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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 19:30

Nous avons reçu cette analyse de classe du Mouvement du 20 février au Maroc qui apporte de nombreux éléments sur la composition du mouvement ainsi que quelques perspectives du point de vue des communistes révolutionnaires.

 

Nous le partageons donc ici avec nos lecteurs.

 

PC maoïste de France

 

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maroc.jpg

 

« Mouvement du 20 février »
Premier essai pour un encadrement idéologique et politique

 

L’apparition du mouvement du 20 février est le résultat objectif des développements de la lutte des classes dans notre pays. Ce mouvement est le produit des contradictions de classe qui régissent le développement de la société marocaine à l’instant présent, et ce sont deux principaux facteurs qui ont contribués de façon directe à l’émergence de cet instant historique :

 

L’intensité des contradictions de classe entre le peuple et la coalition de classe dominante après l’offensive de celle-ci contre les classes laborieuses au niveau économique, politique, et idéologique, d’une part ; et la résistance populaire caractérisé par son amplitude de classe et géographique pendant cette dernière décennie d’autre part. Cette même attaque est le reflet de la crise des régimes néo colonialistes, et parmi eux le régime établi au Maroc. Cette même crise n’est que le résultat direct de la crise suffocante où s’embourbe l’impérialisme international.

La forte influence des deux glorieux soulèvements du peuple tunisien et égyptien produite sur la conscience des militant(e)s et l’ensemble des masses, ce qui a aidé au développement d’une humeur (disposition) militante avancée a contribué de façon directe au lancement de cette dynamique combative au Maroc.

 

Ce mouvement 20 février comme mouvement émergé du cœur des contradictions de classe dans notre pays et comme résultat d’un certain niveau d’aiguisement des contradictions de classe, ce mouvement est transpercé objectivement par les intérêts de toute les classes qui subissent la domination de la coalition de classe dominante formée essentiellement par la bourgeoisie bureaucratique et compradore et les propriétaires fonciers.

Si nous nous basons sur la réalité concrète de ce jeune mouvement, nous pouvons montrer la forme et le contenu de la présence de ces classes au sein du mouvement à condition de se conformer à la méthode de l’analyse scientifique. D’ailleurs la tâche assumée par cet article est d’essayer de montrer les formes et le contenu de la présence de ces classes au sein du Mouvement 20 février.

Vu les développements et les regroupements au sein du mouvement 20 février, nous pouvons observer la présence de la bourgeoisie « monopolistique », cette bourgeoisie qui s’est développée à la marge de la bourgeoisie compradore et bureaucratique, elle a une expansion économique dans divers domaines, tel que l’immobilier, la confection, l’industrie agro-alimentaire… Le développement économique de cette classe s’est heurté aux intérêts de la bourgeoisie compradore et bureaucratique puisque cette dernière domine l’appareil de l’Etat et le secteur « publique » qui l’exploite, non seulement pour l’accumulation de son capital, mais aussi pour affaiblir ses concurrents. Ce qui a crée de nombreuses difficultés pour cette classe qui scandent les slogans de la bourgeoisie libérale comme « la concurrence loyale », et « non au cumul de la richesse et du pouvoir », « laisser faire, laisser passer » dans une offensive directe contre tous ce que représente les institutions économiques de « la famille royale » et ses proches. Cette classe, qui représente la bourgeoisie libérale au sein du mouvement, est une classe présente et active dans le mouvement du 20 février, elle lutte pour ses intérêts et répandent son idéologie et sa culture. La revendication « d’une monarchie parlementaire » est son slogan politique officiel au sein du mouvement ; et c’est ce slogan qui représente pour elle l’horizon du mouvement et son but final.

Quant aux porte paroles et représentants de cette classe au sein du mouvement du 20 février sont quelques groupes financés directement par quelques grands capitalistes comme Miloud Chaabi, Karim Tazi, Samir Abdelmoula, Ayouch…et aussi l’USFP et quelques courants au sein du PSU (Parti Socialiste Unifié) et le parti d’avant-garde.

Il n’est pas étonnant de voir que ceux là sont les plus motivés et les plus instigateurs pour scander des slogans anti « police économique », anti Majidi, anti Himma… considérés comme les représentants les plus fidèles de la bourgeoisie bureaucratique qui constitue dans l’étape actuelle le premier ennemi de classe de la bourgeoisie libérale, qui subit un blocus économique et resserrement de ses intérêts de la part de la bourgeoisie bureaucratique qui domine l’appareil de l’Etat.

La présence de cette classe au sein du Mouvement 20 février n’est pas seulement politique, mais aussi c’est une présence idéologique. Elle partage avec la haute sphère de la petite bourgeoisie la tâche de défendre le soit disons « lutte pacifique » et « civilisé » et fait dominer l’illusion d’une possibilité des changements pour l’intérêt du peuple sous la structure de classe établie.

La défense des représentants politiques de cette classe du slogan « la monarchie parlementaire » est due à la conviction de cette classe du rôle que pourrait jouer la monarchie pour la sauvegarde de ses intérêts de classe. Pour elle le renversement de cette institution réactionnaire signifie la possibilité de sa ruine et mener le Maroc à une étape menaçant sa stabilité, ce qui provoquerait le recul des ses activités économiques et la baisse des taux de profits qui spolient du travail des ouvriers et ouvrières et le reste de la classe laborieuse. C’est pour cette raison qu’on trouve que les représentants idéologiques et politiques sont ceux qui répandent des discours tel que « le roi est sincère et son environnement pourri », et que l’absence de l’institution royale peut menacer l’unité du Maroc …

Malgré la répression qu’elle subit par la coalition de classe dominante surtout la bourgeoisie bureaucratique et compradore, c’est une classe oscillante qui préfère les compromis et la traîtrise surtout si les luttes de masse se développent et leur combativité croisse.

Directement après le discours du roi le 9 mars, les représentants de cette classe proclament la nécessité d’attendre ce que surviendra des travaux de « la commission de la révision de la constitution » que le roi a nommée. Et ils oeuvrent à freiner tout développement combatif et populaire du mouvement de 20 février. Ils continuent à être présents au sein du mouvement non pas pour développer le mouvement, mais seulement pour faire pression dans le but d’arracher des bénéfices et garantir qu’ils puissent continuer dans le mouvement si les réformes engagées ne satisfassent ses intérêts de classe et ouvre devant eux le champ pour se développer et accumuler le capital.

A côté de la bourgeoisie libérale, on trouve quelques fractions de la grande bourgeoisie qui voient que la forme du pouvoir politique est une entrave pour son développement et la cause de sa crise permanente. Cette classe est représentée politiquement au sein du mouvement 20 février par les forces obscurantistes qui ont pu, à cause de l’absence d’une perspective révolutionnaire authentique, dominer sur de très larges masse populaires en exploitant la religion comme couverture de ses intérêts de classe. La présence de cette catégorie sociale au sein du mouvement 20 février se fait principalement à travers « Al Adl Wal Ihsane », qui a déclaré son engagement dans le mouvement avec une perspective qui va au-delà de « la monarchie parlementaire ». Même si cette classe s’appuie sur une base sociale issue essentiellement de la classe laborieuse, son projet politique ne sert que l’intensification de l’exploitation et l’oppression et l’accumulation du capital sur le compte des ouvriers sous couvert de la religion qui justifie l’oppression, l’exploitation et les inégalités.

Les forces obscurantistes sont l’expression la plus concentrée du penchant fasciste de la bourgeoisie suffoquée par la crise. Pour elles, la religion forme la couverture idéologique parfaite pour brider les masses et l’intoxiquer pour qu’elles acceptent l’exploitation et la capitulation sous la bannière du « dieu distribue les richesses », et déformer la conscience des masses pour mettre fin à l’exploitation et la remplacer par « la solidarité sociale », Azakat,… C’est pour cela qu’on trouve qu’elles sont les plus haineuses et sanguinaires vis-à-vis toute ligne progressiste révolutionnaire qui élève la conscience des masses et la dirige pour à la victoire.

Au sein du mouvement 20 février, on trouve aussi la petite bourgeoisie avec son aile droite qui représente le haut d’échelle de cette classe et son aile gauche qui représente les intérêts de la classe inférieure. Les hautes sphères de la petite bourgeoisie scandent elles aussi « la monarchie parlementaire » et partagent avec la grande bourgeoisie libérale le même horizon et les mêmes buts généraux. Cette classe voit dans la grande bourgeoisie libérale son idole, son futur projet, et ses motivations de classe ; et elle justifie cette revendication par quoi le roi est le garant de l’unité du Maroc, et aller au-delà de ce seuil peut faire entrer le Maroc dans une impasse. Cette peur que cette classe exprime et essaie de répandre est le reflet direct de l’effroi de la petite bourgeoisie de sa ruine et sa prolétarisation. Les plus remarquables représentants de cette classe sont le PSU, le parti d’avant-garde et le Congrès Ittihadi. Sa défense du caractère pacifique du Mouvement du 20 février et son opposition à toute radicalisation du mouvement en lui donnant une dimension populaire est due à la conscience de cette classe de la contradiction de ses intérêts avec ceux des ouvriers, des pauvres paysans et le reste de la classe laborieuse.

La grande convergence des intérêts de cette classe avec ceux de la grande bourgeoisie libérale explique dans l’étape actuelle le rapprochement et l’enchevêtrement claire entre les slogans de ses représentants politiques et les alliances du terrain au sein du et en dehors du Mouvement.

Si cette situation est celle de la haute sphère de la petite bourgeoisie, alors en bas de l’échelle, les éléments laborieux ont une présence différente au sein du Mouvement du20 février. Le degré d’oppression de classe qu’ils endurent, et le degré de l’attaque économique et politique qu’ils subissent de façon permanente… fait qu’ils scandent des slogans plus « radicaux ». Mais, ils ne peuvent échapper aux illusions bourgeoises qui veulent changer leur condition sans toucher à la même structure de classe. Ces éléments revendiquent « l’assemblée constituante » et « une constitution démocratique et populaire ». Ils sont représentés par la voie démocratique et le courrant « Monadila ».

Certes, la revendication « de l’assemblée constituante » est plus avancée par rapport à « la monarchie parlementaire ». Dans une étape historique antérieure dépassée, le prolétariat avait mis en avant cette revendication, mais aujourd’hui, il reste un slogan qui n’est plus scientifique et ne peut même s’il est réalisé, servir les intérêts des masses populaire et même celles de la petite bourgeoisie, pour deux raisons :

D’une part, le slogan « l’assemblée constituante » que le prolétariat avait mis en avant à la fin du 19ème siècle et le début du 20ème siècle, exigeait pour sa réalisation deux conditions qui sont le renversement de la monarchie et une réelle force pour imposer cette revendication.

Lénine s’était moqué de ce slogan lorsqu’il n’était pas lié aux conditions de sa réalisation. Dans son encadrement des slogans tactiques de la révolution de 1905, Lénine avait écrit : « les gens de l’Osvobojdénié… Ces derniers, font des phrases sur l'Assemblée « constituante » et ferment pudiquement les yeux sur le fait que la force et le pouvoir restent entre les mains du tsar; ils oublient que pour « constituer », il faut la force pour constituer,» et il ajoute ailleurs qu’ « aussi longtemps que le pouvoir restera entre les mains du tsar, toutes les décisions de tous les représentants, quels qu'ils soient, se réduiront à des bavardages aussi creux et aussi pitoyables… » (Deux tactiques de la social-démocratie dans la révolution démocratique).

Pour Lénine, le porte parole du prolétariat révolutionnaire, l’assemblée constituante ne peut être que le résultat d’une insurrection populaire armée. Dans son commentaire du troisième congrès, il a insisté sur le fait que « seul un gouvernement révolutionnaire provisoire, qui serait l'organe de l'insurrection populaire victorieuse, est capable d'assurer la liberté complète de l’agitation électorale et de convoquer une assemblée exprimant réellement la volonté du peuple. Cette thèse est-elle juste ? Celui qui s'aviserait de la contester devrait soutenir que le gouvernement du tsar peut ne pas tendre la main à la réaction, qu'il est capable de rester neutre dans les élections, qu'il peut se soucier de l'expression véritable de la volonté du peuple. »

C’est ainsi que Lénine avait posé la question il y a cent ans. Les révolutionnaires marocains aussi ont traité la question en répondant aux clameurs des réformistes sur l’assemblée constituante avec ces mots :

« Si le conseil constituant s’est tenu dans les conditions de la domination de classe réactionnaire, alors ce conseil là, soit il adoptera des lois réactionnaires garantissant la pratique démocratique de la réaction seulement, et dans ce cas le conseil constituant légitimera l’emprise réactionnaire et sa domination politique, économique et culturelle ; soit ce conseil légiféra des lois qui ne s’appliqueraient pas ; sinon, il massacrera les députés après que les conditions qui ont imposé à la réaction d’accepter la convocation d’un tel conseil.

Alors si l’objectif de la convocation du conseil constituant après le démantèlement du pouvoir des nouveaux colons et comprador et la construction du pouvoir national démocratique, alors le principal slogan sera à ce moment là la destruction du pouvoir des nouveaux colons et comprador et l’édification de la république démocratique populaire. Le nouvel pouvoir révolutionnaire oeuvrera à la convocation du conseil constituant pour élaborer des nouvelles lois adaptées aux nouvelles conditions politiques qui sera une tâche nécessaire, mais ce serait une tâche secondaire par rapport au renversement du pouvoir de la réaction et l’édification à sa place du pouvoir révolutionnaire. » (Notre démocratie et leur démocratie 1979)

Les camarades qui scandent dans les circonstances actuelles du Maroc, et dans les rapports de forces de classe actuelles le slogan « le conseil constituant » sans le lier aux conditions de sa réalisation, ces camarades répandent les illusions parmi les masses et se font des illusions sur la possibilité de sa réalisation sous la domination du régime de la bourgeoisie bureaucratique et comprador. Ils présentent ainsi au régime une issue dans le cas du développement du mouvement et sa radicalisation. Le régime ne trouvera pas d’inconvénient à l’élection du « conseil constituant » dans les conditions actuelles. La revendication et le slogan du « conseil constituant » n’est pas seulement inapproprié à la lumière de ce que nous avons dis ci-dessus, mais aussi parce que l’histoire a montré que cette revendication est dépassée considérée comme revendication du prolétariat, ce dernier restera impuissant pour maintenir ses intérêts et même dans le moindre seuil démocratique à travers « le conseil constituant » tel qu’il a été posé au 19ème siècle et le début du vingtième, où la révolution démocratique concevait l’édification de « la démocratie » dans sa forme bourgeoise classique.

Avec l’émergence des régimes semi coloniaux et semi féodales comme le Maroc produit historique du processus du développement de l’impérialisme, et sous le régime néo coloniale, seule « la nouvelle démocratie » peut conserver les intérêts du prolétariat et les intérêts du peuple et ouvrir des perspectives au développement historique de toute l’humanité ; et cette démocratie (la nouvelle démocratie) ne peut se réaliser sans une lutte violente, de longue durée et pénible que les masses mèneront pour détruire l’appareil de l’Etat des nouveaux colons, la prise du pouvoir et l’édification d’un nouvel Etat avec la force des armes, dans une guerre populaire prolongée.

Ce qui est arrivé en Tunisie et en Egypte est la preuve de ce que nous avançons. Tant que le pouvoir est aux mains de la bourgeoisie aujourd’hui signifie pratiquement le renouvellement de sa domination et le maintien de son contenu.

