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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 14:38
Ct-Fd : La grève à l'incinérateur remporte une victoire !

Le Bloc Rouge est intervenu en soutien des grévistes de l'incinérateur de Clermont-Ferrand.

 

Leur grève a remporté une première victoire. Voici, selon la CGT, ce que les grévistes ont obtenu :

 

"Enfin !!! Après 19 jours de grève, 2 "déménagements" du blocus par les forces de l'ordre, 4 séances de négociation pour rien, 2 plaintes en référé de la direction, le rapport de force a payé pour les salarié-e-s de VERNEA.

 

La médiation demandée en préfecture par la CGT a enfin aboutie. La direction s'est mise à table et l'inspection du travail s'empare du dossier incinérateur de Clermont-Fd.

 

Des accords écrits ont été signés entre les représentants-e-s de l'intersyndicale CGT CFDT UNSA et la direction. La médiation a enfin permis de sortir d'un conflit long et difficile. Les salarié-e-s n'auront pas passé toutes les fêtes de fin d'année dehors pour rien.

 

Les revendications concernant la sécurité sont satisfaites, puisque des procédures de travail vont être établies, et que la DIRECCTE va enfin pouvoir entrer sur ce site. Rappelons que 1 accident entraînant 8 jours d'ITT se produisait par mois en moyenne, plus un certain nombre d'accidents non quantifiables car pas déclarés par la direction, transformés en congés par exemple. 

 

Concernant les augmentations de salaires et conditions de reprise du travail : 

 

  • Nouvelle revue individuelle des effectifs faite par la direction pour mise à jour des positions dans la grille de classification.
  •  
  • Paiement d'une prime de réception des installations de 300 euros. 150€ pour l'exercice 2014, et 150€ soumis à objectifs pour 2015.
  •  
  • Retrait sur paie des jours de grève étalés : pour moins de 5 jours sur 4 mois ; pour plus de 5 jours, sur 5 mois.
  •  
  • Compensation des jours de grève par des jours de congés ou de récupération : 1 jour de compensation pour moins de 6 jours de grève, jusqu'à 5 jours de compensation pour plus de 10 jours de grève.
  •  
  • Les 3 premiers niveaux de salaires seront revalorisés : 
    • niveau 1 à 1570€/mois bruts
    • niveau 2 à 1610€/mois bruts
    • niveau 3 à 1630€/mois bruts

 

Dans cette entreprise de 54 salarié-e-s, 40 sont à l'exploitation et tou-te-s étaient en grève du 23 décembre au 11 janvier. 2/3 des salarié-e-s y ont moins de 30 ans et pour les 3/4 d'entre-eux, il s'agit de leur 1er emploi en CDI. "

 

Cette victoire, même limitée, est importante dans cette période où le mot d'ordre est "Relever la tête et reprendre ses affaires en main !" Elle donne confiance et insuflera certainement une dynamique qui permettra d'élargir la résistance.

 

Bravo aux grévistes qui ont tenu bon dans le froid et en pleine période de fêtes !

 

Voici le tract du Bloc Rouge diffusé en soutien :

 

Grève à l’incinérateur : solidarité !

 

Les travailleurs et travailleuses de l’incinérateur de Clermont-Fd sont en grève depuis la veille de Noël. Les piquets de grève ont été tenus dans le froid, en pleine période de fêtes.

 

Comme l’indique le tract de la CGT, les grévistes qui représentent 80% des effectifs  « dénoncent des méthodes de management autoritaires, des conditions de travail déplorables et très accidentogènes avec plus d’un accident de service par mois et demandent une revalorisation de salaire de 180 euros. »

 

Lundi 5 janvier dernier, l’élan de solidarité s’est exprimé par une centaine de personnes présentes sur le piquet de grève dès 6h du matin.

