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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 19:27

Nous publions ici la déclaration des camarades de l'ATIK (Confédération de Turquie en Europe) et du YDG (Nouvelle Jeunesse Démocratique) sur les attaques en région parisienne.

 

 

Déclaration de l'ATiK - YDG à propos des attentats de Paris
Déclaration de l'ATiK - YDG à propos des attentats de Paris
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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 15:55

De nouvelles attaques ont touché la région parisienne. Cette fois-ci d'une ampleur impressionnante, avec une coordination et des modes opératoires multiples, allant jusqu'à l'attentat suicide.

 

Les cibles étaient elles aussi multiples. Contrairement à l'attaque contre Charlie Hebdo et l'Hypercacher de janvier, les cibles étaient moins symboliques, plus générales et voulaient frapper l'ensemble de la population, à l'exception du Stade de France où la cible aurait pu être François Hollande.

 

L'attaque est revendiquée par Daech.

 

Nous condamnons ces attaques, comme nous avions condamné les attaques de janvier.

 

Mais nous ne crierons pas non plus avec les loups, pas plus que nous l'avions fait en janvier.

 

Nous nous plaçons encore une fois du côté du peuple, victime d'attaques dont les responsables sont avant tout les impérialistes.

 

Les différentes puissances impérialistes pillent le monde, sèment la misère, provoquent les conflits entre les peuples en utilisant les différences ethniques, religieuses, culturelles, etc. entre les peuples.  Elles interviennent militairement, directement ou indirectement, ouvertement et secrètement. Tout cela, elles le font pour le pillage des ressources premières, l'exploitation de la main d’œuvre « bon marché », la mise en place de chiens de gardes locaux et le contrôle de zones stratégiques.

 

Depuis quelques années, l’État français fait partie des impérialistes très agressifs, avec plusieurs interventions extérieures de différentes nature : Afghanistan, Irak, Mali (transformée en opération militaire allant du Tchad à la Mauritanie dans la région du Sahel), Côte d'Ivoire, Centrafrique, Libye, Syrie,…

 

C'est la France qui a armé les pires réactionnaires se revendiquant de l'Islam en Syrie ! N'oublions pas la propagande d'Etat menée par le Parti Socialiste contre Bachar Al Assad, bourgeois compradore à la solde des impérialistes russes et chinois. La France a armé l'Armée Syrienne Libre pour le renverser. L'ALS était un vivier des pires réactionnaires religieux, notamment du Front Al Nosra, un des pires bourreau des peuples de Syrie. Ces armes ont fini entre les mains de Daech avec celles récupérées en Irak principalement fournies par les États-Unis et en Libye par la France ! D'autre part, les impérialistes s'enrichissent à travers d'importantes ventes d'armes à travers le monde, armes qui finissent par se retrouver entre les mains de groupes tels que Daech dans les pays que les impérialistes ont déstabilisé.

 

Ces interventions se font toutes au nom de la « démocratie », des « droits de l'Homme », etc. Mais à chaque fois, c'est surtout pour défendre les intérêts de l'impérialisme français.

 

Ces interventions ont armé, directement ou indirectement, des groupes djihadistes affiliés à Al-Qaida ou Daech (plus récemment). Et ensuite, la déstabilisation provoquée par l'ingérence et les interventions impérialistes servent elles-mêmes comme prétexte à d'autres ingérences et interventions.

 

Les impérialistes sont des pompiers pyromanes ! Ils se brûlent les doigts avec l'incendie qu'ils ont eux-mêmes allumé ! Et comme toujours, ce sont les peuples du monde qui paient la facture.

 

Ce sont eux les responsables de ces attaques ! Daech et les autres groupes réactionnaires n'existeraient pas si les impérialistes ne semaient pas le chaos à travers la planète !

 

Maintenant, Hollande a déclaré l’État d'Urgence et a appelé l'armée en renfort. La France est en guerre, entend-on. Oui, la France est en guerre, et ce n'est pas nouveau ! Trop de peuples à travers le monde le savent à leurs dépens.

 

Nos craintes suite à ces attaques sont plusieurs.

 

Tout d'abord, nous craignons que le climat anti-immigrés et particulièrement anti-musulmans et anti-réfugiés ne se renforce. Les fascistes de tous bords s'appuyant sur une simplification extrême de la réalité et cachant l'oppression et l'exploitation impérialiste vont encore pousser plus loin leur propagande et leurs attaques. La division au sein du prolétariat et des masses populaires risque de se renforcer. Cela renforce les possibilités de mobilisations de masse réactionnaires, ciblant une partie de la population comme boucs-émissaires.

 

Ensuite, nous craignons que l’État d'Urgence permette à l’État de restreindre durablement les libertés démocratiques, telles que le droit de rassemblement et de manifestation. C'est d'ailleurs déjà le cas en région parisienne. Nous craignons ainsi un renforcement de l’État policier, sous la rengaine « C'est pour votre sécurité ».

 

Enfin, en conséquence, nous craignons que ces phénomènes facilitent l'accès au pouvoir d'une frange encore plus réactionnaire, voire fasciste, de la bourgeoisie. C'est une possibilité beaucoup  plus dangereuse que celle de nouvelles attaques.

 

Nous devons voir clair les dynamiques qui se déroulent derrière ces attaques. Nous devons désigner les impérialistes qui cherchent à se repartager le monde comme étant les responsables de ces attaques.

 

La seule réponse que nous devons développer est celle de la lutte révolutionnaire pour abattre ce système qui sème la misère, la guerre, la barbarie, la mort tout autour de la planète !

 

Comme en janvier dernier, nous affirmons :


Pas d'union nationale derrière la république des bourgeois fauteurs de guerres et de misère !


Ne cédons pas à la propagande fasciste qui instrumentalise la barbarie pour faire le compte du patronat !


Dénonçons les réactionnaires religieux criminels qui servent à affaiblir nos luttes, à diviser le peuple et à propager des idées féodales dangereuses dans les masses populaires !


Solidarité avec les masses populaires musulmanes qui vont de nouveau subir une vague islamophobe après ces attaques !


Serrons les rangs autour de la classe ouvrière, dernier rempart contre le fascisme !

 

Bloc Rouge (Unification des maoïstes)

 

(Voir notre déclaration de janvier dernier : Tuerie à Charlie Hebdo : face à tous les réactionnaires, unité révolutionnaire ! )

Sur les attaques en région parisienne
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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 17:27
Sur la question des réfugié-es

Depuis des mois et des mois, des milliers de réfugiés qui fuient la guerre, les massacres, les torture, meurent noyés en tentant de traverser la Méditerranée, en passant les frontières dans des camions, etc. Le corps du petit Aylan sur une plage a été le déclencheur dans l'opinion publique. Les gouvernements européens ont dû réagir.

 

Les Etats européens, les gouvernements, les partis politiques sont divisés sur les méthodes à employer pour, suivant leur expression "endiguer la vague migratoire des réfugiés". Mais ils sont unis sur le fond pour refouler les clandestins et faire un tri « qualitatif ». L'opinion publique est aussi divisée, une partie est pour acceullir les réfugiés, l'autre pour les refouler.

 

Les gouvernements, les Etats, l'OFPRA

 

Les gouvernements contre l'accueil des immigrés sont la Hongrie, la Slovaquie, la Roumanie ; les indécis sont l'Estonie, la Lettonie, la Pologne, le Danemark.

