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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 16:59

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Notre parti est en accord avec le premier document-appel (voir ci-dessous) pour une conférence internationale approuvé à la réunion spéciale des partis et organisations mlm du MRI.

Notre parti soutient le second document-appel (voir ci-dessous) pour une Conférence Internationale des partis et organisations mlm du monde et publié sur le blog de Maoist Road (maoistroad.blogspot.com).

Nous adhérons pleinement à cette initiative et appelons les partis et organisations mlm à y adhérer.

Comme le précise le document :


« Sans la Première, la Deuxième et la Troisième Internationale, le mouvement communiste n'aurait pas pu s’étendre dans le monde entier, ni obtenu ses grandes victoires, et n'aurait pas non plus tiré les leçons de ses défaites temporaires.

La bataille de Mao Tsé-toung était une bataille internationale, qui a ouvert la voie à la renaissance des partis communistes après l’apparition du révisionnisme Khrouchtchévien dans le mouvement communiste international.

Après la mort de Mao et la fin de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne, la formation du Mouvement Révolutionnaire Internationaliste (MRI) a permis aux marxistes-léninistes-maoïstes du monde de s’unir à l’échelle internationale, pour reprendre la marche vers une nouvelle Internationale Communiste.

Aujourd'hui, face à la crise et à l'effondrement du MRI, il faut reconstruire l'organisation internationale des partis et organisations MLM sur la base des expériences positives et négatives du MRI. La situation actuelle rend nécessaire l’union dans cette nouvelle organisation de tous les partis et organisations MLM, à l'intérieur et à l'extérieur du MRI, pour un bond en avant politique et organisationnel. […]

La nouvelle organisation internationale doit unir dans ses rangs les partis et les organisations authentiquement MLM qui existent et agissent dans la lutte des classes, qui transforment la théorie révolutionnaire en pratique révolutionnaire […].

Pour construire cette nouvelle organisation internationale, nous devons rompre avec le révisionnisme sous toutes ses formes et en particulier avec celles qui ont conduit à la crise actuelle et à l'effondrement du MRI, à savoir la ‘nouvelle synthèse’ post-MLM de Bob Avakian dans le Parti Communiste Révolutionnaire des États-Unis et la ligne révisionniste établie par Prachanda/Bhattarai dans le PCUN(M).

La nouvelle organisation internationale doit avoir un centre exécutif, dont la vie interne doit correspondre à l’étape et aux méthodes partagées par les partis et forces politiques qui donnent vie à cette organisation, notamment en tirant des leçons des expériences positives et négatives du CoRim. »

 

VIVE LA RECONSTRUCTION D’UNE NOUVELLE INTERNATIONALE COMMUNISTE !

QUE DANS CHAQUE PAYS S’EDIFIE LE PARTI DE TYPE NOUVEAU, LE PARTI MARXISTE-LENINISTE-MAOISTE !

 

 

PC maoïste de France

 

 



Première résolution adoptée par la réunion spéciale des Partis et Organisations marxiste-léniniste-maoïstes du Mouvement Révolutionnaire Internationaliste - 1er mai 2012

 

 

Le système impérialiste subit sa crise la plus grave depuis les années 30. Les efforts actuels tentés pour y faire face et la résoudre ne réussissent qu'à l’approfondir et l’étendre.


La crise structurelle qui a émergé dans le domaine de la finance s'est progressivement étendue au domaine de la production, entraînant une aggravation de la récession. La crise se déroule dans le cadre de la loi du développement inégal et la poursuite de l'extorsion de la plus-value maximale et de la compétition sur le marché mondial.


La crise a son origine dans les lois de fonctionnement du système capitaliste lui- même. Elle est l'expression des limites d’une production pour le profit, de la contradiction entre forces productives et rapports de production, dans le cadre de la nature générale et globale de la production et de l'appropriation privée. Sur la scène mondiale, cela signifie un écart toujours croissant entre la richesse d'une poignée de pays impérialistes et la pauvreté des trois quarts des êtres humains dans les pays opprimés par l'impérialisme, écart grandissant entre la richesse dans les mains de la bourgeoisie et l'appauvrissement relatif et absolu des prolétaires et des masses populaires dans les pays impérialistes, entre la richesse débordante d'une bourgeoisie compradore parasite et les conditions de vie misérables et la faim pour le prolétariat et les larges masses dans les pays opprimés par l'impérialisme.


