dove i partiti reazionari si smascherano quando sono alla direzione dello Stato come governi che ancora una volta servono gli interessi delle classi dominanti e dell'imperialismo, compreso il loro agente israeliano.

Nei paesi imperialisti i vari partiti borghesi di 'sinistra' come di destra o di estrema destra sostengono contro proletari e masse popolari che vengono colpiti alla disoccupazione e dall'immiserimento,


Denunciamo e lottiamo contro l'intervento dell'imperialismo francese in Mali!

Denunciamo e lottiamo contro il sostegno dello Stato italiano e degli altri imperialisti a questo intervento!

Il miglior sostegno che possiamo dare ai popoli oppressi dalll'imperialismo in Africa, è quello di portare avanti la lotta nei nostri paesi contro I governi e gli stati imperialisti fino al loro rovesciamento per il potere in mano ai lavoratori e un mondo senza imperialismo,miseria e guerra.

 

Partito Comunista maoista - Francia
Partito Comunista maoista - Italia

febbraio 2013

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 19:53

https://csrinde.wordpress.com/2012/11/11/participer-activement-a-la-campagne-et-a-la-conference-de-soutien-a-la-guerre-populaire-en-inde/

 

Ce message nous est parvenu du Parti Communiste (maoïste) d'Afghanistan

Participer activement à la Campagne et à la Conférence de Soutien à la Guerre Populaire en Inde!


Le 24 Novembre 2012, une conférence internationale se tiendra à Hambourg en Allemagne dans le cadre d'une semaine de campagne internationale en soutien à la guerre populaire en Inde. À l'heure actuelle, la guerre populaire en Inde, dirigée par le Parti Communiste d'Inde (maoïste) est le mouvement révolutionnaire le plus avancé au monde. Il est de plus en plus une lueur d'espoir pour l'ensemble des forces révolutionnaires dans le monde entier.

 

L'État indien est habituellement célébré par ses partisans réactionnaires bourgeois comme la «plus grande démocratie» au monde. Il est présenté comme un modèle pour d'autres pays dominés par l'impérialisme. Mais cette plus grande des démocraties bourgeoises est un véritable enfer sur terre pour les centaines de millions de masses indiennes. Cette plus grande des démocraties bourgeoises célébrée, et ce modèle de réussite du développement capitaliste, est aussi le pays le plus affamé du monde. Plus de deux millions d'enfants meurent de faim et de malnutrition chaque année. Des milliers de paysans pauvres et sans espoir se suicident.

 

Les masses populaires de ce pays souffrent d'un enchevêtrement d’oppressions de classe, patriarcale, nationale et de caste. Même les relations d’esclavage existent dans ce pays. Les femmes en Inde souffrent d'un système brutal d'oppression sociale patriarcale. L'infanticide des filles, l'esclavage sexuel, et le sort de 40 millions de veuves indiennes ne sont là que quelques exemples de celui-ci. Nul doute que cet enfer sur terre pour des centaines de millions de masses, «les damnés de la terre», est un paradis pour une infime minorité de super-riches.

 

Il convient de noter que l'Etat réactionnaire indien, en plus de présider un système d’ «économie par effet de ricochet» [« trickle up economy »] qui opprime et suce le sang des masses indiennes, est également un acteur régional et mondial important dans le maintien et la défense du système capitaliste impérialiste. Les impérialistes américains externalisent ses politiques par son biais. Il a pour rôle de première ligne d’être l’ennemi régional et international des révolutions des pays voisins comme le Népal. En Afghanistan, il a un rôle de soutien pour l'occupation occidentale dirigée par les américains. Maintenant, grâce à son accord stratégique avec le régime fantoche de Karzaï, l'Etat réactionnaire indien joue le rôle de principal soutien régional du régime fantoche. Ainsi, compte tenu de son rôle régional et international particulier, l'Etat indien est également un ennemi des peuples de la région.

 

La guerre populaire menée par les maoïstes progresse vers la démolition des murs de la vieille société et avance vers la prise en main de la direction d'une révolution de nouvelle démocratie et de la révolution socialiste et vers la construction d’une alternative meilleure et plus humaine. Dans les mots de Manmohan Singh, le timonier de l'Etat réactionnaire indien, la guerre populaire dirigée par les maoïstes est devenue « l'ennemi intérieur  principal» de l'État indien, car il donne des coups énormes à cette machine d'exploitation, de violence et d'oppression.

 

Il convient de souligner que la lutte des masses opprimées de l'Inde fait partie de la lutte internationale des travailleurs et des masses opprimées du monde contre le semi-féodalisme, le capitalisme et l'impérialisme. Il fait partie, et est maintenant son côté le plus avancé, de la lutte pour la nouvelle démocratie, le socialisme et le communisme.

 

Ainsi, les révolutionnaires du monde entier doivent être au côté des masses d'Inde et doivent étendre leur solidarité internationaliste à leur lutte.

 

Permettez-nous également d’utiliser ce moment pour affirmer notre détermination dans la lutte pour la création ou la réorganisation d'une organisation marxiste-léniniste-maoïste internationale. Durant l'existence de notre organisation internationale nous avons constamment et effectivement menés de telles campagnes internationalistes. Nous nous souvenons tous de la campagne pour la défense du Président Gonzalo comme un exemple frappant de campagne internationale révolutionnaire. C'est pendant ces moments que nous pouvons observer les conséquences néfastes des lignes déviationnistes qui ont émergé au sein du MRI conduisant à sa paralysie.

 

Le Parti Communiste (maoïste) d'Afghanistan soutient fermement la campagne et la conférence de soutien à la guerre populaire en Inde. Elle appelle les unités émigrées de ses partisans et les autres maoïstes Afghans, notamment en Europe, à participer activement et à contribuer à cette campagne et cette conférence.

 

Vive la guerre populaire en Inde!


Vive l'internationalisme prolétarien!

 

Parti Communiste (maoïste) d'Afghanistan
24/10/2012

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 13:05

http://www.archive-host.com/files/1757194/605fe43860be87b04aa41ccaf04344885422138f/quebec-student-strike-red-flag.jpg

 

Les Camarades du PCR-Canada nous ont fait parvenir ce message contenant un lien vers un documentaire intéressant sur la place de l'extrême gauche dans le mouvement étudiant.

 

PC maoïste de France


 

Chers camarades,

 

La télévision d'État canadienne a diffusé cette semaine un grand reportage sur l'extrême-gauche montréalaise, dans le contexte de la récente grève étudiante. Le reportage fait une large place à notre organisation (bien plus importante que le rôle que nous avons joué dans les faits...). On peut y voir des images fournies par la police de la confrontation ayant eu lieu lors de la manifestation du 1er Mai 2011 à Montréal et des filatures et perquisitions qui ont suivi. Il y a aussi de belles scènes des principales actions qui se sont déroulées dans le cadre de la grève étudiante.

 

Bref, vous pouvez visionner le reportage sur http://www.tou.tv/enquete/S2012E01 (site alternatif: http://www.radio-canada.ca/widgets/mediaconsole/medianet/6069298).

 

Salutations communistes,

Le PCR (Canada)

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 14:50

Cet article est tiré du journal Proletari Comunisti publié par le Parti Communiste d'Italie. Il dresse un état des lieux de la situation européenne et italienne qui trouve un écho ici en France.

 

PC maoïste de France

 

 

http://3.bp.blogspot.com/-p8eQSFhOX94/ThzS2ZjnWyI/AAAAAAAAARc/-EQmsfKvtsY/s1600/IMAG0188.jpg

 

 

Le Sommet Européen et les Prolétaires Communistes

 

Le sommet européen qui s’est tenu fin juin a été salué comme une victoire par l’Italie et l’Espagne avec le soutien de la France, et accueilli par Merkel comme une défaite partielle. On ne doit pas voir là une véritable et importante avancée pour les gouvernements européens afin d’affronter dans l’unité la crise financière qui les touche. Il faut l’étudier sous différents angles : les relations entre les différents pays européens, le scénario d’ensemble des relations intergouvernementales, le prolétariat et les masses populaires.

Les relations entre les différents pays européens

Il est clair que la chute de Sarkozy a temporairement affaibli l’axe franco-germanique, qui jusque-là avait été un point fort, en particulier pour le gouvernement allemand. Le dit « merkozisme » ne peut pas se transformer si vite en « merkhollandisme ». Pendant ce sommet, cela a encouragé les gouvernements italien et espagnol à exiger un soutien plus fort et moins coûteux aux politiques de rigueur qu’ils mènent. De ce point de vue, les gouvernements espagnol et italien ont obtenu, sur le papier du moins, un certain résultat, en particulier sur les points concernant le « Mécanisme Européen de Stabilité » et le « Fonds de sauvetage », c’est-à-dire une intervention quasi automatique d’accès et de recours à ce Fond pour contrer la spéculation et recapitaliser le soutien au système bancaire chaque fois qu’il est en sérieuse difficulté. Mais reste à voir si cela s’appliquera dans les faits, parce que le texte de l’accord « d’une manière souple et efficace » est susceptible d’interprétations qui confient le bâton de commandement essentiellement à l’Allemagne.

Le sommet a aussi accouché d’une ouverture sur les euro-bons, sous la forme des dénommés « projects bonds » qui devraient financer les travaux d’infrastructures, en gros un plan de croissance reposant quasi exclusivement là-dessus. C’est sur cela que s’appuie le changement partiel de politique proposé par le gouvernement Hollande, plus proche des dispositions euro-bons que le gouvernement Sarkozy. De ce point de vue, Merkel a dû céder du terrain si l’on compare avec les déclarations très rigides des semaines précédentes.

Sur le plan national allemand, on en a vu le reflet à travers des motions parlementaires. Certains membres de la majorité n’étaient pas d’accord, ils ont été remplacés par des parlementaires du SPD dans l’opposition qui approuvaient la position politique de Merkel à ce Sommet. Il est encore trop tôt pour savoir si ces changements dans les relations entre les gouvernements signifient de réels changements politiques.

Les relations entre pays européens

Parmi ces pays, les gouvernements italien, espagnol et le nouveau gouvernement français ont marqué un point dans le sens de la cohérence de leurs majorités parlementaires et également de leur système de relations internes -employeurs, banques, etc.- alors que le gouvernement allemand, comme nous l’avons signalé, traverse une phase de moindre cohésion interne.

L’Europe, dans son ensemble, tire de cet épisode un certain avantage dans la controverse internationale générale, parce qu’elle manifeste ainsi une plus grande intégration et unité interne en tant que bloc.

Panorama d’ensemble des relations entre gouvernements, prolétariat et masses populaires en Europe

Dans l’ensemble, ce que nous avons montré reste exact : dans la crise, la bourgeoisie se décharge sur le dos du prolétariat et des masses des conséquences de la crise afin de sauvegarder son système et ses profits et les prolétaires sont les victimes sacrifiées sur l’autel de la préservation et de la récupération des profits. Chaque avancée dans ce sens affaiblit la classe ouvrière et renforce la bourgeoisie. Les prolétaires n’ont aucun intérêt à ce que la bourgeoisie sorte de sa crise, parce que la seule issue à la crise qui soit au bénéfice des travailleurs est celle qui comprend le renversement de la bourgeoisie et la sortie du capitalisme.

Le sommet vient absolument confirmer ce point de vue. Les gouvernements espagnol et italien ont tiré leur force de leur réussite sur le plan intérieur à faire passer les prétendues « réformes »qui ont été autant d’agressions contre le prolétariat et les masses.

En Espagne, la seule contre tendance qui s’est fait jour est la grande lutte des mineurs des Asturies, dont la longue résistance met à l’épreuve l’Etat, le gouvernement, les patrons et les plonge dans un conflit social où « les indignés » et les forces de l’opposition dites de gauche se sont volatilisées. Il ne faut pas inclure là-dedans le parti socialiste de l’ex-premier ministre Zapatero, qui s’est tout simplement couché devant le nouveau gouvernement parce qu’il en partage la politique et les principaux intérêts.

En Italie, la situation est encore pire qu’en Espagne. Monti est sorti comme le vainqueur moral et politique de ce sommet et cela parce qu’il a su appliquer des mesures économiques qui agressent les travailleurs et le peuple, les stratégiques réformes sur les retraites et l’encore plus stratégique réforme du travail. Monti est devenu un géant européen grâce au bloc social qui l’appuie, les patrons, les partis parlementaires, les syndicats officiels et aussi grâce à l’absence de résistance et de révolte sociale des travailleurs et des masses en général.

La victoire de Monti et de l’Italie au Sommet sanctionne la défaite du prolétariat d’Italie qui paie le prix de la crise en larmes de sang à cause d’une trop faible résistance.

Le changement de Berlusconi à Monti a été profitable à la bourgeoisie et a fourni au gouvernement actuel un siège à la table des patrons d’Europe, avec un rôle actif, alors que ce fut exactement le contraire pour le prolétariat et les masses. La décrépitude humaine, morale et politique de Berlusconi et de son gouvernement qui avait signifié pour la bourgeoisie dans son ensemble l’apogée de l’impuissance, a été remplacée par un gouvernement fort, aux mains libres, qui a fait passer dans la pratique le fascisme moderne sous forme de dictature des techniciens et a pu imposer sans combat une politique qui frappe en plein cœur les travailleurs et les prolétaires dans leurs conditions de vie, les acquis de décennies de lutte dont le symbole parfait est l’Article 18 du Code du Travail.

Tout raffermissement du gouvernement dans la crise va de pair avec l’affaiblissement d’un prolétariat sans résistance sur le plan social et politique.

Le Sommet de Bruxelles encourage les bourgeoisies européennes à aller de l’avant, quelle que soit l’étiquette du gouvernement, quelle que soit la majorité qui les appuie. Ce sont essentiellement des gouvernements d’unité nationale, c’est-à-dire des « comités d’affaires » et un appareil d’Etat répressif. Encouragé par le Sommet, le gouvernement Monti prépare des mesures encore plus dévastatrices qui cachent derrière les mots « révision des dépenses », des mesures dévastatrices comme en Grèce, même si nous ne sommes pas dans la même situation que la Grèce.

Les nouvelles agressions contre la Santé, l’emploi dans le secteur public ne sont pas des agressions catégorielles mais un signe supplémentaire de la transformation de l’Etat et des relations entre l’Etat, les dépenses sociales et les conditions de vie du prolétariat et des masses.

Même si une partie du mouvement syndical et l’Opposition de Gauche se font partiellement les porte-paroles du mécontentement, dans l’ensemble, ils ne s’en font pas le reflet, ils le nient, l’édulcorent et donc, à part verbalement, ne mènent pas la lutte.

La réforme des retraites n’aurait pas dû être votée, ni l’attaque contre l’article 18, ni la réforme du travail. La réforme annoncée sur une nouvelle « révision des dépenses » n’auraient pas dû passer, ni dans les usines, le plan Marchionne et le fascisme des patrons, ni non plus le recours systématique à la Police d’Etat, aux procès, aux amendes, aux persécutions qui frappent ceux qui s’opposent, le Mouvement No-TAV, les chômeurs de Tarente, les travailleurs immigrés de Basiano, les résistances locales et même les étudiants et les antifascistes.