 

De l'autre côté, les pays de l'Ouest de l'Europe dont l'Allemagne et la France veulent imposer des quotas à chaque membre de l'UE, ce que refusent les gouvernements des pays opposés à l'accueil des immigrés. Le ministre de l'Intérieur allemand déclare : « Les pays qui refusent la répartition sont souvent ceux qui reçoivent beaucoup de fonds structurels » « je trouve juste qu'ils reçoivent moins de moyens ». Ces fonds structurels ne sont pas des dons, mais des placements pour créer les infrstructures permettant une bonne délocalisation et l'exploitation des travailleurs et travailleuses de ces pays, pour un meilleur rendement du capital. Le mur de la honte de Shengen en Hongrie est payé par l'UE pour arrêter les réfugiés.

 

L'OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides), sous prétexte d'efficacité, installe une antenne à Rome pour choisir entre les « vrais » demandeurs d'asile et ceux qui ne le seraient pas, alors que tous et toutes fuient la guerre, les bombardements, les tortures. C'est le premier tri. Ensuite l'OFPRA fait un second tri, et seulement un tiers est accepté après une longue attente. Pour refuser un maximum de réfugiés, l'OFPRA se propose d'installer ses bureaux à la source des migrations, au Liban et en Syrie.

 

En réalité, les principaux pays à accueillir les refugiés syriens sont les pays dominés par les impérialistes dont les gouvernements sont les chiens de garde des impérialistes respoansables du chaos actuel : au Liban (1,2 millions), en Irak (3 millions de déplacés), en Egypte (plus de 130 000), en Jordanie (650 000), en Turquie (1,9 million). Le nombre des réfugiés arrivant en Europe représente environ 10% de tous les migrants syriens.

 

Les politiques

 

300 personnes se sont rassemblées le samedi 12 septembre sur le village associatif organisé devant le Centre Pompidou-Metz pour la grande collecte en faveur des réfugiés syriens et irakiens. Au milieu de la foule, une poignée de représentants de Génération Identitaire, groupe fasciste, a allumé des fumigènes. Le FN a lui appelé à un référendum. L'association « Avenir ensemble », a alors entonné : "On est tous des enfants d’immigrés. Metz s’est déjà engagée à accueillir 250 personnes fuyant la Syrie." "Il y a des appartements disponibles et par-dessus le marché, j’en appelle à la population." Son maire, Dominique Gros est un des 600 maires qui se sont engagés dans ce sens.

 

On "découvre" que des logements vides sont détenus par l'Adoma (ex-Sonacotra) qui dispose de 5000 places, l'AFPA, 7500, le ministère de la défense 8000. En outre, il y a 75 650 HLM vacants. Le parc de logements HLM vides voués à la démolition est estimé de 9 000 à 16 000, alors qu'ils pourraient être réhabilitables. L'urgence fait lever le voile sur les logements vides et inoccupés qui s'élèvent à 2 millions en France, alors que plus de 100 000 SDF vivent dans la rue et que des centaines de milliers de familles vivent dans des logements insalubres ou trop petits. L'arrivée des réfugiés montre que la crise du logement est artificielle pour glonfler les prix du foncier, du marché immobilier et locatif.

 

Estrosi, maire de Nice à l'extrême droite des Républicains, a affirmé sans vergogne que « parmi les migrants nous avons des terroristes de Daech qui s'infiltrent ». Alors que les réfugiés sont fichés dès l'entrée dans l'UE, interrogés pour obtenir le droit d'asile... Marine le Pen en Essonne a déclaré "Les migrants qui arrivent en Ile-de-France vont chercher les emplois que vous n'avez pas, les prestations sociales que vous n'avez plus" "l'invasion migratoire n'aurait rien à envier à celle du IVème siècle, et aura peut-être les mêmes conséquence."

 

Quant à Robert Ménard, il est allé dire en personne, accompagné par sa milice armée locale, à des réfugiés qu'ils n'étaient « pas les bienvenus ». A Roanne, le maire ne veut accueillir que des chrétiens.

 

Et on ne compte plus le déferlement raciste des politicards de tous bords, sans oublier les réseaux sociaux où on retrouve les pires horreurs dignes des nazis.

 

Les impérialistes sont les responsables

 

Les Etats impérialistes sont les responsables de la guerre au Moyen-Orient et de la montée de l'EI. L'intervention de l'impérialisme américain en Afghanistan contre le social-impérialisme soviétique et le soutien qu'ils ont apporté aux islamistes et à El Qaïda, puis la nouvelle intervention américaine et de la coalition internationale contre les talibans a ouvert la voie à El Qaïda. La destruction du World Trade Center a donné l'occasion à Bush de décréter la "guerre des civilisations", envahir et occuper l'Irak, se débarrasser de Saddam Hussein, son ancien allié contre l'Iran. Les USA ont alors mis en place un régime fantoche dirigé par des chiïtes contre les sunnites précédemment au pouvoir. L'objectif : s'emparer du pétrole irakien, renforcer leur présence stratégique dans la région.

 

Cela ne suffisait pas. Les révoltes populaires en Tunisie et en Egypte ont été détournées par les classes dirigeantes soutenues par les impérialistes. L'intervention en Lybie a provoqué le chaos, les seigneurs de la guerre ont morcelé le pays. Les trafiquants et les islamistes ont pillé des stocks d'armes vendus contre du pétrole à Khadafi, et ainsi permis le renforcement des mouvements islamistes au Nigéria, au Mali, etc.

 

Mais il manquait plusieurs pions pour que les impérialistes dominent complètement le Proche-Orient. Aussi fallait-il faire tomber un autre dictateur, Bachar el Assad soutenu par l'impérialisme russe qui détient une base navale en Syrie et son allié le Hezbollah au Liban et ainsi renforcer le gendarme local, l'Etat d'Israël gendarme de l'impérialisme dans la région. La juste révolte des masses populaires en Syrie a été vite reprise en mains par les radicaux islamistes de l'EI qui s'étend aujourd'hui en Irak et en Syrie. Les kurdes d'Irak ont fait reculé l'EI au nord de la Syrie, aidés par les kurdes de Turquie que combat le gouvernement fasciste d'Erdogan plus qu'il ne combat l'EI. Aujourd'hui le gouvernement français qui bombarde l'EI en Irak, le fait en Syrie. Ce qui va augmenter le nombre de réfugiés victimes des soit-disant frappes ciblées contre l'EI.

 

Acceuillir les réfugiés, organiser la résistance contre le racisme et le fascisme

 

Globalement, en Europe, malgré la propagande anti-immigrée des fascistes et des gouvernements, la population approuve l'aide aux réfugiés : en Allemagne 66 %, en Italie 61 %, en Pologne 53 %. En Suède, en Belgique, aux Pays-Bas, malgré le poids de l'extrême droite, l'opinion est favorable à l'accueil des réfugiés. Les populations les plus hostiles à l’accueil sont celles du Danemark et de la Hongrie.

 

En France, malgré la propagande anti-immigrée du FN, du relais médiatique dont il bénéficie, de la politique de répression de l'immigration et des Rroms par le gouvernement PS, des campagnes réactionnaires de la droite contre l'immigration, des attaques des groupes ouvertement fascistes voire néo-nazis, 53 % des français sont pour l'accueil des réfugiés.

 

Le rôle des maoïstes

 

Les maoïstes sont pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, à se révolter contre l'expolitaion et l'oppression, contre les interventions des impérialistes, contre l'occupation d'un pays par un autre.