D’un point de vue politique et de classe, la révolution signifie le transfert du pouvoir d’une classe à une autre. A l’étape actuelle du développement de l’humanité, l’étape de la domination de l’impérialisme, aucune classe ne peut prendre le pouvoir politique et satisfaire les revendications du peuple sans la classe ouvrière et ses alliés objectifs, et ce que signifie politiquement… le renversement de la bourgeoisie bureaucratique et comprador dans les pays dépendants et la construction de la république de la nouvelle démocratie. Vu la nature semi féodale et semi coloniale des régimes dépendants de l’impérialisme où la bourgeoisie compradore, la bourgeoisie bureaucratique et les grands propriétaires terriens dominent, il n’y a pas de possibilité d’une évolution et d’un véritable changement démocratique qui servent les intérêts de toutes les classes du peuple, y compris la bourgeoisie nationale, sans la destruction du pouvoir de la bourgeoisie bureaucratique, la bourgeoisie comprador et les grands propriétaires terriens, imposer la solution démocratique de la question paysanne et instaurer la liberté politique. Aucune classe ne peut imposer cette solution sans la classe ouvrière avec son parti communiste révolutionnaire et dans le cadre de son alliance avec le reste des classes du peuple à leur tête les paysans pauvres. L’époque de la démocratie bourgeoise classique où la bourgeoisie nationale peut jouer un rôle révolutionnaire et progressiste à travers sa domination de classe a connu sa fin historique lors de la première guerre mondiale. Une nouvelle époque a commencé. L’époque de la nouvelle démocratie expression de la dictature du prolétariat, des paysans pauvres et les autres classes du peuple révolutionnaire. La construction de l’Etat de la nouvelle démocratie, c à d l’Etat nationale démocratique populaire considérée comme l’Etat de la dictature unifiée des classes du peuple révolutionnaire sous la direction du prolétariat se construit à travers le front révolutionnaire unifié qui forme le cadre de cette alliance et cette unité, dans une guerre populaire prolongée qui détruira l’Etat des nouveaux colons.

Revendiquer « le conseil constituant » sous la domination du pouvoir absolu et dans les conditions des rapports de forces actuelles n’est autre que le détournement de la revendication du prolétariat et le reste des masses populaires pour renverser la monarchie et construire la démocratie populaire, expression de la croyance petite bourgeoise de la possibilité de réformer ce régime pourri agent de l’impérialisme.

Donc, quelle position devrait avoir la classe ouvrière vis-à-vis le mouvement 20 février ? Et avec quel contenu et quelles formes les communistes peuvent exprimer les intérêts immédiats et stratégiques de la classe ouvrière au sein du mouvement 20 février ? Cette question est d’une grande importance parce qu’elle représente la boussole de tout courrant de gauche révolutionnaire dans notre pays.

Mais la réponse à cette question suppose premièrement la détermination de l’étape actuelle du processus révolutionnaire dans notre pays, la condition du mouvement 20 février et l’encadrement de nos tâches sur la base des tâches généraux que cette étape impose ?

La science du marxisme-léninisme-maoisme nous enseigne que le processus de la révolution passe par trois étapes essentielles : l’étape de la défense stratégique ; l’étape de l’équilibre stratégique ; et l’étape de l’offensive stratégique. Toutes ces étapes sont l’expression en dernière analyse des rapports de forces de classe entre le prolétariat et ses alliés objectifs d’une part et les classes exploiteuses d’autre part.

L’étape de la défense stratégique est déterminée principalement par le déséquilibre des rapports de force de classe en faveur des ennemis du peuple, et le but de cette étape est l’équilibre de ce rapport pour préparer l’offensive stratégique, où la tâche deviendrait la prise du pouvoir politique par le prolétariat.

La révolution aujourd’hui au Maroc, et au vu des rapports de force de classe actuelle est certainement dans sa première étape –l’étape de la défense stratégique-, où toutes les tâches sont le dépassement des points faibles de la gauche révolutionnaire et la consolidation de ses points forts ; et en parallèle l’approfondissement des points faibles de l’ennemi de classe, et le démantèlement ses points forts pour arriver à l’équilibre stratégique.

Cependant, l’étape de la défense stratégique ne se résume pas seulement à la défense passive et se clouer à la défense devant les attaques de l’ennemi. A l’étape de la défense stratégique, les conditions de classe et politiques imposent la nécessité des attaques, mais ces attaques ont seulement pour objectif le renforcement des positions du prolétariat et ses alliés et affaiblir les positions de l’ennemi de classe. Le mouvement 20 février a crée de telles conditions et une telle nécessité, c à d la nécessité d’une offensive organisée. Néanmoins et pour ne pas capituler devant les illusions, les objectifs de cette offensive doivent être clairs. Cet instant historique du développement de la lutte des classes dans notre pays incombent à la gauche révolutionnaire d’une part le renforcement de la lutte et doubler les efforts pour dépasser ses points faibles et consolider ses points forts ; d’autre part l’affaiblissement de l’ennemi de classe …

Le mérite du mouvement 20 février  est qu’il a pu déclencher une forte dynamique militante en élevant le niveau de la lutte de classe et lui donnant de nouvelles dimensions. Ce jeune mouvement a pu assumer les revendications de la plupart des luttes du peuple marocain, allant de pures revendications économiques en arrivant aux revendications politiques claires, à leur tête la liberté politique.

L’une des tâches immédiates qui reflèterait ce contenu est la nécessité d’incorporer la ligne révolutionnaire à de nouveaux champs de la lutte de classe et y développer la résistance populaire ; la nécessité de créer des points d’appui au sein de la classe ouvrière, les paysans pauvres, et dans les quartiers populaires. L’influence de la gauche révolutionnaire est restée historiquement dans la plupart du temps au sein de la jeunesse estudiantine, c’est un champ important, stratégique et déterminant dans la lutte révolutionnaire, mais il reste en dernière instance insuffisant. Il faut profiter de cet instant historique que le mouvement 20 février a crée pour organiser les ouvriers et ouvrières, organiser les paysans pauvres et les masses populaires dans les quartiers populaires et développer un mouvement féministe populaire combatif.

Cela incombe aux révolutionnaires la concentration des efforts pour construire les comités populaires et les comités de la défense du peuple partout et dans tous les domaines. Aussi, cela exige la nécessité de la consolidation du travail commun et la réflexion sérieuse à œuvrer pour l’unité de la gauche révolutionnaire ou au moins unifier son action à travers un front révolutionnaire avec un programme politique claire et ambitieux. Encore faut il travailler à l’engagement du mouvement étudiant, du mouvement des élèves et lycéens et du mouvement des chômeurs dans le mouvement 20 février avec des slogans clairs comme « le retrait du plan d’urgence », « la loi de finance », « le droit à la légitimité et à l’organisation », « la liberté aux détenus politiques », « lever l’interdiction de l’UNEM »…

Il faut se concentrer sur la gauche, neutraliser les centristes, et s’attaquer à la droite. Cette thèse est notre directive dans cette étape. Et il faut savoir l’appliquer dans chaque instant sans tomber ni dans le droitisme, ni dans le gauchisme.

Quant aux nos slogans au sein mouvement 20 février, nous pensons qu’il faut qu’ils suivent deux principaux orientations :

Comme première orientation, se concentrer sur les revendications en rapport avec la vie économique et matérielles des masses populaires, ces revendications que nous défendions dans nos luttes au sein des coordinations de la lutte contre la cherté et la dégradation des services publiques.

 

La lutte contre la privatisation dans toutes ses formes ;

 

La lutte pour la chute de la charte nationale de l’éducation et de l’enseignement et le plan d’urgence… ;

 

La lutte pour le droit au travail pour tous les marocains et l’abolition de toutes les lois privant ce droit ;

 

La lutte pour l’augmentation des salaires et l’appui aux paysans pauvres… ;

 

La lutte pour le droit au logement


Une deuxième orientation portant sur les revendications politiques et démocratiques en premier lieu la liberté politique et syndicale, ce qui signifie :

 

L’abolition de la loi de terrorisme, la loi de presse, la loi des partis politiques, le projet de loi sur la grève et autres lois qui privent les libertés et qui forment l’une des appuis du régime réactionnaire de l’oppression et de la répression ;

 

La lutte pour que l’amazigh devienne une langue officielle à côté de la langue arabe. La lutte sur ce front n’est pas seulement une tâche démocratique, mais entre aussi dans l’affrontement des ennemis du peuple, ces courants fascistes qui oeuvrent à déformer la conscience des masses populaires et briser l’unité du peuple marocain ;

 

La lutte pour l’égalité complète entre l’homme et la femme à tous les niveaux. Les femmes du peuple marocain ont prouvé leur disposition à la lutte, et qu’elles sont une source d’énergie qui doit cumuler vers le développement d’un mouvement féministe populaire combattant, où les femmes peuvent faire pression sur la réaction et arracher des acquis d’une part et créer un champ pour développer des militantes dirigeantes de la lutte de notre peuple contre l’exploitation d’autre part et dépasser les thèses réformistes et bourgeoises.

 

La nécessité de la défense de la laïcité et la séparation de la religion de l’Etat. Cette revendication et ce slogan forme d’une part une attaque sur l’une des piliers du régime établi au Maroc qui essaie de substituer l’absence d’une légitimité populaire par une légitimité appuyé sur la religion et « l’Emirat des fidèles » ; d’autre part, pour entraver le chemin aux forces obscurantistes et isoler ses thèses fascistes ;

 

La liberté aux détenus politiques et lever les poursuites judiciaires à l’encontre des militant(e)s, et interpellation des tortionnaires et des assassins des martyrs du peuple marocain.…


L’appréciation de l’instant politique actuelle de la lutte des classes dans notre pays est une tâche importante pour la gauche révolutionnaire. Aussi, c’est important de saisir et observer cet instant pour agir de façon consciente et organisée. Savoir élaborer des slogans appropriés à chaque instant. Savoir exploiter cette dynamique militante pourrait faire avancer le travail et la lutte des révolutionnaires des pas gigantesques et réaliser pour les classes populaires une véritable victoire dont elles ont besoin après des décennies de défaites, mais on répéterait avec Lénine :

« Dans quelle mesure cette victoire est probable, cela est une autre question. Nous ne sommes pas du tout enclins à un optimisme inconsidéré à cet égard; nous n'oublions nullement les extrêmes difficultés de cette tâche; mais, en allant au combat, nous devons souhaiter la victoire et savoir indiquer le vrai chemin qui y conduit. Les tendances pouvant nous amener à cette victoire se manifestent incontestablement.

Il est vrai que notre influence, l’influence social-démocrate sur la masse du prolétariat, est encore très, très insuffisante; l'action révolutionnaire exercée sur la masse paysanne est absolument infime : la dispersion, le manque de culture, l'ignorance du prolétariat et surtout de la paysannerie, sont encore effroyables. Mais la révolution fait un rapide d'éducation et de rassemblement. Chacun de ses progrès réveille la masse et l'attire avec une force irrésistible précisément vers le programme révolutionnaire, le seul qui exprime intégralement et de façon conséquente ses intérêts réels et vitaux. »

Khalid Elmahdi


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Published by drapeau rouge - dans Idéologie
26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 19:27

Au vu de l'intensité de la lutte entre les deux lignes au Népal, il nous paraît important de publier le document ci-dessous. Il a été publié sur le blog Nouveau Népal.

 

PC maoïste de France

 

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Nous avons reçu ce document que nous avons traduit et que nous publions ci-dessous. Ce document présenté par le Camarade Kiran lors de la dernière réunion du Comité Central permet d'avoir une vision plus précise de la ligne qu'il défend et de sa place dans la lutte entre les deux lignes actuellement en cours au sein du Parti Communiste Unifié du Népal (maoïste).

 

Nous encourageons donc nos lecteurs à le lire attentivement, tout comme les documents Interview de Gaurav sur la lutte de lignes au sein du Parti maoïste et Sur la lutte entre les deux lignes au sein du PCUN (maoïste).

 

D'autres documents d'analyse seront publiés prochainement.

 

Bonne lecture !

 

CSFN

 

Note : les notes entre crochets [ ] sont du traducteur.

 

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http://southasiarev.files.wordpress.com/2009/08/kiran1.jpg

 

Note:
(Cette proposition a été présentée par le vice-président Mohan Vaidya ou camarade Kiran lors de la session du Comité central du parti tenue en avril 2011. Kiran a présenté le document afin de faire enregistrer son point de vue divergent au sein du parti après que le président "Prachanda" ait proposé un nouveau document mettant l'accent sur la paix et la constitution, déviant de la ligne politique de «l'insurrection populaire » adoptée par la sixième réunion élargie du parti qui s'est tenue en Novembre 2010 à Palungtar dans le district de Gorkha. Ce document sortira plus tard avec des modifications basées sur les suggestions des membres du CC)


Proposition politique

 

Honorable président et camarades,
Salutations révolutionnaires !

"La proposition politique immédiate", présentée par le camarade président lors de la réunion du bureau politique qui a eu lieu le 20 avril 2011 ainsi que lors de la réunion actuelle du comité central, est contraire à l'esprit fondamental de la ligne politique adoptée par la réunion du comité central tenue peu de temps après la réunion élargie de Palungtar. Exprimant mon opinion dissidente par rapport à la proposition du Président, je tiens par conséquent à présenter une proposition politique distincte lors de cette réunion.

1.    Deux principaux problèmes à l'heure actuelle :

Le pays est aujourd'hui dans une grave crise politique. Nous avons maintenant deux problèmes principaux ; ils sont : les problèmes liés à la lutte des classes ou la lutte nationale et les problèmes liés à la lutte entre les deux lignes. Le problème en matière de lutte nationale est lié au problème d'identifier correctement l'ennemi de classe et au problème de développer de manière efficace la lutte à son encontre. Maintenant, les réactionnaires, d'une part, conspirent pour transformer notre parti, le Parti Communiste Unifié du Népal (maoïste), en un parti réformiste et de statu quo en le piégeant dans le bourbier parlementaire et au cas où ils n’y arriveraient pas, ils complotent de recourir à la répression contre notre parti. Nous devons comprendre cette réalité correctement. De la même manière, la lutte entre les deux lignes dans le parti se complique, ce qui est aussi l'expression de la lutte des classes. Nous devons également prêter attention à la question de bien comprendre la lutte entre les deux lignes et la faire avancer d'une manière amicale.

Désormais, les familles des martyrs, les familles des combattants disparus, et les combattants blessés et handicapés attendent que notre parti réalise leurs aspirations et leurs rêves de libération. Le peuple népalais tout entier, incluant les travailleurs, les paysans, les femmes, les Dalits [basses castes ou « intouchables »], les Janajatis (nationalités), les musulmans et toutes les personnes et classes opprimées ainsi que le prolétariat international regardent notre parti comme un centre d'espoir pour leur avenir radieux. Nous devons accorder notre attention à tous ces facteurs.

Un vrai parti communiste et ses dirigeants doivent chercher une solution scientifique à ces problèmes. Dans le cas contraire, la validité d'un tel leadership prendra automatiquement fin. Nous devons être très sérieux sur cette question.

2.    Sur la proposition du Camarade Président :

La "proposition politique" présentée par le camarade président est contre la ligne, la politique et le sentiment de la "proposition politique" de la réunion du comité central qui était la continuation de la sixième réunion élargie tenue à Palungtar. Dans ce contexte, il est nécessaire d'accorder l'attention voulue aux questions suivantes :

Tout d'abord, sous prétexte de "clarifier les confusions dans la ligne politique et de modifier les plans d'actions en vue des nouveaux développements et de la pression du temps", la proposition du camarade Président a rejeté la ligne politique adoptée par le Comité central, réuni selon les directives de la réunion élargie de Palungtar. Ici, le camarade président, dans sa proposition, a éludé la question concernant l'examen de la situation après la réunion de Palungtar alors que d’autre part, il y a intégré ses propres vues. Ici, le sophisme a été utilisé contre le matérialisme dialectique.

