EBAUCHE D’ANALYSE DE CLASSES DE LA SOCIETE FRANCAISE
Pour faire la révolution nous devons déterminer qui sont nos amis, qui
sont nos ennemis, former sous la direction du parti, le Front le plus large, isoler au maximum les éléments irréductibles de la bourgeoisie, des fascistes et des réactionnaires. Pour cela il nous
faut une analyse de classes claire et précise. Celle va déterminer le contenu de notre programme dans un pays impérialiste. Il va de soi que chaque parti devra en faire en faire autant. Pour
autant dans la plupart des pays impérialistes le programme maximum revêtira un caractère général similaire. Ce qui permettra de développer une plate-forme commune pour la révolution
prolétarienne.
CLASSE OUVRIERE ET PROLETARIAT
Contrairement à ce que voudraient nous faire croire les réactionnaires, les révisionnistes et réformistes de tout poil, la
classe ouvrière n’a pas disparu, elle a même quantativement augmenté. Quant au prolétariat, plus d’1/3 des employés indispensables au procès de production en font partie ainsi que les
techniciens,
La classe ouvrière représente 30,5% de la population active (avec les techniciens). Le prolétariat plus de 40%, (ce qui
représente 15 millions de personnes (hommes et femmes, retraités et chômeurs compris) sur une population active de 36 millions.
SITUATIONS PRECAIRES :
450.000 intérimaires 280.000 apprentis
900.000 CDD
420.000 Contrats aidés et Stagiaires 2.850.000 chômeurs
soit près de 5 millions de précaires (25% des salariés, auxquels il faut ajouter 2.5 millions qui sont au SMIC (12,5%).
Au total plus du I/3 de la population est en dessous du SMIC, sans compter la moitié des retraités.
LES COUCHES INFERIEURES SALARIEES
La couche inférieure du salariat non-prolétaire représente près de 20%
(actifs et retraités)
LES COUCHES MOYENNES SALARIEES
Ce sont les professions classées intermédiaires par les statisticiens. Ils sont 8,5 millions, 80% gagne moins de 8000 fr.
net. Seul 20% gagne plus de 10.000 fr.
CADRES MOYENS ET INGENIEURS, SCIENTIFIQUES ET,
ENSEIGNANTS
Au total, ils
représentent près de 4 millions de salariés, 11% de la population active.
Les cadres moyens sont 750.000.
Les ingénieurs 1,2 million
Le professeurs et professions scientifiques sont 750.000
CA DRES SUPERIEURS,
DIRIGEANTS
Ils ne représentent
que 10% des cadres
INDEPENDANTS ET PATRONS
Les Paysans : Ils sont 670.000 (+ 1,1 millions de retraités, 35.000 chômeurs), les 2/3 sont des travailleurs indépendants, il faut ajouter
les aides familiaux. Il n’y a que 87.500 employeurs.
Les Artisans : Ils sont 800.000 (+ retraités et 26.000 chômeurs). Il y a 2/5 d’employeurs.
Les Commerçants et assimilés :
Ils sont 640.000 + retraités et chômeurs (42.000), près de la moitié sont employeur.
Les Professions libérales :
Il y a 340.000 libéraux (retraités et chômeurs compris), 3/5 sont employeurs.
Chefs d’entreprises de 10 salariés et plus :
Ils sont 130.000
LES FORCES DE
REPRESSION
La police et l’armée représentent 460.000 personnes + les retraités
L’appareil judiciaire plus de 50.000
LE CLERGE
Ils sont 15.000.
AUTRES ELEMENTS CHIFFRES :
PROPRIETAIRES
56% des ménages sont propriétaires de leur logement (dont 21% d’accédants).
Il y a plus de 10 millions de maisons individuelles, 2,5 de logements collectifs, les résidences secondaires 7,5%, Les logements de rapports 12,5%. Les prix au m² varient de 1000 euros à 15.000
euros dans les beaux quartiers de Paris. En province on peut trouver des maisons individuelles à partir de 50.000 pour les plus modestes, ce qui est le prix d’un 15 m² à Paris.
LOCATAIRES
37,9% des ménages sont locataires, dont 15,6 en HLM, 1,6% (autres logements
sociaux), 1% (loi 1948), 19,7% (privé)
EPARGNE ET VALEURS MOBILIERES
L’épargne sous diverses formes
(Livrets jeunes, A ou B, CODEVI, LEP, livrets défiscalisés) concernent plus de 84% de la population. L’épargne logement (PEL, CEP) plus de 40% ;
Les valeurs mobilières (Obligations,
SICAV, FCP, Actions) concernent 22,5 % de la population.
Les contrats d’assurances (Vie, décès, PEP, Epargne retraite) concernent 46% de la population. L’épargne entreprise 13%.
DONATION ET HERITAGE :
45% des ménages sont concernés
ENDETTEMENT :
Individuel :
Salariés : 44% Indépendants : 38%
Professionnel : 27%
Le principal (35%) concerne l’immobilier et le foncier.