Mais tout est passé. Le Gouvernement, les patrons et l’Etat n’ont payé aucun prix politique. Donc, la situation au lieu de s’améliorer, se détériore.

Le niveau de conscience des travailleurs et des masses ne s’est pas élevé.

Quelques luttes, quelques cris, la colère, l’indignation, l’abstention électorale, sont la preuve qu’il y a bien une possibilité latente de résistance et de révolte, ainsi que la volonté du prolétariat et des masses de réagir par la lutte et même quelque chose en plus que la lutte, mais l’absence des outils élémentaires d’une réaction générale pèse lourdement.

Cette absence ne dépend pas pour l’essentiel des conditions objectives mais des conditions subjectives et des formes d’organisation qui existent toujours dans le prolétariat et les masses : syndicats alliés résolus des patrons, CISL et UIL, et des syndicats qui défendent farouchement l’Etat et l’intérêt général des patrons, même lorsqu’ils ont des contradictions avec le Gouvernement, ou les décisions des patrons.

Le rôle joué par le CGIL dans l’escalade dévastatrice qui a fait peser la crise sur la classe ouvrière est encore pire que celui des syndicats qui s’affichent ouvertement du côté des patrons parce que le but est une consultation venue de l’extérieur qui est un ciment important pour faire passer les plans des patrons et du gouvernement.

Le rôle ambigu de la Fiom, avec un pied dedans et un pied dehors, reste un lien fragile entre la résistance des travailleurs et la reprise nécessaire de la lutte générale.

Parmi les forces d’opposition syndicales et les mouvements les plus radicaux, l’incompréhension de la nature et des formes requises pour mener la lutte n’aide pas, malgré les efforts, à monter une forte contre-offensive. Ils ne comprennent pas ou veulent pas comprendre que pour vaincre les patrons, l’Etat, le gouvernement, il nous faut gagner la lutte de deux lignes, et la « guerre civile » au sein de la classe ouvrière et des mouvements de masse contre les positions et groupes opportunistes et réformistes dont font partie les transformistes de l’ancienne gauche parlementaire, Casarini, Bernocchi, etc.

Le mot d’ordre de la lutte à mener aujourd’hui n’est pas et ne doit pas être l’unité mais plutôt une lutte pour l’unité basée sur la notion très claire de ce que doit être la bataille à mener et ce qui est en jeu. Ce qu’il nous faut, c’est l’unité des communistes pour un véritable Parti révolutionnaire, en théorie et en pratique ; ce qu’il nous faut c’est une unité pour un syndicat de classe et de masse, au-delà des actuels syndicats de base et de l’étrange FIOM ; ce qu’il nous faut c’est une unité pour un Front du prolétariat et des masses qui place la lutte au centre de l’action. Si nous devions nous fier au résultat du Sommet européen, objectivement nous devrions être très optimistes, les solutions économiques de ce Sommet n’ont aucun avenir. Comme l’a fait remarquer quelqu’un à juste titre, ces solutions ont déjà été appliquées aux USA, là où ces solutions ne pouvaient pas trouver meilleur terrain d’application ; elles n’y jugulent pas la crise, elles en préparent un regain plutôt tragique pour l’économie mondiale.

L’Europe marche dans les pas des USA dans des conditions bien pires et donc, les mesures « historiques » adoptées au récent Sommet vont vite s’avérer du pipeau. La seule chose évidente, c’est que cet optimisme nous fait dire qu’il existe en ce moment et dans l’avenir les conditions pour une réponse adéquate du prolétariat et des masses. Tout signal donné dans ce sens, quel que soit le pays qui l’émet, doit être considéré comme un encouragement et une indication – cf. la grande grève des mineurs des Asturies-, mais aussi la grève des étudiants au Québec, ainsi que les affrontements dans tous les pays y compris le nôtre.

Proletari Comunisti – PC maoïste - Italie

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 10:27

Publié sur le site du PCR-Canada

 

http://1.bp.blogspot.com/-eDOHlNjmlz4/UAYHzqv2ZlI/AAAAAAAAAQg/V3w20-28jHQ/s1600/Hypo+-1.jpg

 

Le mouvement de lutte de masse de l’année 2012 au Québec a vraisemblablement réussi à freiner le programme d’austérité de la bourgeoisie à l’échelle de l’État provincial. C’est une incontestable victoire populaire, comme il s’en est gagné très peu depuis longtemps. Il faut en saisir la mesure.

 

Pourtant la victoire semble obscurcie, elle semble manquer d’éclat, comme entachée par son issue électorale. Le Parti québécois paraît avoir usurpé le crédit de la rue et plusieurs se résignent à voir la grève étudiante se terminer avec une certaine démoralisation. En effet, la frange la plus radicalisée du mouvement espérait sans doute un approfondissement ininterrompu de la crise sociale et un élargissement continu des enjeux de la lutte.

 

Il ne faut pas s’y tromper. Si la bourgeoisie a concédé la victoire à travers des élections, c’était pour sauver les meubles et les apparences, pour redonner une virginité à la crédibilité gouvernementale. Impuissant à isoler et à réprimer le mouvement, le gouvernement libéral n’a pas su résorber la crise sociale autrement. Aller aux devants d’un affrontement plus dur est apparu plus coûteux et sans doute plus risqué à la bourgeoisie que de céder, que d’acheter la paix. Ça ne signifie pas qu’elle a vaincu le mouvement de lutte, bien au contraire. Seulement que la révolution ne se mène pas en un seul acte. Et que pour l’instant, la victoire est bien celle du peuple, et la défaite celle de la bourgeoisie.

Bien entendu, cette victoire comme cette défaite ne sont ni l’une ni l’autre absolues ou définitives. Tout est immédiatement remis en jeu dans la prochaine conjoncture de lutte sociale. La question est de savoir qui consolidera ses positions, qui conservera ou reprendra l’initiative? Et où se mènera la prochaine bataille?

 

Équilibre fragile des forces politiques bourgeoises au Québec


La tactique électorale du PQ, développée depuis le printemps, aura été de se faire l’instrument politique parlementaire de la défaite des libéraux aux mains du mouvement de masse. Il a récupéré dans sa plateforme une grosse partie des revendications de l’opposition populaire: annulation de la hausse des frais de scolarité, de la loi spéciale, de la taxe santé, de la hausse des tarifs d’électricité, hausse des redevances minières, fiscalité plus progressive, etc.

 

Ce positionnement du PQ comme rempart parlementaire face à l’austérité est très précaire.

 

1. D’une part, le récent virage à gauche du PQ tient d’un opportunisme électoral assez primaire. Dans les deux sinon trois dernières décennies, la tendance lourde du parti – et notamment de chaque nouveau ou nouvelle chef-fe, dont Pauline Marois n’est que la dernière en date – est de se «recentrer» vers la droite pour donner au capitalisme québécois un environnement comparable à celui de ses compétiteurs. Malgré quelques appels du pied périodiques vers sa base électorale syndicale et populaire, le PQ gouverne dans les mêmes eaux que tous les gouvernements bourgeois dans le monde.

 

2. D’autre part, cette plateforme «de gauche» n’aura donné qu’une très courte victoire au PQ, un gouvernement minoritaire à peine plus fort que le Parti libéral sortant qui forme l’opposition officielle avec une différence de 4 députéEs et 1% de l’électorat.

 

En fait, les partis ouvertement favorables aux politiques d’austérité – le PLQ qui défendait son bilan et la CAQ qui prétend pouvoir faire mieux – ont largement la majorité de la députation du nouveau parlement et des suffrages exprimés (à eux deux 69 députéEs sur 125 et 58% des voix).

 

Ce que ça traduit, c’est que la bourgeoisie est politiquement affaiblie au niveau provincial par la division du vote entre ses trois principaux porte-parole politiques. C’est en fait une expression politique de la crise du capitalisme qui bouleverse les équilibres habituels et entraine une certaine instabilité dans la gouvernance bourgeoise (dont les gouvernements minoritaires, les «nouveaux partis du changement» et le populisme sont des figures typiques).

 

3. Enfin, il faut ajouter que le PQ n’est peut-être qu’une force politique historiquement en sursis. Il y a un an à peine, ce parti était en pleine décomposition sur fond de contestation du leadership de Pauline Marois. Les rats quittaient massivement le navire. Plus profondément, la crise du PQ exprimait l’essoufflement du mouvement nationaliste et de son projet d’indépendance. Depuis, l’hémorragie a été jugulée et la cheffe a repris le dessus, non sans quelques nouvelles difficultés à maintenir la cohésion et la discipline de parti.

 

Mais sa faible victoire électorale du 4 septembre a-t-elle changé quelque chose à la tendance de fond? Il ne semble pas que le résultat soit le fait d’une remontée de la ferveur indépendantiste. C’est peut-être d’ailleurs pourquoi le PQ s’est senti obligé de couper l’herbe sous le pied de Québec solidaire en récupérant les revendications populaires. Ça lui aura notamment permis de retenir une partie de l’électorat nationaliste de gauche qui tend à glisser vers QS, surtout dans les quartiers centraux de Montréal où ce parti a fait des progrès. Il n’a pas toujours été nécessaire de se démarquer sur l’axe gauche-droite pour gagner des élections au Québec. La question nationale suffisait il n’y a pas si longtemps et la promesse d’un Pays faisait alors rentrer dans le rang la base syndicale du parti indépendamment du programme de gouvernement. Si le PQ n’arrive pas à susciter un nouvel engouement pour la question nationale et les affrontements constitutionnels, il y a fort à parier que sa pertinence sera remise en cause, que les conflits intestins feront à nouveau rage et replongeront le parti dans une dynamique d’éclatement, qui vers la CAQ, qui vers QS, qui vers un autre nouveau groupe nationaliste dissident.

 

Le nouvel équilibre des forces parlementaires bourgeoises est donc fragile et les revendications populaires n’y trouveront probablement pas d’écho très longtemps. Par ailleurs, au niveau de l’État canadien, la bourgeoisie est bien en selle sous la gouverne du Parti conservateur qui n’a pas besoin de faire des compromis à son agenda politique.

 

Le capitalisme toujours hanté par la crise, la bourgeoisie obsédée par l’austérité


Au-delà des forces politiques en présence, ce qui menacera le plus les acquis de la lutte populaire, c’est probablement l’approfondissement de la crise capitaliste. Les économies des pays capitalistes avancés surnagent à peine au-dessus de la stagnation. Dans certains d’entre eux, en France notamment, la récession est quasiment déjà de retour et tout le Sud de l’Europe y croupit profondément depuis plusieurs années, tirant avec elle toute la zone euro vers le fond. La Chine, moteur de l’économie mondiale, s’étouffe et perd son élan.

 

Il faut en prévoir les conséquences: nouvelle vague de fermetures et de licenciements, remontée du chômage et des faillites personnelles. Le déclin de l’activité économique bouleversera les échéanciers de retour à l’équilibre budgétaire des États, exacerbant la crise des finances et de la dette publiques. Les bourgeoisies de tous les États seront alors plus déterminées que jamais à imposer un programme d’austérité encore plus sévère pour rétablir des conditions d’exploitation susceptibles de redresser les taux de profit, de relancer l’accumulation capitaliste. On verra se multiplier les attaques contre les salaires et les caisses de retraites, contre les droits du travail – à commencer par le droit de grève déjà très ébréché –, contre les charges sociales, contre les impôts et le financement de services publics accessibles et de programmes sociaux de soutien au revenu. Tout sera bon pour pousser les prolétaires à se vendre à meilleur marché.

 

Dans ces conditions, les dernières concessions arrachées à la bourgeoisie par la lutte du printemps 2012 devront être défendues avec une combattivité sans faille faute de quoi elles seront facilement emportées par la tempête.

 

En fait, la préparation contre cette secousse et la défense des positions acquises commencent dès maintenant par le constat que seule une partie de la bataille a été gagnée contre l’actuel train de mesures d’austérité de la bourgeoisie au Canada. Le gouvernement conservateur fédéral a adopté au printemps dernier une importante réforme de l’assurance-chômage qui fragilise dangereusement la position des travailleurs et des travailleuses face à l’éventualité d’un licenciement. Elle forcera notamment les prestataires à accepter des emplois à de moins bonnes conditions qu’auparavant. Conjugué à un contexte de récession, cette réforme aura des effets catastrophiques. Elle contribuera à tirer l’ensemble des salaires vers le bas. Pour l’instant, la résistance à cette attaque est à peu près nulle.

 

C’est peut-être vers ce front que le mouvement d’opposition populaire devrait se tourner pour trouver un nouveau souffle et consolider ses acquis. L’enjeu de l’assurance-chômage a ceci de fondamental qu’il se situe directement sur le terrain des intérêts de classe du prolétariat, qu’il est au cœur de la relation entre le travail et le capital. Davantage que l’enjeu des frais de scolarité il est susceptible d’entrainer dans la lutte la seule classe au potentiel réellement révolutionnaire et de donner à la bataille une portée politique qu’elle ne pouvait pas prendre ce printemps.

 

Un mouvement plus fort d’une expérience nouvelle


On ne peut pas simplement juger de la lutte du printemps à ses résultats immédiats, directs, c’est-à-dire au sort de ses revendications et au changement des forces parlementaires. Elle a également généré une expérience de lutte prolongée qui ne s’évapore pas avec l’arrêt de la grève et des manifestations, mais qui au contraire laisse transforméEs des dizaines de milliers d’étudiants et d’étudiantes et des milliers de personnes dans les quartiers populaires. Pour plusieurs, cette transformation en a fait des militants et des militantes non seulement plus aguerriEs, mais également radicaliséEs. Cet esprit combatif et émancipateur, plusieurs chercheront à le prolonger dans de nouvelles batailles.

 

Elle a aussi généré de nouvelles pratiques de lutte (nouvelles à tout le moins pour cette époque de morosité dans la lutte des classes): des manifestations quotidiennes, un climat de mobilisation permanente, des affrontements violents avec la police, des lignes de piquetage très dures contre la police, des manifestations simultanées dans des quartiers populaires, la possibilité d’une organisation militante à l’extérieur des cadres syndicaux (l’exemple révélateur de «Profs contre la hausse»), des assemblées populaires dans les quartiers, dont certaines ont donné lieu à des comités d’action politique.

 

Dans l’ensemble des diverses et innombrables initiatives prises dans le cadre de cette lutte, tout n’est pas bon, loin s’en faut. Mais de nouvelles formes de luttes prometteuses alors expérimentées seront réutilisées, développées, perfectionnées dans les luttes des prochains mois, des prochaines années. Elles ont démontré la possibilité de dépasser les cadres et les limites habituels.

 

«La lutte est populaire, la solution est révolutionnaire»


Le prolétariat ne pourra pas se contenter de lutter contre les attaques à ses conditions de vie et gagner occasionnellement quelques batailles en exploitant les contradictions électorales de la bourgeoisie. Tant que les luttes se cantonnent à des réformes et des concessions dans le cadre du capitalisme, la bourgeoisie peut être momentanément affaiblie, elle demeure la classe la plus puissante à moyen et à long terme. Elle demeure la classe dominante. L’obligation objective dans laquelle elle se trouve d’accumuler des profits la forcera à toujours reprendre ce qu’elle a cédé, et elle en aura les moyens.