Deuxièmement, en conformité avec le mandat du plénum de Palungtar, le document qui a été adopté après l'analyse approfondie de la situation nationale et internationale par le Comité central a déclaré : « Le parti a adopté la mise en place de la république fédérale populaire comme tactique immédiate. Il a adopté une politique claire d’organisation de l'insurrection de masse afin d'établir la République fédérale populaire ou la République populaire au travers de la lutte sur trois fronts, comme la constitution, la paix et le gouvernement en donnant la priorité à la lutte de rue et par la construction des quatre préparations [1. Théorique et politique, 2. Organisationnelle, 3. Lutte de masse et lutte de classe, 4. Préparation technique] et quatre bases [1. Construire des conditions internationales favorables, 2. Diviser la bureaucratie, l’armée et la police, 3. Rendre les conditions physiques appropriées, 4. Mobiliser les masses]. Le parti a également précisé qu'il doit aller de l'avant en consolidant le mouvement en se saisissant des questions de l'indépendance nationale, de la suprématie populaire et d'autres questions brûlantes directement liées au peuple, notamment celle des conditions de vie. Maintenant, il est urgent pour le parti de se plonger dans la pratique par la formulation de plans d'action sur la base de cette ligne politique ».

Mais la proposition politique présentée maintenant a déclaré, « il est nécessaire de faire avancer le processus d'intégration de l'armée et de réadaptation dans le cadre des quatre préparations et de la construction des quatre bases, de préparer un projet unifié de la constitution et de l’amener devant le peuple pour le débat, en dépit de différences sur certaines questions clés, y compris celles liées à la restructuration de l'État, à la forme de gouvernance et au système électoral ». Ce qui est clair de ceci est que la proposition de projet ne colle pas à l'esprit du précédent rapport adopté par le comité central comme demandé par le plénum de Palungtar et que la présente proposition a rejeté, en substance, la ligne politique adoptée par le Comité central tenu après le plénum de Palungtar. En abandonnant la ligne de l'insurrection populaire, une politique et un plan d'intégration de l'armée et de rédaction de la constitution d'une manière capitularde ont été développés.

Troisièmement, déclarant que les impérialistes, les expansionnistes et les réactionnaires ont intensifié les «complots pour rompre le processus de paix, dissoudre l'Assemblée constituante, imposer la tyrannie sur le peuple et saisir les réalisations de la guerre populaire et du mouvement de masse», la proposition politique du président a déclaré qu'il est nécessaire d'intégrer immédiatement l'armée et de préparer un projet de constitution unifié pour déjouer les conspirations de ce genre. Cette logique est basée sur une pensée pessimiste et capitularde qui considère les réactionnaires plus forts qu’ils ne le sont réellement et ne voit que les aspects négatifs de la situation. Ceci est basé sur le subjectivisme, par opposition à la dialectique matérialiste qui dit que la ligne politique ou la tactique doit être décidée sur la base d'une analyse concrète de la situation concrète.

Quatrièmement, ce document ne contient aucune réponse correcte et scientifique à la question de savoir pourquoi la ligne révolutionnaire ne pouvait être mise en œuvre. Mettant en position secondaire le rôle de la direction principale, qui n’a pas pu se concentrer sur les quatre bases et quatre préparations pour l’insurrection populaire, ce document a transformé des raisons secondaires, comme « le factionnalisme au sein du parti, l'anarchisme, la confusion, les doutes et les activités hostiles et de division apparues dans certains des comités d'État et organisations de front », en raisons principales.

Cinquièmement, le camarade président, en divers endroits de son rapport, a, comme d'habitude, mentionné trois tendances dans le parti, mais il n'y a que deux tendances au sein du parti à l'heure actuelle. Les tendances du parlementarisme et du vacillationisme mentionnées dans la proposition du président ne sont pas deux tendances distinctes mais ne forment fondamentalement qu’une seule et même tendance à l’heure actuelle.

3.    Certaines questions idéologiques:

Afin de développer le parti communiste en un nouveau type de parti communiste et de promouvoir efficacement les tâches de la révolution, il est nécessaire à l'heure actuelle d’accorder l'attention voulue aux questions idéologiques. Ces questions idéologiques sont ainsi :

Tout d'abord, c'est la question de savoir si un se divise en deux ou si deux se combinent en un. C'est une question de lutte intense entre la dialectique et l'éclectisme dans le domaine de la philosophie et entre la lutte des classes et la collaboration de classe dans le domaine de la politique. Un se divise en deux est liée avec la dialectique matérialiste et la lutte de classe, et deux se combinent en un est en rapport avec l'éclectisme et la collaboration de classe. En ce moment crucial, nous devons fermement nous tenir en faveur de la dialectique matérialiste, par opposition à l'éclectisme, et en faveur de la théorie de la lutte de classe par opposition à la collaboration de classe.

La seconde est la relation entre l'impérialisme et le révisionnisme. Engels avait dit que les partis ouvriers bourgeois ou de l’aristocratie ouvrière ont été construits en Angleterre, le premier pays monopolistique. Plus tard, avec le développement du capitalisme en impérialisme, Lénine avait spécialement mis en lumière le fait que les partis révisionnistes de l’aristocratie ouvrière ont été construits dans divers pays et que ce processus avait commencé à créer des divisions dans le mouvement communiste. Maintenant, l'impérialisme, stade suprême du capitalisme, s’est également projeté lui-même sous de nouvelles formes. Dans cette situation, l'alliance entre l'impérialisme et le révisionnisme s’élabore également sous de nouvelles formes. Le factionnalisme, la division et l'opportunisme dans tout parti communiste révolutionnaire sont les expressions de cette alliance. Les vrais communistes révolutionnaires doivent être vigilants sur cette alliance entre l'impérialisme et le révisionnisme.

Troisièmement, il y a une question qui vise à transformer la tactique de l'Assemblée constituante en une stratégie. Dans le processus de révolution démocratique bourgeoise, le prolétariat peut adopter la tactique de l'Assemblée constituante et cela peut aussi être vu comme une tactique correcte. Mais nous devons être attentifs à ce que cette tactique ne se transforme pas en stratégie. C'est parce que les réactionnaires peuvent aussi utiliser l'Assemblée constituante dans leur intérêt. Si l'assemblée constituante s'éloigne de l'emprise du prolétariat elle n’aura aucun sens ni validité. Dans une telle situation, la constitution populaire ne peut pas être écrite à partir de l'assemblée constituante.

Quatrièmement, il y a une question liée au rejet du marxisme révolutionnaire et à la préférence du révisionnisme au nom de la créativité, de l'originalité et de la nouveauté. Un fait irréfutable, qui a été révélé correct dans l'histoire du mouvement communiste mondial ainsi que dans le mouvement communiste népalais, est que différentes formes de révisionnisme de droite ont attaqué le marxisme révolutionnaire et les marxistes au nom de la créativité, de l'originalité et de la nouveauté. Les révisionnistes décrivent le marxisme révolutionnaire comme vieux marxisme, dogmatisme et marxisme conservateur et de la même manière ils décrivent les marxistes révolutionnaires comme traditionalistes, conservateurs et dogmatiques. De Bernstein jusqu’à aujourd’hui, l’ensemble des révisionnistes de droite, de la soit disant nouvelle-gauche et des post-modernistes ont fait exactement la même chose. De nombreux révolutionnaires ont également peur de cette attaque réactionnaire et il est nécessaire d'être clair sur cette question.

Cinquièmement, il y a la question de comprendre le liquidationisme. La caractéristique du liquidationisme est de renoncer à l'idéologie révolutionnaire et au parti communiste guidé par l'idéologie révolutionnaire et la ligne politique et la lutte révolutionnaires, et d'insister sur le légalisme sur tous les fronts. Il est également nécessaire d'être vigilant pour s'assurer que nous n'allons pas dégénérer dans le liquidationisme.

4.    Bref examen de la situation après la réunion de Palungtar :

La lutte entre les deux lignes avait atteint son point culminant lors de la réunion élargie du Comité central qui s'est tenue à Palungtar, district de Gorkha. Au final, la réunion est parvenue à une conclusion avec le mandat de la transformation, de l'unité et de l'insurrection populaire. Lors de la réunion du comité central tenue après le plénum de Palungtar, un document politique a été adopté en intégrant les aspects positifs des rapports du camarade Prachanda et du camarade Kiran, d'une part, et une décision a été prise afin de discuter le reste des questions dans les forums appropriés et de les régler lors de la prochaine conférence nationale ou congrès, d'autre part. En plus de la conclusion de la république fédérale populaire, de la position sur la défense de l'indépendance nationale et de la décision que la contradiction principale du peuple népalais est avec, conjointement, les réactionnaires internes et l'expansionnisme indien, la réunion avait également pris la décision de faire quatre préparations et de renforcer les quatre bases pour l'insurrection populaire, tandis que, d'autre part, une méthodologie en cinq points avait été adoptée sur les questions liées à la lutte entre les deux lignes. Ce genre de décision avait relancé un nouvel espoir et un nouvel enthousiasme dans l’ensemble du parti et parmi le peuple. Mais des progrès concrets n’ont pu être réalisés dans le processus de traduire la ligne politique en plan puis en pratique.

Malgré de nombreuses complications, les programmes de formation politique tant au niveau central que local ont été organisés dans différentes régions après la réunion, mais la situation n'a pas évolué dans le sens d'aller de l'avant avec des plans concrets. La mise en œuvre de la ligne politique du parti a été entravée non seulement par ceux qui étaient en désaccord avec elle, mais aussi par une grande partie de ceux qui l’avaient acceptée. En plus de cela, la direction principale a montré un double caractère au travers duquel elle a accepté la ligne politique en paroles, mais a refusé de l'appliquer en pratique. Des efforts ont également été faits pour créer des dissensions et de l'hostilité du haut vers le bas entre les camarades qui étaient d’accord sur la ligne politique. Quelques-unes des spécificités du caractère duel ou du dualisme trouvé chez le camarade président sont les suivantes : il parle de l'insurrection populaire avec une section du parti, mais s’y oppose vivement avec les autres, il dit que la constitution ne sera en aucun cas écrite, mais de l'autre, il dit que la constitution sera rédigée à tout prix jusqu’à la dernière minute du 28 mai, il dit que les Volontaires du Peuple [organisation de masse nouvellement formée sous la direction de Netra Bikram Chand ‘Biplab’, fervent partisan de la ligne révolutionnaire] sont indispensables avec une section des camarades, alors qu'il dit que ce n’est pas bien à l'autre, plus encore, il forme un gouvernement basé sur un accord de sept points, mais il tente de le renverser par un retour à l’accord de douze points, etc. On peut trouver d'innombrables caractéristiques telles que celles-ci en lui. A partir de tels faits, ce qui est clair est qu'il n'y a pas encore eu de transformation révolutionnaire de la direction principale du parti. La direction principale est, de cette manière, essentiellement responsable de l'échec de la mise en œuvre de la ligne politique du parti.

Prêtant attention à la situation dans son ensemble à partir du plénum de Palungtar jusqu’à présent, il semble que dans la direction principale (a) il se soit développée une tendance à l'élévation de classe en augmentant la méfiance envers les gens des classes inférieures et les larges masses, mais en augmentant la confiance envers les classes supérieures ou réactionnaires (b) il y ait un changement idéologique de l'éclectisme à l'évolutionnisme vulgaire (c) il y ait un inclinaison grandissante vers le réformisme et le capitulationnisme national à partir de faiblesses centristes en politique. Des efforts particuliers sont nécessaires pour corriger cette situation et amener la lutte idéologique à une nouvelle hauteur.

Enfin, ce qui doit être mentionné ici est que le camarade président a soulevé une question : pourquoi la méthodologie adoptée pour traiter la lutte entre les deux lignes n'a pas été appliquée. C'est une affaire sérieuse. La situation devient grave lorsque la ligne idéologique et politique sont à un pôle et que la méthode et le principe de centralisme démocratique sont à l'autre pôle. Cette question nécessite une discussion massive et intensive.


5.    La situation politique actuelle :

A l’heure actuelle, d'une part, le processus de mondialisation impérialiste s’est approfondit rapidement tandis que d'autre part, la concurrence entre les puissances impérialistes s’est également intensifiée progressivement. La contradiction entre l'impérialisme et les nations et peuples opprimés est la contradiction principale dans le monde d'aujourd'hui. En plus de cela, l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine sont les centres de la tempête de la révolution et la révolution est la tendance principale dans le monde à l'heure actuelle.

À ce stade, la contradiction formée du peuple népalais d'un côté et de la réaction intérieure, sous la direction de la bourgeoisie compradore et de l'expansionnisme indien de l'autre est la contradiction principale. Le processus de bonnes grâces et de néo-colonisation s'est intensifié au Népal. Non seulement y a t-il une conspiration importante contre le processus de rédaction de la constitution par l'Assemblée constituante, mais en même temps notre indépendance nationale est elle aussi menacée. Dans cette situation, il est nécessaire de transformer la crise politique actuelle en crise révolutionnaire, pour laquelle nous devons être sérieux.

À ce moment crucial, il est nécessaire d'analyser la situation politique mentionnée dans le rapport politique présenté par le camarade président et de discuter de la conclusion sur la base de cette analyse. Dans cette proposition, il a été indiqué que la possibilité de mettre en œuvre le plan d’exploiter la crise politique pour la transformer en crise révolutionnaire le 28 mai [date de fin du mandat d’écriture de la constitution par l’assemblée constituante] devient impossible. Dans le rapport, il a été directement ou indirectement souligné qu'il y aura un vide constitutionnel le 28 mai et  il a montré dans cette situation la possibilité qu'un régime présidentiel ou qu’une sorte de coup d'Etat puisse être mis en scène. Compte tenu de cette situation, le rapport du président a tiré une sorte de conclusion dont les besoins sont l'intégration de l'armée et la préparation du projet de constitution. Ici, dans le rapport du président, nous devons être clairs que la situation n’a pas été analysée correctement, et que la conclusion n’a pas été tirée scientifiquement. En fait, il s'agit d'une conclusion capitularde faite sur la base d'une analyse subjective de la situation. En fait, il n'y aura pas de crise constitutionnelle, même si la constitution n’est pas promulguée le 28 mai. Il en est ainsi parce que la Constitution intérimaire a une disposition qui stipule que l'Assemblée constituante continuera d'exister jusqu'à ce que la nouvelle constitution soit promulguée. Si quelqu'un tente un coup d'État en violant les dispositions constitutionnelles, il développe une situation dans laquelle une tempête d’un fort mouvement de masse peut se développer et il crée une forte possibilité qui peut transformer la crise politique en une crise révolutionnaire. Les révolutionnaires doivent accorder une attention particulière à utiliser cette situation en faveur de l'insurrection populaire. Mais l’attention du camarade président ne s’est jamais portée vers cette possibilité.

De la même manière, certaines personnes responsables, d'une part, bloquent délibérément le processus de rédaction de la Constitution et, en même temps, propagent des rumeurs pour semer la confusion et convaincre la population que les maoïstes font obstacle au processus de rédaction de constitution.

En plus de cela, certaines activités criminelles planifiées comme des explosions, des tirs sur des prisonniers au sein de la prison, l'agression mortelle du ministre de l'Énergie et la fusillade du personnel de la mission diplomatique d'un certain pays ont été réalisées. Ces incidents sont sérieusement liés à la question de l'indépendance nationale. Maintenant, la question de l'écriture de la constitution n'est pas seulement liée à la démocratie, mais aussi à la question de l'indépendance nationale.

Dans une telle situation, la fureur du peuple népalais contre les réactionnaires locaux et internationaux s’approfondit. Le peuple veut conclure le processus de paix d'une manière révolutionnaire, écrire la constitution par l'Assemblée constituante et résoudre les problèmes liés aux conditions de vie de la population, c’est pour cela qu’ils ont établi et accepté le PCUN (maoïste) en tant que parti fiable et digne de confiance. Dans la situation où la constitution n'est pas écrite et que le danger à propos de l'indépendance nationale se développe, il est certain que la fureur du peuple va encore s'intensifier.

Au sens général, la situation objective pour la révolution ou l'insurrection populaire est encore favorable. Mais la situation subjective est faible. En dépit de cela, si nous unifions notre parti et que nous accomplissons les tâches reliées aux quatre préparations et aux quatre bases, nous ne pouvons pas exclure la possibilité de transformer la crise politique en crise révolutionnaire et de donner à l'insurrection populaire une forme pratique à temps voulu. Par conséquent, appréciant correctement la situation révolutionnaire objective, nous devons accorder une attention particulière à la préparation de la situation subjective.