 

Les maoïstes sont pour les guerres justes de libération nationale anti-impérialiste ; soutiennent les révoltes contre les dictateurs à la solde des impérialistes, comme première étape de l'émancipation des peuples. Mais l'histoire nous démontre que l'on ne peut s'appuyer sur un impérialisme contre un autre, pas plus que sur une clique réactionnaire, quelle que soit la bannière sous laquelle elle tente de mobiliser les masses exploitées et opprimées en usant de la démagogie ou en s'appuyant sur la croyance ou la culture populaire du peuple, en profitant de ses difficultés provoquées par la crise du système capitaliste.

 

Les maoïstes sont pour la guerre populaire, seul moyen pour en finir avec les guerres injustes. Les impérialistes, ne rendront jamais les armes car elles leur permettent d'assujettir les peuples par la terreur. Il faudra les leur arracher des mains, et pour cela les combattre et les vaincre. Chaque peuple doit en finir avec sa propre bourgeoisie, instaurer le socialisme, la démocratie nouvelle pour le pueple dans chaque pays comme transition vers la société communiste à l'échelle mondiale. C'est la seule voie pour en finir avec toute cette misère, tous ces morts, tout ce sang et ces larmes versées. Avec le communisme, nous construirons un monde nouveau, sans exploitation, sans oppression, sans guerre, sans pollution, un monde réconcilié avec la nature que le capitalisme est en tarin de détruire. Nous n'avons qu'une planète, ils sont en train de la détruire et nous avec. Ce sont des criminels, nous devons les mettre à bas.

 

Dans nos tâches immédiates, nous devons apporter la solidarité avec les réfugiés, victimes de la barbarie impérialiste et détruire les fausses idées propagées à leur propos ; nous devons nous opposer à toute intervention militaire impérialiste ; nous devons dénoncer le rôle de la bourgeoisie impérialiste dans les massacres contre les populations et le soutien apporté aux bouchers de leur propre peuple (comme Erdogan en Turquie par exemple) ; nous devons apporter notre soutien aux forces indépendantes qui luttent contre les impérialistes et contre les réactionnaires de tous bords (comme la résistance kurde et les communistes qui luttent au Kurdistan et au nord de la Syrie notamment).

 

Le rôle du Parti Communiste

 

Nos ennemis sont organisés. C'est pour cela qu'ils règnent, C'est pour cela qu'ils tiennent en main les moyens de production et d'échanges qui leur permettent de nous exploiter et de nous opprimer grâce à leur appareil d'Etat. C'est avec notre sang et celui des autres peuples qu'ils mènent leurs guerres de rapines, qu'ils tentent de nous diviser, pour que nous nous dressions les uns contre les autres. C'est avec l'armée, la police et leur justice de classe qu'ils nous répriment, c'est au nom de la lutte contre le terrorisme qu'ils posent une chape de plomb sur nos libertés, qu'ils nous fichent, qu'ils pourchassent les plus exploités, les travailleurs sans droits, les sans-papiers.

 

Pour combattre l'Etat de la classe exploiteuse. Il nous faut une organisation supérieure à la leur. Nous sommes la majorité, mais nous sommes dispersés, divisés, sans objectif clair, ni stratégie claire pour l'atteindre. Nous ne pouvons y parvenir sans cette organisation supérieure capable d'unir la majorité de notre peuple dans un front unique pour la révolution, et de construire la force combattante pour repousser les attaques de la bourgeoisie, puis de passer à l'offensive contre elle et en finir avec ce système et apporter notre aide à tous les peuples en lutte dans le monde. Alors, il n'y aura plus de réfugiés car chaque peuple pourra vivre en paix et construire la société nouvelle avec les auttes peuples un monde nouveau. Ce n'est pas un rêve mais une nécessité absolue pour que la terre ne devienne un enfer pour l'humanité. Le but du communisme, c'est de faire de notre terre un paradis pour l'humanité.

 

Les impérialistes sèment la guerre et la misère !

 

A bas l'impérialisme et ses chiens de garde !

 

Vive la solidarité internationale des peuples !

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 22:32
Unité révolutionnaire contre la bourgeoisie et l'impérialisme !

Les attentats contre Charlie Hebdo et contre l’Hypercacher ont suscité un juste rejet par les masses de l'extrémisme islamiste.

 

Des manifestations républicaines sont organisées dans toute la France.

 

Nous n'avons pas participé à ces marches républicaines, comme de nombreuses personnes qui sont en opposition à l'appel à l'union nationale et qui dénoncent la responsabilité première des politiques gouvernementales successives dans l'origine de ces attentats.

 

En effet, nous autres maoïstes ne pouvons pas nous associer aux partis bourgeois qui sont à la source de l’exploitation des peuples du monde, qui distillent le racisme via leurs médias et leurs écoles et contribuent à discriminer les minorités. Nous ne pouvons non plus nous associer aux représentants et représentantes des classes dirigeantes de nombreux pays qui ont le sang de leur propre peuple ou d’autres peuples d'autres pays sur les mains.

 

Participer à ces manifestations et appeler à « l’unité nationale » ce serait faire croire au prolétariat que nous avons des intérêts communs avec la bourgeoisie et son Etat. C’est signer un chèque en blanc à la bourgeoisie, d’autant qu’elle a déjà annoncé via Valls qu’elle allait profiter de la situation pour tenter de faire passer de nouvelles lois liberticides qui seront immanquablement utilisées contre les révolutionnaires en les assimilant aux terroristes.

 

Bien sûr, les mobilisations sont indéniablement populaires mais la question importante est de savoir qui dirige ces manifestations. C’est la bourgeoisie !

 

Elles sont certes importantes, mais il faut les regarder en fonction des moyens de propagande déployés par l’Etat et les médias bourgeois. On retrouve le même appareil qui est utilisé de manière soft tout au long de l’année et qui avait été lancé à plein régime en 2002 pour donner un chèque en blanc à Chirac et museler le prolétariat durant tout le quinquennat.

 

Il faut bien comprendre que cette injonction à aller manifester n’est en somme qu’une injonction à soutenir ce système qui nous opprime et qui favorise la montée du fascisme en France ou à l’étranger.

 

Aujourd’hui, Daesh n’occupe pas la France et ne la menace même pas sérieusement. La menace principale, c'est le développement du fascisme sous une forme moderne, adaptée aux conditions sociales et historiques d'aujourd'hui. Ce développement, les gouvernements bourgeois successifs en portent la responsabilité par leurs politiques anti-ouvrières et anti-populaires et par l'enracinement du racisme d'Etat. Le climat islamophobe qui se développe prépare une base de masse au développement des forces fascistes, FN en tête.

 

D'autre part, nous ne pouvons défiler avec les responsables de l'origine de ces attaques. La cause principale de ces attaques, c'est la politique extérieure de l'impérialisme français menée aux côtés de ses alliés à plus ou moins long terme. Il pratique soit des guerres d'agression pour piller les ressources des pays dominés, soit des interventions directes ou indirectes en jouant sur les contradictions culturelles, ethniques, tribales, religieuses, bref, en menant la politique du « diviser pour mieux régner », pour favoriser l'accession au pouvoir de la clique qui servira au mieux ses intérêts. C'est ainsi que l'impérialisme a armé, formé et aidé au développement des terroristes agissant soi-disant au nom de l'islam.

 

La politique de l'impérialisme français a semé la misère sur toute la planète au nom de la démocratie. La frange réactionnaire de la lutte contre les agressions impérialistes a alors eu toutes les raisons de se développer, comme en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie, etc. s'appuyant d'une part sur le sentiment religieux des masses et d'autre part sur la légitime lutte contre les agresseurs.