 

Pour sortir de cette impasse, la question fondamentale est de savoir si, d’une lutte à l’autre, le prolétariat réussit non seulement à améliorer ou préserver sa situation économique, mais surtout s’il construit son pouvoir politique, s’il se donne progressivement les moyens de pousser la lutte de classe vers son issue révolutionnaire. C’est la tâche des révolutionnaires de faire en sorte que les luttes revendicatives permettent d’accumuler des forces autour d’un parti révolutionnaire. À son tour, à mesure qu’il gagne en importance, ce parti amplifie et unifie les luttes et leur donne une portée toujours plus politique, les transformant d’une opposition à tel patron ou à telle mesure en une opposition au capitalisme et à l’État bourgeois.

 

L’unification des éléments les plus radicaux autour de perspectives révolutionnaires, c’est ce qui a cruellement fait défaut dans ce printemps québécois. C’est une question qui doit être au cœur des discussions sur le bilan à tirer de la lutte, dont tout le potentiel n’est pas encore épuisé.

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 10:32

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 13:36

Voici la traduction de l'article "Quelles sont les positions du PC maoïste Italie ?" que l'on peut trouver sur le blog Maoist Road.

 

PC maoïste de France

 

 


Quelles sont les positions du PC maoïste Italie ?

 

 

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Il y a une intoxication à ce propos de la part des « cyber-groupes gauchistes pseudo-maoïstes ».


Notre parti, dans de nombreux et différents textes, réunions au niveau international, mais aussi dans de nombreuses rencontres avec les camarades, partis et organisations indiens, afghans, européens, népalais, a exprimé sa critique pour l’approche « centriste » des camarades népalais de la gauche à propos de la lutte interne du PCU du Népal (maoïste) et notre parti a demandé à ces camarades de changer leur approche. Cette lutte n’est pas finie et cette lutte continuera jusqu’à la victoire du mlm au Népal et à l’échelle internationale.


Notre parti est un membre historique du MRI (Mouvement Révolutionnaire Internationaliste) et tous dans le MRI –moins en dehors du MRI et c’est notre limite- connaissent notre lutte interne contre la tendance d’Avakian ainsi que contre la position centriste du PCN(m) à propos des problèmes internationaux.


Notre parti, durant toute la vie du MRI, a été le seul parti allié au PCP (Parti Communiste du Pérou) en tant que fraction rouge dans le MRI et notre parti a organisé trois réunions internationales publiques sur cette question avec le MPP (Mouvement Populaire Pérou).


Notre parti est le seul parti dans le MRI –avec les camarades du PCP- qui soutient la ligne de la GP (Guerre Populaire) dans les pays impérialistes et qui, sur cette question, a mené une forte lutte contre le PC des Philippines et le PC d’Inde (maoïste) à propos de leurs positions.


Notre parti, lors du séminaire international au Népal, avec tous les partis et organisations participant, PC des Philippines et le PC d’Inde (maoïste) inclus, a analysé les positions du PCUN(m) comme des mauvaises réponses à des questions correctes –et sont de très, très correctes questions qui attendent toujours des réponses correctes- et c’est pour cela que lorsque se tiendra la conférence internationale, notre parti exprimera toute son approche radicale à propos de ces questions…et le temps viendra.


En même temps, depuis que le CoMRI (Comité du MRI) a arrêté ses activités, notre parti a fait tout le travail nécessaire à la reconstruction d’une organisation internationale mlm et pour cela le problème n’est pas d’imposer notre position à tous les partis et organisations mlm dans le monde mais de réaliser une réunion dans le MRI avec les partis et organisations dans le MRI qui ne soutiennent pas les postions d’Avakian et la ligne de Prachanda et, après une conférence internationale de tous les partis et organisations mlm dans le monde dans et en dehors du MRI -principalement PC d’Inde (maoïste), PC des Philippines, PC maoïste de France, PCR Canada, organisations d’Amérique Latine en Colombie, au Brésil, etc. – pour la reconstruction d’une organisation internationale et d’un centre international basée sur les leçons positives et négatives du MRI et du CoMRI-à-la-PCRUSA. Dans cette conférence nous soutiendrons la ligne de la Guerre Populaire et un centre basé sur la ligne de la Guerre Populaire. Notre tâche et engagement internationaux d’aujourd’hui prendront fin sous cette forme lorsque la Conférence Internationale se réalisera. La Conférence Internationale ne demande pas un simple appel mais un accord entre les partis et organisations participants, un climat positif d’unité et de lutte ; sinon, nous n’aurons pas une conférence internationale mais une réunion de fraction qui ne changera rien au MCI mlm (Mouvement Communiste International marxiste-léniniste-maoïste) en interne et en externe.


Dans cette conférence, différentes positions pourront être débattues, combattues, et il y aura une lutte de deux lignes sur de nombreuses questions et notre parti mènera sa lutte pour contribuer à l’affirmation et au développement mlm qui est nécessaire au 21ème siècle pour les guerres populaires jusqu’au communisme.


Pour finir, toujours par rapport au Népal, nous voulons et luttons pour la participation des maoïstes népalais à la conférence internationale, les maoïstes népalais qui sont une alternative aux positions de Prachanda-Bhattarai, qui sont engagés dans la continuation de la révolution népalaise qui demande la révolte populaire, la lutte armée, la stratégie de la guerre populaire. Si ces maoïstes népalais sont dans la conférence internationale ce sera une victoire pour le MCI, tout le monde doit travailler pour cela.


Nous espérons que les vrais et sérieux partis et organisations mlm qui veulent une Conférence Internationale ont et prennent la responsabilité de rejoindre cet objectif.


PC maoïste Italie
Janvier 2012

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 20:32

Nous avons reçu ce message de la part des étudiants de l'université Cadi Ayyad de Marrakech au Maroc. Nous le publions ici en solidarité.

 

PC maoïste de France

 

 


 

Les flics barricadent les portes du campus de Marrakech et arrêtent les militants !
Bas les pattes des luttes héroïques des étudiants au Maroc !

 

Depuis tôt ce matin, les flics assiègent le campus (Université Cadi Ayyad-Marrakech), avec leurs voitures à côté de la porte de la faculté de lettres ! Ils ont fait des barricades pour inspecter et menacer les étudiants, arrêter de nombreux militants dans une tentative de propager la peur et de forcer les étudiants à passer leurs examens. Malgré tout cela, les étudiants boycottent fermement les examens dans la continuité de leur lutte pour une meilleure éducation et la démocratie, réfutant la soi-disant "réforme de l'université", qui est un plan impérialiste et réactionnaire visant à privatiser le secteur de l'éducation et ouvrir ses portes au Capital avide, et à priver l'accès aux pauvres de l’éducation supérieure. Les étudiants se battent également pour la démocratie et un véritable changement politique.

 

Bas les pattes des étudiants, fils et filles des masses!

A bas le régime réactionnaire au Maroc, fidèle laquais de l'impérialisme !

Solidarité internationale avec les étudiants de l’université de Cadi Ayyad !

Vive les luttes de masse !

 

23 janvier

 

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 11:35

 Cet article est tiré du journal du PCR-Canada, Partisan.

 

PC maoïste de France

 

 


Partisan No14Le 9 décembre 2011


Depuis quelques semaines maintenant en Égypte, des manifestations importantes se sont tenues dans la plupart des grandes villes du pays, plus particulièrement au Caire, dans ce que certains ont baptisé de «Tahrir II», en référence au mouvement de l’hiver dernier. Le mouvement actuel est caractérisé par un profond ras-le-bol populaire devant l’absence de changements politiques et sociaux dignes de ce nom. La chute forcée de l’ancien président Moubarak en février avait semé l’espoir et la joie parmi les masses. Mais celle-ci fut de courte durée.


Les masses populaires ont vite réalisé que les efforts et sacrifices consentis lors du mouvement de contestation se sont heurtés aux forces autrefois liées à l’ancien dictateur, c’est-à-dire la bourgeoisie ainsi que la caste militaire qui favorise le statu quo. Tout au plus a-t-on accepté que le peuple puisse choisir qui gouvernera pour le compte de la classe dominante, par le biais d’une élection.


Le processus électoral en trois phases annoncé après les évènements d’il y a dix mois par le conseil suprême des forces armées (CSFA), qui a pris la relève de Moubarak, a débuté il y a deux semaines par un scrutin qui s’étalera jusqu’en janvier 2012 pour la chambre des députés, et jusqu’en mars prochain pour le sénat.


Avec des dispositions et règlements très stricts, qui prévoient notamment que le CSFA aura la main haute sur le processus de nomination des ministres clés dans le prochain gouvernement, la classe dominante traditionnelle s’est assuré de garder le contrôle et de sauvegarder ses privilèges. Elle tient à tout prix à maintenir le système capitaliste corrompu qui prévalait sous l’ère Moubarak. Malgré une façade de renouveau, la classe dominante n’a pas l’intention de perdre quoi que ce soit et n’hésitera pas à utiliser son appareil répressif, comme on l’a vu au cours des derniers jours, alors que l’armée et la police ont tué au moins une trentaine de manifestants.


Avec un taux de participation officiel de 62 % – dont plusieurs pensent qu’il est surévalué – et des partis d’opposition opportunistes qui ne sont intéressés qu’à s’intégrer au système bourgeois, les frustrations légi­times des masses ont explosé dans la rue.


Les Frères musulmans et les autres partis religieux présentés comme l’alternative électorale la plus organisée n’ont pourtant jamais remis en question les rapports économiques capitalistes du pays ni défendu les intérêts des travailleurs, des travailleuses et des masses populaires. Ce sont celles-ci qui ont été la vraie force du mouvement de contestation qui a ébranlé le régime, sur fond de pauvreté et d’inégalités généralisées.


En participant au conseil de transition avec l’armée après le départ de Moubarak et en poursuivant leurs calculs et stratégies électoralistes, les partis religieux se sont en fait éloignés de la rue. Ils n’ont d’ailleurs pas hésité à concocter des excuses bébêtes pour ne pas participer aux diverses manifestations qui ont pourtant mobilisé des centaines de milliers de gens, qui n’étaient pas dupes des tractations opportunistes.


Plusieurs éléments positifs ressortent tout de même des nombreuses actions qui ont eu lieu depuis presque un an, lorsque les premières contestations d’envergure sont apparues en Égypte, à la suite du réveil du peuple tunisien. Le fait que les classes populaires aient réussi à ébranler un système qui les maintenait opprimées depuis si longtemps, et qu’elles n’aient pas accepté les changements de façade qui ont suivi en dit long sur le bond politique qui s’est produit.


Reste à voir si les éléments les plus avancés parmi le prolétariat et les classes populaires s’organiseront à long terme dans un parti authentiquement révolutionnaire qui prendra le relais du mouvement actuel, qui semble avoir atteint ses limites, dans le sens où les possibilité de réforme du système en place s’avèrent pour le moins limitées.


Il faut être solidaire avec le peuple égyptien et soutenir son combat pour le renversement de la bourgeoisie et l’édification d’un pouvoir populaire.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 14:13

Cet article est publié sur le blog du Comité de Solidarité Franco-Népalais. Nous le reproduisons ici pour son intérêt dans la bataille qui se mène au Népal.

 

PC maoïste de France

 

Copie de DSCN4297

 

 


 

L'article de Basanta publié ci-dessous apporte un éclairage sur ce qu'est une lutte de ligne dans un Parti Communiste, sur son importance et sur la situation au sein du PCUN(maoïste) aujourd'hui.

 

Quelques groupes 'gauchistes' rejettent l'ensemble du PCUN(maoïste) car il serait révisionniste d'un bloc. Nous affirmons au contraire qu'il y a des maoïstes au Népal, dans et en dehors du PCUN(maoïste), et que notre devoir internationaliste premier est de les soutenir.

 

Les critiques permettent d'avancer et de se remettre en question, mais elles ne doivent pas conduire à l'isolement de la gauche révolutionnaire au Népal et encore moins à la liquidation de l'expérience énorme que les maoïstes du Népal ont accumulé 1. lors des luttes de lignes pour préparer la Guerre Populaire avant 1996, 2. durant les 10 années de Guerre Populaire (1996-2006), 3. durant les 5 années de processus de paix et les leçons (parfois amères et parfois à partir du négatif) à en tirer, 4. par la lutte de ligne qui se développe et atteint aujourd'hui un point culminant en raison des déviations de droite qui sont apparues après l'entrée au gouvernement, au parlement, bref, dans le procesus de paix.

 

Nous traduirons bientôt un article très intéressant dont on peut extraire une phrase :"Si les forces de la faction de Prachanda sont plus fortes en nombre, la faction Kiran est plus forte dans la qualité de ses cadres."

 

Réapproprions nous ces mots : "Il y a des maoïstes au Népal qui luttent pour la révolution et nous devons les soutenir face aux liquidateurs !"

 

 


 

La Lutte entre deux lignes dans le Mouvement communiste international

 

Par Indra Mohan Sigdel ‘Basanta’ (sur The Next Front), traduit par Servir le Peuple (quelques corrections apportées par le Comité de Solidarité Franco-Népalais)

 

Le mouvement communiste international a traversé 162 années depuis que le Manifeste Communiste a été publié en 1848. Un bilan détaillé de ces 162 ans d'histoire des Partis communistes à travers le monde suffirait à remplir quelques gros volumes. Il est très difficile de condenser un aussi vaste sujet dans un article de deux ou trois pages. Ainsi, en nous centrant principalement sur des questions comme : que signifie une lutte entre deux lignes dans un Parti communiste ; où et comment s’est manifestée son expression centrale dans l'histoire du mouvement communiste, une brève discussion sera développée dans cet article. D’autre part, un effort sera fait pour dévoiler le contenu de l'actuelle lutte entre deux lignes dans notre Parti et expliquer en quoi elle n'est pas différente dans son contenu de toutes les luttes entre deux lignes menées dans le mouvement communiste international jusqu'à aujourd'hui.

 

Une lutte entre deux lignes est une lutte politique et idéologique, qui se déroule entre une ligne marxiste et une ligne non-marxiste, c'est à dire bourgeoise, dans un Parti communiste. En d'autres mots, la lutte entre deux lignes est par essence une lutte entre deux voies, dans laquelle les uns s'efforcent d’appréhender fermement le marxisme afin de se diriger vers l'établissement du communisme, et les autres définissent le marxisme comme l’acceptation du besoin de réforme partielle dans le statu quo. La lutte de classe existe tant que les classes existent dans une société et elle se reflète dans la lutte idéologique au sein du Parti communiste. C'est la vie d'un Parti communiste. La base philosophique d'un Parti communiste est le marxisme. Et, comme le marxisme est une science en développement, le marxisme actuel est le marxisme-léninisme-maoïsme.

