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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 11:16
Dépasser la crise : à lyon II se sont les matraques qui sont la solution

Dépasser la crise ? A Lyon 2 ce sont les matraques qui sont la solution !

 

L'université Lyon II subit depuis un certain temps une crise interne. Face a une politique de pouvoir personnel de la part de son président, Jean-Luc Mayaud, plusieurs vice présidents ont démissionné, en protestation.

Appliquant servilement les directives du ministère, le président de Lyon II cherche à être un « bon élève » parmi les universités, cherchant à tout prix l'équilibre budgétaire. A tout prix ? Oui, à tout prix. Quitte à liquider des filières, des postes ..etc.

Pour « dépasser la crise », le président à donc appelé à un congrès de l'université, lequel devant mettre à plat les désaccords au sein de l'université, et la faire repartir d'un bon pied dans le chemin tout tracé de la rigueur budgétaire et de l'austérité. 

La presse dit « Mayaud est critiqué », mais interrogeons nous un instant pourquoi ? Les critiques proviennent juste du fait que la mascarade de pseudo démocratie des instances de l'université s'est effondrée et que ces « élu-e-s » finissent par voir qu'ils n'ont d'autre pouvoir que d'accepter les décisions.

La mobilisation au sein de l'université prenant de l'ampleur, les étudiant-e-s mobilisés ont choisi de s'inviter à ce congrès, pour avoir leur mot à dire. Une centaine d'étudiant-e-s se sont donc rassemblé-e-s. Jean-Luc Mayaud ne l'entendait pas de cette oreille, et à donné ordre à la sécurité incendie de garder les entrées. 

Ayant débordé pacifiquement la sécurité, les étudiant-e-s ont pris place au sein de l’amphithéâtre pour entendre les déclarations faites dans le « saint des saints » .

Cela a mis fin au congrès, déporté dans le bunker/palais qu'est le bâtiment administratif, et a entrainé l'intervention musclée de la police.

 

Intervenant très brutalement, causant des blessures aux étudiant-e-s, elle a chassé les mobilisé-e-s hors du bâtiment, et a procédé a des arrestations. Ces arrestations n'étaient pas anodines, mais bel et bien ciblées pour tenter de liquider le mouvement et d'imposer la terreur par la matraque.
 

Ainsi, quatre étudiant-e-s, dont trois membres du syndicat FSE-Lyon, membre de Solidaire Etudiant-e-s, sont en garde à vue. Ils et elles sont accusé-e-s de violence et de dégradations, l'université met tout ce qu'elle peut en œuvre pour tenter de les écraser.

Nous ne laisserons pas rejouer le procès du Mirail, où la fac exigeait de 7 étudiant-e-s une réparation de préjudice qu'elle estimait à plusieurs centaines de milliers d'euros pour deux portes et quelques gâteaux.

Leur manœuvre échouera lamentablement face à la solidarité la plus large, la plus poussée. La présidence se démasque comme incapable d'assumer politiquement leur politique de liquidation de l'université et ne pouvant la défendre que par l'utilisation de la force de l'état. 
 

Nous, communistes, ne voulons pas de cette université au service du capital. Nous ne fantasmons pas non plus sur un « âge d'or' » de l'université publique. Nous savons que tout ce qui dépend de l'état n'est pas neutre, mais sert la classe bourgeoise. C'est pourquoi nous considérons la situation de l'université comme le reflet des interêts de la bourgeoisie. Suite à la crise, suite aux attaques des concurrents de l'impérialisme français, la bourgeoisie n'est plus capable de dépenser des miettes des profits que l'exploitation génère pour entretenir une université dont toutes les filières sont ouvertes aux classes populaires. Aujourd'hui, il faut que les savoirs scientifiques soient réservés aux "élites', et que l'université forme les enfants des classes populaires en fonction des intérêts immédiats du patronat.

L'université que nous voulons émergera de la chute du capitalisme, et servira les intérêts du peuple.

 

OCFR/PCMF

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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 17:18

Les principales dispositions de la loi Pécresse sont les suivantes :

 

Le Conseil d’Administration de l’Université passe de 60 membres à 20 ou 30, les représntants étudiants passent de 15 à 3 –

Le Président peut nommer des personnalités extérieures  au C.A.