 

Le camp révolutionnaire dans ces pays, pris entre plusieurs feux, n'a pour l'instant pas réussi à se développer suffisamment pour contrer l'influence des réactionnaires religieux dans la légitime lutte contre les agressions impérialistes.

 

Cependant, malgré sa faiblesse, le camp révolutionnaire existe et se développe également, définissant comme ennemis à la fois l'impérialisme et les réactionnaires religieux. Le « point chaud » aujourd'hui se trouve à Kobané où nos Camarades combattent les armes à la main contre Daesh.

 

L'impérialisme applique « diviser pour mieux régner » à l'extérieur, mais aussi à l'intérieur. Ne tombons pas dans le panneau du soi-disant « choc des civilisations », ou de quelconque « guerre », qu'elle soit au nom de la lutte contre le terrorisme ou au nom de la religion. La seule guerre que nous devons mener, c'est la guerre populaire, la guerre de la classe ouvrière et des masses populaires contre la bourgeoisie.

 

Nous appelons les travailleurs et travailleuses, dans toutes leurs diversités, à ne pas tomber dans le piège de l'unité nationale avec les responsables de la crise, les fauteurs de guerre qui arment les réactionnaires tous bords, qui pillent le monde, qui sèment la misère et qui sont en définitive, comme ceux qu'ils prétendent combattre, des terroristes !

 

A « l'unité nationale », nous opposons l'Unité internationale de la classe ouvrière et des peuples opprimés !

 

La pression est forte, très forte même ! Cependant, il ne faut pas lâcher ! Le rôle des communistes est de tenir fermement la barre surtout pendant la tempête. Le vent tournera.

 

TENONS HAUT LE DRAPEAU DU COMMUNISME !

 

A l’UNITE NATIONALE DIRIGEE PAR LA BOURGEOISIE, OPPOSONS L'UNITE INTERNATIONALE DE LA CLASSE OUVRIERE ET DES PEUPLES OPPRIMES !

 

A LA MONTEE DU FASCISME, OPPOSONS LE FRONT REVOLUTIONNAIRE !

 

ENSEMBLE, AVANCONS DANS L'EDIFICATION DU PARTI COMMUNISTE MAOISTE !

 

POUR LA REVOLUTION, PREPARONS LA GUERRE POPULAIRE !

 

Bloc Rouge (Unification des maoïstes)

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 16:11

Georges Ibrahim Abdallah est un anti-impérialiste conséquent. Il a été arrêté en 1984, pour une simple détention d’un prétendu faux passeport, en réalité un vrai passeport fourni par le gouvernement algérien. Il a été condamné à 4 ans de prison. Alors qu'il était déjà en prison, une machination permettant de le faire condamner à perpétuité a été ourdie contre lui par les services secrets états-uniens et israéliens, machination couverte par les services secrets français qui savaient qu’il n’y avait aucun élément prouvant son implication dans l’exécution de l'agent israélien Barsimantov et de l’attaché militaire américain à Paris. Libérable depuis 1999, il est toujours incarcéré. Alors que la justice l'autorisait à sortir de prison en 2013, c'est le premier ministre Valls qui a refusé de signer l'ordre d'extradition qui aurait permis sa libération.

 

En mars dernier, Georges Ibrahim Abdallah a déposé une nouvelle demande de libération conditionnelle, la décision sera prise en Novembre.

 

Georges Ibrahim Abdallah est un communiste libanais, qui a lutté au côté des Palestiniens. Il s’est opposé en tant que communiste libanais à l’invasion de son pays, le Liban, par les troupes israéliennes. En tant que communiste, il a été et demeure un combattant résolu, contre l’impérialisme et ses laquais. Il a lutté pour l’unité du peuple libanais, toutes communautés confondues, et s'est ainsi opposé aux différentes factions rivales qui ravageaient le pays pour le compte d'intérêts impérialistes dans les années 70-80. Ce qu’il déclarait pour le Liban en 2006 est valable pour la Syrie aujourd’hui : « En conséquence, la spécificité de la période actuelle nous dicte à tous de renforcer le fusil de la résistance par la confirmation du caractère patriotique de toute action de résistance en centrant notre refus catégorique de la résolution 1559 avant tout autre chose. Le renforcement du fusil combattant ne se fera que par le refus de toute forme qui altérerait sa position en tant qu’axe central pour l’édification de l’unité nationale et donc de faire en sorte de l’éloigner tant que possible de tout caractère sectaire ou confessionnel ». Il a lutté pour la libération du peuple palestinien pour son droit à recouvrer ses terres et ses droits sur la Palestine entière. Il ne renie pas son engagement et affirme qu’il s’engagera de nouveau contre les impérialistes et pour la révolution dans son pays après sa libération. C'est cette fidélité à son idéal que les impérialismes lui font payer.
 

Georges Ibrahim Abdallah continue à appeler à faire échec aux interventions impérialistes, à dire « Non à toutes les interventions militaires impérialistes sous n’importe quelle forme ! ». Certes, les USA et Israël font pression pour que Georges Abdallah soit maintenu en détention. Mais il est dans les intérêts de la France impérialiste elle même de ne pas libérer Georges Ibrahim Abdallah.
 

L'impérialisme français est aujourd'hui le bourreau des peuples du monde. Il sème derrière lui la guerre et l'oppression, que ce soit en Afrique ou au Moyen-Orient. Après l'agression du Mali et de la Lybie, l'impérialisme bleu blanc rouge a œuvré de toute ses forces dans l'affrontement inter-impérialiste en Syrie, armant des groupes réactionnaires pour lutter contre les valets d'hier. Les frappes aériennes en Irak sont une preuve de plus des volontés de pillages de la bourgeoisie Française, qui cherche à s'exporter sur de nouveaux marchés par la guerre. S'élever et lutter contre notre propre impérialisme est une nécessité.

 

Non content d'opprimer les peuples du monde, l'Etat français est également une arme redoutable aux mains de la bourgeoisie pour réprimer les révolutionnaires. La justice, la police sont les instrument des capitalistes pour faire taire toute révolte populaire et faire baisser la tête à tous et toutes. Georges Ibrahim Abdallah est l'exemple vivant de l'acharnement de la bourgeoisie dans son combat contre les révolutionnaires. Si le Camarade est aujourd'hui encore en prison, c'est car il n'a pas renié ses idéaux communistes et qu'il a refusé de jouer le jeu de la repentance.
 

De nombreux autres combattants révolutionnaires et progressistes sont enfermés dans les prisons françaises. C'est le cas notamment des prisonniers politiques basques et corses, que l'on traque, torture et enferme pour le simple fait de lutter pour le juste droit à l’auto-détermination des peuples. C'est le cas aussi des prisonniers turcs et kurdes incarcérés en France car il n'ont pas renoncé à leur appartenance révolutionnaires et à lutter contre l'exploitation. C'est le cas de toutes celles et ceux ayant subi la répression du mouvement de Notre-Dame-des-Landes et du mouvement en soutien au peuple palestinien. Et c'est le lot également de nombreux jeunes des classes populaires que l'on enferme chaque jour, leur crime étant de ne pas avoir accepté la promesse d'une vie de misère et d'exploitation et d'avoir fait éclater leur colère face à l'oppression quotidienne des classes dirigeantes et de ses larbins racistes que sont juges et flics.
 