PRIX D’ACQUISITION DU LOGEMENT
Ce prix varie de 1.000 € le m² dans certaines bourgades de province à 15.000 € et plus dans les logements d’exception de la
capitale.
Le prix du m² professionnel est légèrement inférieur en moyenne.
PRIX DU FONCIER.
Celui varie de 10.000 €. le m² dans les grands quartiers à 100 €. dans des zones reculées.
PRIX DE LA TERRE AGRICOLE
Le prix moyen des terres vaut entre 100 et 40.000 fr. l’hectare.
Les vignes valent de :
350.000 fr. l’hectare (35 fr. le m²) pour les (AOC), voire 5 millions l’hectare (Champagne), jusqu’à 10 millions (grands crus de Bordeaux). Les autres vignes valent en moyenne 65.000 F
l’hectare.
Les vergers valent en
moyenne plus de 50.000 fr. l’hectare.
Les terres labourables en
moyenne 22.000 fr.
Les prairies 16.000
fr.
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Il y a 260.000 foyers qui paient l’impôt sur la fortune. Le nombre passera à 400.000 en 2010, la valeur de l’immobilier augmentant
considérablement le patrimoine. A ceux-là il faut ajouter les détenteurs de biens professionnels (usines, bois et forêts, locaux commerciaux, terres agricoles), sans compter les collectionneurs
de timbres, de monnaies, d’objets d’art, etc. cumulés ou non avec des biens immobiliers ou mobiliers (actions et obligations, rentes diverses), plus d’I million de ménages sont de fait
au-dessus du seuil d’imposition sur la fortune
6 millions de ménages ont un patrimoine de 100.000 à 500.000 euros de francs.
Pour finir plus de 50% détiennent un patrimoine de plus de 100.000 €.
Dans les pays impérialistes, la bourgeoisie peut distribuer aux couches
supérieures et moyennes du prolétariat et du salariat une partie de la plus-value qui provient du pillage des pays opprimés. La bourgeoisie récupère une partie de cette plus-value, par les
investissiments passés par les particuliers en biens durables (habitat) ou en produit de consommation de durée moyenne ou longue (appareils ménagers, automobiles) et contracter des contrats
d’assurances pour garantir ces biens. Le reste est orienté vers l’épargne, l’assurance-vie, vers la Bourse.
La détention de ces biens est aléatoire, n’est pas stable, une crise profonde
peut ruiner les petits propriétaires parce qu’ils ne pourront plus payer leurs traites étant au chômage, en travail partiel, voire sans ressources. Les pensions et retraites peuvent être
affectées par cette crise. Les biens peuvent dans cette situation être complètement dévalués, ne pas trouver d’acquéreur etc. Aussi sont-ils donnés à titre indicatif en tant qu’éléments
complémentaires de l’analyse de classes.
Le poids idéologique de ces «acquis» pèsent idéologiquement sur le
prolétariat et ses alliés, dans la prise de conscience que la révolution est nécessaire d’autant que la bourgeoisie fait croire que les communistes sont pour la socialisation des biens acquis par
le travail.
Il n’en reste pas moins que la société capitaliste est fortement
inégalitaire, que le fossé se creuse de plus en plus en une masse de plus en plus élevée de pauvres dans les pays impérialistes, la bourgeoisie.
L’instabilité de l’emploi augmente, les menaces de guerre se font plus précises et les budgets militaires, les mesures pour maintenir la
domination du capital et de son Etat coûtent de plus en plus cher, à cause du renforcement accru de tous les moyens de surveillance et de répression mis en place.
L’anarchie de la production, le développement inégal du capital, la production parasitaire, l’hyper-industralisation, le haut niveau
technologie, les hauts rendements, le niveau scientifique, technique et de recherche font que les conditions objectives optimum sont réunis pour la Révolution Prolétarienne et la marche rapide au
communisme.
Le bien-être apparent d’une forte partie de la population n’est qu’un bien-avoir qui devient incertain dans un monde où la prédominance est
l’accroissement de la misère pour le plus grand nombre.
L’atteinte à l’environnement due principalement à l’anarchie de la production, induit la pollution, la disparition des espèces. Le réchauffement
de la planète, les stocks d’armes atomiques et chimiques mettent en péril l’avenir de l’humanité.
C’est pourquoi l’humanité a besoin d’un changement radical de société. La rationalisation de la production, la planification, doit permettre de
corriger rapidement toutes ces aberrations.
Cela ne se fera sans lutte, car les classes dirigeantes n’abandonneront pas leurs privilèges et le pouvoir qui le fait perdurer de leur plein
gré. Il faudra l’en chasser par la révolution communiste mondiale, qui se gagnera pays par pays, en tenant compte des conditions concrètes suivant les spécificités de chacun d’eux.
Cela aura un coup mais il en va de l’avenir de l’humanité et de notre planète.