6.    La ligne politique, la politique et le plan immédiats :

La ligne politique principale de la révolution à remplir dans un pays comme le Népal, qui est semi-féodal et semi-colonial, est basée sur le grand objectif de la marche vers le socialisme et le communisme après avoir achevé la nouvelle révolution démocratique. La nouvelle révolution démocratique à accomplir au Népal est basée sur la stratégie d'unification des forces patriotiques, démocratiques et de gauche et les larges masses contre le féodalisme et l'impérialisme sous la direction du prolétariat. Afin de réaliser ce type de révolution dans le contexte particulier de la politique internationale et nationale d’aujourd'hui, la question de la création de la République fédérale populaire, de la protection de l'indépendance nationale et de la résolution des problèmes fondamentaux des conditions de vie sont les questions de la tactique politique principale de notre parti. Ce genre de tactique stratégique principale est inséparablement lié à la paix, à la constitution et à l'insurrection populaire.

La résistance à la répression, à la contre-révolution ou au complot d'imposer l'autocratie sur le peuple ne peut être menée à bien en intégrant les armées d'une manière capitularde et en écrivant une constitution de statu quo. Cela peut se faire en intervenant par le gouvernement, en mobilisant le peuple dans les rues et en promouvant efficacement la campagne de dénonciation publique et aussi en donnant une forme pratique aux tâches concernant les quatre préparations et quatre bases.

L'insurrection populaire n'est pas quelque chose qui peut être accomplie dans le temps prédéterminé. Au contraire, elle est basée sur l’addition, c'est-à-dire la synthèse des situations objectives et subjectives. Que l'insurrection populaire ne puisse réussir dans le temps prédéterminé ne signifie pas que l'on doive intégrer l'armée d'une manière capitularde et écrire une constitution de statu quo. L'insurrection populaire peut avoir lieu à tout moment et une importance particulière devrait être accordée à sa préparation.

Dans ce contexte, nous devons aller de l'avant de la manière suivante :

a. Sur la Constitution:

o    Mentionner «République populaire fédérative» dans le préambule de la Constitution.

o    Faire du rapport du comité de restructuration de l’état sa base.
o    Faire du vote majoritaire dans le sous-comité pour la forme de gouvernance sa base.
o    La priorité sera accordée aux travailleurs, paysans, femmes, opprimés, nationalités et aux personnes appartenant à des zones reculées, incluant le Madhesh.
o    Ecrire une constitution qui est anti-féodale et anti-impérialiste dans le contenu.
o    Le parti devrait rédiger une courte constitution basée sur ces points et l’amener devant le peuple.

b. Sur l'intégration de l'Armée :


o    Ne pas accepter le regroupement sans en décider les modalités.
o    Formuler une politique de sécurité avant l'intégration de l'armée.
o    Intégrer l’Armée Populaire de Libération comme une force séparée ou mixte et que sa commande reste entre les mains de l'Armée Populaire de Libération.
o    Donner à l’Armée Populaire de Libération la responsabilité de force de sécurité aux frontières.

c. Sur le rapport entre la constitution et l'intégration de l'armée:

o    Etablir l’Armée Populaire de Libération comme la principale force qui a changé le Népal
o    Achever simultanément la formulation de la constitution populaire et l'intégration de l'armée

d. Sur le gouvernement:

o    Continuer avec le gouvernement actuel
o    Envoyer des représentants au cabinet ministériel sur une base inclusive et proportionnelle

e. Sur la tâche de l'organisation:

o    Lutter pour construire un nouveau type de parti communiste en le libérant de toutes sortes de mauvaises pensées et tendances comme le groupisme et le factionnalisme
o    Organiser efficacement le parti, les jeunes et les comités de front au niveau local
o    Mobiliser ces trois armes dans les tâches de mobilisation de masse, de service populaire et dans les campagnes de dénonciation publiques de manière efficace.
o    Former un front uni des forces patriotiques, démocratiques et de gauche aux niveaux local et central en tenant compte de la nécessité nationale actuelle
o    Gérer la division du travail de haut en bas

f. Sur la mobilisation du peuple, le service au peuple et la campagne de dénonciation publique

Les principaux enjeux de cette campagne sont les suivants :

o    La paix et de la constitution
o    La défense de l'indépendance et de la souveraineté nationales, l'annulation des traités et accords inégaux, incluant le Traité de 1950, la résistance contre les interférences externes, incluant l'empiètement de frontière.
o    Campagne contre les assassinats, le hooliganisme et l'insécurité
o    Fournir un million de roupies à la famille des martyrs, rendre publics les combattants disparus, donner une assistance appropriée aux combattants handicapés et blessés
o    Lancer une campagne pour contrôler la hausse des prix et la corruption
o    Annuler l'ensemble des accusations anciennes et nouvelles imputées aux maoïstes

 

22 avril 2011
Kiran
Vice-président
UCPN (maoïste)

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Published by drapeau rouge - dans Idéologie
8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 22:38

Nous publions à l'occasion du 100ème anniversaire de la journée de la Femme une traduction du texte des Camarades du Mouvement Féministe Prolétarien Révolutionnaire d'Italie. Vous pouvez aller visiter leur site ici : http://www.prolcom.altervista.org/mfpr.htm et http://femminismorivoluzionario.blogspot.com/ .

 

PC maoïste de France

 

mfpr.png


 

Nous avons besoin d'un féminisme révolutionnaire prolétarien.

 

Un mouvement féministe qui soit l’expression de la révolte et des luttes des femmes, des jeunes filles, qui se développent à partir des lieux de travail - où les femmes subissent les coups les plus durs, sont exploitées, discriminées et précarisées de mille façons liées à leur genre, opprimées et souvent harcelées et violées par les patrons et parfois même tenues en esclavage si elles sont immigrées ; dans les banlieues et dans les villes - où les patrons détruisent notre santé et notre vie ; dans les écoles et les universités - où ils essayent de bloquer notre avenir ; dans la société tout entière - où ils essaient de nous faire revenir à un nouveau Moyen Âge.

 

Un féminisme prolétarien, c’est l’expression de la majorité des femmes, qui sont des prolétaires, des ouvrières, précaires aujourd’hui et demain, opprimées dans et hors de la famille, des femmes qui n'ont rien à défendre ou juste « à réformer », mais une double chaîne à briser.

 

Un féminisme prolétarien, parce que ce système social capitaliste est un système de classe, cet Etat un Etat de classe, tout comme ce gouvernement et les partis parlementaires ; un féminisme prolétarien dont les politiques sont basées sur la lutte de classe quotidienne, parce que le sexisme, le cléricalisme, le fascisme sont des expressions d'une classe capitaliste rongée par la pourriture et de plus en plus impitoyable.

 

D’autre part, c'est parmi les femmes prolétaires qu’est né le féminisme parce que dans les luttes que mènent les femmes aux côtés des hommes, elles découvrent qu'il faut apporter aussi leur point de vue de femmes sur toutes les questions qui affectent nos vies ; elles apportent une nouvelle façon de voir, une nouvelle politique et, avec le radicalisme, la combativité et la détermination des femmes, leur besoin d'une libération générale - « nous devons changer la vie entièrement » - elles affirment l'incompatibilité et l' antagonisme avec tous les aspects, économique, politique, social, culturel et idéologique de ce système.

 

Ce féminisme prolétarien ne peut être que révolutionnaire : tous les différents aspects de la violence contre les femmes dévoile la violence « systémique » de cette société capitaliste qu’il est impossible de réformer mais qu’il faut renverser par un processus révolutionnaire dans lequel, comme cela se produit souvent maintenant dans les combats les plus importants, les femmes seront le cœur et la force la plus « généraliste », la plus cohérente et radicale pour une révolution totale qui ébranlera et transformera la terre et le ciel.

 

Mouvement Féministe Prolétarien Révolutionnaire – Italie / Movimento Femminista Proletario Rivoluzionario

PCm-Italie

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Published by drapeau rouge - dans Idéologie
16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 18:54

Note du PC maoïste : Nous publions cette déclaration comme partie intégrante du débat idéologique nécessaire à l'échelle internationale. Néanmoins, nous voulons clarifier que nous ne partageons pas nécessairement tous les points de vue défendus dans les communiqués publiés.

 

 

Déclaration commune

 

Parti Prolétarien du Bengale Oriental (Groupe Unité Maoïste) Bangladesh / Proletarian Party of East Bengal (Maoist Unity Group) Bangladesh


Parti Communiste Kangleipak (KCP) Manipur / Kangleipak Communist party (KCP) Manipur

 

Ouvrir la voie à une nouvelle coordination pour les Partis et les Organisations Maoïstes d'Asie du Sud

 

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La révolution est la seule réponse à la crise actuelle en Asie du Sud.  Une révolution guidée par le marxisme-léninisme-maoïsme est nécessaire dans le sud de l'Asie pour un meilleur avenir des masses opprimées de la région.  Que ce soit dans un pays colonial ou dans un pays impérialiste, la stratégie de la Révolution maoïste comprend l'internationalisation de la révolution.  C’est nécessaire à la fois pour défendre ce qui a été acquis et pour concrétiser le plein potentiel de la société socialiste.  La forme la plus efficace de défense est la propagation de la révolution à ces pays par la mobilisation de leur propre classe ouvrière, à la fois pour s'opposer à l'intervention et pour poursuivre leurs propres intérêts de classe.  Pour être assez fort pour lancer un défi au pouvoir politique de la puissance coloniale, la classe ouvrière opprimée doit créer sa propre Armée Populaire.  En s’appuyant sur ces organes de combat, la nation opprimée peut prendre le pouvoir par la guerre populaire contre la Puissance coloniale.

Nous pensons que les bonnes tactiques découlent des bonnes stratégies, qui elles mêmes découlent d'une ligne idéologique et politique correcte.  Nous pensons que la lutte contre l'impérialisme, contre le capitalisme et contre la domination coloniale vont de pair avec la lutte contre le révisionnisme, le chauvinisme et l'opportunisme.

Nous pensons que la bourgeoisie coloniale dominante ne renoncera jamais à son pouvoir sans combat.  Mettre fin à la domination coloniale n'est possible que par la construction d’une opinion publique en vue de s'emparer du pouvoir par la lutte armée.  Nous croyons, cependant, que toute insurrection armée sur le territoire de l'Asie du Sud sera inévitablement écrasée tant que les conditions objectives d’un soutien de masse des couches potentiellement révolutionnaires de la population ne seront pas réunies.

La non existence du Comité de Coordination des Partis et Organisations Maoïstes de l'Asie du Sud [CCOMPOSA] a eu un profond impact sur la nouvelle génération de communistes en Asie du Sud. La  nouvelle génération communiste de l'Asie du Sud a vivement exigé d'avoir une coordination des masses opprimées de la région.  Donc, le Parti Prolétarien du Bengale Oriental (Groupe Unité Maoïste) au Bangladesh et le Parti Communiste Kangleipak (PCK) de Manipur ont eu une discussion sur la question et nous sommes fermement décidés à lancer un processus visant à la formation du Nouveau Comité de Coordination des Partis et Organisations Maoïstes de l'Asie du Sud.  Les réunions ont mis en place un Comité préparatoire pour concrétiser la chose et le Camarade Polas du Bangladesh et le Camarade Yaibi-Len de Manipur ont été désignés respectivement coordinateur et co-coordinateur.  Nous allons inclure d’autres camarades dans le comité dès que nous aurons reçu leur approbation.

Vive la Révolution !

Vive le Maoïsme !

Vive l'Unité entre les Partis et Organisations Maoïstes d'Asie du Sud !

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 18:37

Devant la nécessité d'enrichir et d'avancer le débat entre les forces communistes au niveau international, et grâce au travail de traduction des camarades du Parti Communiste Révolutionnaire du Canada, nous publions ici la déclaration du Parti Communiste (maoïste) d'Afghanistan à propos du PCR-USA, et particulièrement de la soit-disant "nouvelle synthèse" de Bob Avakian.

 

PC maoïste de France

 

 


 

 

Notre position sur la nouvelle ligne du Parti Communiste Révolutionnaire dans son Manifeste et sa Constitution

 

Camarades !

Parmi les questions à l’ordre du jour de la quatrième réunion plénière du comité central du Parti communiste (maoïste) d’Afghanistan, il a été question de la ligne politique du Parti communiste révolutionnaire des États-Unis (RCP,USA), telle qu’exprimée dans son récentManifeste et sa constitution, dans le cadre d’une discussion plus globale sur l’état actuel du Mouvement révolutionnaire internationaliste (MRI). À la suite des discussions tenues à l’interne pour évaluer la position actuelle du RCP,USA, la plénière a insisté sur le fait qu’il s’agit d’une question importante qui concerne le MRI et le mouvement communiste international dans son ensemble, et elle en est arrivée aux conclusions suivantes:

1. Le texte de la nouvelle constitution du RCP,USA et celui de son Manifeste, qui réfèrent abondamment à la «nouvelle synthèse de Bob Avakian», ne comportent par ailleurs aucune mention du marxisme-léninisme-maoïsme. La constitution du RCP,USA ne fait aucunement référence à Lénine ou à Mao. De plus, Marx et Engels n’y sont cités qu’une fois, alors que le nom d’Avakian y apparaît continuellement. De fait, Lénine et Mao ne sont mentionnés qu’en annexe.

Nulle part, on ne trouve une quelconque explication à cette négligence. Apparemment, la seule raison de cette omission est que Marx et Engels, au même titre que Lénine, Mao et le marxisme-léninisme-maoïsme en général, sont considérés par le RCP,USA comme appartenant à un passé qui n’est plus pertinent.

Dans les faits, même si on prétend qu’elle s’inscrit dans la continuité du marxisme-léninisme-maoïsme et qu’elle en constitue un développement supérieur, la nouvelle synthèse de Bob Avakian apparaît comme une rupture avec le marxisme-léninisme-maoïsme.

2. Dans sa nouvelle constitution et son Manifeste, le RCP,USA divise l’histoire du mouvement communiste international, celle des révolutions prolétariennes et celle de la science et de l’idéologie du prolétariat révolutionnaire en deux étapes. Selon lui, la première étape commence avec la publication du Manifeste du parti communiste en 1848 et va continuer jusqu’à la défaite de la révolution en Chine en 1976. La deuxième étape, quant à elle, se serait amorcée avec la «nouvelle synthèse de Bob Avakian». Toujours d’après la nouvelle constitution et le Manifeste du RCP,USA la première étape serait désormais chose du passé.

Cette division ne concorde pas avec les différentes phases de l’évolution du capitalisme: la première, celle du capitalisme de libre compétition à l’époque de Marx et Engels, puis la deuxième, qui est celle où l’impérialisme s’est affirmé comme le stade suprême du capitalisme, comme l’a analysé Lénine, et qui est encore celle qui prévaut aujourd’hui. Elle ne concorde pas non plus avec les phases d’évolution de la science et de l’idéologie du prolétariat: d’abord le marxisme, puis le marxisme-léninisme, et enfin le marxisme-léninisme-maoïsme, qui pourrait déboucher, à la longue, sur une quatrième étape. Le seul critère qu’on nous présente pour justifier la division proposée est l’émergence de la nouvelle synthèse de Bob Avakian et la publication du nouveau Manifeste du RCP,USA, qui serait l’équivalent, ni plus ni moins, du Manifeste de Marx et Engels.

3. Dans la nouvelle constitution du RCP,USA, l’insurrection finale et généralisée au terme de laquelle le pouvoir impérialiste sera renversé et remplacé par le nouveau pouvoir révolutionnaire du prolétariat n’est pas décrite comme un soulèvement armé. Le titre choisi pour traiter de ce sujet n’est pas clair et s’avère pour le moins ambigu: «Pour conquérir le pouvoir, le peuple révolutionnaire doit aller à la rencontre de l’ennemi et le vaincre». Un peu plus loin, on affirme vaguement que «pour que la lutte révolutionnaire soit un succès, elle devra faire face et vaincre la force violente et répressive du vieil ordre d’exploitation et d’oppression». Mais on ne dit rien de plus précis et l’on ne trouve aucune analyse concrète de la nécessité d’initier et de poursuivre l’insurrection générale armée.