Dans le monde également, il y a de nombreux prisonniers politiques : ce sont les femmes et les hommes qui ont les armes à la main pour lutter contre l'oppression impérialiste. La lutte pour Georges Ibrahim Abdallah, c'est également celle de tous les révolutionnaires enfermés, en Turquie, au Pérou, en Inde, aux Philippines et partout ailleurs. Nous souhaitons donc profiter de ce moment pour rappeler également l'incarcération du Président Gonzalo du Parti Communiste du Pérou qui purge une peine de prison à vie pour avoir combattu pour la grande cause du communisme en menant la guerre populaire au Pérou. Nous rappelons également la présence de 10000 prisonniers politiques enfermés en Inde, dont le professeurs GN Saibaba fait partie.
 

Voici, dans ce sens, un mot qui nous est envoyé par le Comité International de Soutien à la Guerre Populaire en Inde :


 

Liberté pour Georges Ibrahim Abdallah !

 

De la France à la Palestine, du Brésil à l’Inde, droits et liberté pour tous les prisonniers dans les geôles impérialistes et réactionnaires !
 

A bas l’isolation et les tortures ! A bas l’Opération Green Hunt en Inde !

 

Les impérialistes et les réactionnaires utilisent la torture, les mauvais traitements et toutes sortes de harcèlement sur les prisonniers politiques, non seulement pour qu’ils abandonnent la lutte mais aussi, ce qui est plus important, pour mettre en garde et menacer les mouvements d’opposition politique et les mouvements de masses militants. C’est pourquoi la lutte pour la reconnaissance du statut des prisonniers politiques, la lutte pour défendre leurs vies et leurs conditions de détention, la lutte pour mettre fin à l’isolation et aux tortures, et au final la lutte pour leur libération est une tâche importante non seulement pout leurs camarades, familles et amis mais également pour tous les démocrates, anti-impérialistes et progressistes. Personne ne peut fuir cette lutte !

 

Le Comité International de Soutien à la Guerre Populaire en Inde lors de la réunion internationale en Italie les 27 et 28 septembre à l’occasion du 10ème anniversaire du Parti Communiste d’Inde (maoïste) a pris la décision de s’unir avec et de rejoindre la campagne internationale pour la libération de George Ibrahim Abdallah et de travailler à l’unité de toutes les forces, organisations et personnes qui défendent les prisonniers politiques à travers le monde.

 

Comité International de Soutien à la Guerre Populaire en Inde

 

Octobre 2014
 

A BAS L'IMPERIALISME ET SES VALETS !

LIBEREZ GEORGES IBRAHIM ABDALLAH !

 

Bloc Rouge


 

Libérez notre Camarade Georges Ibrahim Abdallah, otage de l'impérialisme !
Libérez notre Camarade Georges Ibrahim Abdallah, otage de l'impérialisme !
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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 12:21
UKRAINE : LA LUTTE SE POURSUIT ENTRE LES IMPERIALISTES

Le processus de restauration du capitalisme par les renégats révisionnistes en URSS –après 1956- et en Chine –après 1976- s’est accompagné de la liquidation du camp socialiste et de la transformation d‘ex-Etats socialistes en Etats capitalistes et impérialistes.

Des républiques de l’ex-URSS ont rejoint l’UE comme la Pologne, les Etats baltes, la Tchécoslovaquie qui s’est scindée en deux -la République Tchèque et la Slovaquie-, la Roumanie, la Bulgarie ; d’autres sont candidates comme la Serbie, la Bosnie-Herzégovine, l’Albanie.

Face à une Russie impérialiste qui tend à s’affirmer, la politique des impérialistes US et UE est de poursuivre le démantèlement de la zone d’influence russe, comme en Géorgie, dans les ex-républiques caucasiennes et aujourd’hui en Ukraine.

La Russie impérialiste ne l’entend pas de cette oreille et veut au minimum maintenir sa zone  d’influence, voire l’étendre, d’un point de vue stratégique et économique.

L’Ukraine est au centre de cette lutte entre les impérialistes occidentaux et la Russie impérialiste.

L’Ukraine est un pays à fort potentiel économique, avec une agriculture et une industrie développées. Les normes capitalistes de développement ont cependant entrainé un appauvrissement général de la population avec une croissance à deux chiffres du début 2000 jusqu’à la crise, qui a fortement touché l’Ukraine. Elle est largement tributaire de la Russie pour le pétrole et le gaz, la Russie ayant ainsi un levier économique très important. Les impérialistes UE et US cherchent à peser plus lourdement sur l’économie ukrainienne, devant pour cela contrer l’influence des impérialistes russes.

 

L’offensive UE et US s’est particulièrement renforcée avec la révolution « orange » de 2004, amenant Viktor Iouchtchenko au pouvoir en alliance avec le parti de Ioulia Tymochenko. Le régime pro-UE a alors produit une corruption incroyable et a renforcé le populisme, le fascisme et le néonazisme. Du coup, en 2010, le président pro-russe Ianoukovytch a été élu. La corruption s’est amplifiée et a renforcé la catastrophe économique, malgré l’aide  intéressée de Moscou.

La lutte s’aiguise alors entre les impérialistes occidentaux et russes.  Ianoukovytch s’appuie sur la Russie contre l’UE. En novembre 2013, les premières manifestations pro-UE voient le jour. Les occidentaux renforcent alors la lutte pour la « démocratie » à l’occidentale, avec la participation active des ultranationalistes et des néo-nazis relativement puissants.

Le 23 février, un nouveau président par intérim prend la place de Ianoukovytch. La première mesure du gouvernement mis en place avec le soutien actif des USA et de l’UE a été d’enlever le statut de langue nationale aux Russes qui forment une grande partie de la population dans la partie Est du pays.  Cela a provoqué un fort mouvement d’opposition pro-russe.

Le mouvement pro-russe s’est amplifié dans la partie est russophone et particulièrement en Crimée. Cette ex-république autonome d’URSS avait été cédée à l’Ukraine en 1954 par Khrouchtchev, ouvrant la brèche au démantèlement de l’URSS suite au processus de restauration capitaliste initié peu après la mort de Staline. La Crimée partage pourtant peu d’histoire commune avec l’Ukraine, étant sous le giron russe depuis le 18ème siècle. Pour les impérialistes russes, la Crimée est donc un territoire commode à replacer sous contrôle afin d’accentuer la pression militaire dans la bataille inter-impérialiste qui se mène en Ukraine

 

La lutte en Ukraine est présentée faussement comme une lutte pour la démocratie. Ce qui est présentée comme la « nouvelle guerre froide » est en réalité une lutte inter-impérialiste qui oppose deux camps : celui des impérialistes US et UE et leurs alliés ; et celui de l’impérialisme russe et de ses alliés, comme la Chine impérialiste avec qui la Russie a des accords de coopération.

Deux blocs se dessinent donc. Aujourd’hui, l’impérialisme russe est encore sur la défensive et est contraint, faute de pouvoir passer à l’offensive, de montrer les dents face aux impérialistes concurrents. L’objectif des impérialistes occidentaux est d’affaiblir la Russie, de pénétrer sur son glacis, de réduire sa zone d’influence économique et stratégique, alors que la Russie veut renforcer sa zone économique et stratégique et l’étendre ou reprendre la main dans les ex-républiques socialistes. La Chine impérialiste est elle-même en concurrence directe avec les impérialistes UE et US. C’est pourquoi la Russie et la Chine ne peuvent que se rapprocher et constituer autour d’eux un filet d’alliances économiques et stratégiques afin de former un bloc pour s’opposer aux prétentions du bloc existant. D’autant plus que cette lutte inter-impérialisme se développe en Afrique.

Les puissances impérialistes poursuivent une lutte sans merci pour le repartage du monde au détriment des peuples opprimés. Dans cette lutte, elles sont  aidées par leurs chiens de garde qu’ils défont si ceux-ci ne font plus l’affaire, comme on le voit en Afrique, mais aussi comme on l’a vu en Yougoslavie et comme on le voit aujourd’hui en Ukraine.