 

Il y a un grand nombre de Partis communistes dans chaque pays, et chacun proclame être authentiquement marxiste. Dans notre pays aussi, un très grand nombre de Partis existe à ce jour. Il s'agit d'être bien clair sur le fait qu’untel ou untel est marxiste ou pas, et sur les critères pour être marxiste, nonobstant le fait de proclamer l'être. Le marxisme est une compréhension globale, et il a trois composantes. La première est la philosophie : c'est le matérialisme dialectique et historique. La seconde est le socialisme scientifique et la troisième est l'économie politique. La philosophie marxiste apporte une direction idéologique à la révolution prolétarienne. Le socialisme scientifique est le système politique de transition qui guide le processus entier de transformation du capitalisme en communisme. Enfin, l'économie politique marxiste demande l’établissement d’un mode de production socialisé à la place du capitalisme, afin de faire de chaque travailleur le propriétaire de son travail. Ce sont les questions fondamentales du marxisme. Dévier d'un seul de ces aspects, c'est prendre la voie du réformisme. Pour un réformiste, il est facile d'attaquer sur la méthodologie, mais il n'est pas aussi aisé d'attaquer sur les principes. Cela ne veut pas dire que les représentants bourgeois n'attaquent pas la philosophie marxiste. Actuellement, les révisionnistes attaquent principalement sur la lutte violente, qui joue un rôle essentiel pour établir un système socialiste, et la dictature du prolétariat, qui est nécessaire pour le défendre et le développer.

 

Lénine, dans l'Etat et la Révolution, écrit : "Il est souvent dit et écrit que le point principal dans la théorie de Marx est la lutte des classes. Mais c'est faux. Et cette fausse notion aboutit très souvent à une altération opportuniste du marxisme et à sa falsification dans un esprit acceptable pour la bourgeoisie. Quant à la théorie de la lutte des classes, elle n'a pas été créée par Marx, mais par la bourgeoisie avant Marx et, en général, elle est acceptable pour la bourgeoisie. Ceux qui reconnaissent seulement la lutte des classes ne sont pas encore des marxistes ; ils peuvent toujours se trouver dans les limites de la pensée  et  de la politique bourgeoise. Limiter le marxisme à la théorie  de la lutte des classes signifie tronquer le marxisme, le déformant, le réduisant à quelque chose acceptable pour la bourgeoisie. Seul est marxiste celui-qui prolonge l'identification de la lutte des classes à l'identification de la dictature du prolétariat. C'est ce qui constitue la distinction la plus profonde entre le marxiste et l'ordinaire petit (aussi bien que grand) bourgeois. C'est la pierre de touche sur laquelle la compréhension réelle et l'identification de marxisme doit être évaluée". La lutte entre deux lignes dans le mouvement communiste international s'est manifestée sous différentes formes, mais en dernière analyse, elle est centrée sur la question de soit avancer sur la voie de la révolution ininterrompue sous la dictature du prolétariat, soit suivre le chemin de la réconciliation de classe.

 

En dehors de l'attaque révisionniste contre la dictature du prolétariat, nous avons également des attaques vigoureuses contre deux autres composants du marxisme. Sur l'unité et la lutte des contraires, le marxisme enseigne que la lutte est absolue et l'unité relative. Les révisionnistes ont attaqué sur cette notion. Au temps de la Révolution culturelle, un intellectuel chinois, Yang Hsien Chen, a mis en avant une conception éclectique de "deux se combinent en un" en opposition à la conception dialectique de "un se divise en deux". Ceci s’oppose à la conception matérialiste dialectique que l'unité entre deux contraires est relative et la lutte entre eux est absolue. Le Parti communiste de Chine dirigé par Mao s'opposa fermement à cela. Il affirma que c'était la voie vers la collaboration de classe en lieu et place de la lutte des classes et de la dictature du prolétariat. En réalité, le principe selon lequel la l'unité entre deux contraires est absolue et la lutte est relative était la racine idéologique derrière la contre-révolution en Chine.


Lorsque nous regardons en arrière, nous voyons que cette lutte a également eu lieu dans le mouvement communiste népalais. Au Congrès d'Unité de 1992, Ruplal Viswakarma a défendu la thèse que l'unité est absolue et la lutte relative. Là où cette conception l'a amené aujourd'hui est clair pour tout le monde. Héritage de cela, la conception de notre leadership qui envisage que la libération du Népal et du peuple népalais réside dans la fusion du matérialisme et de l'idéalisme l'a maintenant conduit à désarmer l'Armée populaire en remettant les clés des containers d'armes à la réaction. En plus de cela, le Premier ministre maoïste [Bhattarai NDLR] a maintenant ordonné à la police de restituer les terres aux grands propriétaires en les reprenant aux sans-terres et aux paysans pauvres qui les ont occupées grâce à la force de l'Armée populaire lorsque la Guerre populaire avançait. Ce ne serait pas une surprise si notre leadership, qui déclare aujourd'hui "martyrs" ces gens qui sont tombés des deux côtés pendant la Guerre, déclare demain "criminels" ces camarades révolutionnaires et disciplinés à qui il ordonnait de mener des actions contre l'ennemi de classe hier. L’idée selon laquelle nous devons travailler amicalement avec la classe dominante indienne pour défendre la souveraineté nationale du Népal est en train de devenir dominante dans notre Parti. C'est de la capitulation nationale. Tout cela est une expression de la collaboration de classe et sa base idéologique est l'éclectisme. La lutte entre deux lignes, qui se déroule dans notre Parti, est à son paroxysme aujourd'hui.


L'usage de la force joue un rôle essentiel dans le transfert du pouvoir étatique d'une classe à une autre. C'est le premier point que Marx nous a enseigné sur comment prendre le pouvoir. Le second point est qu'un système de transition, qui existe pour une longue période entre capitalisme et communisme, est le socialisme et qu’il s'exprime sous la forme de la dictature du prolétariat. Mais les révisionnistes à travers le monde ont toujours attaqué l'essence même du marxisme. Leur cible, de Kautsky à Bernstein et de Khrouchtchev à Deng Xiaoping, a été d'attaquer la théorie de la violence révolutionnaire et de la dictature du prolétariat, et les révisionnistes aujourd'hui font la même chose. Khrouchtchev a attaqué l'usage de la force au nom de la transition pacifique et la dictature du prolétariat au nom de l'Etat "du peuple entier". Durant le grand débat des années 70, Mao n'a pas seulement lutté idéologiquement contre le révisionnisme khrouchtchévien, mais a aussi déclaré que la lutte des classes existe tout au long de la période du socialisme. Dans ce contexte, Mao a mis en avant que, afin d’empêcher les agents bourgeois de prendre le pouvoir, le prolétariat devait continuer la révolution sous la dictature du prolétariat durant toute la période du socialisme. Ceci est connu comme la théorie de la révolution ininterrompue.

 

Tout comme les révisionnistes d'autres pays, les révisionnistes du Népal se sont aussi opposés au rôle essentiel de la violence pour faire la révolution ainsi qu’à la dictature du prolétariat. Dans l'histoire du mouvement communiste au Népal, le révisionnisme a formellement son origine dans l'appel de Manmohan au Roi en 1957, dans lequel il dit qu'il propagera le socialisme pacifiquement. La lutte de classe révolutionnaire qui a commencé sous la forme de la Rébellion de Jhapa en 1972 a maintenant amené à une démocratie multipartite après que le PCN (ML) d’alors ait adopté formellement la ligne révisionniste khrouchtchévien de transitions pacifique. Le peuple népalais a pu voir que la grande Guerre populaire, initiée en février 1996, a amené de grands changements dans la société népalaise. Mais le peuple népalais n'a plus aujourd'hui le pouvoir populaire que les 10 années de Guerre populaire avaient établi. Les gouvernements populaires ont été dissous. Les armes qui avaient été acquises par le sacrifice de dizaines de milliers de vaillant-e-s fils et filles du peuple népalais ont été confinées dans des containers et leurs clés ont maintenant été remises entre les mains des réactionnaires. L'Armée Populaire de Libération (APL) construite soi-disant pour prévenir la contre-révolution et amener le peuple népalais au communisme est maintenant au seuil de la liquidation, au nom de l'intégration et de la réhabilitation. Cela a amené le peuple népalais dans la situation où Mao disait : "sans armée le peuple n'a rien". Ce n'est pas qu'une question technique liée aux clés des containers, mais une question théorique. Cela montre comment le rôle de l’APL, mandataire du prolétariat pour prendre le pouvoir et poursuivre la révolution sous sa dictature, est nié. C'est du capitulationnisme de classe pur et dur.


La lutte entre deux lignes au sein du Parti Communiste Unifié du Népal (maoïste) est maintenant centrée sur la question de maintenir l’APL avec ses armes et de l'intégrer pour former une armée nationale, ou de la reconvertir en gardes forestiers en la désarmant ; lutter pour établir la Nouvelle démocratie et le socialisme à travers la République populaire fédérale et lutter pour l'indépendance nationale ou s'agenouiller devant l'expansionnisme indien. Notre direction a capitulé devant l'ennemi en désarmant l’APL, et a violé le document de la réunion du Comité Central à Paris height. Dans ce document il est dit : "L'intégration de l'Armée et l'agenda de réhabilitation doivent être menés simultanément. Nous devons rester d'une totale vigilance contre les menées réactionnaires qui visent à affaiblir et désarmer notre Parti en intégrant et réhabilitant l’APL avant que la Constitution ne soit écrite". Sous cet éclairage, bien que différent dans la forme, le contenu de la lutte entre deux lignes qui se déroule dans notre Parti en ce moment n'est pas différent de celui de la lutte entre marxisme et révisionnisme qui s’est déroulée au sein du mouvement communiste international par le passé.

Le programme économique des révolutionnaires communistes est de mettre fin à la propriété privée des moyens de production et établir à sa place des rapports de productions socialisés. Cela résout la contradiction entre Capital et Travail qui existe dans la société capitaliste. Cependant, les agents bourgeois, qui pénètrent dans un Parti communiste, attaquent le mode de production socialiste et insistent sur le développement des forces productives. Le 8ème Congrès du Parti Communiste de Chine avait mis l'accent sur la nécessité de développer les forces productives, en affirmant que la contradiction entre les nécessités matérielles croissantes des masses populaires et le retard des forces productives était la contradiction principale en Chine. Les mots de Deng Xiaoping, "peu importe qu'un chat soit noir ou blanc pourvu qu'il attrape des souris", dévoilent que l'objectif était le développement du capitalisme. Au temps de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne, les révolutionnaires de Chine ont au contraire adopté pour politique de donner la priorité aux rapports de production socialisés, se basant sur le slogan : "Faire la révolution, promouvoir la production".


Sous la direction du prolétariat, le peuple népalais a participé à de grands mouvements de masse et aux dix années de la grande Guerre populaire de 1996 à 2006 en donnant un exemple éclatant de sacrifice. Dans ce processus, la monarchie féodale centralisée, qui a dirigé le Népal durant 240 ans, a pris fin. Certains leaders de notre Parti, qui considèrent cela comme l'accomplissement de la révolution politique, ont parlé d'aller à partir de là vers la transformation économique. Ceci est totalement erroné. Même si la monarchie a été abolie, le Népal est toujours un pays semi-féodal et semi-colonial. La révolution économique, que l'on dit pouvoir mener sur ce type de base socio-économique, ne saurait être que la croissance du capitalisme compradore et bureaucratique, pas du capitalisme national. Ce genre de développement économique ne peut rien faire d'autre qu'engraisser une poignée de bourgeois compradores et appauvrir le pays et le peuple tout entier. Par conséquent, la lutte entre deux lignes en cours dans notre Parti est centrée sur la lutte pour établir une République populaire fédérale afin de paver la voie au développement du capital national et ainsi bâtir les fondations de l'économie socialiste, ou, au contraire, introduire dans le jeu le capital financier des pays impérialistes, dans le statu quo, et ce faisant engraisser la bourgeoisie compradore.


L'analyse qui précède clarifie que la lutte entre deux lignes se poursuit continuellement dans un Parti communiste, sur les contenus de la philosophie marxiste, du socialisme scientifique et de l'économie politique. Ceci vaut également pour notre Parti. Dans l'objectif de renforcer la base économique socialiste, le pouvoir prolétarien poursuit la révolution sous la dictature du prolétariat, sur la base du marxisme, et ce processus pave la voie vers le communisme. Les révisionnistes attaquent parfois le contenu de la philosophie marxiste, parfois sur la dictature du prolétariat et parfois sur l'essence de l'économie socialiste. La lutte entre deux lignes en cours dans notre Parti n'est pas éloignée de cela. Afin de vaincre le révisionnisme de droite et unir le Parti sur la base idéologique du marxisme-léninisme-maoïsme, un révolutionnaire maoïste doit défendre le matérialisme historique et dialectique, la révolution ininterrompue sous la dictature du prolétariat et l'économie socialiste. C'est la tâche historique de tout révolutionnaire au Népal d'accomplir la révolution de nouvelle démocratie et paver la voie vers le socialisme.

 

25 septembre 2011

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 19:34

Article A propos de la lutte de ligne au sein du Parti Communiste Unifié du Népal (maoïste) traduit en anglais.

 

ABOUT THE LINE STRUGGLE WITHIN THE UNIFIED COMMUNIST PARTY OF NEPAL(MAOIST)

 

nepal f 0402 - maoist rebel

 

The Communist Party of Nepal (Maoist) has waged a people’s war for ten years, from 1996 to 2006, extending the area of the Party’s influence to 80% of the country.


In 2006, following an alliance with the seven oppositional parties, the Party became legal, stopped armed struggle, agreed to the confining of weapons in containers under UN control. The Party won general election with 40% vote. Prachanda became Prime Minister, at the head of a government including members of the bourgeois parties, even the feudal, pro-imperialist parties and the revisionist parties (the UML) too, it was a government of national union.


Under such conditions, it was almost impossible to establish a real democracy for the people, and implement any land reform. In spite of all, the Party kept and perhaps is still keeping an important possibility of significant mobilization.


A new Constitution was to be installed, but from one retreat to another of the parties allied to the PCN(M), which had since become Unified Communist Party of Nepal (Maoist), the Constitution has not yet been enacted. Prachanda, stalled in a deadlock, had to resign when the President of the Republic maintained general Katawal at the head of the armed forces. Some members of the Party are still members of Parliament.


Within the Party, the thesis is put forward that Revolution in Nepal includes several phases : people’s war, parliamentary struggle, stopping of the people’s war, preparation of the masses for insurgency.


There is a difference that appeared in practise. What the Party presented as a tactic in order to prepare conditions for insurgency had turned into a strategy for the introduction of a New Democracy within the conditions of the 21st century in conformity with the “Prachanda path”; and all this was presented as something which could be generalized to all countries in the world and advised to all parties, though there was absolutely no proof of the validity of such thesis, just well otherwise.


From one retreat to another, various tendencies and directions emerged in the UCPN(M). One line favours the establishment of a Republic of Parliamentary Democracy of the bourgeois type. Another (centrist), promotes a strategy of mobilizing masses in coordination with the struggle in Parliament and through heading the State apparatus. It seems to us that this line went bankrupt. Another line states that they want to advance the revolution by giving priority to the mobilization of the masses and transforming the Party from within. This seems extremely difficult at present.


In the spirit of maintaining the unity of the Party, rightwing, centrist and revolutionary positions co-exist. In order to preserve unity at all costs and go on with the line which has led to the present situation of deadlock and current paralysis, and in order to regain the leadership of government as Prime Minister, the Central Committee met and suggested to choose as a candidate for Prime Minister a representative of the bourgeois type of democracy.