Il est évident que d'un tel système régi par de telles lois et de telles dynamiques, ne peut que jaillir la crise, et que la surproduction et l'excédent de capital deviennent des facteurs de crise.


Les phénomènes de spéculation accrue et la «financiarisation» sont la pointe de l'iceberg de la dynamique du système qui devient le point d'implosion et d'explosion.


La «financiarisation» de l'économie – cause principale immédiate de la crise - tend à refuser tout contrôle. En conséquence, les efforts du capitalisme et de ses puissances impérialistes dominantes pour sortir de la crise par la réglementation et le contrôle des marchés financiers et aussi l'utilisation des possibilités offertes par les taux de croissance élevés, bien que désordonnés, de certains pays comme la Chine, l'Inde et le Brésil, ont jusqu’à maintenant échoué. On ne doit pas sous-estimer ces efforts, mais ils ne peuvent jamais qu’assurer une reprise temporaire, ouvrant la porte à de nouvelles crises encore plus graves.


Le monde reste confronté à deux possibilités : soit la sortie du capitalisme soit une sortie douloureuse et temporaire de cette crise par le renforcement, la consolidation des mécanismes du capital, prolongeant donc la misère pour les masses.


La bourgeoisie impérialiste dans le monde entier profite de la crise pour restructurer l'impérialisme à l'échelle mondiale et sauvegarder ses intérêts de classe pour ses profits.


Le résultat est de faire porter tout le poids de la crise par les travailleurs et les masses. Dans les pays opprimés comme dans les pays impérialistes, le chômage, la précarité et l'augmentation du coût de la vie, l'exploitation s’accentuent et prennent la forme de l'esclavage moderne : les droits des travailleurs sont réduits, les acquis sociaux gagnés par des années de luttes sont effacés, les usines sont fermées par des licenciements massifs, les paysans sont ruinés et poussés au suicide, des coupes sombres sont pratiquées dans les dépenses sociales ; la privatisation de l'éducation et des soins de santé se développe, la logique de marchandisation et de profit s’étend même aux biens primaires, comme l'eau, l'air, le soleil, etc.


Ces politiques sont menées dans le cadre de la lutte pour la domination sur le marché mondial impérialiste et les zones géopolitiques stratégiques, mais la caractéristique générale et absolument évidente est que ces politiques visent toutes à se décharger de la crise sur le dos des prolétaires et des masses.


La politique de l'impérialisme accentue et ne fait qu’aggraver davantage les effets désastreux du système en termes de catastrophes écologiques et naturelles. L'impérialisme transforme les facteurs de développement dans les domaines de la science, la culture et l'éducation, les technologies de l'information, l'accès aux médias, la communication, la plus grande liberté pour les jeunes et les processus de l'émancipation des femmes, en de nouvelles chaînes plus raffinées. Dans le contexte de la crise, le résultat c’est le chômage massif des intellectuels, le contrôle social et les formes les plus extrêmes de la barbarie, de nouvelles attaques néo-médiévales contre les droits des femmes et la mise sous contrôle de la jeunesse.


L'équilibre des pouvoirs entre les impérialistes est fluctuant. Bien que les États-Unis restent la seule superpuissance, ses capacités ont été considérablement affaiblies, par la résistance de ses victimes et par la crise. Cela a donné une certaine marge de manœuvre à l'Union Européenne. Cependant, des facteurs similaires ont également eu un impact négatif sur la position de cette dernière. La Russie a moins souffert de la crise. Grâce à son axe avec la Chine et la consolidation des liens avec les anciennes républiques de l'Union soviétique, elle a gagné un certain avantage et a intensifié la compétition. Dans l'ensemble, la collusion reste encore la caractéristique principale des relations inter-impérialistes. Mais à l’intérieur de l'impérialisme en crise se développent des contradictions qui peuvent devenir des sources potentielles d'une nouvelle guerre mondiale. Les puissances impérialistes, principalement les États-Unis, déchaînent et accentuent leurs guerres d'agression, les invasions et le néo-colonialisme dans les différentes régions du monde où leurs intérêts sont vitaux et menacés. Grâce au développement de ces guerres, ils poursuivent la course aux armements et se munissent d’équipements militaires de plus en plus dévastateurs, violant toutes les limites inscrites dans les conventions internationales et les droits de l'homme.