De plus, tandis que le Front uni sous la direction du prolétariat est mentionné – à part – comme un élément stratégique incontournable pour initier et continuer la révolution, on ne fait aucune mention de l’une des trois armes essentielles à toute révolution, à savoir les forces armées révolutionnaires. Dans la même section, le RCP,USA décrit ainsi l’affrontement décisif: «Il y aura un face à face entre d’une part, la classe dominante et les forces armées réactionnaires (et tous les autres réactionnaires) qu’elle mobilise, et d’autre part, le mouvement révolutionnaire de millions et de dizaines de millions de gens. La société deviendra en quelque sorte “compressée” autour de l’un ou l’autre “pôle”.» Comme on peut le voir, le concept d’insurrection armée et le rôle des forces armées révolutionnaires sous la direction du parti révolutionnaire prolétarien sont loin d’être clairs.

4. La nouvelle constitution et le manifeste du RCP,USA passent sous silence l’existence du MRI et des expériences de lutte positives et négatives qui l’ont marqué, comme les guerres populaires au Pérou et au Népal. Les 25 années d’existence du MRI sont mentionnées seulement en passant, dans une section qui traite des divisions qui sont apparues au sein du mouvement communiste international après la défaite de la révolution chinoise; et encore, on en parle comme d’une expérience ayant échoué. Si l’on tient compte du fait que le RCP,USA a été le parti qui s’est impliqué le plus dans la formation et la direction du MRI et du rôle important qu’il a joué au sein de son comité dirigeant, cette attitude sans principes et irresponsable peut avoir – et dans une certaine mesure, c’est déjà fait – une influence encore plus négative que les déviations des révolutions au Pérou et au Népal dans l’existence, la continuation et l’évolution du MRI.

Cette attitude sans principes et irresponsable face au MRI ne pourra faire autrement que d’affecter négativement le RCP,USA – ce qui est déjà le cas, dans une large mesure. Le premier objectif du MRI était la mise sur pied d’une Internationale communiste; l’attitude méprisante du RCP,USA face aux efforts du MRI, telle qu’elle ressort de son Manifeste et de sa constitution, démontre que la lutte pour mettre sur pied une Internationale communiste n’est plus un objectif urgent pour le RCP,USA, ni même un objectif mineur. Dans ce contexte, les efforts qu’il déploie pour propager son nouveau manifeste et sa constitution, incluant la prétendue «synthèse de Bob Avakian», témoignent du nationalisme étroit et de la vision suprémaciste qui le caractérisent.

5. Il n’y a pas de doute que l’objectif final des communistes est de construire un monde communiste sans exploitation ni oppression qui permettra d’émanciper toute l’humanité, avec une superstructure politique et culturelle conséquente. D’ici à ce que l’on réalise cette société sans classes, la longue histoire des sociétés de classes – y compris dans les pays socialistes – nous enseigne que c’est la lutte de classe révolutionnaire qui est la locomotive de l’évolution de la société humaine, et non pas une quelconque forme d’«humanisme» au-dessus de la lutte des classes. On peut parler d’un humanisme communiste, mais jamais comme un principe supérieur à la lutte de classe. Le but premier des communistes dans la société de classes, même à l’étape du socialisme, doit être la poursuite de la lutte de classe. Ce principe a été établi par Marx et Engels dans leur Manifeste et nous, communistes, devons le défendre fièrement.

L’humanisme vulgaire que le RCP,USA affiche dans sa nouvelle constitution et son Manifeste (en plus des autres aspects problématiques de la ligne qu’on y retrouve, dont le manque d’intérêt envers le principe de la dictature du prolétariat, le manque d’intérêt envers le principe de la continuité de la révolution sous la dictature du prolétariat [remplacé par celui de «la continuité de la révolution sous le socialisme»], le manque d’intérêt envers la stratégie d’insurrection armée pour arriver à la conquête du pouvoir, le mépris envers le MRI et le manque d’intérêt envers la formation d’une nouvelle Internationale communiste, etc.) reflète la dilution de la lutte de classe dans la nouvelle ligne politique du parti.

Les points que nous venons de mentionner indiquent, selon nous, le caractère erroné de l’orientation stratégique présentée par le RCP,USA dans son nouveau Manifeste et sa constitution. Par contre, on y trouve aussi certaines positions tactiques justes, qui cohabitent avec d’autres positions erronées. À notre avis, malheureusement, ces positions tactiques justes servent à justifier une orientation stratégique dans l’ensemble imparfaite et inacceptable. Et si cette orientation stratégique problématique persiste et continue à miner la ligne politique du parti, alors ces positions tactiques correctes vont finir par disparaître graduellement.

Le fait que nous présentions ainsi cette critique ne veut pas dire que nous ignorons les apports louables que le RCP,USA a faits par le passé à la révolution en Amérique et dans le mouvement communiste international. Cela ne veut pas dire non plus que nous ignorons les aspects positifs que l’on retrouve dans la «nouvelle synthèse» d’Avakian et dans les deux documents en question. Cependant, le trajet emprunté par le RCP,USA est similaire à celui qu’ont emprunté le Parti communiste du Pérou et le Parti communiste du Népal (maoïste), qui ont donné naissance à la «pensée Gonzalo» et à la «voie de Prachanda». Ces deux partis se sont appuyés sur des contributions théoriques et pratiques louables, auxquelles ils ont toutefois intégré des formulations incorrectes, qui les ont amenés à prétendre avoir développé l’idéologie du prolétariat révolutionnaire à un nouveau stade; cela a contribué à ce que leurs guerres populaires respectives souffrent de déviations et subissent des défaites.

Le RCP,USA exagère lui aussi les contributions louables et significatives qu’il a apportées; il les confond avec d’autres qui sont complètement erronées afin d’établir que sa ligne politique a atteint un niveau supérieur. Malheureusement, le cheminement du RCP,USA vers la mauvaise direction est beaucoup plus prononcé et étendu que ceux du Parti communiste du Pérou et du Parti communiste du Népal (maoïste). Le RCP,USA a atteint et adopté une position post-marxiste-léniniste-maoïste incorrecte, car elle ne représente pas un développement du marxisme-léninisme-maoïsme à une étape supérieure, mais repose sur la négation des acquis historiques. Face à cette situation, la tâche principale du Parti communiste (maoïste) d’Afghanistan est de mener la lutte contre cette orientation stratégique post-marxiste-léniniste-maoïste, pacifiste, humaniste, suprémaciste et non internationaliste.

Mener cette lutte avec succès exigera que l’on poursuive et approfondisse cette discussion. Nous devons garder en tête les leçons apprises des expériences du Parti communiste du Pérou et du Parti communiste du Népal (maoïste). Si l’on n’y prête pas suffisamment attention aux plans théorique et pratique, si l’on est laxiste ou encore, si on est exagérément optimiste sous prétexte de camaraderie internationaliste, cela sera non seulement erroné, mais ça s’avèrera désavantageux à long terme.

Le comité central du Parti communiste (maoïste) d’Afghanistan

 

http://3.bp.blogspot.com/_CEzb0dKqJ0o/TL3C1d86TqI/AAAAAAAAFPg/Dj2aAJA7Jzk/s1600/communist-maoist-party-of-afghanistan.gif

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 16:19

Soixante après, la version du massacre de Katyn est remise en question. L'URSS est accusée d'avoir commis le crime. Plus précisément, c'est Staline qui est visé dans cette attaque. A contre-courant du discours officiel, voici un article qui n'est pas d'accord avec la nouvelle version officielle des faits (issu de l'hebdomadaire L'Avenir de l'Artois du 21 octobre 2010).

 

Pour lire l'article, cliquez sur l'image.

 

sur-katyn.JPG

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 09:08

Suite à notre appel au boycott des élections, nous avons eu plusieurs réponses. Nous republions donc un article du Drapeau Rouge de septembre 2009 sur les élections afin d'approfondir la réflexion.


 

A propos des élections

elections

Les élections au suffrage universel sont elles un progrès ou une façon de faire approuver le système ? L’histoire de l’humanité, hormis la période du communisme primitif, a été celle de la lutte de classes. Dans les différentes sociétés de classes, toute élection est faite dans le cadre de cette société là, et les représentants qui seront élus le seront pour la faire fonctionner au mieux pour la classe dirigeante.



LA PERIODE DU COMMUNISME PRIMITIF

Durant cette période, les « élus » l’étaient à partir de qualités particulières, ainsi le meilleur chasseur organisait la chasse. Lors des guerres tribales, un chef était choisi. Sitôt la guerre finie, il redevenait un homme ordinaire.

A L’EPOQUE ESCLAVAGISTE

Seule une partie de la population avait le droit d’élire et d’être élue. C’est ainsi que dans la démocratie athénienne, les esclaves et les métèques (nom donné aux immigrés) n’avaient aucun droit, et parmi les citoyens athéniens les classes et couches supérieures avaient plus de droits, entre autre celui de porter des armes en tant qu’officier, de diriger, d’être élu.

A L’EPOQUE FEODALE

L’essentiel du pouvoir était entre les mains de la noblesse et du clergé dont les charges étaient distribuées par le roi ou attribuées en héritage.

Les marchands (bourgeois) avaient leurs représentants (prévôt) dans les villes. Dans les campagnes seuls la noblesse et le clergé (fief et couvent) avaient le monopole de la terre. Les nobles (féodaux) avaient le droit de lever une armée pour protéger leurs fiefs et répondre à l’appel du suzerain.

Le port de l’épée était interdit aux paysans et aux bourgeois.

A L’EPOQUE DE LA BOURGEOISIE

Le développement de la bourgeoisie va bouleverser le mode de production. Toutes les barrières cloisonnant l’industrie, l’artisanat, le commerce vont sauter, pendant qu’à la campagne où le servage avait déjà été aboli pour le métayage ou le fermage, la propriété foncière va être redistribuée par acquisition de la terre. Les premières élections (suffrage censitaire, c'est-à-dire droit de vote à ceux qui payent les impôts) étaient là pour assoir le pouvoir de la haute bourgeoisie, de la classe au pouvoir.

Le suffrage universel va être généralisé, mais pas étendu aux femmes qui devront attendre en France la fin de la deuxième guerre mondiale pour avoir droit au vote.

Le système bourgeois le plus démocratique ne l’est pas en réalité. Les élections ne sont qu’un masque qui veut faire croire que le pouvoir est dans les urnes.

Certes sur le fronton des mairies est écrit «  Liberté, Egalité, Fraternité », mais qu’en est-il réellement ?

La liberté tout comme la fraternité et l’égalité est limitée afin de maintenir le système en place, système basé sur l’exploitation de l’homme par l’homme, l’extorsion de la plus-value sur le dos de celui qui ne possède aucun moyen de production.

La liberté de ce dernier est forcément limitée. Il n’y a pas dans ce cadre d’égalité, ni de fraternité, c’est la lutte pour la vie, pour l’emploi etc.

Les élections, qui paraissent démocratiques parce que tout le monde a le droit de s’exprimer au travers d’un bulletin de vote (démocratie parlementaire), servent à élire un parlement dans le cadre du système, c’est à dire chargé de faire fonctionner l’économie au profit de la minorité possédant les moyens de production. C’est cette minorité qui fait la loi du marché. Le parlement sert ainsi à établir la superstructure législative du système capitaliste, au service de la classe dirigeante, de la bourgeoisie.

Aux élections, chacun des candidats présente son programme. Ils ne diffèrent pas ou peu. En fait ce n’est pas pour faire une politique partant des besoins des masses mais pour faire une politique basée sur le profit pour les actionnaires.

Tous les partis parlementaires servent le jeu de la bourgeoisie. Soit directement en votant des lois lui étant favorable, soit indirectement en jouant le jeu d’une opposition qui légitime le caractère « démocratique » du parlement et/ou en donnant l’illusion aux masses que le système peut être changé par la voie parlementaire.

LES REFORMISTES

Les réformistes prétendent qu’avec plus de démocratie, plus de représentation des partis démocratiques, etc., nous pourrons accéder à une société plus juste, dépasser le capitalisme (Hue).

Mais l’Etat n’est pas seulement constitué d’un Parlement. Il y a aussi tout un appareil pour maintenir l’ordre (armée, police, justice) et tout un appareil administratif. Ce sont des composantes de la superstructure qui naît directement de la base économique. La superstructure représente les lois, la culture, les rapports sociaux, l’organisation politique, l’armée, etc. alors que la base économique représente le système sur lequel la superstructure se développe. Toute superstructure dans tout système se développe directement par rapport à la base économique, au service de la base économique. Ainsi, en système capitaliste (base économique), la superstructure sera directement au service de ce dernier (système parlementaire bourgeois, culture capitaliste, lois au service de la bourgeoisie, etc.). C’est principalement la base économique qui influencera la forme et la nature de la superstructure. C’est pourquoi il est illusoire de changer le système sans toucher à la base économique. C’est pourtant ce que les réformistes essaient de faire croire.

La classe dirigeante a besoin de la paix sociale. Dans le cadre du capitalisme, il existe un état de guerre permanent entre la bourgeoisie capitaliste et le prolétariat et les autres classes et couches populaires. C’est une guerre larvée, une guerre de faible intensité, qui se réduit souvent à de simples escarmouches mais gagne parfois en intensité par de luttes plus amples. C’est la guerre de classes. Consciente de cet état de fait, la bourgeoisie va essayer par tous les moyens de préserver la paix sociale, pour que les luttes restent dans le cadre du système et ne le remettent pas en cause. Les réformes « pansements » sont là pour relâcher la pression de la « cocotte-minute » sociale. Les réformistes tiennent le haut du pavé pour conserver la paix sociale. Leur rôle en régime capitaliste est de réformer le capitalisme, lui « donner un visage humain », même quand ils disent vouloir un véritable changement, dépasser le capitalisme etc. Ils saupoudrent  de réformes, distribuent des allocations pour éviter l’explosion qui mettrait en péril le système. Si la colère des masses s’amplifie alors la paix sociale qui permet à la bourgeoisie de faire de bonnes affaires peut se transformer en guerre ouverte. C’est pourquoi la bourgeoisie a besoin d’un étouffoir des luttes. La gauche au remplit cette fonction  à la perfection, qu’elle soit au pouvoir ou non.

Quand le pouvoir est menacé dans ses fondements, la classe dominante jette son masque démagogique, envoie ses troupe et mate la rébellion, rétablissant l’ordre, c’est à dire jusqu’à tirer et massacrer la population.

Dans le pire des cas, c’est la dictature ouverte, le fascisme extrême qui détruit toutes les organisations démocratiques et lui substitue les organisations fascistes uniques auxquels chacun doit se soumettre.

LA DIFFERENCE ENTRE LA DROITE ET LA GAUCHE

La droite représente l’aile conservatrice de la bourgeoisie, qui veut bien la démocratie bourgeoise à condition que cela ne coûte rien ou très peu.

La gauche représente l’aile éclairée de la bourgeoisie qui sait que si la bourgeoisie ne fait pas de réformes, son pouvoir va être remis en cause. Elle a plus peur de la révolution que de la droite. La gauche, comme son budget est limité, doit pour calmer les différentes couches de la population et les couches moyennes, poursuivre les restructurations pour satisfaire la bourgeoisie, abaisser le coût du travail, réduire le chômage par des mesures artificielles (allocations diverses), c’est à dire redistribuer des miettes, après avoir accepté la réduction des salaires, les suppressions d’emploi, assumé tous les maux du capitalisme.

Le problème pour la bourgeoisie, c’est de gouverner. Plus de démocratie elle n’est pas contre si la machine tourne et que ça ne coûte pas cher. La gauche aujourd’hui a fait la preuve qu’elle est capable de faire les restructurations suivant les plans des multinationales, de la grande bourgeoisie, à moindre coût, et même mieux, en amenant le taux de profit qu’entend tirer la bourgeoisie à un niveau plus élevé, tout en maintenant la paix sociale. Comme chacun le dit « La gauche fait la politique de la droite ».