The obvious problem arising is that the appointment of a Prime Minister issued from the UCPN (Maoist) will be accompanied by the dissolution of the PLA, the surrender of weapons and the integration of part of it into the National Army headed by a high commander from the old Royal Army. In other words, this means the complete liquidation of the PLA and its complete disarming.


Under these conditions, there are two possibilities.


1. Complete surrender, total renunciation to the prospect of insurgency. It has been five years that the Party has been engaged in these transactions, with no significant progress to solve the issue of “power”. What do the masses think about all this? They are either in expectation for the better, or disappointed for the worse. 

 

2. The resumption of the revolutionary fight, which involves mobilizing the masses. “One divides into two” and not “two combine into one”. One has to choose. The rightist line must be denounced to the masse; the only way is to return to the masses because the masses make history and at the same time suffer when their leaders take false, flickering or liquidationist, revisionist positions.


The best support that should make Maoists in the world is to firmly support the second option, to tell things clearly to our comrades who want to lead the revolution to success and assert our positions. The issue that will prevail and be achieved in Nepal is important for the communist movement as a whole and not only for the Nepalese communists. To criticize the false positions, the inadequate tactics adopted, to denounce the liquidators and revisionists etc. is the best support that we can bring to the relatively correct positions and to the comrades who want to continue the struggle for revolution in Nepal. There are Maoists in Nepal who are fighting for revolution and we must support them against the liquidators !

 

Maoist Communist Party of France

 

Notes and precisions :


The above text was written a few days before the election of Bhattarai as Prime Minister. The situation has been made clearer since then, and the liquidators have unveiled their real class nature. If Bhattarai has been able to become Prime Minister, it is due to an agreement between Bhattarai and Prachanda on the one hand and, on the other, the Madhesis parties. It is well known that that the Madhesis parties are the representatives of the Indian interests in Nepal. But what is most disturbing are the contents of the above agreement. One point mentioned is the establishment of an “inclusive democratic republic”. It is just the opposite of the Party line of a” Federal People’s Republic”. The agreement also includes the establishment of a separated unit inside the Nepalese Army for 10 000 Madhesis at the very moment when the PLA is being disarmed and when the plans for its integration under command of the Nepalese Army. Furthermore, little time before the liquidation of the PLA through its disarmament, the government headed by Bhattarai ordered the districts governments to hand over all the lands seized by the Maoists during the People’s War. What will the masse be able to keep?


But the liquidators must face opposition and Hari Gyawali, a maoist leader in the Kochila district stated:” We have obtained lands in exchange of our blood. We cannot give this land back as long as the agrarian revolution is not implemented.” “The government will have to face confrontation if it uses coercive means.” “The squatters, the Kamaiyas (former serfs) and the martyrs’ families are using these lands. We shall not give them back as long as a revolutionary agrarian reform is not implemented.” Furthermore, the left wing of the Party is organizing its own training meetings throughout the country. The situation might turn to open confrontation. In any case, the Central Committee is due to meet on September 30th. In the meantime, let us carefully examine a situation which might evolve rapidly.

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 18:31

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Le Parti Communiste du Népal (Maoïste) a mené une guerre populaire durant 10 ans, de 1996 à 2006, étendant la zone d’influence du Parti sur 80% du territoire.

 

En 2006, suite à une alliance avec les 7 partis d’opposition, le Parti est entré dans la légalité, a cessé la lutte armée, a accepté le confinement de ses armes sous le contrôle de l’ONU. Le parti a remporté les élections avec 40% des suffrages exprimés. Prachanda a alors accédé au poste de premier ministre à la tête d’un gouvernement comprenant des membres des partis bourgeois, y compris les féodaux et les pro-impérialistes et le parti révisionniste (UML), un gouvernement d’Union nationale.

 

Dans ces conditions, il était quasiment impossible de mettre sur pied une véritable démocratie pour le peuple, de procéder à une réforme agraire. Malgré cela le Parti avait et a peut-être encore une possibilité de mobilisation importante.

 

Une nouvelle Constitution devait être mise sur pied, mais de reculade en reculade des partis alliés au PCN(M), devenu entretemps le Parti Communiste Unifié du Népal (Maoïste), la Constitution n’a toujours pas été promulguée. Prachanda, dans l’impasse, a dû démissionner après que le Président de la République ait maintenu à la tête de l’armée le général Katawal. Des membres du Parti continuent à siéger au parlement.

 

Au sein du Parti, la thèse mise en avant est que la Révolution au Népal comporte plusieurs phases : la guerre populaire, la lutte parlementaire et l’arrêt de la guerre populaire, la préparation des masses pour l’insurrection.

 

Il y a une différence qui s’est révélée dans la pratique. Ce qui était présentée comme une tactique pour réaliser les conditions de l’Insurrection est devenue une stratégie pour l’instauration de la Démocratie Nouvelle dans les conditions du XXIème siècle suivant « la voie Prachanda », et ceci présenté comme généralisable pour tous les pays et conseillé à tous les partis, sans la moindre preuve de la validité de cette théorie, bien au contraire.

 

De reculade en reculade, différentes tendances et orientations sont apparues au sein du PCUN(M). Une des lignes est pour l’instauration d’une république démocratique parlementaire de type bourgeois ; une autre, centriste, défend la stratégie de mobilisation des masses tout en la coordonnant avec la lutte parlementaire mais aussi par la direction de l’appareil d’Etat. Celle-ci a fait faillite à ce que nous pouvons observer. Une autre affirme vouloir faire avancer la révolution en donnant priorité à la mobilisation des masses et en voulant transformer le parti de l’intérieur. Cela parait extrêmement difficile à l’heure actuelle.

 

Dans l’esprit de maintenir l’unité du Parti se côtoient des positions droitières, centristes et révolutionnaires. Pour maintenir l’Unité à tout prix et poursuivre la ligne qui a conduit à la situation de blocage, de paralysie actuelle, et pour reconquérir le poste de premier ministre, une réunion du Comité Central a suggéré de choisir comme candidat pour le poste de premier ministre un représentant de la tendance prônant la démocratie de type bourgeoise.

 

Le problème qui se pose avec insistance est que la nomination d’un premier ministre du PCNU(M) va aller de pair avec la dissolution de l’Armée Populaire, la remise des armes et l’intégration d’une partie dans l’Armée nationale et sous la direction du haut-commandement issu de l’ancienne Armée royale. Autrement dit, c’est la liquidation de l’APL, le désarmement complet.

 

Dans ces conditions, il y a deux options :

1. La reddition complète, l’abandon total de la perspective de l’insurrection. Cela fait cinq ans que le Parti est engagé dans ces transactions, sans une avancée significative pour résoudre la question du « pouvoir ». Que pensent les masses de tout cela ? Elles sont dans l’expectative pour le mieux, dans la désillusion pour le pire.

 

2. La reprise du combat révolutionnaire, qui suppose une mobilisation des masses. « Un se divise en deux » et non « Deux sont unis en un ». Il faut choisir. La ligne droitière doit être dénoncée devant les masses, la seule façon c’est en revenir aux masses, car se sont les masses qui font l’histoire, et en même temps qui la subissent quand leurs dirigeants adoptent des positions erronées, vacillantes ou liquidatrices, révisionnistes.

 

Le meilleur soutien que doivent apporter les maoïstes dans le monde, c’est de se tenir fermement pour la 2ème option, c’est de le dire clairement aux camarades qui veulent vraiment mener la révolution à son terme et affirmer nos positions. La solution qui sera adoptée et surtout mise en œuvre au Népal concerne le mouvement communiste dans son ensemble et pas seulement les communistes népalais. Critiquer les positions erronées, les tactiques inadéquates adoptées, dévoiler les liquidateurs et les révisionnistes, etc., c’est le meilleur soutien que nous pouvons apporter aux positions relativement correctes, aux camarades qui veulent poursuivre la lutte pour la révolution au Népal. Il y a des maoïstes au Népal qui luttent pour la révolution et nous devons les soutenir face aux liquidateurs !

 

Note et précisions : Ce texte a été écrit quelques jours avant l’élection de Bhattarai au poste de premier ministre. La situation s’est depuis clarifiée et les liquidateurs ont dévoilé au grand jour leur vraie nature de classe.  Si Bhattarai est arrivé premier ministre, c’est grâce à un accord passé entre Bhattarai et Prachanda d’un côté et les partis Madhesis de l’autre. Il est de notoriété publique que les partis Madhesis sont les représentants des intérêts de l’Inde au Népal. Mais ce qui est le plus troublant est le contenu de cet accord. Un des points mentionne la création d’une « république démocratique inclusive ». C’est le contraire de la ligne du Parti de la « république populaire fédérale ». L’accord prévoit également la création d’une unité séparée dans l’Armée Népalaise pour 10 000 Madhesis au moment même où l’APL est désarmée et que les plans pour l’intégration sont de les placer sous commandement de l’Armée Népalaise. Mais encore, peu après avoir liquidé l’APL en rendant les armes, le gouvernement dirigé par Bhattarai a ordonné aux administrations régionales de procéder à la remise de toutes les propriétés saisies par les maoïstes durant la Guerre Populaire. Que va-t-il rester aux masses ? Mais les liquidateurs font face et Hari Gyawali, responsable maoïste de la région Kochila a affirmé : « Nous avons obtenu ces terres en échange du sang. Nous ne pouvons rendre les terres tant qu’une réforme agraire révolutionnaire n’est pas mise en place. » « Le gouvernement fera face à la confrontation s’il utilise des moyens coercitifs. » « Les squatteurs, les Kamaiyas [ex-serfs] et les familles des martyrs utilisent ces terres. Nous ne rendrons pas  les terres aux propriétaires tant qu’une réforme agraire révolutionnaire n’est pas mise en place. » De même la gauche du Parti organise ses propres meetings de formation à travers tout le pays. La situation pourrait virer à l’affrontement ouvert. En tout cas, le Comité Central doit se réunir le 30 septembre. D’ici là, regardons de près la situation au Népal, elle risque d’évoluer rapidement.

 

PC maoïste de France

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 21:15

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Message envoyé par les Camarades de la revue internationale Maoist Road - la Voie maoïste.
 
Allocution envoyée de la part du Mouvement communiste maoïste de Tunisie :

A l'attention de la conférence sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord

Chères/chers camarades

Nous sommes désolés de ne pas pouvoir assister à votre conférence, nous saluons votre initiative et considérons la présente allocution comme une participation.


Chères/chers camarades, scandons tous ensemble, travailleurs du monde entier et peuples opprimés unissez vous !

1- Nous tenons à informer les travailleurs et peuples opprimés de tous les pays que les masses laborieuses en Tunisie ont déclenché l'étincelle des insurrections qui s'est propagée en Egypte, au Yémen, en Libye, au Maroc et en Syrie sans oublier les protestations en Algérie et aux émirats du golfe.


Nous soulignons qu'il s'agit bien d'insurrections spontanées, violentes qui ont drainé toutes les couches populaires: ouvriers, paysans, chômeurs, artisans, étudiant , agents de la fonction publique et même les professions libérales, comme les avocats, médecins etc.


Ces insurrections demeurent sans direction prolétarienne, victimes des magouilles réactionnaires, des promesses fondamentalistes moyenâgeuses, et des partis opportunistes et réformistes qui, comme la réaction, prétendent, à tort, que c'est bien une révolution.

2-Ces insurrections ont démontré que la contradiction entre les impérialistes d'une part et les travailleurs et peuples opprimés d'autre part n'est point atténuée mais plutôt aiguisée à la suite de la politique décrétée par le FMI et la banque mondiale responsable de la pauvreté des peuples, du chômage, et de tous les maux qui rongent la société semi coloniale, semi féodale. Ces insurrections ont prouvé encore une fois que les semi colonies sont des foyers de la révolution, foyer où se concentrent les trois contradictions qui régissent le monde. Ces insurrections ont également démontré sans équivoque que le peuple peut être maître de soi, peut prendre son destin en main et dicter ses lois; c'est lui qui écrit l'histoire, contrairement aux allégations impérialistes et réactionnaires qui glorifient le rôle de l'individu. Mais ce peuple sans avant-garde révolutionnaire ne peut rien changer, pire encore, il se sent meurtri en voyant sa révolte kidnappée, son pouvoir usurpé par la réaction et les opportunistes de tout bord.

3- Face à ce ras de marée populaire qui a déferlé sur ces pays arabes, le système impérialiste s'est mobilisé et a prêté main forte à ses valets locaux afin d'étouffer cette vague insurrectionnelle, il a dépêché des conseillers ,débloqué de l'argent pour aider les compradores, bureaucrates et féodaux à affronter le soulèvement populaire qui continue malgré la répression et les promesses fallacieuses, car le peuple qui a payé de sa vie ce soulèvement et qui a sacrifié ses jeunes, n'a toujours rien eu en contrepartie. Il demeure pauvre, sans ressources, privé de liberté et de dignité.

4- l'insurrection est en danger, l'élan révolutionnaire spontané risque de faiblir et finira par être étouffé, si les forces révolutionnaires ne prennent pas leur responsabilité en se mettant à l'avant garde des luttes actuelles qui explosent tout azimut, sans perspectives parfois. Les masses populaires veulent protéger leur insurrection - "révolution"-, comme elles disent, mais la réaction , les Frères musulmans et l'opportunisme de gauche sont aux aguets,ces trois ennemis sont à l'affût, ils veulent récupérer les slogans de l'insurrection, mais le peuple résiste toujours et le mouvement maoïste, bien que minoritaire , avance à pas de géant grâce à sa tactique qui refuse la collaboration de classe et la coexistence pacifique dans les mêmes structures avec les forces réactionnaires de l'ancien pouvoir, les Frères musulmans et la bureaucratie syndicale. Le Mouvement maoïste ouvre pour une direction révolutionnaire du mouvement populaire, au sein de structures indépendantes de la réaction et des opportunistes déclarés. Cette direction des comités populaires pourrait, avec le développement de la conscience de classe des masses populaires, ouvrir la voix au déclenchement de la lutte armée dans les campagnes en ébullition, seule alternative révolutionnaire pour la libération des masses étant donné que sans Armée populaire le peuple n'a rien.

5-Le mouvement communiste maoïste a dévoilé dès le début les prétendus comités de protection de la révolution, ces comités étaient désignés, parachutés, sans aucun aval populaire; plusieurs comités sont composés, en plus, des Frères musulmans cautionnés par le Parti ouvrier communiste tunisien, qui était en alliance avec les intégristes dans la cadre du mouvement du 18 octobre, de "rcdistes" ( relatif au RCD, parti au pouvoir), ainsi que la bureaucratie syndicale qui a tout manigancé avec le gouvernement provisoire en place. Le mouvement maoïste a défendu les comités populaires issus du peuple, indépendants du pouvoir, des Frères musulmans et de la gauche opportuniste représentée par le Parti ouvrier communiste tunisien, par le prétendu Parti du travail patriote démocrate et le Mouvement patriote démocrate. Ces partis, dits de gauche, n'ont qu'un seul ennemi, le mouvement maoïste, qu'ils considèrent comme un mouvement dogmatique , sectaire, incivique , populiste voire même terroriste.