Sous une forme ou une autre, le contrôle de type fasciste a toujours été la norme dans les pays opprimés, même s’il existe un système parlementaire. Ces dernières années, une tendance au fascisme moderne se développe aussi à l'intérieur même des pays impérialistes. Il s’adapte en fonction des caractéristiques de l'histoire, de la réalité concrète et de la culture de chaque pays. Il s'efforce d'installer une fois de plus la domination de la bourgeoisie sous les formes totalitaires, racistes, sécuritaires et d’état policier.


L'impérialisme c’est la pauvreté, la réaction et la guerre. La crise révèle que le bien-être, la démocratie et la paix deviennent des mots qui recouvrent de plus en plus souvent le contraire.


La crise économique dévastatrice de l'impérialisme et son impact sur les prolétaires et les larges masses ont soulevé dans le monde entier une vague de luttes et de révoltes.

 

 

Dans les pays opprimés par l'impérialisme, les protestations, les rébellions et les luttes de libération ont atteint, avec les révoltes dans les pays arabes et dans le golfe Persique, de nouveaux sommets et ont éveillé une aube nouvelle. Les jeunes, les prolétaires et les masses et, dans certains cas, les secteurs organisés de travailleurs, ont attaqué et renversé des régimes dictatoriaux inféodés à l'impérialisme qui semblaient indéracinables. Cela a ouvert la voie à de nouvelles révolutions de démocratie nouvelle, anti-impérialistes, antisionistes, antiféodales.


Des régimes faussement anti-impérialistes comme ceux de Libye, Syrie, Iran, et ouvertement pro-impérialistes comme ceux de l'Arabie saoudite, du Bahreïn, du Yémen, du Maroc, de l’Algérie, ainsi que les régimes militaires qui ont remplacé les tyrans réactionnaires en Tunisie et en Egypte, ont déclenché des massacres et déchaîné la répression. Se cachant sous le drapeau de la démocratie, l'impérialisme est intervenu dans ces luttes et a manœuvré pour éliminer les régimes non fiables et remplacer les vieux serviteurs usés par de nouveaux. Il a lancé une guerre et occupé la Libye. Mais la vague des «printemps arabes» se poursuit. Globalement, ils ont atteint une position importante comme nouveau front dans la bataille entre l'impérialisme et les peuples. Leurs luttes rejoignent celles qui sont à l’œuvre en Irak, en Afghanistan et en Palestine. Dans ces pays, l'occupation et les invasions des impérialistes et des sionistes ont rencontré une forte résistance. Cela les a forcés à revoir leurs plans d'occupation et les a fortement gênés dans la poursuite de leurs objectifs. Mis à part les pays arabes et d'Asie occidentale, les peuples en Amérique latine, en Afrique et dans d'autres régions d'Asie sont à plusieurs reprises descendus dans la rue pour résister à la détérioration aggravée de leurs moyens de subsistance. Les grèves plus nombreuses et opiniâtres et les luttes paysannes en Chine sont très significatives.


Dans cette nouvelle vague de luttes et de résistance, nous devons soutenir et renforcer la lutte pour la libération des peuples et pour la démocratie nouvelle, vers le socialisme et le communisme, et dénoncer les courants pro-occidentaux et islamistes qui enfourchent le tigre des luttes populaires afin d'imposer de nouvelles chaînes et une nouvelle subordination aux classes réactionnaires et à leurs maîtres de tous les temps, l'impérialisme, principalement des États-Unis et de l’Europe.