La droite au pouvoir adopte des double-discours, fait des promesses qu’elle ne tient pas et cache la vraie nature de ses réformes au service de la bourgeoisie. Elle adopte des discours populistes permettant de faire passer ses réformes. Elle distribue moins de miettes que la gauche mais est tout de même forcée de conserver la paix sociale. C’est pourquoi la droite divise au maximum la population pour affirmer son règne. C’est ainsi qu’elle dresse les travailleurs immigrés contre les travailleurs nationaux en vertu d’une prétendue menace de l’immigration. De même, plus la population a peur et plus elle va se replier sur elle même et ne pas voir plus loin que le bout de son nez, d’où des discours sur l’insécurité. Elle va choisir une partie de la population comme bouc-émissaire pour que les travailleurs pensent que les problèmes ne viennent pas du capitalisme mais d’une partie de la population. Ainsi, des discours xénophobes, contre les jeunes des banlieues (« Racailles »), contre les Roms (« Voleurs de poules »), contre les immigrés (« Ils volent notre boulot »), contre les musulmans, etc. La droite se sert des contradictions au sein du peuple, les développe, essaie de les rendre antagoniques. Diviser pour mieux régner...

La petite-bourgeoisie, représentée par les petits partis de gauche et d’ « extrême » gauche légaliste et certains courants minoritaires au PS, est pour plus de participation. Elle se lamente que les syndicats ne soient pas assez représentatifs, qu’une partie de plus en plus importante de la population ne veut pas participer, se désintéresse des élections. Elle pense que si le système est « démocratique », que si la population a vraiment la possibilité d’avoir son mot à dire, alors forcément le système changera. Rien de plus illusoire !

Marx parlant des élections en régime capitaliste disait que l’on délègue son pouvoir à des élus qui pendant 4 ans vont gérer les affaires de la bourgeoisie. Rien n’a changé ! Les élections en démocratie bourgeoise (ou dictature de la bourgeoisie) nous enlèvent nos affaires des mains, soumet totalement le prolétariat à la bourgeoisie.

C’EST LE SYSTEME QUI DOIT CHANGER

Sommes-nous contre les élections en général ? Non !    

Qu’allons-nous faire ? Nous ne votons pas. Nous boycottons ces élections qui ne mènent à rien.

Le mécontentement grandi. Dans certaines conditions, nous pourrons utiliser la tribune pour dénoncer le système et montrer la voie de la Révolution, tout en défendant pied à pied les revendications populaires sans faire croire que nous pourrons prendre le pouvoir par les élections ou en participant au gouvernement. Dans notre programme, nous devons sans cesse répéter qu’il n’y a qu’une solution, c’est la Révolution.

Nous devons expliquer que le régime ne tombera pas tout seul, qu’il nous faudra le renverser et imposer un nouveau mode de production par la contrainte de l’appareil d’Etat qui sera alors l’Etat de dictature du prolétariat.

Nous devons tout d’abord faire tomber les illusions perpétuées par la démocratie bourgeoise : ce n’est pas en participant au parlement que nous pourrons changer le système.

Le désintérêt croissant des électeurs a un double aspect : la prise de conscience de la vacuité de telles élections et le rejet des partis de gauche comme de droite. La liquidation programmée du P« c »F, le manque de cohérence des trotskistes, leur opportunisme électoral et la réorganisation de l’extrême-droite, posent la question de la réorganisation du prolétariat dans le Parti Communiste maoïste qu’il est urgent de renforcer.

Concernant les élections, les tâches du Parti Communiste maoïste de France sont :
  • Dénoncer chaque élection bourgeoise en expliquant la nature de la démocratie bourgeoise
  • Faire tomber les illusions que le système peut être changé par la voie parlementaire
  • Expliquer que la seule solution pour changer le système, c’est la Révolution
  • Transformer l’abstentionnisme passif en boycott actif, révolutionnaire

Le rôle des communistes, c’est de développer une propagande révolutionnaire, établir la liaison entre les révolutionnaires, établir une plate-forme programmatique minimale et appeler les prolétaires radicaux à renforcer le mouvement d’avant-garde. En avant pour l’édification du Parti Communiste maoïste de France !

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 14:46
FASCISME MODERNE OU FASCISATION
REMONTEE DES GROUPES FASCISTES RISQUE DE FASCISME DE TYPE ANCIEN


fasc_mod.jpgNotre Parti a défini cette période comme celle de la formation d’une forme moderne de fascisme, le fascisme moderne.

Les scholastiques qui en restent toujours aux définitions figées dans le temps et l’espace, ne veulent pas voir le changement de situation. Le fascisme, sur le fond, est toujours la dictature du capital financier (fusion du capital industriel et bancaire) à l’époque de l’impérialisme. Sur la forme, le fascisme prend différentes formes, et celles-ci peuvent varier, s’installer de façon brutale, ou suivre un processus lent. Dans ce cas, c’est le fascisme moderne.

Quelles sont les conditions de l’apparition de l’une ou l’autre forme ?

La première forme apparaît dans les conditions de la montée rapide de la lutte des masses, de l’existence de partis communistes forts menaçant directement l’existence de la bourgeoisie. Le fascisme de premier type est apparu après la 1ère guerre mondiale, après la victoire de la Révolution d’Octobre, la construction de la 3ème Internationale, le développement rapide des partis communistes des pays impérialistes, en prévision de nouveaux soulèvements (après l’échec des spartakistes en 1919, de Bela Kun en Hongrie, du PCA en 1924, des hésitations du Parti socialiste en Italie face à la montée du fascisme mussolinien).

La seconde forme est apparue lors du développement accéléré de la crise du capitalisme à l’échelle mondiale après la liquidation des Etats socialistes par les révisionnistes qui ont restauré le capitalisme au cours d’un long processus. A l’intérieur des pays impérialistes, les révisionnistes se sont transformés en nouveaux partis sociaux-démocrates, se sont joints aux anciens pour gérer le système capitaliste, en alternance avec la droite. Ils ont renforcé l’Etat capitaliste, dans tous les domaines, le modernisant, tentant de le rendre acceptable, tout en poursuivant et accélérant sa restructuration dans chaque pays et à l’échelle mondiale.

L’Etat est le moyen de domination économique d’une classe sur une autre, il utilise pour maintenir la domination de la classe capitaliste, pour défendre ses intérêts, divers moyens, mesures économiques permettant aux capitalistes de maintenir le taux ou la masse de profits, adaptant les lois et les mesures coercitives à cet objectif.

En période de crise les lois coercitives, scélérates, sont votées par le parlement. La répression accrue contre les masses s’intensifie, la justice devient de plus en plus répressive. La classe dominante fait payer la crise au prix fort à la classe ouvrière et aux couches populaires, ce qui provoque des révoltes des masses de plus en plus fortes.

La bourgeoisie craint que leurs partenaires sociaux (dirigeants des partis de gauche et d’extrême gauche, opportunistes de tout poil, direction des syndicats et associations réformistes) ne puissent contenir la révolte des masses. Cela malgré des années de collaboration des classes au cours duquel ils ont renforcé l’appareil d’Etat, qui est devenu au fil des ans un Etat policier, qui construit le fascisme moderne.

D’autres pensent que nous sommes dans une période de fascisation, c'est-à-dire une période où l’appareil d’Etat prend des mesures de répression contre les masses avancées et que ces mesures sont des mesures de contre-révolution préventive. Du coup ils limitent leur activité non à la lutte contre l’Etat, mais contre ces mesures de contre révolution préventive, contre la répression. Ils ne montrent pas que les partenaires sociaux concourent directement ou indirectement, consciemment ou inconsciemment au renforcement de l’Etat policier et de son support idéologique, politique et législatif, le fascisme moderne.

Cette « querelle » sur les termes peut paraître anodine, dérisoire. En fait elle recouvre une idéologie, celle de l’opportunisme ou de l’aventurisme, et souvent les deux à la fois. En effet les arguments des tenants de la thèse de la fascisation, disent que si l’on parle comme nous de fascisme moderne alors il faudrait faire un front uni avec les organisations de gauche et d’extrême gauche contre le fascisme, comme cela s’était fait ou aurait dû se faire à la base comme l’avait précisé l’Internationale Communiste à l’époque où il y avait d’authentiques partis communistes sans compter la base arrière formée par l’URSS, époque où en face d’eux, il y avait une forme brutale de fascisme. Ce n’est pas le cas aujourd’hui où la question principale pour s’opposer au fascisme moderne et pour se préparer à assumer la direction du Front Uni, c’est la question du Parti.

Les tenants de la fascisation la repousse aux calendes grecques, sous le prétexte qu’il faut avoir gagné les masses avant de créer le Parti alors qu’il faut le renforcer en lien avec les masses dans les luttes, rallier l’avant-garde au Parti et apprendre avec les masses, pour lier la théorie à la pratique. Ils se lamentent qu’ils n’y a pas de Parti, mais se refusent à aller vers les masses en déployant le drapeau maoïste, en contradiction avec toute construction du parti d’avant-garde telle que l’on fait en leur temps les communistes et les maoïstes qui nous ont précédé.

En finale, ils sont pour le front, sans le Parti et s’aligneront derrière les réformistes de tout poil en cas de danger imminent de fascisme, ce qui s’est passé quand Le Pen a pointé son nez, et que tous directions des partis, syndicats, organisations opportunistes ont appelé à voter pour Chirac, faute de perspective révolutionnaire. Bien sûr un front contre la répression est utile, mais il ne peut porter ses fruits qu’avec la perspective révolutionnaire et il n’est qu’un des éléments du Front Uni qui sans direction du Parti ne peut exister. Le Front Uni est un des trois éléments indispensables pour développer la guerre populaire prolongée pour la prise du pouvoir par le prolétariat.

D’autres pensent que Sarkozy n’est pas l’incarnation du fascisme moderne, ce que nous n’avons jamais dit. Ils présentent Sarkozy comme représentant de la bourgeoisie industrielle en lutte contre la bourgeoisie financière. Alors que n’importe quel apprenti marxiste, sait que depuis la fin du 19ème siècle, la fusion du capital industriel et du capital bancaire a produit le capital financier, qui domine toute la vie économique à l’époque de l’impérialisme. La bourgeoisie la plus réactionnaire représentant le capital financier a besoin du fascisme lorsque son système est menacé par l’existence d’un parti lié aux masses en révolte ou prêtes à se révolter. Sans ce Parti révolutionnaire lié aux masses, la bourgeoisie n’a pas besoin d’avoir recours au fascisme de type ancien.

Nos amis paniquent en constatant la résurgence de groupes fascistes, la multiplication relative des actes racistes et antisémites par des groupes extrémistes d’extrême droite. Ils estiment que la bourgeoisie a besoin du fascisme car Sarkozy représente à leurs yeux la bourgeoisie industrielle et ne défend pas le capital financier. Il suffit de voir les mesures économiques que prend l’Etat bourgeois dirigé par Sarkozy pour se convaincre du contraire.

La multiplication relative des actes racistes et antisémites a deux sources qui se rejoignent. L’agression impérialiste contre les peuples et l’exploitation des contradictions au sein du peuple par la bourgeoisie sont les sources de la montée du racisme et de l’antisémitisme. Il ne faut pas sous-estimer les groupes d’extrême-droite, rester vigilants, répondre aux attaques, mais ils sont marginaux et ne constituent pas dans l’immédiat le danger principal, pas plus que le Front national.

Aujourd’hui c’est l’organisation du capital financier agissant sous la forme du fascisme moderne et de l’Etat policier qui est le plus dangereux car avançant avec le masque de la démocratie, il creuse le lit du fascisme qui reste une menace pour l’avenir. Seule la force organisée du prolétariat à l’avant-garde du peuple regroupé dans un Front Uni et le développement de la guerre populaire dans les conditions adaptées et adaptables dans chaque pays, peut permettre de combattre le fascisme moderne et ainsi préparer de meilleures conditions pour lutter dans l’avenir contre le fascisme brutal et barbare auquel elle tentera d’avoir recours quand la montée de la révolution ici et dans le monde entier menacera les intérêts fondamentaux du capitalisme.

Tiré du Drapeau Rouge de septembre 2009

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 14:30
MODERN FASCISM OR FASCISATION?
REVIVAL OF FASCIST ORGANISATIONS DANGER OF RETURN OF FASCISM IN ITS INITIAL FORM


fasc_mod.jpgOur party has defined this period as one in which fascism is taking a modem form, modern fascism. The schoolmen always fix their definitions of fascism in a particular place and space and see no need to change this approach. Fascism basically remains the dictatorship of finance capital (a fusion of bank and industrial capital) in the epoch of imperialism. Certainly it takes different forms and these can vary from the most immediately brutal to those whose gestation is more attenuated. The last is modern fascism.

 

What are the conditions that allowed one or the other type to flourish?

 

The first form of fascism appeared in the conditions of rising class struggle, and the emergence of strong communist parties who directly threatened bourgeois order. This movement grew following the Ist World War, the victory of the October Revolution, the foundation of the Third International, and the rapid expansion of communist parties in the expectation of new uprisings in the imperial heartlands (following the defeats of the German Spartakists and Bela Kun in Hungary, in 1919, of the CPA in 1924, the hesitancy of the Italian Socialist Party towards the rise of Mussolini fascism).

 

The second form appeared during the period when the crisis of global capitalism began to accelerate rapidly, following the collapse of the socialist states, brought about by the revisionists who had been attempting to restore capitalism for some time.

 

Within the imperialist home counties, revisionists changed themselves into new social-democratic parties who allied with the traditional parties by alternating with them in managing capitalism. They strengthened the capitalist state in every area, modernising it, trying to make it more acceptable while pursuing, and quickening its restructuring in each countries across the globe and at international scale.

 

The state is the means by which one class dominates another economically, to maintain the domination of the capitalist class and in order to defend its interests, promotes economic measures allowing the capitalists to maintain the rate of profit, through the use of legal and coercive methods.

 

In this period of crisis oppressive laws are voted through parliament. Increased repression against the masses intensifies as the laws become more and more brutal. The ruling class is making the working class and the middle strata pay the highest price for the crises and this provokes a rising tide of mass revolt.

 

The bourgeoisie are worried that their social partners (leaders of the left and extreme left parties, opportunists of every hue, trade union leaders and reformist organisations) will not be able to contain this mass revolt. This is despite the collaboration of these classes who over the years have strengthened the State apparatus which has resulted in the modem fascist police State .

 

Some think that we are in a period of fascisation, that is to say where the State apparatus enacts repressive measures against the advancing masses and that these measures are counter-revolutionarv precautions. Consequently they limit their activity, not to a struggle against the State, but against the counter-revolutionarv precautions, against the repression. They do not recognise that the converging social partners are, directiy or indirectiy, consciously or unconsciousiy strengthening the police State and and its ideological, political and legislative prop - modem fascism. In these terms this "difference" can appear anodyne, derisory. On the contrary it exemplifies the ideologies of opportunism and adventurism, often the two together.

 

Actually the supporters of the fascisation argument are claiming that if we are faced with modem fascism then it is necessary to create a front with the left and the ultra-left in order to challenge it and which would involve the grass roots, as the Comintern had done in the period when there were authentic communist parties, not to speak of the base area formed by the USSR, which in the face of, fascism assumed a brutal form. It is not the case today that the principal question of opposing fascism is to prepare to assume leadership of a United Front, it is a question of the Party.

 

The adherents of fascisation put off the appointed day with the excuse that it is necessary to win the masses over before building a Party. In fact it is necessary for links to be built with the masses in struggle led by the Party and to learn with them the fusion of theory and practice. They lament the absence ofa Party but refuse to go to the masses under the Maoist banner contrary to those communists and Maoists who preceded us and who built the vanguard parties of their day.