6- chères- chers camarades
Nous, communistes maoïstes en Tunisie, avons lutté depuis plus que 40 ans contre le régime réactionnaire, valet de l'impérialisme, et contre l'opportunisme de gauche qui a miné le mouvement populaire et essaie toujours et encore de l'engager dans la voix de la collaboration de classe, déclarons que le combat continue contre le pouvoir en place, les frères musulmans et l'alternative réformiste pour la révolution de la "Nouvelle Démocratie" , puis socialiste et communiste. Certes les sentiers sont tortueux, mais l'avenir demeure radieux; les sacrifices seront énormes, mais
la victoire réjouissante et somptueuse.

7- Nous exprimons notre soutien aux luttes menées par les forces révolutionnaires de part le monde et appelons les communistes à tirer des leçons des luttes dans les citadelles impérialistes et des guerres populaires qui se déroulent en Inde, au Pérou, aux Philippines.Nos efforts doivent converger pour développer notre lutte pour la révolution prolétarienne mondiale, brandir le drapeau de l'internationalisme prolétarien, et renforcer l'unité des communistes maoïstes et la concrétiser par des structures révolutionnaires et internationalistes efficaces.

Vive les luttes populaires et prolétariennes pour un monde sans exploitation et sans oppression.

A bas l'impérialisme et ses laquais.
Vive le marxisme -léninisme - maoïsme.
Pour un internationalisme prolétarien plus conséquent.

Le Mouvement communiste maoïste en Tunisie

Tunis le 18 Mai2011

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 18:08

Voici un document politique très intéressant sur la relève révolutionnaire en Chine. C'est une question importante dans cette puissance mondiale montante et ce pays si peuplé qui a déjà connu la construction du socialisme puis son renversement avec la restauration du capitalisme.

 

Nous devons d'autant plus nous intéresser aux maoïstes de Chine car ils subissent la répression et que la propagande des médias bourgeois entretient encore l'illusion que le pouvoir en Chine serait "communiste" alors que sa véritable nature est social-fasciste : "social" en parole, fasciste en acte.

 

Bonne lecture !

 

PC maoïste de France

 

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Déclaration en dix points du Parti Communiste Maoïste de Chine

22 Mars 2009

 

1. Nous condamnons vigoureusement le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois et sa politique répressive secrète contre notre parti!

 

Le 26 décembre 2008, notre parti distribua, dans le centre-ville de Pékin et de Shangaï, le pamphlet intitulé A tout le peuple de Chine, où il était déclaré que “les peuples de Chine ont le droit de se soulever contre le le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois”. Par cette action, nous avons “osé toucher le cul du tigre”! Par la suite, nous avons intensifié notre propagande dans d'autres villes et sur internet. Cette action révolutionnaire menée par notre parti a produit une onde de choc politique contre le le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois, et a réussi à rabattre le caquet arrogant du bloc dirigeant révisionniste.

Cette action fut le coup de clairon appelant un grand mouvement révolutionnaire dans le prolétariat chinois contre la restauration capitaliste. Elle fut la fusée éclairant le chemin de la mobilisation et de l'action contre les crimes commis par le bloc dirigeant révisionniste et traître, éclairant le chemin de l'arrachage des masques trompeurs des révisionnistes et celui de la guerre populaire révolutionnaire, par la parole et l'action.

 

Notre pamphlet A tout le peuple de Chine qui a contribué au réveil et à la stimulation de la classe prolétarienne chinoise, a non seulement reçu un grand écho en Chine-même, mais a aussi déclenché une série de commentaires hors du pays. “Radio Free Asia” et “Voice of America” ont parlé de notre action. Les forces réactionnaires à l'intérieur et à l'extérieur du pays se sont immédiatement senties menacées par notre pamphlet et ont lancé des attaques contre notre parti, tout en proposant des stratégies aux cercles dirigeants du régime. Ils ont lancé des slogans comme “Scandaleux : en dressant Mao Zedong contre Hu Jintao, les fils et petits-fils de Mao ont créé le Parti Communiste Maoïste de Chine”, ou celui-ci “Si nous ne nous débarrassons pas complètement de l'héritage de Mao, nous ouvrons la porte à de grands malheurs à venir”, ou bien celui-là “ Nous avançons sérieusement l'idée de retirer le portrait de Mao de la place Tiananmen”, ou encore “Nous exigeons que le gouvernement chinois abandonne pour de bon ses oripeaux communistes” et “Si le Parti Communiste Chinois ne détruit pas bientôt le Parti Communiste Maoïste de Chine, c'est celui-ci qui le fera mourir de ses mains”, etc... On dirait des chiens enragés qui aboient au milieu de poules mouillées!

 

Le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois fait comme si de rien n'était, mais a déjà lancé la police à la pousuite de notre parti. Ils placent sous étroite surveillance les endroits où nous distribuons nos pamphlets et visionnent les images de vidéosurveillance des journées où nous avons été actifs. Ils font travailler leurs limiers dans la police internet, qui traquent les suspects. Leur but est de détruire notre parti tant qu'il n'est qu'un nourrisson. Nous condamnons vigoureusement les actions du bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois! Nous exigeons fermement qu'il mette fin immédiatement à sa répression secrète contre notre parti!

 

Notre parti adhère au principe démocratique : “qui est vertueux se sert de sa langue, pas de ses mains”, mais nous suivons aussi la loi d'airain de la révolution : “si les réactionnaires utilisent la force, nous le ferons aussi”. Le pamphlet A tout le peuple de Chine ainsi que la présente Déclaration en dix points sont là pour mobiliser et faire prendre conscience à tous des grands événements de notre pays. Nous nous opposons fermement à l'usage de la “terreur blanche” fasciste par le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois!

Si les révisionnises s'entêtent sur ce chemin et mènent le peuple de Chine vers l'effusion de sang, alors nous les accompagnerons certainement vers leur destination finale!

Il n'y aura pas de trêve tant que le dernier réactionnaire anti-maoïste n'aura pas quitté le pays! Et  il n'y aura pas de trêve tant que le dernier révisionniste et traître ayant osé s'embarquer sur le chemin capitaliste n'aura pas été purement et simplement détruit!

 

2. Nous adressons nos remerciements au peuple pour la compréhension et le soutien qu'il nous a manifestés

 

Le Président Mao a dit un jour : “Quelle est la véritable muraille qui peut nous protéger? Cette muraille, ce sont les masses qui soutiennent de tout coeur la révolution. Voilà la véritable muraille qui ne peut être détruite pas aucune espèce de force. Les contre-révolutionnaires ne peuvent pas nous détruire, mais nous pouvons les détruire.” La création de notre parti et la publication de notre pamphlet A tout le peuple de Chine a reçu le soutien de la plus grande partie des masses qui comprenaient de quoi il s'agissait. Les masses qui sont entrées en contact avec nous se sont non seulement réjouies de la création de notre parti, mais elles nous ont aussi soutenus sprituellement et matériellement. C'est surtout à dater de la première grande lutte de lignes idéologiques dans les premiers trois mois d'existence de notre parti, que de plus en plus de ceux qui avaient appris notre existence ont commencé à manifester leur intérêt et leur soutien. Ceux qui au départ ne voulaient pas rejoindre le parti souhaitent maintenant le faire; ceux qui étaient indécis au début commencent désormais à prodiguer beaucoup d'assistance.

 

Pour toutes ces raisons, nous adressons notre salut révolutionnaire le plus sincère et le plus profond à tous ceux qui comprennent et soutiennent notre parti! Tous nos hommages à la compréhension du peuple! Tous nos hommages au soutien du peuple! Certains sont préoccupés par le fait que la continuation de nos activités attirera encore plus de représailles de l'ennemi. Nous leur répondons que plus notre parti s'activera, plus il recevra de soutien des masses, et que plus il sera soutenu, plus il sera en sécurité.

 

Incontestablement, l'existence et les actions de notre parti ont causé de l'inquiétude à l'intérieur du bloc dominant. Ils maudissent leur incapacité de détruire toutes nos forces d'un seul coup. Mais l'ennemi, par habitude, tend à sous-estimer le pouvoir du peuple révolutionnaire, tout comme il se méprend, par habitude aussi, sur la sagesse et le courage des masses révolutionnaires. Puisqu'il y a une correspondance entre notre parti et les aspirations des masses populaires et de la majorité des membres ordinaires du Parti Communiste Chinois, étant donné que notre parti n'a émergé qu'en étant nourri de ce que les masses lui ont donné, il a des racines profondes dans le peuple. Ce qui fait que lorsque la situation révolutionnaire de contre-restauration surgira, notre ennemi sera empli de confusion, n'étant pas capable de se faire une image exacte de la cohorte qui souhaite le suivre sur le chemin de la contre-révolution, ni de se faire une image exacte de la cohorte qui souhaite le renverser par une révolution et qui s'y prépare. Et finalement, sans surprise, le régime dominant ne pourra pas faire grand chose contre notre parti.

 

3. Nous déclarons que le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois est l'ennemi numéro un des peuples de Chine

 

L'histoire a montré que si les révisionnistes parviennent au pouvoir, les ouvriers et paysans ne peuvent que sombrer; que si les révisionnistes contrôlent l'Etat, le prolétariat perd son pouvoir politique; que si les révisionnistes s'engagent dans les prétendues “réformes d'ouverture”, les masses laborieuses du pays seront exploitées à nouveau. Tous les désastres qui ont accablé le pays et notre peuple avec les prétendues “réformes d'ouverture”, ont été directement engendrés par le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois. Pris dans leur ensemble, les révisionnistes chinois partagent la responsabilité de l'invasion des pays par les puissances impérialistes! Par conséquent, le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois est clairement l'ennemi numéro un des peuples de Chine. Les capitalistes droitiers sont aussi nos cibles, mais notre ennemi principal est sans aucun doute le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois

Le Président Mao a dit un jour : “La négation des principes fondamentaux du marxisme,  la non- reconnaissance des vérités universelles du marxisme, c'est ce qu'on appelle le révisionnisme.” En même temps il signale que : “les révisionnistes cherchent à effacer les différences entre socialisme et capitalisme et effacent la distinction fondamentale entre dictature du prolétariat et dictature de la bourgeoisie. Ce qu'ils proposent, ce n'est pas la voie socialiste, mais la voie capitaliste.”

Les représentants de la classe bourgeoise à l'intérieur du parti, comme Deng Xiaoping, Jiang Zemin et Hu Jintao sont tous des révisionnistes contre-révolutionnaires. Ils cherchent dans leurs discours à effacer les frontières entre socialisme et capitalisme, à confondre l'un avec l'autre, mais dans leurs actes, ils suivent entièrement la voie capitaliste. Ils détruisent tous délibérément la différence fondamentale entre dictature du prolétariat et dictature de la bourgeoisie, et sont par leurs actes des capitalistes achevés. En un mot, ils s'opposent tous à la révolution socialiste et à la dictature du prolétariat. Le Président Mao nous a dit : “L'accès au pouvoir des révisionnistes, c'est l'accès au pouvoir de la bourgeoisie. Et c'est la pire sorte de capitalisme, comme le fascisme. Si un jour le Parti Communiste Chinois ne sert plus les intérêts du peuple, alors le peuple devrait se soulever et le renverser!”. Aujourd'hui, le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois est au pouvoir, et doit par conséquent être renversé.

 

4. Nous déclarons que le Parti Communiste Maoïste de Chine est un parti prolétarien révolutionnaire

 

Le Parti Communiste Maoïste de Chine esy un parti prolétarien révolutionnaire armé du marxisme-léninisme-maoïsme, il est le fidèle continuateur de la volonté du Président Mao et du PCC de l'époque de Mao Zedong, et il est une avant-garde révolutionnaire ardente composée des éléments les plus avancés de la classe prolétarienne.

Le Parti Communiste Maoïste de Chine a été formellement créé le 28 novembre 2008. Sa création est le signe qu'une nouvelle génération de membres du PCC a complètement rompu avec le bloc dirigeant révisionniste et traître, c'est le signe que la grande lutte révolutionnaire contre la restauration capitaliste menée par les peuples de Chine a été formellement déclenchée!

La ligne politique élémentaire du PCMC est de renverser de fond en comble le le bloc dirigeant révisionniste et traître à l'intérieur du PCC d'aujourd'hui, et de renverser la classe capitaliste-bureaucratique, de sorte que le maoïsme l'emporte sur le révisionnisme et que la société socialiste emporte la victoire sur la société capitaliste. L'objectif ultime de notre parti est l'avènement du communisme. La méthode de base du PCMC est de suivre la ligne révolutionnaire prolétarienne déjà tracée par le Président Mao, et d'utiliser le marxisme-léninisme-maoïsme comme base théorique et guide stratégique général.

Nous mobiliserons largement le peuple et l'organiserons, en comptant sur le pouvoir des masses elles-mêmes. D'une manière méthodique et organisée, nous nous engagerons dans la deuxième révolution socialiste de Chine, sur la base de la première et dans les conditions de la restauration du capitalisme bureauratique et de la domination du bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois. La première mission de cette révolution est de regagner les droits que les masses populaires ont perdus et de ré-établir la dictature du prolétariat. Pour mener à bien cette mission, la méthode à employer est de déclencher un grand mouvement révolutionnaire contre la restauration capitaliste du bloc dirigeant révisionniste et traître à l'intérieur du Parti Communiste Chinois, et d'engager une guerre populaire révolutionnaire par la parole et l'action dans le but de gagner une victoire complète.

 

Le travail central du PCMC en 2009 est de mener la propagande publique, d'armer idéologiquement les masses, de développer ses organisations et d'engager des luttes politiques concrètes. Nous devons diffuser l'arme du maoïsme dans le parti tout entier, l'armée toute entière et le peuple de Chine tout entier, pour pouvoir développer un réseau de cadres et de branches régionales, et collecter les fonds nécessaires à notre travail révolutionnaire. Nous mènerons des luttes contre notre ennemi et soutiendrons les diverses luttes que mènent les masses populaires pour leurs droits élémentaires. Ce faisant, nous construirons la base sur laquelle s'élancera le mouvement révolutionnaire contre la restauration capitaliste, mouvement qui arrivera graduellement.

 

5. Nous déclarons que nous faisons route vers la deuxième révolution socialiste en Chine

 

Comme le Président Mao l'a expliqué, “lorsque les révisonnistes parviennent au pouvoir, c'est la même chose que lorsque les capitalistes accèdent au pouvoir”. Mao avait aussi dit clairement que “l'antagonisme entre les classes bourgeoises et prolétariennes ne peut être résolu que par la révolution socialiste”.  Le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois d'aujoud'hui est une variante de classe capitaliste. Ce sont des chiens courants et des valets de l'impérialisme.

 

Comme l'a souligné à juste titre le Président Mao : “la présence des influences capitalistes est la cause interne fondamentale du révisionnisme, la soumission aux pressions de l'impérialisme est la cause externe du révisionnisme.” L'antagonisme de base entre la classe prolétarienne chinoise et le bloc dirigeant révisionniste et traître à l'intérieur du Parti Communiste Chinois est l'équivalent de l'antagonisme entre la classe prolétarienne et la classe bourgeoise. La façon de résoudre cette contradiction, c'est de s'engager dans la révolution socialiste contre la restauration capitaliste.