La vague d'agitation, l’explosion de rébellions et de luttes impliquant des centaines de milliers de jeunes dans les pays impérialistes est un trait distinctif du monde actuel. Les soulèvements enflammés de la jeunesse prolétarienne, qui secouent les citadelles impérialistes, marquent l'entrée en scène d'une nouvelle génération. Face à une vie sans avenir, à travers leurs révoltes, ils crient «on a raison de se révolter» et affirment que c'est le capitalisme qui n'a pas d'avenir. Tantôt parallèle, tantôt confondu, ce mouvement va de pair avec une montée des luttes des travailleurs. Des grèves générales ont appelé à la mobilisation l'ensemble du mouvement des travailleurs, en particulier dans les pays les plus durement touchés par la crise en Grèce, Espagne, Italie ...


Les luttes ouvrières ont connu un nouveau développement en Europe de l’Est, où aux ravages du capitalisme sauvage faisant suite à l'effondrement des régimes faussement socialistes s’est ajoutée la transformation rapide en systèmes encore pire qu’avant.


De nouvelles vagues d'immigrants affluent vers les pays impérialistes dans l'espoir d'une vie meilleure. Ils fuient la pauvreté et les ravages causés par les guerres dans ces pays. Pour atteindre leur destination, ils doivent mettre leur vie en danger dans des souffrances indicibles qui transforment souvent les mers en cimetières. Les impérialistes réagissent par de très dures lois anti-immigrés et par le racisme. A l'émergence du fascisme moderne, d’états policiers, à la fréquence accrue des guerres d'agression et des lois anti-immigrés, les masses ont répondu par le développement de mouvements antifascistes et antiracistes et de larges mouvements contre la guerre.


C'est le contexte dans lequel se lève et se développe une puissante vague de la révolution prolétarienne mondiale. Elle a pour référence et pour ancrage les guerres populaires dirigées par des partis maoïstes.


A cela il faut ajouter plusieurs nouvelles guerres populaires en préparation, en particulier en Turquie et en Asie du Sud, avec un potentiel en Amérique latine, et dans le reste du monde, avec la construction de partis communistes marxistes-léninistes-maoïstes (MLM).


Dans ce cadre, les nouveaux partis communistes MLM dans les pays impérialistes représentent le potentiel d’un bond en avant dans la lutte révolutionnaire et l'unité des deux courants de la révolution prolétarienne mondiale : la révolution socialiste dans les pays impérialistes et la révolution de démocratie nouvelle, en marche vers le socialisme, dans les pays opprimés par l'impérialisme.


Tout ceci montre que la contradiction principale dans le monde est entre l'impérialisme et les peuples opprimés, alors que les contradictions entre le prolétariat et la bourgeoisie et les contradictions inter-impérialistes continuent aussi de s’aiguiser. Dans la crise, il est de plus en plus clair que la révolution est la tendance principale.


Dans la situation internationale actuelle, la tâche des communistes est de faire la révolution dans leurs différents pays, parce que la révolution est la seule solution à la crise, le seul moyen de sortir de l'impérialisme et le seul chemin pour atteindre l'objectif ultime de la lutte des prolétaires et les peuples opprimés.


Cela exige la consolidation et la création de partis communistes MLM dans chaque pays, en tant que partis communistes de type nouveau, en tant que détachements d'avant-garde du prolétariat et noyaux dirigeant de tout le peuple, en tant que partis combattant pour la révolution.