 

La dernière action en date a été réprimée jeudi matin. Suite aux rencontres de négociation n’ayant abouti a rien, les grévistes avaient décidé de bloquer le site dès mercredi 7 janvier. Le lendemain, une quarantaine de flics sont venus lever le blocage par la force, comme ils l’avait déjà fait le 29 décembre dernier.

 

Ce n’est qu’une démonstration supplémentaire que le rôle du gouvernement est de s’assurer que les profits puissent continuer à se faire sur le dos des travailleurs et travailleuses, peu importe la justesse de leurs revendications et le soutien populaire dont ils et elles disposent !

 

Depuis de nombreuses années, qu’il soit de droite ou de gauche, le gouvernement bourgeois continue son attaque contre les conquêtes ouvrières et continue de faire peser le poids de la crise sur celles et ceux qui en souffrent le plus. Aujourd’hui, il faudrait qu’on s’estime heureux d’avoir du travail ! Les patrons en profitent pour faire le chantage au salaire, aux heures supplémentaires non payées et à venir travailler même malade...

 

La recherche du profit maximum dans un temps minimum, voilà la loi fondamentale du capitalisme, voilà la loi que protège et protégera coûte que coûte le gouvernement en ayant l’audace de nous expliquer que c’est l’entreprise qui crée les richesses et pas les travailleurs et travailleuses ! C’est faux, sans nous, rien ne peut tourner ! Les richesses, c’est nous qui les produisons ! C’est donc à nous d’avoir le pouvoir dans l’intérêt de tous les travailleurs et travailleuses et non dans l’intérêt d’une petite minorité qui continue de se gaver sur notre dos !


Les grévistes de l’incinérateur nous démontrent un bel exemple de combativité et de détermination, ils et elles méritent toute notre admiration et notre soutien !

 

Nous appelons à un soutien moral (le minimum) ; physique en se rendant sur le piquet de grève à cette adresse 1 chemin des Domaines de Beaulieu – Ct-Fd ; et financier en remplissant la caisse de soutien pour que les grévistes puissent avoir un minimum ce mois-ci et aussi longtemps que durera la grève !

 

Solidarité avec les grévistes de l’incinérateur !

 

Face au gouvernement à la solde des patrons,
élargissons la résistance !

 

Unie, la classe ouvrière vaincra !

 

Bloc Rouge (Unification des maoïstes)

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Published by drapeau rouge - dans incinérateur vernea grève clermont-ferrand cgt 63
3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 23:53
Sortons de l'impasse, développons le combat de classe !

La crise c’est pas la notre !


Dès la fin des « 30 glorieuses », la crise du capitalisme a commencé par l’augmentation du prix du pétrole en 1973. Cela a entraîné la baisse du taux de profit pour les capitalistes, qui ont alors mis en place des plans de restructuration de l’économie. Ils se sont attaqués aux secteurs des mines, de la sidérurgie et déjà de l’automobile avec un plan de liquidation de Renault-Billancourt.


Dans les années 90, l’implosion de l’URSS et de ses satellites a ouvert un marché immense au capital financier pour étendre sa domination. Les capitalistes ont également délocalisé une partie de la production vers les « tigres de l’Asie », ce qui a entrainé des licenciements massifs. Mais les travailleurs de ces pays, ouvriers en tête, ont lutté pour des augmentations de salaires et des droits sociaux en Corée du Sud et à Taïwan.


De son côté, la Chine offrait aux capitalistes des coûts salariaux bien inférieurs dans beaucoup de secteurs. D’autres pays vont devenir plus attractifs, comme les pays du sud-est asiatique, l’Inde, etc. Cette politique criminelle d’exploitation à outrance a notamment produit récemment un drame ouvrier au Bengladesh.


Cette politique de délocalisation de la production appliquée au fur à mesure par les gouvernements de droite ou de gauche depuis Giscard en passant par Mitterrand, Chirac, Sarkozy et aujourd’hui Hollande, a conduit à la situation que nous connaissons aujourd’hui : plus de 5 millions de chômeurs officiels et 9 millions de précaires.