 

Le concept de la deuxième révolution socialiste a été formulé sur la base du bilan consciencieux des 27 années de révolution socialiste que le Président Mao a personnellement dirigée, ainsi que sur la base de l'étude soigneuse des contenus et des stratégies de la nouvelle révolution socialiste. Ce concept a été formulé à la naissance de notre parti, il correspond à la maturité atteinte par nous en termes d'idéologie, de théorie et de forces actives, et par les conditions objectives. Les conditions sont suffisantes pour que nous nous lancions sur la voie de la nouvelle révolution socialiste, laquelle est donc appelée deuxième révolution socialiste.

L'orientation politique générale de la deuxième révolution socialiste consiste à suivre fermement la direction du PCMC, à appliquer fermement la ligne politique, la méthode et les tactiques du parti, à s'engager fermement dans la lutte pour remplacer le système capitaliste par le système socialiste,  à s'engager fermement dans les luttes politiques prolétariennes contre la bourgeoisie pour finalement établir la dictature du prolétariat, à concentrer nos efforts vers la construction d'un véritable Etat socialiste, puissant, moderne et prospère, et à lutter fermement et avec zèle pour réaliser dans les faits le communisme.

Ce n'est qu'en s'en tenant fermement à cette orientation générale que nous pourrons accomplir victorieusement la mission glorieuse que l'histoire nous a confiée. Ce n'est qu'en s'en tenant fermement à cette orientation générale que nous pourrons répondre aux exigences formulées par le Président Mao : “unité de volonté, unité dans la ligne politique, unité dans la planification, unité dans la direction et unité dans l'action”. Faute d'une telle unité de volonté, nos cendres pourraient continuer leurs discussions sans fin à la sortie du crématorium et tout resterait sans fruit. Sans cette unité de volonté, il ne saurait y avoir d'unité dans les autres domaines. Par conséquent, s'unir fermement sous cette orientation politique générale, c'est s'unir sous la ligne politique générale qui correspond au maoïsme et qui est objectivement correcte dans les conditions actuelles de la restauration capitaliste en Chine.

 

6. Nous déclarons qu'un grand mouvement révolutionnaire contre la restauration capitaliste sera mené parmi les peuples de Chine

 

Conformément aux principes du maoïsme, pour vaincre le grand projet de restauration capitaliste du capitalisme bureaucratique chinois, il faut que s'engage un grand mouvement révolutionnaire du prolétariat chinois, capable de le défier. Nous devons lancer un grand mouvement révolutionnaire contre la restauration capitaliste parmi les peuples de Chine et mener une guerre populaire révolutionnaire par la parole et l'action!

Sans cela, nous ne pourrons pas renverser le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois, ni ré-établir la dictature du prolétariat et le nouveau système socialiste, ni accomplir les volontés de l'ancienne génération de révolutionnaires prolétariens comme le Président Mao et le premier ministre Zhou Enlaï; sans cela nous ne pourrons pas penser sans honte aux milliers de martyrs révolutionnaires qui ont donné leur vie pour les intérêts de la classe prolétarienne, ni contribuer honorablement au mouvement communiste international en tant que prolétaires chinois!

 

La nature du grand mouvement révolutionnaire des peuples de Chine contre la restauration capitaliste consiste en la lutte entre le maoïsme et le révisionnisme moderne, entre la classe prolétarienne chinoise qui a perdu le pouvoir politique et la classe capitaliste bureaucratique qui est au pouvoir, entre le socialisme et le capitalisme. La particularité de cette grande révolution est de produire une lutte théorique de la base vers le sommet dans les conditions actuelles, marquées par une grande confusion idéologique dans la plupart des secteurs de la société. La fine pointe de cette lutte est dirigée contre le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois et contre les droitiers contre-révolutionnaires incorrigibles qui soutient ce bloc. La méthode de cette lutte consiste premièrement à armer idéologiquement le peuple, puis à augmenter le niveau de lutte pas à pas, pour arriver à obtenir la victoire complète. L'arme tranchante qui doit être utilisée, c'est le maoïsme.

Le Président Mao a souligné que “les impérialistes et tous les autres réactionnaires ne sont que des tigres en papier.” En apparence, le bloc dirigeant révisionniste contrôle tout : la loi, l'armée, la police armée, la police; leur puissance a l'air incommensurable. Mais en réalité, à cause de sa nature réactionnaire et de la corruption profonde de son être, il a déjà beaucoup de points faibles. L'émergence du PCMC est le signe avant-coureur de la mort de ce bloc dirigeant.

En cette phase, notre parti, évaluant de façon réaliste la situation, se concentre sur la lutte théorique plutôt que sur la lutte militaire. D'un point de vue militaire, notre plan correspond au principe militaire “esquiver les points forts de l'ennemi, le frapper sur ses points faibles”. Nos efforts et nos actions devraient viser principalement à mobiliser et à encourager le peuple dans tout le pays à s'engager dans la grande révolution contre la restauration capitaliste. Nous devons mobiliser le peuple, l'unir par la solidarité, de façon à ce que les masses populaires agissent par leur propre volonté. C'est seulement en passant par là que nous pourrons atteindre l'étape suivante.

Le Président Mao a expliqué un jour que la Révolution Culturelle était un exercice consciencieux de préparation militaire. Il est clair désormais que cet “exercice consciencieux de préparation militaire” nous a préparé pour les luttes d'aujourd'hui.

 

L'environnement intérieur et international est à présent très favorable à la révolution chinoise. La crise économique affectant le capitalisme mondial continue de s'approfondir, et les capitalistes bureaucratiques chinois n'ont aucune moyen de s'en sortir par eux-mêmes. La domination économique et sociale du bloc dirigeant a été ébranlée des deux côtés. Face à la situation révolutionnaire en développement, le bloc dirigeant tente de donner satisfaction de façon limitée aux doléances du peuple, afin de l'apaiser, tout en renforçant son contrôle sur l'armée et la police  pour protéger son règne vacillant.

En voyant à long terme, avec l'amélioration continue de la conscience révolutionnaire des masses, les luttes économiques destinées à la protection de leurs propres intérêts passeront au stade supérieur : celui de la lutte politique pour changer le système social. Notre parti et d'autres organisations révolutionnaires monteront en puissance, et mille et un leaders révolutionnaires perspicaces politiquement, plein d'altruisme, capables de mener à bien des tâches pratiques et ayant d'autre part la volonté de sacrifier leur vie pour des buts politiques, tout en étant pourvus d'une grande compréhension de l'art de la lutte, rejoindront en masse notre parti, alors que les divers pseudo-gauchistes en seront exclus dans le cours des luttes révolutionnaires réelles.

Les opportunistes et dogmatistes qui se trouvent dans et hors du parti, faute d'accepter de se départir de leur vision du monde petite-bourgeoise, seront en proie à la dépression lorsqu'ils seront surpris par le caractère inattendu des situations de lutte, au point que certains dégénèreront au point de devenir des traîtres éhontés à la révolution. Ceux qui ne se préoccupent que de leur statut dans le parti seront de plus en plus mis à l'écart au fur et à mesure que se développe la situation révolutionnaire. Mais les membres authentiques du Parti Communiste Maoïste de Chine chanteront l'Internationale et tiendront fermement leurs positions sur les lignes de front de la grande révolution contre la restauration capitaliste. Aucune vicissitude, aucun obstacle ne fera cesser leur marche.

Ils mèneront le peuple, pas après pas, au combat dans la grande lutte contre le bloc révisionniste contre-révolutionnaire, et cela jusqu'au bout!

Peu importe s'il y a ou non, dans l'histoire du communisme mondial, des exemples de renversement d'un parti révisonniste au pouvoir, nous ne suivrons pas l'exemple de la mort de l'ex-Union Soviétique et nous continuerons le combat avant que le “drapeau rouge” ne tombe à terre! Nous irons certainement faire notre rapport au Président Mao : “Président, nous avons gagné!”

 

7. Nous déclarons que le maoïsme est la puissante arme idéologique et théorique qu'il faut employer pour obtenir la victoire sur le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois

 

Le maoïsme est le prolongement et le développement du marxisme-léninisme de notre époque, il est la somme raisonnée et systématique de la pensée maotsétoung. Le maoïsme a élevé le marxisme-léninisme à une nouvelle hauteur, il est le troisième grand jalon de l'histoire de la révolution prolétarienne. Le maoïsme est l'âme et le fondement du Parti Communiste Maoïste de Chine, il est un instrument grandiose permettant de se défendre contre les différentes sortes de pensées capitalistes et d'opportunisme dans le parti, il est en outre la grande arme idéologique et théorique qui doit être employée pour obtenir la victoire sur le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois

Le Président Mao a souligné : “Les idées justes qui représentent les classes avancées, deviennent,  une fois assimilées par les masses, la force matérielle capable de transformer la société et le monde”. Notre propos est de saisir cette arme idéologique, pour qu'elle devienne la force matérielle qui transforme la société humaine et le monde matériel. Nous n'utilisons pas notre arme pour simplement ébranler le pouvoir contre-révolutionnaire qui est en place aujourd'hui, mais pour renverser entièrement le pouvoir contre-révolutionnaire.

Nos luttes seront certainement victorieuses si nous armons du maoïsme les pensées du peuple, mais faute d'employer le maoïsme et d'en équiper les pensées du peuple, toutes nos luttes révolutionnaires ne pourront que s'arrêter au stade des slogans superficiels et n'obtiendront aucune victoire réelle. Par conséquent, nous devons donner au peuple l'arme acérée du maoïsme et faire feu de tout bois pour propager les informations qui font éclater la vérité au sujet du bloc dirigeant dans chaque région de Chine. Nous devons amener les masses populaires à frapper ensemble consciemment, continuellement et férocement contre le bloc dominant révisionniste. Telle est, assurément, la mission glorieuse de chaque membre du parti et de chaque sympathisant!

 

8. Nous déclarons que nous devons anéantir toutes les pensées erronées qui subsistent dans la gauche, afin d'ouvrir la voie au grand mouvement révolutionnaire de la classe prolétarienne

 

Sur la question de comment contrecarrer la grande restauration du capitalisme, il y a eu de nombreuses discussions au sein de la gauche en Chine, mais qui sont restées sans réponse. Pendant longtemps, les recherches concernant la résolution du problème de la restauration capitaliste se sont limitées au débat sur les “différentes façons de tuer le cochon”. Les propositions se multipliaient, comme : “le retour aux monts Tsinkiang, l'établissement de bases d'appui révolutionnaires et de conquête du pouvoir politique par la guerre de guérilla”, “la lutte contre la restauration capitaliste du bloc dirigeant ne consiste pas seulement en une lutte anti-révisionniste, mais aussi une lutte contre le capitalisme bureaucratique”, “la restauration capitaliste est dorénavant achevée, la révolution d'aujourd'hui n'est donc plus anti-révisionniste”, “notre révolution devrait être en premier lieu une révolution démocratique”, “nous devrions aller à la campagne et établir des entreprises coopératives”, “nous devrions nouer des amitiés avec des éléments de la base et accroître notre nombre”, “nous devrions mener des luttes dans le cadre légal et faire virer à gauche le gouvernement central”, “diviser le pays par la force armée et conquérir directement les villes”, etc...

Le seule mention du nombre de “stratégies révolutionnaires” qui ont été proposées a de quoi donner le vertige.

Bien que tous ces points de vue aient été avancés de bonne foi, ils sont objectivement partiaux, dogmatiques et métaphysiques. Certains d'entre eux nient tout simplement l'existence du bloc dominant révisionniste et traître à l'intérieur du PCC, certains ne voient pas les méthodes de restauration des révisionnistes modernes, d'autres mettent l'accent sur un point particulier tout en négligeant l'essence et le tout, d'autres enfin ne semblent pas avoir la moindre compréhension de l'existence des classes et de la lutte des classes. Comme Lénine l'a souligné : “Ils se considèrent comme des marxistes, mais leur compréhension du marxisme est dégénérée à l'extrême. Le facteur déterminant, la dialectique révolutionnaire du marxisme, il n'en ont pas la moindre idée.” Ces gens ne comprennent pas la signification essentielle de ce grand enseignement maoïste : “Les idées justes qui représentent les classes avancées, deviennent,  une fois assimilées par les masses, la force matérielle capable de transformer la société et le monde”. Certains n'ont pas la moindre idée de la nature essentielle de cette révolution, n'est-ce pas tout simplement stupide et dérisoire?

D'après les principes du maoïsme, l'âme vivante du marxisme est la capacité d'avoir une analyse concrète de situations concrètes. Nombreux sont ceux qui admettent cette vérité, mais bien peu sont ceux qui l'appliquent. Les opportunistes tout autant que les dogmatiques traitent le marxisme-léninisme-maoïsme comme un corps de formules abstraites et étroites qui doivent s'imposer dans toutes sortes de situations. Ils refusent d'enquêter sur la transformation des contradictions et sur les circonstances spéciales dans lesquelles celles-ci se développent. Par exemple, ils ne prennent pas en considération la façon dont le capitalisme bureaucratique en est arrivé à devenir ce qu'il est aujourd”hui, ils ne reconnaissent pas qu'appartient au contenu du capitalisme bureaucratique chinois le fait que celui-ci existe sous la forme du révisionnisme.

Ils ne considèrent que le phénomène, pas l'essence. Ils ne saisissent qu'un point particulier et négligent le reste. Ils ne se préoccupent que de l'expérience historique, mais sont incapables d'une quelconque créativité correspondant aux circonstances. Lorsqu'ils voient un boîteux, ils veulent traiter  sa jambe, mais sans voir que le boîtement a été causé par une blessure et ne reconnaissent pas le fait que, tant que la blessure n'est pas traitée, la jambe restera toujours boîteuse. Ce qui fait que même s'ils crient qu'il faut revenir aux monts Tsinkiang, à ce jour il n'y a personne là-haut, même si certains de nos amis appellent les gens à s'immerger dans les masses pour y faire advenir le changement, à ce jour il n'y a eu aucun changement réel. Les noms de certaines entreprises coopératives, comme celle du village de Nanjie, sont certes assez fameux, mais elles ne peuvent pas  blesser un seul cheveu du bloc révisionniste dirigeant, ni ne peuvent bloquer la grande avalanche de la restauration capitaliste. Tous ces exemples sont en fin de compte comparables “aux minauderies d'un chat qui hésite à proximité d'un plat chaud” comme aurait dit Lénine.

 

Le rapport entre le bloc dirigeant révisionniste et traître d'un côté, et le capitalisme bureaucratique de l'autre est le rapport entre la cause et l'effet. Si la cause est traitée, l'effet le sera aussi, directement. Faute d'une compréhension correcte de la cause, les efforts pour traiter l'effet seront vains. Par conséquent, si nous nous attelions directement à l'effet sans examen de la cause, non seulement nous ne trouverons pas le fil d'Ariane au sein d'une pelote confuse, mais nous agirions aussi sans nous conformer aux lois objectives de son développement. Par conséquent, sous-estimer l'importance des luttes révolutionnaires dans le domaine de la théorie sous la domination du révisionnisme est très incorrect, c'est une lourde violation de la dialectique révolutionnaire du marxisme. 