L’impérialisme c’est la guerre, et  « La guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens » (Clausewitz).

 

Les contradictions inter-impérialistes se développent sur fond de crise qui s’approfondit. En Ukraine, comme dans le reste de l’ex-URSS, ce sont les oligarques qui se sont enrichis en s’appropriant la propriété socialiste. Ils négocient soit avec la Russie impérialiste soit avec l’UE et les USA les aides qu’ils peuvent recevoir pour continuer à piller les richesses de l’Ukraine qu’ils ont volé à leur propre peuple. Pendant ce temps-là, la classe ouvrière et les masses populaires d’Ukraine voient de jour en jour le chômage, la misère, la perte de toutes les conquêtes acquises par le sang contre leur classe dirigeante et au cours de la guerre de libération nationale contre le fascisme.

Ce dernier resurgit sur fond de crise, dans tous les pays d’Europe sous différentes formes, s’inspirant du passé en s’adaptant à la nouvelle situation générale, à savoir qu’il n’y a plus de camp socialiste ni de puissants partis authentiquement communistes comme avant la guerre. Quelle que soit leur couleur politique, les gouvernements sont incapables de résoudre la crise. Il n’est alors pas étonnant qu’ils favorisent, creusent ainsi le lit du fascisme dont aura éventuellement besoin la bourgeoisie pour maintenir le système dont elle tire ses profits. Le fascisme c’est la dictature brutale de l’aile la plus réactionnaire de la bourgeoisie impérialiste, c’est le capital financier lui-même prêt à tout pour sauver le système.

 

On ne peut s’appuyer sur un impérialisme contre un autre, pas plus qu’on ne peut défendre le capitalisme, dont sont victimes l’immense majorité de la population mondiale, en soutenant les gouvernements bourgeois, quelle que soit leur couleur politique.

S’opposer aux impérialistes, c’est s’opposer à leurs plans, c’est s’attaquer au système capitalisme, c’est s’opposer à nos faux amis de gauche qui ne veulent que réformer le système. S’opposer à aux impérialistes, c’est lutter pour la révolution socialiste, seule capable de mettre à bas le capitalisme.

Dans cet objectif, il est nécessaire de développer le Parti dont nous avons besoin, dont le but final est le renversement de la bourgeoisie, la conquête du pouvoir par la classe ouvrière alliée aux masses populaires et la réalisation d’une société sans classe à l’échelle mondiale, le communisme.

 

A bas l’impérialisme, fauteur de guerre !

Pour la lutte menée par la classe ouvrière et les masses populaires contre tous les réactionnaires et les impérialistes !

Vive l’internationalisme prolétarien !

 

PC maoïste de France

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Published by drapeau rouge - dans impérialisme ukraine USA UE Russie
6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 17:56
Retour sur la "manifestation" anticoloniale et antiraciste 2014
Samedi dernier aurait dû avoir lieu, à Paris, la traditionnelle manifestation de clôture de la semaine anticoloniale et antiraciste. Mais cette manifestation a été interdite par la préfecture... Un rassemblement s'est quand même tenu place de la République regroupant différentes organisations et individus. 

Le Bloc Rouge était présent et a tenu une table. Le tract L'impérialisme français poursuit sa politique néo-coloniale en Afrique a été distribué. On a également largement discuté de l'hommage à Pierre Overney qui se tenait le lendemain.

Le petit rassemblement tranquille sentait fort la frustration et, lorsque les interventions des différentes organisations ont eu lieu, les organisateurs ont appelés à entreprendre une marche sur la place. 

Les cortèges se sont mis en route, commençant par faire le tour sur la grande place de la République. Arrivés à l'autre bout, la police nous a bloqué la route. Les organisateurs ont annoncé que la police refusait de nous laisser passer et que, pour ne pas mettre en danger les camarades venus d'autres pays, ils resteraient sur la place. 


Les autres groupes sont retournés sur la place, mais, face à la police, le cortège Free Palestine et celui du Bloc Rouge ont continué la marche, aux cris de : "Troupes françaises, hors d'Afrique ! A bas l'impérialisme et ses chiens de garde !", "Palestine vivra, libérez Georges Abdallah !"

Bloqués par les flics en surnombre devant la banque, nous avons tenu un moment, scandant des " Police nationale, milice du capital !", "police partout, justice nulle part", faisant tristement échos à la soirée qui suivi le soir même contre les violences policières et en soutien à Amal Bentounsi.


La place fut alors entièrement encerclée par les robocops et leurs véhicules. Ils resserrèrent tant bien que mal les rangs et nous nous sommes retrouvés à une centaine, cernés par les bleus. 
Après retour avec les organisateurs, on a appris que les flics ne prévoyaient pas de contrôle d'identité, mais juste de nous parquer sur la place illégalement.

Camp de rétention spontané, checkpoint... Les termes fusent ! Et malgré le côté irréel et choquant de cette scène, on se rencontre, on discute, et on chante aussi ! 


Nous avant été séquestrés plus d'une heure sur cette place. Et ce n'est "qu'escortés" par les robocops et poussés sur le chemin du métro qu'on a pu sortir ! 


Drôle de journée... La manifestation anticoloniale et antiraciste qui se tient depuis des années, a du voir un gouvernement de "gauche" pour se voir interdite et enfin réprimée...

S'il fallait encore une preuve que la "gauche" ne vaut pas mieux que la droite nous avons été servis...

Voici l'ambiance de cette journée en photos et vidéos ... (voir également le reportage de Télé Bocal http://youtu.be/hzJ9ynymb7k?t=6m43s )




















































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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 22:45
Action pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah à Clermont Ferrand

Le mardi 4 mars 2014, la liste d'Olivier Bianchi, regroupant le PS, EELV, GU, PCF, PRG et le MRC, tenait un meeting électoral public dans le quartier de la gare à Clermont-Ferrand.

Le quartier de la gare est un quartier où les maoïstes sont présents. Récemment ils ont mené une lutte victorieuse contre l'implantation d'un local FN. C'est aussi dans ce quartier que les fascistes ont attaqué récemment à coups de fusil  un concert de soutien aux sans-papiers avenue de l'Union Soviétique.

Nous avons perturbé le meeting aux cries de "Palestine vivra ! Palestine vaincra ! Libérez Georges Abdallah " et déployé la banderole "liberté pour notre camarade otage de l'imperialisme" ainsi qu'un drapeau palestinien. Un camarade a fait un bref discours, et certaines personnes ont applaudi.

Nous rappelons que le Parti "Socialiste" a refusé en 2013 de signer l'avis d'expulsion vers le Liban nécessaire à la libération de Georges Abdallah, et qu'il continue à soutenir la politique terroriste de l'Etat d'Israël.

Notre quartier est un quartier populaire et le restera !

PALESTINE VIVRA ! PALESTINE VAINCRA !

LIBEREZ GEORGES ABDALLAH !

 

Unité Maoïste Auvergne Rouge

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 13:04
Contre l'impérialisme : Manif anticoloniale samedi 1er mars

Nous serons présents à la manif anticoloniale du samedi 1er mars à 14h, place de la République à Paris, derrière la banderole "A bas l'impérialisme et ses chiens de garde !"