Dans les pays opprimés par l'impérialisme, la perspective de la guerre populaire avance. En Inde, la guerre populaire dirigée par le Parti Communiste d'Inde (maoïste) résiste avec succès aux attaques sans précédent que livre l’ennemi et parvient à se développer et progresser. La guerre populaire aux Philippines dirigée par le Parti Communiste des Philippines progresse et s'impose comme partie importante de la vague de la révolution mondiale. La guerre populaire au Pérou, lancée sous la direction du Parti Communiste du Pérou dirigé par le président Gonzalo reste une balise idéologique et stratégique pour l'ensemble du mouvement communiste international. Bien qu'il subisse un certain recul dû aux attaques de l'ennemi et des révisionnistes au sein du parti, la lutte pour surmonter ces obstacles se poursuit. Au Népal, dix ans de guerre populaire ont enrichi l'histoire et l'expérience du mouvement communiste international et ont réussi une avancée importante vers la victoire de la révolution de démocratie nouvelle. Ces dernières années, cependant, une ligne révisionniste qui trahit la guerre populaire et la révolution a émergé, dirigée par Prachanda et Bhattarai. Les maoïstes au sein du Parti Communiste Unifié du Népal (maoïste) [PCUN(M)] doivent sauver la révolution et reprendre la marche en se révoltant contre cette ligne et tenir fermement contre les hésitations centristes, à l'intérieur et à  l'extérieur du Parti. En Turquie, les luttes révolutionnaires menées par les maoïstes progressent dans la poursuite de la stratégie de la guerre populaire adaptée aux conditions de ce pays, placé comme il l’est au milieu de deux théâtres internationaux : les pays impérialistes européens et les régimes gouvernés par les réactionnaires de l'Asie Occidentale. Dans d'autres pays d'Asie du Sud et en Amérique latine, la guerre populaire se prépare à de nouveaux déclenchements et d’autres progrès. C'est une tâche des communistes dans le monde entier de transposer dans la pratique l'internationalisme prolétarien, de populariser et de soutenir les guerres populaires et les luttes révolutionnaires.


Dans les pays impérialistes, l'électoralisme, le parlementarisme et le réformisme politique et syndical sont de plus en plus en crise et, par ce biais, le révisionnisme est en faillite. La nécessité d'une organisation révolutionnaire et d’une stratégie révolutionnaire pour renverser la bourgeoisie et s'emparer du pouvoir progresse significativement et se renforce au sein des mouvements des travailleurs et des masses populaires. L'idée selon laquelle tant que les prolétaires ne seront pas au pouvoir, il est illusoire de penser que leur sort s'améliorera, progresse et fait son chemin.


Les luttes ouvrières et les révoltes des travailleurs et de la jeunesse doivent se coordonner et se développer dans la perspective de renverser les gouvernements et les états de la bourgeoisie impérialiste, afin que le prolétariat s’empare du pouvoir.


Pour transformer ces besoins en réalité et ces mouvements en révolution, il nous est nécessaire de construire des partis communistes MLM, dans le feu de la lutte de classe et en lien étroit avec les masses, pour la révolution prolétarienne, avec la stratégie MLM de la guerre révolutionnaire culminant dans l'insurrection, conformément aux conditions concrètes de chaque pays.


Dans tous les pays nous avons besoin de partis communistes fondés sur le marxisme-léninisme-maoïsme, capables de mener la lutte de classe dans tous les domaines et visant à s'emparer du pouvoir politique. Dans chaque pays, les communistes maoïstes s'efforcent de répondre à cette nécessité d'un leadership scientifique et déterminé pour la lutte de classe, en luttant contre toutes sortes de révisionnistes et réformistes, ou les dogmatiques et les déviations extrémistes, sous toutes leurs formes.


Notre classe peut compter sur l'énorme expérience acquise au cours de 140 années de luttes et de révolutions, depuis la glorieuse Commune de Paris, en passant par les sommets de la Révolution d'Octobre, de la révolution chinoise et de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne. Nous devons retenir les leçons à la fois de nos victoires et de nos défaites, de ce qui a été juste aussi bien que de nos erreurs.


Au cours de toute leur histoire, les communistes ont construit, participé et pris appui sur une organisation internationale du prolétariat et des masses opprimées. Sans la Première, la Deuxième et la Troisième Internationale, le mouvement communiste n'aurait pas pu s’étendre dans le monde entier, ni obtenu ses grandes victoires, et n'aurait pas non plus tiré les leçons de ses défaites temporaires.


La bataille de Mao Tsé-toung était une bataille internationale, qui a ouvert la voie à la renaissance des partis communistes après l’apparition du révisionnisme Khrouchtchévien dans le mouvement communiste international.