 

En oute, l'éclectisme en politique, le libéralisme dans les pensées, le dogmatisme dans la théorie, l'opportunisme dans le style de travail et le sectarisme dans l'action, etc. forment des obstacles sur la voie du grand mouvement révolutionnaire de la classe prolétarienne face à la restauration capitaliste. Ces obstacles sont ces idées erronées qui toutes empêchent le développement positif du mouvement révolutionnaire de contre-restauration. Leur existence ne peut qu'ajourner celui-ci. Si nous sommes capables de transformer ces influences négatives en influences positives, de sorte que la gauche chinoise toute entière pense à l'unisson et emploie ses forces dans la même direction, quelles difficultés rencontrerons-nous pour déposer le régime actuel dans les trois années à venir?

Cela serait aussi facile qu'à un chef cuisinier de couper des concombres! En conséquence de quoi, toutes les personnes de la gauche qui se considèrent comme maoïstes et les membres de notre parti ont la responsabilité de se donner à eux-mêmes de hautes exigences en ce qui concerne la pensée politique, la théorie révolutionnaire et la pratique réelle, et de se débarrasser de toutes les idées erronées et autres obstacles qui encombrent notre chemin! Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons ouvrir la voie au grand mouvement révolutionnaire contre la restauration capitaliste! Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons nous embarquer sur la voie du progrès historique qui est celle du peuple!

 

9. Nous déclarons que le bloc dirigeant révisionniste et traître du Parti Communiste Chinois doit être déposé

 

 

Comme l'a fait remarquer le Président Mao : “La vérité du marxisme est irrésistible, les masses populaires vont certainement mener la révolution”. Comme la grande situation révolutionnaire contre la restauration capitaliste continuera de se développer, les querelles intestines dans le bloc dirigeant révisionniste changeront elles aussi. Ce genre de changement est causé par des facteurs extérieurs qui produiront sur eux graduellement leurs effets. Le vent de la révolution soufflera jusque dans les casernes de l'armée et l'appel de la conscience et du soulèvement pénétrera dans les rangs de l'armée. Chaque soldat se souciera de sa position politique : la majorité se rangera du côté de la révolution, seule une petite minorité se rangera du côté de la contre-révolution. L'armée nécessairement se divisera en deux. Les leaders révisionnistes invétérés et les officiers réactionnaires dans l'armée se retouveront petit à petit isolés. Les têtes du bloc dirigeant seront soit “écartées” suite aux vagues de grèves ouvrières et étudiantes dans le pays, soit renversées directement par les forces révolutionnaires du peuple prolétarien, soit encore forcées d'entrer dans des négociations avec la révolution populaire et mises sous pression pour quitter le pouvoir. Mais quelles que soient les façons dont ils s'en iront, ils doivent s'en aller, et sur ce sujet il n'y a absolument aucun doute!

 

En cette première phase du grand mouvement révolutionnaire de contre-restauration, notre parti appelle les têtes du bloc dirigeant contre-révolutionnaire à se démettre volontairement de leurs fonctions. Comme dit le vieux proverbe chinois : “Celui qui est vertueux et réellement capable comprend les exigences des temps”. Plus tôt vous quittez le pouvoir, plus vous agissez de plein gré. Plus tard vous le quittez, plus vous serez forcés par les circonstances. Si vous abdiquez suite à des négociations, tel sera le choix le plus sage, car en renonçant assez tôt, vous écartez d'autant plus de vous la pression et pourrez vivre en paix. Ce faisant, vous vous ménagez une porte de sortie relativement honorable, et vous laissez aussi une voie ouverte vers la lumière du jour pour votre famille et votre descendance.

Si d'aventure le bloc dirigeant refusait de se repentir et commettait des massacres de masses, alors vos crimes pèseraient mille fois plus lourd dans la balance, ce qui non seulement laisserait de vous un funeste renom pour les mille générations suivantes, mais aussi aboutirait à l'anéantissement complet de vos clans. Pour ce qui est de la classe prolétarienne, cela ne représenterait qu'un nouvel épisode du baptême révolutionnaire par le feu et le sang.

 

10. Programme du Parti Communiste Maoïste de Chine

 

1. Nous appelons au renversement complet de tous les tenants de la voie capitaliste, grands et petits et de tous les éléments bureaucrates corrompus. Nous voulons abolir la constitution et la législation capitaliste qui a été imposée aux peuples de Chine par le bloc révisionniste et traître. Nous voulons établir des conseils populaires de contrôle afin que tout le monde participe à la gestion et à la supervision de l'Etat, de l'armée et du gouvernement, afin que le peuple ait la garantie d'être le véritable maître du pays.

 

2. Toutes les unités de production de propriété collective établies avant 1977 seront complètement rétablies. Tout travailleur au chômage qui a travaillé dans ces unités de production retrouvera sans conditions son poste et son salaire. Toutes les possessions qui ont été retirées de ces unités de production collectives seront reprises et reconstituées.

 

3. Toutes les entreprises monopolistes d'Etat formées après 1977 seront rendues au peuple.

 

4. Les communes populaires à la campagne seront rétablies. En ce qui concerne concrètement chaque village, nous devons respecter les choix des masses. Ceux d'entre eux qui choisiront le chemin collectiviste seront soutenus par l'Etat, quant à ceux qui voudront laisser les choses en l'état, ils y seront autorisés.

 

5. Le système militaire des grades sera aboli, et l'armée sera réformée. La tâche de former une armée révolutionnaire modernisée sera entreprise. L'armée sera entraînée à pouvoir à tout moment répondre à toute violation de notre pays par une invasion ou des actes de piraterie.

 

6. Toutes les école primaires et secondaires, ainsi que toutes les universités deviendront entièrement gratuites, à l'exception de l'achat des manuels scolaires. Les universités offriront le gîte et le couvert gratuitement, ainsi qu'une aide financière aux étudiants qui en auraient besoin. Le système éducatif sera tourné d'abord et avant tout vers la création d'une nouvelle personnalité socialiste, à la fois “rouge” et “experte”. Des emplois seront garantis pour tous ceux qui auront eu un diplôme.

 

7. La qualité du service dans tous les hôpitaux du peuple et hôpitaux chinois traditionnels sera fondamentalement améliorée. De nouveaux hôpitaux seront construits dans chaque ville et bourgade de Chine. Tous les résidents de Chine, qu'ils soient de la ville ou de la campagne, pourvu qu'ils soient citoyens de la République Populaire de Chine, recevront des soins médicaux gratuits, à l'exception des coûts élémentaires des médicaments. Le coût des soins médicaux sera régulé directement par l'Etat et certains seront gratuits si besoin est. La directive politique du Président Mao : “Que la charge du secteur médical et sanitaire soit transferrée aux zones rurales” sera appliquée. Les communes populaires dans les zones rurales établiront de nouveaux hôpitaux et des dispensaires seront construits dans chaque village. Tout individu aura la garantie de recevoir un traitement sanitaire et médical convenable et bon marché. La triste condition dont souffrent les pauvres aujourd'hui : “Tiens bon si tu as une petite maladie” et “Attend la mort si tu en as une grande” sera pour toujours changée.

 

8. Toutes les personnes âgées qui ne sont plus en état de travailler, qu'ils-elles soient de la ville ou de la campagne, toucheront une retraite d'Etat. Toute personne handicapée qui n'est plus en état de travailler sera prise en charge par l'Etat. Tous les soucis concernant le soin des personnes âgées ou handicapées s'effaceront.

 

9. Tout adulte qui est citoyen de la République Populaire de Chine pourra choisir son poste de travail en postulant. L'Etat sera chargé de la planification générale des postes à pourvoir. Le principe socialiste de ditribution “ à chacun selon son travail” sera appliqué.

 

10. Toutes les entreprises privées qui ne cherchent pas à couler l'Etat, qui ne pratiquent pas l'opportunisme ou l'exploitation en grand, et qui ne portent pas préjudice au bien-être du public pourront continuer à exister comme autrefois. En même temps, les lois de l'Etat protègeront les droits de quiconque souhaitant s'engager dans le business privé et l'Etat apportera son assistance si nécessaire.

 

11. Tout citoyen adulte de la République Populaire de Chine recevra la garantie d'avoir un logement qui lui appartienne.

 

12. Les procédures d'incorporation et de promotion dans le parti seront fixées en conformité avec la charte du Parti Communiste Maoïste de Chine. Il est possible que cela se passe très rapidement pour certaines personnes.

 

13. Aucun de ceux qui se sont rangés aux côtés des réactionnaires pendant la phase de restauration capitaliste contre-révolutionnaire, aucun de ceux qui ont chanté les louanges des “réformes d'ouverture”, ni aucun de ceux qui se sont rangés aux côtés du bloc dominant révisionniste ne seront autorisés à avoir quelque position dirigeante que ce soit à quelque poste que ce soit dans toute l'étendue du pays. En revanche, tous ceux qui ont réussi à tracer une ligne de démarcation entre eux et le bloc dominant et qui l'ont combattu pendant la grande révolution anti-restauration, recevront le pardon pour leurs crimes politiques passés.

 

14. Tous ceux qui ont en apparence cherché à se joindre à la révolution pendant le grand mouvement révolutionnaire anti-restauration, mais qui ne se préoccupaient en réalité que de leurs intérêts personnels, seront disqualifiés pour tout poste de direction dans le parti et le pays.

 

15. Les cadres révolutionnaires sont les serviteurs du peuple. Mis à part les gardes du corps et les assistants qui sont nécessaires aux cadres dirigeants principaux du parti et de l'Etat, il n'est permis à aucun cadre d'avoir des secrétaires, des docteurs, des cuisiniers, des chauffeurs ou tout autre personnel de service.

 

16. Le niveau d'honoraires de tous les cadres et dirigeants dans le parti ne doit jamais dépasser celui du salaire le plus élevé d'un ouvrier du pays. Leurs domiciles ne pourront pas dépasser les 150 m2.

 

17. Tous les cadres qui auront pratiqué le détournement de fonds, qui auront accepté des pots de vin, qui se seront mêlés à toute chose contraire aux intérêts des masses populaires et qui n'auront pas agi conformément aux souhaits du peuple, seront démis de leurs fonctions.

 

18. Un soin tout particulier sera accordé aux familles et aux descendants des martyrs révolutionnaires, ainsi qu'à tous ceux qui auront aidé autrui héroïquement au détriment de leur propre sûreté.

 

19. Tous les officiels corrompus qui se seront enfuis à l'étranger avec beaucoup d'argent seront pourchassés et arrêtés, quelque soit l'endroit où ils auront trouvé refuge! Tous ceux qui refuseront de se repentir pour leurs crimes politiques, où qu'ils se cachent dans le monde, seront exécutés à tout prix.

 

20. Tout droitier contre-révolutionnaire qui aura combattu la deuxième révolution socialiste et qui se sera opposé à la dictature du prolétariat sera ré-éduqué de force sous un contrôle étroit. Ceux de ces contre-révolutionnaires qui manifesteront une attitude mauvaise et réactionnaire seront liquidés sans pitié!

 

Notre programme détaillé se s'arrête pas ici. Nous pensons que dans un avenir pas si lointain, le peuple travaillera avec foi et honneur et que leurs pensées et leurs vies connaîtront une profonde transformation. Le mode de vie et les pensées banales et corrompues de la classe bourgeoise seront complètement abandonnées, et une nouvelle société socialiste émergera et deviendra un exemple pour le développement de toute l'humanité. Un nouvel Etat, moderne, socialiste, prospère et puissant se dressera vaillamment à l'Est et deviendra, à proprement parler, une “perle de l'Orient”.

 

 

 

 

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 13:21

Les Camarades du Red Block - Italie nous ont envoyé cette vidéo. Nous en profitons pour leur envoyer nos salutations communistes et fraternelles. Leur site :  http://redblock-it.blogspot.com/

 

 

http://2.bp.blogspot.com/_KaLTpTcdiNk/TGAE7tiNaRI/AAAAAAAAApM/s1vJ1ESzCfg/S848-R/imm+blog.jpg

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 18:00

Les Camarades du Bengladesh du Mouvement Révolutionnaire des Travailleurs nous ont envoyé ce message. Nous le publions en solidarité.

 

PC maoïste de France

 

 


 

Il est juste de se rebeller !

 

revolte-bengaldesh.JPG

 

Hier, 30 Janvier 2011, des milliers de personnes d’Arial bil [Un vaste territoire de plaine près de Dacca, au sud] sont descendues dans la rue. Les gens sont montés en résistance contre le plan à  500 milliards de dollars du gouvernement de construire un aéroport sous le nom du père de Sheikh Hasina par l'acquisition de 25 000 acres de terrain [plus de 10 000 Ha] de cette plaine (bil) incluant les zones de Srinagar Thana du district de Munshiganj et Nawabganj & Dohar Thana du district de Dacca. Si le plan du gouvernement est réalisé, des milliers de personnes vont perdre leur maison, les terres arables et leur travail. Environ cinquante mille personnes se trouvaient dans cette manifestation. Lorsque les balles de la police ont été épuisées lors de l'attaque sur les masses, alors les gens ont encerclé la police, ont attaqué sur leur véhicule, ont battu la police et les journalistes et incendié le poste de police de Hashra. Selon les nouvelles à ce jour, un policier a été tué et des centaines de personnes ainsi que des policiers ont été blessés.

Caractéristiques de l’État et la conscience de masse

Les masses comprennent avec amertume combien cet Etat capitaliste colonial pourri, cette société et ce gouvernement sont anti-populaires. Parce qu'ils s'emparent de leur vie et de leur gagne-pain, de leur maison et de leurs terres arables chaque jour qui passe. C'est pourquoi les gens éclatent en rébellion systématiquement.

Un policier a perdu la vie tout en suivant l'ordre du gouvernement contre les masses

L'officier de police tué avait suivi un ordre du gouvernement. Mais la question a été soulevée aujourd'hui pourquoi il n'y avait pas d'ordre de résistance à la frontière, où la BSF indienne [Forces de Sécurités Frontalières NdT] a tué un enfant handicapé. Il n'y avait pas d'ordre là-bas, il n'y avait donc pas à suivre d’ordre. Mais quelqu’un de son propre pays peut être forcé à tuer à l'intérieur et hors du pays.

Un journaliste agressé. Le caractère de classe du journalisme jaune est exposé

Les reporters du quotidien Prothom Alo et d’ATN News TV ont été frappés. Le reporter de l'ATN News TV a sincèrement affirmé dans une interview à la télévision que les pauvres ne font pas confiance aux journalistes et pensent que les journalistes sont leurs ennemis. Sur cette base, le caractère de classe du journalisme jaune est exposé. Tout le monde sait que les médias de notre pays propagent de fausses nouvelles.


Salutations à cette lutte populaire !


Le maoïsme, c'est cette doctrine ce qui nous amènera à la société communiste où il n'y aura pas de bourgeoisie impérialiste collaboratrice sur notre tête. Le droit des peuples à la terre et au travail y sera protégé dans la société.


Préparons nous donc  à une telle lutte de l'idéologie maoïste. Ensuite, des révoltes innombrables remporteront des victoires.

 


Sumon Chowdhury


Mohsin Pramanik


Mouvement Révolutionnaire des Travailleurs


2ème Commission nationale


31 janvier 2011

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