 

PC maoïste de France


L'IMPERIALISME FRANÇAIS POURSUIT SA POLITIQUE NEO-COLONIALE EN AFRIQUE

Dans les années 60, alors que les colonies d’Afrique réclament l’indépendance, De Gaulle charge Foccart, chef des services secrets, de mettre en place des dirigeants africains favorables à la France en renversant et éliminant physiquement les leaders progressistes. Une fois les chiens de garde mis en place, ils sont encadrés par la « cellule africaine de l’Elysée », les services secrets, des conseillers et une police politique. Des accords sont signés :

 

  • de coopération militaire, ce qui signifie l’implantation de bases militaires (Sénégal, Tchad, Djibouti, Gabon, Côte d’Ivoire) et l’intervention militaire française en cas de «déstabilisation du pouvoir» ;
  •  
  • monétaires, avec l’adoption du franc CFA indexé sur le franc français, puis sur l’euro, ce qui signifie le contrôle des impérialistes ;
  •  
  • économiques, ce qui signifie la garantie de l’exclusivité ou de la plus grosse part dans l’exploitation et le pillage des matières premières (uranium, lithium, hydrocarbure,etc.).


Pour maintenir sa domination, l’impérialisme français incite les services secrets à fomenter des guerres en Afrique. Ils approvisionnent en armes différentes factions, ce qui profite aux marchands d’armes comme Dassault et divise le peuple. Des « aides » sont accordées aux régimes, alimentant la corruption massive, dont les projets sont confiés aux entreprises françaises amies pour des montants surévalués. La politique de dumping agricole (subventions à l’exportation) a ruiné des centaines de millions de paysans et paysannes, les forçant à peupler les immenses bidonvilles des zones urbaines ou à immigrer pour survivre.

 

Durant la « guerre froide », les Américains et « Soviétiques » voient dans la décolonisation le moyen d’affaiblir les États européens et de participer au pillage de l’Afrique. Aujourd’hui, avec la crise économique, le pillage de l’Afrique s’est amplifié et est la scène de nouveaux affrontements pour le contrôle des richesses dont les acteurs principaux sont les impérialistes américains, russes, chinois et occidentaux, les expansionnistes indiens, le Brésil, l’Iran, l’Arabie Saoudite et le Qatar.

 

Dans ce contexte, pour préserver ses intérêts face à cette concurrence, la France impérialiste multiplie les interventions.

 

A chaque intervention, le Président de la France impérialiste déclare intervenir pour défendre la « démocratie », venir au secours des populations civiles. Il « oublie » de préciser que c’est en réalité pour préserver les intérêts de la bourgeoisie impérialiste française, c’est-à-dire les intérêts de ses monopoles comme Areva, Bouygues, Bolloré, etc. et mettre en place de nouveaux chiens de garde qui sauront faciliter l’exploitation de leur propre peuple. La véritable motivation des impérialistes, c’est de contrôler l’exploitation des sources de matières premières : or, uranium (Niger – Mali), phosphate (Mauritanie), diamant et bois précieux (Centre Afrique), pétrole (Gabon, Golfe de Guinée), etc. Pour compléter leur intervention militaire et défendre leurs intérêts économiques, les impérialistes coordonnent et financent leurs ONG ; c’est la forme moderne du « sabre et du goupillon ».

 

Militairement, la France impérialiste redéploye son dispositif sur le continent africain sur un axe allant de la Mauritanie à Djibouti. Elle met en place la « régionalisation de l’action » et la formation de groupes d’élite, la planification des forces d’intervention africaines. La présence militaire de la France en Afrique, c’est 11 bases permanentes et 20 900 militaires déployés !

 

La coopération est totale entre chiens de garde et impérialisme français : sous la houlette de Le Drian, ministre français de la Défense, et en consultation avec les dirigeants Congolais, Gabonais et Camerounais, le président tchadien Déby a réuni à N’Djamena le 9 janvier dernier la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale pour imposer un nouveau chien de garde en Centre Afrique.

 

Les élections ne servent qu’à l’alternance de cliques corrompues au service de leurs maitres impérialistes qui garantissent leur pouvoir, et entretiennent une opposition leur servant de recours si ceux élus et choisis ne remplissent plus leur boulot.

 

L’expérience des révoltes dans les pays arabes montrent que la révolte populaire, les élections, l’adoption d’une constitution ne sont pas suffisantes pour en finir avec la domination, l’ingérence économique et militaire des impérialistes et les profits qu’en tirent leurs chiens de grade. Dans les pays arabes, en Afrique, de la Mauritanie à la Mer Rouge, au sein de la population, peu à peu émerge l’idée que la révolution est la seule alternative possible, qu’il faut sortir du cercle infernal de l’alternance des cliques réactionnaires, obscurantistes, corrompues, des classes exploiteuses, chiens de garde de l’impérialisme.
Pour nous anti-impérialistes de l’Etat français, le meilleur soutien que nous pouvons apporter à nos frères et sœurs des peuples d’Afrique, c’est de mener ici la lutte contre notre propre impérialisme, mener la lutte contre l’Etat bourgeois, quelle que soit la clique politique qui nous gouverne, et contre la frange la plus réactionnaire que la bourgeoisie pourrait utiliser contre le peuple.

 

Ici comme là-bas, les élections ne servent qu’à préserver le système d’exploitation et son cortège de misère, de guerres. Il est nécessaire de détruire ce pouvoir de fonds en combles afin que les exploités d’aujourd’hui prenne la tête de la société ! Ici, mettre à bas l’impérialisme et que le prolétariat s’empare du pouvoir ; là-bas, développer la Démocratie Nouvelle formulée par Mao Zedong afin de virer l’impérialisme, ses chiens de garde et les féodaux qui en profitent.

 

Sans un Parti Communiste authentiquement révolutionnaire, un Parti Communiste maoïste, les justes révoltes des peuples ne pourront se transformer en révolutions. Construire ce Parti, le renforcer et le développer est la tâche principale des communistes,  dans le feu de la lutte de classe, en lien étroit avec les masses. Les Partis les plus avancés sont déjà engagés dans la guerre populaire, comme en Inde et aux Philippines. C’est la seule alternative possible, adaptée aux conditions concrètes propres à chaque pays, pour engager la rupture totale avec le système impérialiste et la société capitaliste.


Organisons nous pour vaincre notre propre bourgeoisie et abattre l’impérialisme !

Pour que le prolétariat et les peuples opprimés construisent un monde nouveau, débarrassé de l’exploitation, de la misère et de la guerre !

 

A BAS L'IMPERIALISME ET SES CHIENS DE GARDE !

VIVE LA LUTTE DES PEUPLES OPPRIMES PAR L'IMPERIALISME !

Contre l'impérialisme : Manif anticoloniale samedi 1er mars
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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 00:18
Dénonçons la complicité de l'Etat français dans la répression contre le peuple kurde !

Un an après l'assassinat de Sakine CANSIZ, Fidan DOGAN et Leyla SOYLEMEZ, exigons la vérité

Trois militantes kurdes ont été froidement exécutées il y a maintenant un an alors qu’elles se trouvaient dans les locaux du Centre d’information du Kurdistan (CIK). Il s’agit de Sakine CANSIZ, une des co-fondatrices du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) ; Fidan DOGAN, présidente du CIK ; Leyla SOYLEMEZ.

Nous nous mobilisons aujourd'hui avec les camarades kurdes car en tant que militant-e-s vivant dans l'Etat français, nous refusons de laisser assassiner impunément des militantes étrangères sur notre sol. Nous voulons que celles et ceux qui fuient la répression dans leur pays puissent trouver la sécurité chez nous. Nous ne faisons pas confiance à l'Etat pour qu'il garantisse la sécurité des réfugié-e-s politiques progressistes sur son territoire, nous pensons que c'est aux militant-e-s et à la classe ouvrière de l'Etat français de serrer les rangs autour des réfugié-e-s politiques. C'est la solidarité de classe qui garantit que notre pays soit une terre d'asile pour elles et eux, et non pas l'Etat.