L’Etat, au lieu de taxer ou exproprier les monopoles bradeurs de l’outil de production, leur verse des primes que les travailleurs payent par les augmentations d’impôts, des taxes, par la diminution des retraites, l’augmentation du nombre d’annuités, etc.


Alors que les capitalistes profitent de la crise pour réorganiser leur appareil de production et maintenir ou augmenter leur taux de profit, c’est aux travailleurs et travailleuses qu’ils font payer le prix de la crise ! Les partis à la tête des gouvernements ne représentent donc pas les travailleurs mais bien la bourgeoisie.


Les droits des travailleurs mis à mort !


L’accord de flexi-sécurité (dit Accord National Interprofessionnel) signé par la CFDT, la CFTC et la CGC apporte un sérieux coup de main au MEDEF et met le travailleur à la merci du patron.


Selon cet accord, le soi-disant « Plan de Sauvegarde de l’Emploi » (PSE) – qui devrait en fait s’appeler Plan de Destruction de l’Emploi - sera soumis à un accord majoritaire ou à l’administration pour empêcher le contrôle des tribunaux qui peuvent demander sa modification ou des indemnités pour les salariés. Le patron pourra garder les travailleurs qu’il estime les plus compétents et non les plus anciens, mis à la porte avec des cacahuètes. Les entreprises pourront baisser les salaires et le temps de travail en « s’engageant » à ne pas licencier. Ceux qui refuseront l’accord signé entre le patron et les syndicats seront licenciés sur le champ, sans reclassement ou autres mesures. Les patrons pourront imposer des changements de postes ou de lieu de travail. Il y aura des prétendus droits « rechargeables » pour ceux qui auront retrouvé un emploi à condition que cela n’aggrave pas le « déficit de la Sécu ». Les CDI seront exonérés de cotisations d’assurances chômage pendant 3 ou 4 mois. Encore un cadeau aux patrons. Les soi-disant nouveaux droits accordés aux travailleurs par cet accord sont du pipeau !


Les droits sociaux, le code du travail, les retraites ont été liquidés en partie par la conciliation entre le MEDEF et les directions réformistes des syndicats. L’appel à la grève générale lors des grandes manifestations contre les retraites n’a pas été repris par les confédérations. Et pourtant c’est un blocage massif de l’économie en 1936 et 1968 qui a permis d’obtenir des augmentations de salaires et des droits nouveaux, comme c’est la Résistance armée qui a pu faire adopter le programme du CNR en 1945 qui a mis en place la Sécurité Sociale et d’autres mesures progressistes pour les travailleurs.


Mais ces mouvements historiques n’ont pu qu’arracher des concessions au patronat, sans leur arracher le pouvoir, car les partis et syndicats de lutte de classes qui animaient les luttes sont devenus des réformistes et des pacifistes. Ils disent aujourd’hui : « Il faut tenir compte de la crise, tenir compte de cette réalité, tout le monde doit se serrer la ceinture, se mettre à la place des entreprises ». Mais jamais les patrons ne se mettent à la place des ouvriers et ouvrières !


Les illusions sur la marche à suivre


Certains, comme Mélenchon, proposent la 6ème République. Ce serait une République de la démocratie, du renouveau de 1789 -qui d’ailleurs ne s’est pas déroulée pacifiquement-, et la tenue d’une nouvelle constituante qui aurait pour but de réformer le système, de conquérir des droits par la voie pacifique.


Mais Mélenchon est un vendeur d’illusion. L’Etat d’aujourd’hui sert les intérêts de la bourgeoisie, qui sont inconciliables avec les intérêts des travailleurs. Tout l’appareil d’Etat, les institutions, etc. ont la fonction de servir les intérêts de la bourgeoisie. Il est donc impossible de les réformer « de l’intérieur » au bénéfice des travailleurs. Toutes les expériences historiques le montrent.