Le recours à des fonds privés est élargi,

L’autonomie budgétaire et des recrutement doit être atteinte en 5 ans, l’Université pourra devenir propriétaire des locaux, ce qui est impossible sans fonds privés.

La loi LRU (Liberté et Responsablité des Universités) n’est pas une simple loi contre les étudiants. Elle est partie intégrante de l’attaque de la bourgeoisie contre la classe ouvrière, le prolétariat et toutes les couches laborieuses de la population.

L’Université est un des piliers de l’Etat : quand c’est la bourgeoisie qui domine, elle y impose la dictature du capital. Il ne s’agit  pas pour les étudiants de mettre leurs connaissances au service du peuple, mais de suivre les directives, les méthodes imposées par la bourgeoisie tant dans le contenu que dans la forme. Les  enseignants sont payés pour enseigner ces méthodes, appliquer ces directives. Les marges de manœuvre pour ceux qui veulent contester le système sont de plus en plus étroites. Que prépare la bourgeoisie avec cette LRU, non pas la liberté pour les étudiants de choisir leur voie, mais de se soumettre à cette loi. Les Universités et leurs présidents « maîtres » à bord auront l’obligation ou la possibilité de passer des accords de partenariat.

Cette loi pour l’essentiel est d’imposer la dictature totale du capital financier à l’Université. Des choix d’études seront imposés aux étudiants pour répondre aux besoins immédiats des patrons qui par ailleurs poursuivront leurs délocalisations. Prenons un exemple les gouvernements de droite comme de gauche ont imposé un numerus clausus à la formation de médecins ou d’infirmièalternance pour les formations supérieures, car il est plus avantageux pour eux de sous payer des médecins étrangers. Cette nouvelle loi va généraliser les contrats pour les formations supérieures. Les capitalistes vont pouvoir exploiter à merci les étudiants sans bourse déliée ou presque, avec des aides de l’Etat  et des exonérations de charge. « Si tu travailles bien et en silence, tu seras peut-être embauché ». Une fois le processus mis en route, les super-diplômés seront sous-payés, mis sur la touche au cours du stage, alors ils ne pourront rester à l’Université l’année suivante.

C’est pour cela que les étudiants se sont mis en grève, pas seulement pour eux, mais parce que c’est une attaque contre l’ensemble des salariés de ce pays, c’est la porte ouvertes à une baisse généraliser des salaires, des garanties d’emploi et de retraite correcte.

Le 8 novembre un collectif d’étudiants organise une manifestation contre la loi Pécresse. Jean-Paul Anciaux propose d’augmenter le montant  du budget pour le logement étudiant de 5,7 à 11 millions d’euros. L’UNEF considère qu’il s’agit d’un « premier geste de bon augure, même si cet effort reste insuffisant ». Après la rencontre avec Valérie Pécresse le mouvement se durcit, 36 Universités sur 85 sont partiellement ou totalement bloquées. Les Présidents d’Université qui eux n’ont pas à se préoccuper de leur avenir sont contre le blocage et certains d’entre eux appellent la police. La Coordination Nationale est pour l’abrogation de cette loi. La lutte contre le CPE a montré « qu’une loi peut être défaite par une mobilisation », ce qui n’est  pas la position des syndicats reçus par la ministre qui eux sont pour le dialogue, c'est-à-dire la conciliation sur le fond comme le sont les centrales syndicales dans le monde du travail.

Mais la lutte s’étend malgré l’arrêt de la grève à la SNCF, à la RATP. Le 25 décembre l’UNEF fortement contesté par la Coordination Nationale a quitté l’assemblée de Lille. Le mouvement étudiant comme le mouvement ouvrier sont de plus en plus conscients du caractère collaborationniste des centrales syndicales, les premiers comme les seconds cherchent à se regrouper à la base, au moins pendant les périodes de lutte. De plus en plus dans ces périodes les Assemblées Générales décident contre les recommandations des centrales ou des fédérations. Il n’y a pas encore comme en Italie des Comités de base, ni des comités unitaires de syndiqués et non syndiqués, stables. La nécessité de tels comités combatifs se font de plus en plus sentir. Comme se fait de plus sentir la nécessité d’un mouvement de jeunesse maoïste pour mener la lutte idéologique contre le révisionnisme et le réformisme dans les universités, les lycées et dans les quartiers.

 

Déclaration du Parti Communiste maoïste de France                    Décembre 2007
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