D'autre part, nous ne faisons pas non plus confiance à la justice bourgeoise pour qu'elle fasse la lumière sur l'assassinat des trois militantes kurdes. Nous refusons de nous contenter de l'incarcération d'un exécutant. La responsabilité de cet assassinat, c'est sur l'Etat turc que nous la portons. Nous accusons également la France de complicité avec ces assassinats. En effet, la France entretient des liens économiques avec la Turquie et est engagée politiquement dans le soutien à la politique de répression meurtrière qu'elle fait subir à ses opposant-e-s kurdes, communistes, alevis, LGBT. La Truquie a récemment demandé l'extradition de Pinar Selek, militante LGBT condamnée à perpétuité en Turquie, et nous la soutiendrons si besoin est.

Les rapports entre l'Etat turc et le PKK

En ce début d’année 2013, les autorités turques poursuivaient pas-à-pas les pourparlers engagés fin décembre avec Abdullah ÖCALAN, chef du PKK emprisonné sur l’île d’Imrali depuis 1999. Le dialogue entre le leader kurde et les services de renseignements turcs, est présenté comme intégrant « un processus de paix » devant mettre fin aux affrontements armés. Ce processus de paix a été initié suite à la grève de la faim de 10 000 prisonniers politiques en Turquie qui dénonçaient les conditions d'incarcération d'Abdhullah ÖCALAN. L’accord de principe étant le désarmement du PKK en échange de droits accordés à la minorité kurde par une refonte de l’Etat (nouvelle constitution). Or ni les Kurdes ni les forces progressistes et communistes de Turquie n'étaient dupes : chacun est conscient des manœuvres de l’Etat turc en vue d’éradiquer une bonne fois pour toute le mouvement kurde de libération nationale.

L'entrée en pourparlers ne signifie pas l'arrêt de la répression de la part de la bourgeoisie, comme nous l'apprend l'exemple basque. Nous rappelons que des militants basques continuent d’être arrêtés et incarcérés en France et en Espagne via une étroite collaboration des services de polices des deux pays. D’ailleurs, le Premier ministre turc, Recep Tayyip ERDOGAN, exclue toute hypothèse de libération du leader kurde de même qu’une amnistie générale au profit des prisonniers politiques kurdes.

Il est évident que l'assassinat des trois militantes kurdes à Paris est lié à ce contexte de négociations.

Les négociations se sont poursuivies. Au mois de Mars dernier, Abdhullah ÖCALAN a appelé le PKK à la trêve, la quatrième depuis le début de la lutte armée en 1984. ÖCALAN est toujours en prison, de même que les militant-e-s kurdes incarcéré-e-s dans les prisons de l'Etat Turc. Ils ont été rejoint par les militant-e-s arrêté-e-s pendant l'important mouvement qui a vu s'affronter la jeunesse et la police autour de la place Taksim. Avec la crise du capitalisme, les contradictions de classe s'approfondissent encore plus en Turquie. Le gouvernement d'ERDOGAN, de plus en plus violemment réactionnaire, est aujourd'hui remis en question.

La France complice de la répression en Turquie

Lorsque Nicolas Sarkozy faisait des appels du pied à la communauté arménienne en période pré-électorale autour de la question du génocide arménien, cela était encore une fois une hypocrisie incroyable. En effet, derrière les déclarations droit-de-l'hommistes de nos gouvernants, dans les faits, c'est un soutien à la répression en Turquie comme sur son territoire qu'apporte la France à la Turquie.

En octobre 2000, des centaines de prisonnier-e-s politiques turc-que-s et kurdes ont entamé une grève de la faim et de la soif, souvent jusqu’à la mort pour empêcher la construction de prisons cellulaires de type F, prisons laissant les détenus totalement à la merci de leurs geôliers et permettant la « torture blanche » par isolement sensoriel. Deux mois plus tard, l’armée et la police ont donné l’assaut à une vingtaine de prisons pour casser le mouvement, massacrant 28 prisonnier-e-s. Ces prisons avaient été vendues à l’État turc par le gouvernement Jospin, un gouvernement qui se voulait « de gauche » d’un pays qui se voulait « le pays des droits de l’homme ».

Depuis, la collaboration de l’État français avec l’État turc ne s’est pas démentie, cette collaboration n’est pas une simple complicité mais bien une coopération dans la lutte contre les forces révolutionnaires, ennemi commun des deux États.

La Turquie comptait 8010 prisonnier-e-s politiques en 2011 (chiffre officiel), 96 journalistes prisonnier-e-s en 2012, deux records mondiaux, et pourtant l’État français continue à considérer la Turquie comme un « pays sûr » et à piétiner les droits des réfugié-e-s politiques turc-que-s et kurdes. En 2011, des accords, signés entre le ministre français des affaires étrangères Claude Guéant et son homologue Turc Idris Naim Sahin, instauraient une collaboration judiciaire poussée entre les deux États en matière de « traitement » des militants politiques Kurdes sur le sol français. Ces accords n'ont pas été remis en cause par Manuel Valls.

Mieux : non content d’expulser ces réfugié-e-s, l’État français les emprisonne. Il y a aujourd’hui 300 prisonnier-e-s politiques originaires de Turquie et du Kurdistan-Nord dans les prisons françaises, comme notre camarade Nezif Eski qui a fait une longue grève de la faim au printemps dernier pour protester contre les fouilles corporelles déshonorantes des matons de Fresnes.

Si les militant-e-s communistes et progressistes de Turquie et du Kurdistan-Nord sont impitoyablement traqué-e-s par l’État français, les assassins gouvernementaux et fascistes turcs jouissent par contre d’une impunité quasi-totale sur le territoire français. Ainsi le 21 janvier 2012, une manifestation contre la reconnaissance du génocide arménien a réuni tout le gratin de l’extrême-droite turque de France et des pays voisins, avec la bénédiction de la préfecture. Le criminel international Yusuf Ziya Arpacik, responsable de nombreux meurtres et attentats pour le compte de l’organisation fasciste politico-mafieuse des « loups gris » a ainsi pu tranquillement venir de Turquie, manifester et rencontrer ses réseaux sur place. Tout cela au vu et au su de la police antiterroriste française (DCRI) qui s’est contenté de faire fuiter une note interne dans la presse pour prouver que tout était sous contrôle. Tout était tellement sous contrôle que, moins d’un an plus tard, les militantes kurdes Sakine Cansiz, Fidan Dogan (Rojbin) et Leyla Soylemez étaient lâchement exécutées d’une balle dans la tête en plein Paris.

Nous exigeons que la lumière soit faite sur cet assassinat et affirmons une fois de plus notre soutien au peuple kurde. Nous appelons toutes les forces communistes et progressistes à se joindre aux initiatives qui ont lieu afin de protester contre cet acte barbare. Nous devons faire en sorte que cela ne se reproduise plus jamais. Nous devons être solidaires avec tous les peuples opprimés du monde, nous opposer à la participation de la France à la répression contre ces peuples. Nous devons opposer à l'Etat français un rapport de force qui l'oblige à ne plus laisser commettre ces assassinats sur son territoire.

Contre la répression, construisons la solidarité entre les peuples !

Dénonçons la complicité de l'Etat français dans la répression contre le peuple kurde !

 

PCFM/OCFR

 
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