 

Finally, they are all for a lining up in a front, without the Party, behind reformists of every hue in the event of an imminent fascist danger, or what passed for it when Le Pen raised his head. Then the leaders of the parties and unions, together with opportunist organisations called for a vote for Chirac, in the absence of a revolutionary perspective. Certainly a front against repression is useful but it can onlv bear fruit with a revolutionarv perspective and that is the one element in a United Front that cannot exist without the leadership of the Partv. The United Front is one of three indispensable elements in the development of a protracted people’s war for the seizure of power by the proletariat.

 

Others argue that Sarkozy is not the incarnation of modem fascism, which we have never said. They see Sarkozy representing the industrial bourgeoisie in a struggle against the financial bourgeoisie. While, as any Marxist novice know that since the end of the 19th. Century, the fusion of industrial and bank capital produced finance capital, which has dominated economic life in the era of imperialism.

 

The most reactionary bourgeoisie representing finance capital need fascism when their System is menaced by the existence of a party linked to the masses, either in revolt or ready to. Without a revolutionary Party linked to the masses the bourgeoisie have no need of recourse to the previous fascist form.

 

Our friends panic when they note the resurgence of fascist groups, the relative increase in racist and anti-Semite acts, perpetrated by extremist right wingers.

 

They reckon that the bourgeoisie needs fascism because, in their eyes, Sarkozy favours industrial over finance capital. It is sufficient to look at the measure that the bourgeois state, headed by Sarkozy, has enacted, to be convinced to the contrary. The relative increase in racist and anti-Semitic attacks draws inspiration from two linked sources. Imperialist aggression against peoples and the exploitation of contradictions within the people by the bourgeoisie are behind.the rise of racism and anti-Semitism.

 

We should not under-estimate extreme rights organisations, we should remain vigilant and respond to attacks, but they are marginal and nothing more than the National Front constitutes an immediate threat.

 

Today it is the organisation of finance capital operating in a modem fascist form and the police State which is more dangerous because while it advances wearing the mask of democracy, it is a fascist face underneath that remains menacing.

 

Oniy a vanguard force organised by the proletariat regrouped in a United Front and the development of people’s war in the conditions adapted and adaptable to each country can ensure an assault on modem fascism and to allow for better conditions to exist in the future struggle against barbaric and brutal fascism, which the bourgeoisie will hold in reserve when the rising tide of revolution, here and throughout the world threatens the fundamental interests of capitalism.

Le Drapeau Rouge (Red Flag), September 2009

 

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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 16:02
Le PC maoïste de France publie un nouvel ouvrage. C'est une brochure très pédagogique de Staline du début des années 20 intitulée "Trotskisme ou Léninisme" tirée des Oeuvres de Staline. C'est instructif sur la lutte idéologique avec Trotski et sa participation à la révolution d'Octobre.

A commander à drapeaurouge [at] yahoo.fr ou à la librairie "Le Point du Jour", 58 rue Gay-Lussac, 75005 Paris.
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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 14:21

Le parti révisionniste après avoir abandonné tous les principes communistes bat de l’aile. Mitterrand a réussi son pari, réduire le PC à une peau de chagrin. Le PS a besoin d’un parti attractif sur sa gauche, un parti qui puisse drainer ceux qui sont écoeurés par la bataille des places au sein du PS, l’absence de perspectives, de programme. Le PS ne peut compter sur le PC, il ne lui réserve que des strapontins.

Le Nouveau Parti Anti-capitaliste n’a pas encore vu le jour, les comités débattent pour établir un projet. Mais sur quelles bases, quels principes et quelle stratégie va s’édifier s’il y parvient, ce nouveau parti.

Il partage  avec le PS et le PC, ils déforment les principes communistes, de Marx, Engels, Lénine, et prennent comme cible Staline et Mao, pour tout dire toute l’expérience théorique et pratique du mouvement communiste international.

  • Rejet de la dictature du prolétariat.
  • Refus du centralisme démocratique.
  • Adoption du droit de tendances
  • Crétinisme parlementaire et du coup abandon de la stratégie révolutionnaire pour la prise du pouvoir.

C‘est d’ailleurs sur ce dernier point que le PS compte car il sait fort bien que le NPA ne peut remporter la majorité à aucune élection, et qu’en dernier ressort il appellera à voter pour le candidat de gauche le mieux placé, c'est-à-dire pour le PS ou même pour la droite s’il y avait une remontée significative du FN, comme il l’avait fait pour Chirac, lors des élections présidentielles. Pratiquement la majorité des partants du futur NPA, ont adopté cette position, par panique non justifiée (Chirac avait obtenu au premier tour 10 millions de voix, Le Pen 6 millions).

Lénine a précisé « n’est pas marxiste celui qui ne reconnaît pas la dictature du prolétariat ». En effet comment imposer des changements radicaux comme l’expropriation des moyens de production sinon par la dictature du prolétariat. Marchais avait avancé comme argument que la dictature faisait peur au prolétariat, afin de le priver de son droit.

Poursuivons l’adoption du droit de tendances qu’il ne faut pas confondre avec la lutte de deux lignes au sein du Parti. Là encore c’est Lénine qui s’est opposé sur cette question à Trotski en 1903 qui voulait un Parti et fourre-tout où l’on pourrait rentrer et sortir comme dans un moulin comme le souhaitaient les mencheviks. Il va sans dire qu’avec un tel Parti, la Révolution d’Octobre n’aurait pas eu lieu. De même pour le centralisme démocratique que la LCR, les révisionnistes et les réformistes rejettent.

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 14:15

Le mouvement syndical doit se situer sur une position de classe.

« Toute organisation ouvrière qui n’est pas pénétrée de la distinction des classes par le fait de la situation politique et économique de la société actuelle et qui n’existe que pour donner un acquiescement  aux volontés bourgeoises et gouvernementales ou présenter de petites observations respectueuses et par conséquent humiliantes pour la dignité du prolétariat, ne peut pas être considérée comme faisant partie des armées ouvrières marchant à la conquête de leurs droits. »

 

Déjà au Congrès de 1866, l’Association Internationale des Travailleurs, avait défini les objectifs des syndicats :

 

« Défendre quotidiennement les ouvriers contre les empiètements incessants du capital », se préoccuper « soigneusement des intérêts des couches ouvrières les plus mal payées », mais aussi « agir dorénavant de manière plus consciente en tant que foyer d’organisation de la classe ouvrière dans l’intérêt puissant de son émancipation complète et soutenir tout mouvement social et politique qui tend à ce but »

«  L’unique puissance sociale du côté des ouvriers est leur masse. Cependant la puissance de la masse est brisée par la division »

 

Les bénéfices exceptionnels réalisés par les entreprises monopolistes et les placements de capitaux à l’étranger permettent d’abandonner à une infime partie de la classe ouvrière quelques avantages matériels. Il se forme donc une sorte d’aristocratie ouvrière qui ne souhaite que des améliorations partielles dans le cadre du capitalisme.

 

Le centre confédéral d’éducation ouvrière est créé car on ne saurait sans danger se passer du profit et des leçons des expériences anciennes, comme par exemple les conditions de la lutte au moment de la Révolution française qui interdisait tout groupement de la classe ouvrière (loi Le Chapelier – 17 juin 1791.)

 

La Fédération nationale des syndicats a vécu jusqu’en 1898, il est important de ne pas oublier les mérites historiques de celle-ci. Elle a entretenu la flamme révolutionnaire dans la classe ouvrière. Le

foyer d’éducation prolétarienne a été aussi un point d’appui pour la lutte contre le patronat. 

 

La CGT est créée en 1895 à Limoges. Elle regroupe des Bourses du Travail, les unions locales,

les fédérations départementales, régionales et nationales, les fédérations d’industries.

 

 

En 1902 au Congrès de Montpellier, la CGT se dote d’une double structure les Bourses et les fédérations.

 

En 1906, la CGT compte un peu plus de 200.000 adhérents, Dans les statuts de la CGT est inscrit "La disparition du salariat et du patronat. " (Charte d’Amiens 1906)

 

Il se développe un courant réformiste dans la CGT, dont les représentants  estiment que le régime capitaliste peut progressivement évoluer et que la condition ouvrière pourrait être radicalement améliorée sans mettre en cause la nature capitaliste du régime.

 

Les réformistes se révèlent parfois d’excellents organisateurs. Ils limitent leurs objectifs à l’amélioration de la législation sociale et à la conclusion de conventions collectives du travail. La lutte pour le renversement du régime n’entre pas dans les perspectives du syndicat, aussi compter sur la « spontanéité » ouvrière, c’est désarmer le prolétariat face à la bourgeoisie dont l’action loin d’être spontanée, est organisée.

 

C’est pourquoi la diffusion du marxisme doit progresser à travers des lectures différentes (tracts, petits journaux, brochures etc.)

 

En 1879 au Congrès de Marseille, le Congrès  de la fédération du parti des travailleurs socialistes de France proclame que pour se libérer, la classe ouvrière doit collectiviser les moyens de production. Il indique que la guerre des classes doit se poursuivre sur tous les terrains « intellectuel, économique, juridique et politique. » Il souligne la nécessité d’un parti politique de la classe ouvrière. Avec de la rancœur et de la misère, on ne bâtit pas quelque chose de durable.

 

La propagande de Jules Guesde* et ses amis, l’expérience de la Commune, les idées marxistes sont systématiquement diffusées en France et c’est à cette propagande qu’est due l’orientation et le succès du Congrès de Marseille..

 

La faiblesse du mouvement ouvrier s’est longtemps exprimée par l’absence de perspectives, avec Marx les choses évoluent. Il s’agit de supprimer le capitalisme. Il affirme que le prolétariat seule classe révolutionnaire jusqu’au bout peut conduire l’humanité à cette étape nouvelle.

 

Elle est la seule classe qui puisse par la socialisation des moyens de production mettre fin à la contradiction entre le caractère social de la production et l’appropriation privée des moyens de production. Le socialisme scientifique donne son plein sens à la lutte des classes.

Les ouvriers doivent prendre conscience que pour changer fondamentalement leur sort, il ne suffit pas de changer de gouvernement, qu’ils sont engagés dans une lutte inexorable contre la bourgeoisie capitaliste et qu’entre elle et eux, il ne saurait y avoir de conciliation.

 

Il ressort qu’il faut nécessairement une lutte efficace et continue contre l’ennemi de classe : la bourgeoisie capitaliste. En 1864, l’Association Internationale des Travailleurs (AIT) sous l’impulsion de Karl Marx et Friedrich Engels, fait passer dans la réalité le mot d’ordre du Manifeste du Parti Communiste de 1848.

« PROLETAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS ! »

 

Dans les statuts de la CGT est inscrit "La disparition du salariat et du patronat. " (Charte

d’Amiens 1906)

 

Au moment de la révolution d’Octobre le mouvement syndical (CGT) venait de vivre une expérience douloureuse, celle de la 1ère guerre mondiale et de la trahison de la IIème Internationale. Il a fallu construire un Parti Communiste de type nouveau, et un syndicat de lutte de classe la CGT-U.

Aujourd’hui nous nous trouvons dans une situation identique. S’il est important, et il l’est, de regrouper les communistes pour créer le parti révolutionnaire du prolétariat de type nouveau (le PARTI COMMUNISTE DE FRANCE). Il est tout aussi important de mener un travail dans le monde du travail, en particulier vers la classe ouvrière pour que le syndicat de lutte de classe soit en correspondance avec le Parti d’avant-garde et vis versa. C’est tout le travail théorique et pratique auquel doivent tendre les communistes.

 

La confusion idéologique, politique et organisationnelle a pour conséquence le défaitisme, le dégoût, le laissez-faire, l’hésitation à s’engager. C’est la désorganisation.

Il est important de mener un travail idéologique de classe, intense. Les révisionnistes et réformistes de tout poil vident de tout contenu les organisations politiques et syndicales entre leurs mains. Tout en menant un travail théorique d’éducation pour le regroupement des communistes, il est tout aussi important de mener un travail d’éducation vers la classe ouvrière, lui faire connaître sa véritable histoire, celle que ses ennemis déforment.

 

On ne peut se passer de la riche expérience du passé, qu’il s’agisse de celle du 19ème siècle, avec la naissance du mouvement communiste, de la création de la CGT en 1895, elles-mêmes issues de l’expérience des luttes plus anciennes du prolétariat.

 

La création du P.O.F**, la Révolution d’Octobre et chinoise, l’édification du camp socialiste portèrent des coups importants à la bourgeoisie ainsi que toutes les luttes du prolétariat quand le Parti était un véritable parti communiste et quand le syndicat répondait coup pour coup à ceux que lui portait la bourgeoisie.

Camarades, il faut de nouveau déblayer le tas d’ordures qui nous barre la route comme le disait Engels. La route est longue, mais la victoire est au bout. Ensemble nous l’atteindrons.

 

  • Jules Guesde (Paris 1845 – St. Mandé 1922), fonctionnaire, journaliste, soutient la Commune (condamné à 5 ans de prison par contumace), tenté par l’anarchisme, rencontre Marx en 1880 à Londres, fait renaître le mouvement ouvrier français, propage le marxisme.
  • P.O.F (parti Ouvrier français (1893, qui succède au P.O (parti Ouvrier -1882)

 

LE PROLETARIAT  AUJOURD’HUI

 

 En France la classe ouvrière, les techniciens, I/3 de la couche inférieures des employés forment le prolétariat, en y incluant ses éléments (chômeurs et retraités), ils sont 15 millions, c’est à dire (40% de la population en activité + les retraités). Ces chiffres n’ont jamais été aussi élevés. Ils s’expliquent par la prolétarisation accélérée des couches inférieures de la petite bourgeoisie, de la généralisation du travail des femmes. C’est pareil dans tous les pays.

Parmi les autres couches intéressées par  un changement véritable, sont en premier lieu les couches inférieures du salariat non-prolétaire (7 millions retraités et chômeurs inclus). Sans compter une partie très importante des salariés moyens du privé et du public, de la santé, du travail social etc.) au moins les ¾ sont directement intéressés par un changement radical c’est à plus de  25 millions de personnes. Sans compter de très nombreux éléments dans les autres couches de la société.

On peut dire que 90% (32 millions sur 36 millions d’actifs et retraités) ont réellement intérêt au renversement de l’ordre établi.

C’est sur la base de l’alliance entre  le prolétariat, et les couches inférieures et moyennes inférieures du salariat que doit se cimenter l’unité tant syndicale que politique.

(voir la brochure du PCmF -Analyse de classes)

 

La politique d’accompagnement des réformes des centrales syndicales, ne font que décourager la classe ouvrière et les autres, les empêchent de s’unir dans un mouvement  d’ensemble (comme en Mai 1968) afin d’exiger une augmentation importante des salaires, de meilleures conditions de travail, la revalorisation des minima vitaux, la réquisition des logements vides.

Il nous faut un syndicat qui mène la lutte de classe avec détermination.

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 14:12

La question des principes !

Toutes les formes de lutte sont valables. Toutes font partie de la guerre populaire.

L’axe c’est la guerre populaire. Toutes les autres formes de lutte, grèves, actions symboliques de résistance, lutte idéologique etc. préparent la guerre populaire, en font partie Sans préparation idéologique, sans implantation suffisante au sein des masses, la guerre populaire n’est pas possible.

Les masses doivent être convaincues que seul le renversement  de la bourgeoisie peut permettre la prise du pouvoir dans tout le pays, qu’il n’y a pas d’autre alternative et ceci dans chaque pays pris séparément.

Une guerre populaire prolongée doit et ne peut être conduite que par un parti communiste maoïste, car si la guerre prolongée est un moyen de prendre le pouvoir, son but est de détruire de fond en combles l’appareil d’Etat de la bourgeoisie. Pour cela le prolétariat doit imposer l’abolition privée des moyens de production et exproprier la bourgeoisie, mettre lois, règlements, orientation de la recherche, éducation, arts et littérature etc., au service de la transformation radicale de la société.

La guerre populaire prolongée se développe de façon inégale à travers le monde. Elle doit tenir compte de l’histoire économique, sociale, culturelle de chaque pays pris séparément.