Dans le système capitaliste, l’Etat est le représentant des classes dominantes et applique les lois qui protègent la propriété des moyens de production. Comment est-il alors possible de mener une politique pour les travailleurs sans exproprier les exploiteurs ? Comment résoudre le problème des logements vides sans procéder à des réquisitions massives ? Comment assurer une bonne santé pour toutes et tous sans enlever la propriété des groupes pharmaceutiques ? La bourgeoisie détient tous les moyens de production et l’appareil d’Etat pour les défendre et elle ne les lâchera pas sans heurts. La voie pacifique, la voie parlementaire, est donc une illusion !


Les « solutions » réformistes nous conduisent droit dans le mur car elles ne posent pas la question du pouvoir et de qui doit diriger la société et sont donc incapables de résoudre réellement la crise. Les réformistes finissent toujours par se mettre du côté du patron. En parlant de « réforme sociale » et en faisant le contraire, ils ne font qu’augmenter le danger fasciste qui s’appuie sur ces insuffisances. Surtout que la bourgeoisie en pleine crise utilisera tous les moyens pour garder le pouvoir et n’hésitera pas à faire appel aux fascistes, les pires ennemis de la classe ouvrière.


La seule solution pour combattre la crise, c’est que la classe ouvrière reconstruise les instruments nécessaires pour mener la lutte radicale, la lutte révolutionnaire pour le renversement du système dans l’objectif de prendre le pouvoir. Sans le pouvoir aux travailleurs et travailleuses, impossible de prendre en main les outils de production (les usines, les terres, etc.) afin que la production n’aie plus pour but d’enrichir une poignée mais de répondre aux besoins des larges masses. Sans le pouvoir, impossible de garantir que les droits fondamentaux soient respectés (travail, logement, éducation, santé, …). Pour cela, il n’y pas d’autre alternative que la révolution prolétarienne.


Et aujourd’hui, que faire ?


Malgré un courage sans bornes, les travailleurs et travailleuses en lutte sont le dos au mur, trompés par la prétendue « gauche » que nombre d’entre eux avaient élu pour en finir avec Sarkozy. On ne compte plus les fermetures d’entreprises (Mittal, PSA, Virgin, etc.) ou les restructurations partielles. Contre l’abandon d’un soutien efficace des confédérations syndicales, ils comptent sur leurs propres forces, s’organisent entre syndiqués et non-syndiqués. Mais une fois les luttes terminées, surtout quand la boite a fermé, il ne reste plus rien, chacun se retrouve dispersé dans la nature.


Dans une première étape, pour remédier à cela, les licenciés (ou futurs licenciés) de toutes les entreprises liquidées doivent former un Comité de Lutte permanent, dont l’objectif est d’établir un réseau sur tout le territoire, réseau comprenant les usines ou entreprises en lutte et celles qui sont menacées, pour créer un rapport de force partant de la base, pour former un Front Ouvrier indépendant des réformistes et conciliateurs de tous bords.


Dans cet objectif, nous devons poursuivre la reconstruction :

 

  • du Parti de celles et ceux qui sont exploités et révoltés, le Parti Communiste maoïste qui prend en compte les expériences du passé et élabore la ligne à mettre en œuvre aujourd’hui et demain ;
  •  
  • du Front Uni rassemblant les différentes luttes qui traversent la société et où se retrouvent toutes celles et ceux qui veulent un changement véritable ;
  •  
  • de la force populaire qui sera capable de renverser la bourgeoisie et son Etat pour prendre le pouvoir afin de bâtir une société sans classe ni exploitation où les travailleurs seront maitres de leur destin !


Contre les attaques de la bourgeoisie sur les droits des travailleurs,
rendons coup pour coup !


Nous ne payerons pas leur crise,
nous la résoudrons en abattant le capitalisme !


Construisons les outils de la révolution !

 

PC maoïste de France

 

Téléchargez le tract en PDF en cliquant sur le lien ci-dessous

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