Dans les pays opprimés, la guerre populaire se développe en tout premier lieu dans les campagnes, c’est l’encerclement des villes par les campagnes. Elle installe des bases d’appui au sein de la population regroupée dans des comités populaires qui commencent à organiser les bases de démocratie nouvelle, comité d’entraide, répartition des terres, confiscation, mise en commun de ressources, créations d’écoles, construction de routes, éducation politique et militaire. La démocratie nouvelle est le premier pas, l’apprentissage de la construction future du socialisme, la prise en main du pouvoir par les masses. Au fur à mesure des apparaissent des zones libérées. La phase finale est la prise du pouvoir dans les villes par l’insurrection ou l’entrée de l’armée populaire de libération.

L’urbanisation accélérée amène à une double démarche, l’encerclement  des villes par les campagnes permettant l’extension de la guerre populaire dans toute la campagne, le resserrement de l’étau autour des villes et le développement de la lutte sous toutes ses formes dans les villes mêmes, par la construction d’organisations, légales et illégales, par la construction de comités populaires ;

Au fur à mesure apparaissent des zones libérées de plus en plus larges.

Dans les pays impérialistes, la guerre populaire non seulement est possible, mais elle est nécessaire pour renverser l’ordre établi et instaurer directement la dictature du prolétariat  qui devra détruire le plus rapidement possible l’appareil d’Etat de fond en combles, pour rompre la chaîne impérialiste, la « mondialisation » loin d’être un handicap, doit avoir un effet domino de la révolution.

Pour empêcher, étouffer tout développement révolutionnaire dans le monde. La bourgeoisie dans les pays impérialistes instaure un fascisme rampant, le fascisme moderne, un Etat policier pour surveiller, infiltrer, disloquer, freiner, étouffer, toute tentative de construction d’un parti communiste maoïste prônant la destruction de l’Etat bourgeois et l’instauration de la dictature du prolétariat. La conquête du pouvoir ne pourra se faire qu’au moyen de la défaite de la bourgeoisie tant sur le plan politique, qu’idéologique et militaire, car jamais la bourgeoisie ne cédera le pouvoir de son plein gré, comme le montre hélas l’histoire de la lutte des classes par l’écrasement des révolutions mal préparées ou les illusions réformistes.

Dans les pays impérialistes, l’établissement de bases d’appui, est possible, elles seront principalement dans les zones, départements à forte concentration de quartiers populaires  secondairement en zone rurale en s’appuyant sur les prolétaires qui vivent en zones rurale, les masses populaires des campagnes, petits et moyens paysans

En tout premier lieu, il s’agit de former des cellules communistes clandestines dans les usines de production, que les révisionnistes ont abandonnées, On ne peut y parvenir qu’en menant un travail d’agitation aux portes de l’usine permettant la liaison avec les éléments combatifs et révolutionnaires voire l’établissement de militants maoïstes à l’intérieur quand cela est possible, pour y développer la lutte de classe sur la base de l’unité des syndiqués et des non syndiqués, en menant la lutte dans le syndicat contre la ligne de conciliation. Les diverses formes d’organisation sont envisageables, tant que des formes unitaires n’ont pas pu se dégager. Le syndicat ou les comités de lutte unitaires doivent inscrire sur leur drapeau « abolition du patronat et du salariat », pour séparer la ligne de lutte de classes de celle de collaboration ou de conciliation. La construction de cellules et le développement du parti étant la meilleure garantie de l’avancée de la construction de la ligne de classe dans les usines et entreprises.

Les jeunes sympathisants du Parti doivent faire leur preuve aux portes des usines dans un dévouement sans limite à la cause de la révolution. Ils doivent faire leur preuves dans les quartiers populaires où ils doivent sur des bases concrètes, organiser les masses et former les futurs militants du parti, de la jeunesse révolutionnaire, du front, dans l’esprit de la Gauche Prolétarienne quand elle était encore révolutionnaire 69/72.

C’est le chemin qu’il faut emprunter. Il n’y en a pas d’autre pour organiser la résistance sur des bases prolétariennes, c’est la préparation indispensable pour la guerre populaire qui s’imposera au fur à mesure du développement du parti qui doit être clandestin, ce qui ne veut pas dire que ses militants doivent être absents dans la lutte de classes sous ses formes de masse légales ou semi légales. La guerre populaire, ses formes organisationnelles seront imposées par la répression que ne manquera pas d’exercer la réaction de droite comme de gauche, voire de l’extrême- gauche légale contre les maoïstes et les masses qui les soutiendront, sous toutes les formes imaginables, dénigrement, délation, violences physiques, provocations contre les militants du parti en tentant de s’appuyer sur une partie des masses.

 

Aujourd’hui : L’impérialisme américain n’est pas le seul impérialisme. Le monde n’est pas devenu unipolaire. Le regroupement des puissances européennes pour concurrencer l’impérialisme américain se traduit par un réalignement des différentes bourgeoisies d’Europe, un processus d’homogénéisation dans tous les domaines (économie, militaire, idéologique, culturel etc.).  Nous sommes encore à l’époque de l’impérialisme défini par Lénine. La lutte entre impérialistes pour un nouveau repartage du monde conduit à une IIIème guerre mondiale.

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 14:09

La Guerre Populaire est un concept spécifique du maoïsme. Ce concept spécifique dote le prolétariat d’une théorie complète sur le plan militaire. Les concepts précédents ont été décris par Marx et Engels, celui de la guerre de guérilla du peuple espagnol contre Napoléon, la guerre des paysans, et l’insurrection ouvrière, enfin les guerres de libération nationale. 

 

Mao dans le cadre de la Chine a défini la Guerre populaire comme une guerre de paysans, mais de type nouveau. Elle est en effet dirigée par le Parti Communiste, sur la base des objectifs du prolétariat et se différencie non seulement de la guerre de paysans de type ancien mais aussi de la guerre de guérilla ou de libération  nationale qui n’est pas dirigée par un parti communiste. Ces guerres ont un objectif plus limité et sont dirigées soit par la bourgeoisie nationale, soit par différentes couches de la bourgeoisie ou de la petite bourgeoisie, voire de l’aristocratie (comme les princes polonais contre le tsar). Elles ont un caractère progressiste quand elles s’opposent à l’envahisseur, à l’autocratie, à l’impérialisme et de ce fait servent le prolétariat dans sa lutte contre la bourgeoisie.

Les dogmatiques prétendent faussement que Lénine a selon eux défini l’insurrection comme le moyen unique de prendre le pouvoir dans les pays impérialistes comme cela a été le cas en Russie. Ils disent que la guerre populaire est une guerre de paysans et n’a rien à voir avec le prolétariat qui, lui prend le pouvoir par l’insurrection dans les villes. Ils vont même comme le font les trotskistes, reprocher à Mao de n’être pas communiste parce qu’il n’a pas préparé l’insurrection dans les villes, sans se soucier le moins du monde que l’insurrection dans les villes en Chine avait été écrasée par les sociétés secrètes alliées au troupes de Chang kaïchek, et par le retournement du gouvernement Guomindang de gauche de Wuhan, sans compter la chute de la république soviétique du Guangxi. Les marxistes-léninistes nient Mao comme communiste tout en le considérant comme un révolutionnaire et sur le fond restent sur la position des trotskistes qui nient la direction prolétarienne qui justement différencie la guerre populaire de la guerre des paysans de type ancien.

Cette même incompréhension va à l’encontre de la thèse développée par le Président Gonzalo, sur le caractère universel de la guerre populaire et est reprise par un certain nombre de maoïstes qui ne comprennent pas que toute théorie évolue, s’enrichit, ne reste pas figée. Qu’un concept n’est pas défini une fois pour toute.

Certes nous devons prendre en compte le fait que la majorité de la population des pays impérialistes vit dans les villes, donc que la guerre populaire ne peut consisté à encercler les villes par les campagnes, çà va de soi. Les quartiers populaires peuvent-ils être des « cercles de fer » enserrant le cœur des villes, les quartiers bourgeois ? Le problème ne se pose pas en terme d’encerclement, pas en  terme de guérilla urbaine.

Pourquoi ? Parce que la guerre populaire n’est pas seulement une question militaire. La guerre populaire c’est aussi la prise par le prolétariat et les couches populaires du pouvoir partiel dans les quartiers populaires, de la mise en route de la démocratie prolétarienne, l’apprentissage du pouvoir prolétarien donnant un avant-goût de la prise en main totale du pouvoir dans tout le pays. Il faut commencer par concentrer les forces maoïstes sur une zone populaire, où il y a outre de nombreux quartiers populaires, une concentration relativement importante d’usines, dont une ou plusieurs grandes usines, plusieurs zones industrielles ou commerciales, des supermarchés. Bref un tissu urbain complet.

Sur une grande agglomération, une telle zone doit servir de base d’appui. La bourgeoisie ne va pas laisser une telle zone s’édifier pacifiquement, elle va tenter de la démanteler par tous les moyens, par l’infiltration d’éléments hostiles dans les organisations populaires (comités de quartiers, comités unitaires prolétariens dans les usines ou toutes formes populaires).

Les révisionnistes et les réformistes et les opportunistes adopteront plusieurs tactiques, infiltrations, dénigrement, refus de participation etc. pour empêcher, freiner la constitution de tels organismes populaires indépendants.

Pour finir la réaction va utiliser les provocations contre les masses et contre les maoïstes. Ils tenteront de dresser une partie des masses l’une contre l’autre, en s’appuyant sur les différences d’origine, sur les contradictions au sein des masses. Les maoïstes doivent aider au règlement des contradictions au sein du peuple. Les attaques ennemies doivent être combattu en tenant compte du niveau, de la forme des attaques, en fonction du rapport de force etc. La guerre populaire est de faible intensité dans les premières phases, les actions ne dépassent pas l’action symbolique, actions symboliques qui doivent créer un climat de sympathie de la part des masses. Ce n’est qu’avec le développement de bases d’appui dans tout le pays, que d’autres phases deviendront possibles jusqu’à la prise du pouvoir dans tout le pays, c'est-à-dire l’insurrection finale qui devra être la plus rapide possible pour empêcher la bourgeoise de passer à la contre-offensive. Il ne peut y avoir d’insurrection finale sans une guerre prolongée utilisant graduellement toutes les formes de lutte, au cours de laquelle le prolétariat et les couches populaires constituent leurs organisations indépendantes de l’Etat bourgeois et des appareils révisionnistes et réformistes de toutes obédiences.


Voir annexes de 4 pages (résumé du Cahier du Maoïsme sur la GP dans les pays impérialistes)

 

Le fascisme ancien  

 

Pour des camarades le fascisme  été défini une fois pour toutes par le camarade Georges Dimitrov, dirigeant de la IIIème Internationale lors de son Congrès en 1937. « C’est la dictature ouverte, brutale du capital financier le plus réactionnaire ». Il est représenté par un Parti Unique, protégé par des sections armées (chemises noires en Italie, S.A et SS en Allemagne), police politique (Gestapo, Pide). Il arrive au pouvoir par la force (marche sur Rome, soulèvement militaire en Espagne, ou appuyé par les militaires (Portugal), ou par les élections (Allemagne), Il arrive au pouvoir avec les troupes d’occupation (Pétain en France, Quisling en Norvège). Il interdit toute expression démocratique, dissous tous les partis révolutionnaires et bourgeois, maintien des partis bourgeois de droite (Espagne). Il dissous aussi les organisations syndicales, et crée des organisations corporatistes (Front du Travail). Il est national, se couvre du mot socialisme (national-socialisme), a l’appui de l’Eglise (Opus Dei), embrigade la jeunesse (jeunesses hitlérienne), 

Dans quel conteste ce fascisme s’est-il imposé ? En 1917, la Révolution d’Octobre triomphait, le Parti Communiste (PSDOR) prenait le pouvoir par une insurrection armée et instaurait la dictature du prolétariat basée sur l’alliance de classe ouvrière et de la paysannerie pauvre, les comités de soldats formant la force armée révolutionnaire. Des tentatives de révolution échouèrent en Allemagne, en Hongrie, en Autriche. Une nouvelle Internationale rassemblant des partis communistes de type nouveau fut créée ainsi que l’Internationale Syndicale Rouge, les jeunesses communistes et diverses organisations révolutionnaires de masses.

            La bourgeoise la plus réactionnaire pris les mesures pour endiguer la révolution. La première vague contre-révolutionnaire fut lancée par les sociaux-démocrates chauvins de la IIème Internationale, ils furent battus en Russie (mencheviks, SR). Ils s’opposèrent à la création du Parti Communiste en France en 1921, firent scission dans la CGT, s’opposèrent aux grèves quasi insurrectionnelles, dirigèrent la contre-révolution en Allemagne contre les spartakistes, contre le gouvernement socialiste de Prusse et laissèrent écraser les socialistes de Bavière, c’est là que Hitler fit ses premières armes,

            En Italie, l’ex-socialiste Mussolini fut le premier à prendre le pouvoir. Il profitera de la scission entre communistes et socialistes pour marcher sur Rome et prendre le pouvoir. En France la tentative de putsch de l’extrême droite en 1934, va permettre de former le Front Populaire. En 1936, en France et en Espagne le Front Populaire prend le pouvoir.  En Espagne une partie de l’Armée sous la direction de Franco se soulève, les socialistes n’arment pas massivement le peuple. L’Angleterre et les USA pratiquent une politique de non intervention. Léon Blum refuse d’envoyer des armes alors qu’Hitler et Mussolini apportent une aide militaire importante. Seule l’URSS apportera une aide conséquente. Le Front Populaire laissera  la place aux radicaux qui signeront les accords de Munich.

Le fascisme moderne 


Le fascisme moderne va naître dans des conditions bien différentes, celles de la contre révolution révisionniste qui a liquidé le socialisme, en URSS, dans les ex-pays socialistes et en Chine et a désorienté le mouvement de libération des peuples opprimés par l’impérialisme.

La quasi-totalité des anciens partis communistes ont suivi le même chemin liquidateur et ne sont plus que des partis moribonds sans perspectives révolutionnaires, des partis de gouvernement comme ils se définissent eux-mêmes.

Les directions syndicales sont de plus en plus réformistes et sont des organismes de concertation, d’accompagnement, voire de collaboration ouverte avec les gouvernements de gauche comme de droite. La politique de la gauche sert à canaliser la révolte et la colère des masses, à l’oblitérer

C’est pour cette raison que la bourgeoisie n’a pas encore besoin d’une dictature brutale et totale du fascisme de type ancien. Elle pose simplement les jalons du fascisme moderne par la mise en place petit à petit mais de façon continue d’un Etat de plus en plus policier. Ce fascisme moderne est nécessaire à la bourgeoisie pour restructurer son appareil de production. Pour ce faire, elle doit moderniser son appareil d’Etat dans tous les domaines, renforcer sa dictature de classe. Le Code du Travail est modifié, afin de permettre au patronat de liquider le syndicalisme de classe et le remplacer par une nouvelle forme de corporatisme. Le syndicalisme de collaboration apporte sa pierre à l’édifice en signant des accords sur la représentativité professionnelle comme l’ont fait les directions syndicales de la CGT et de CFDT. La barre  pour être élu aux élections professionnelles est montée à 10%, ce qui aura pour conséquence, la disparition des syndicats dans un nombre considérable d’entreprises, l’extension. Du désert syndical dans les petites entreprises mais aussi dans les moyennes et même dans les grandes. La substitution d’accord de gré à gré et la mise sous le boisseau des conventions collectives. Le corporatisme de type nouveau va s’installer petit à petit. Le fascisme moderne ne peut s’installer durablement sans cette collaboration. Le mécontentement augmente même au sein des syndicats à tous les niveaux. Le gouvernement n’est pas assuré que ses collaborateurs en leur sein puissent retenir indéfiniment leurs adhérents, pas plus que les partis de gauche ou de l’extrême-gauche officielle. Aussi doit-elle mettre en place un Etat de plus en plus policier.

 

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