Après la mort de Mao et la fin de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne, la formation du Mouvement Révolutionnaire Internationaliste (MRI) a permis aux marxistes-léninistes-maoïstes du monde de s’unir à l’échelle internationale, pour reprendre la marche vers une nouvelle Internationale Communiste.


Aujourd'hui, face à la crise et à l'effondrement du MRI, il faut reconstruire l'organisation internationale des partis et organisations MLM sur la base des expériences positives et négatives du MRI. La situation actuelle rend nécessaire l’union dans cette nouvelle organisation de tous les partis et organisations MLM, à l'intérieur et à l'extérieur du MRI, pour un bond en avant politique et organisationnel. Cela est nécessaire pour élever le mouvement communiste à la hauteur de la lutte des classes du siècle nouveau. C’est ainsi que l’on pourra répondre aux besoins du prolétariat et des masses opprimées face à l'impact de la crise de l'impérialisme.



La nouvelle organisation internationale doit unir dans ses rangs les partis et les organisations authentiquement MLM qui existent et agissent dans la lutte des classes, qui transforment la théorie révolutionnaire en pratique révolutionnaire, qui sont capables d’être partie intégrante et avant-garde du prolétariat et des masses opprimées, se débarrassant de tous les détritus anciens et nouveaux, non seulement du révisionnisme, mais aussi des révolutionnaires petits-bourgeois et du «virtualisme» autocentré.


Pour construire cette nouvelle organisation internationale, nous devons rompre avec le révisionnisme sous toutes ses formes et en particulier avec celles qui ont conduit à la crise actuelle et à l'effondrement du MRI, à savoir la ‘nouvelle synthèse’ post-MLM de Bob Avakian dans le Parti Communiste Révolutionnaire des États-Unis et la ligne révisionniste établie par Prachanda/Bhattarai dans le PCUN(M).


La nouvelle organisation internationale doit avoir un centre exécutif, dont la vie interne doit correspondre à l’étape et aux méthodes partagées par les partis et forces politiques qui donnent vie à cette organisation, notamment en tirant des leçons des expériences positives et négatives du CoRim.


 
L'organisation internationale des communistes MLM est et doit être le noyau d'un front, d'une alliance anti-impérialiste internationale des prolétaires et peuples opprimés.
C'est ce qui permettra aux partis MLM communistes d'établir et de développer le marxisme-léninisme-maoïsme, de réaliser une nouvelle unité du mouvement communiste international, de le placer à l'avant-garde des luttes des peuples dans le monde et de libérer totalement et de mettre en œuvre la potentielle vague de la révolution mondiale.


L'impérialisme n'a pas d'avenir ! L'avenir appartient au communisme !

 

Parti Communiste d'Inde (M-L) [Naxalbari]

Parti Communiste (maoïste) d'Afghanistan

Parti Communiste maoïste - Italie

 


 


Deuxième résolution adoptée par la réunion spéciale des Partis et Organisations marxiste-léniniste-maoïstes du Mouvement Révolutionnaire Internationaliste - 1er mai 2012

 

Les ravages de la mondialisation impérialiste, les guerres d'agression et la crise économique dévastatrice du système impérialiste avec son impact sur les prolétaires et les larges masses ont soulevé partout dans le monde une vague de luttes et de révoltes.


Dans ce contexte, une nouvelle vague de la révolution prolétarienne mondiale se développe et émerge, avec les guerres populaires dirigées par les partis maoïstes pour points de référence et ancrage stratégique. La mise en œuvre de ce potentiel dépend en fin de compte de la réussite des partis marxistes-léninistes-maoïstes dans l’accomplissement de leurs tâches révolutionnaires au niveau national et international. La mise en commun de leur conception et de leur expérience et le développement de leur capacité à adresser un message unitaire et révolutionnaire aux masses en révolte dans le monde entier est d’une importance capitale. Malheureusement, il y a du retard dans ce domaine. Et les choses ont été fortement aggravées par la crise dans le Mouvement Révolutionnaire Internationaliste (MRI), aujourd’hui défunt.


Dans cette situation, des mesures doivent être prises pour travailler à la construction d'une organisation internationale MLM effective, capable de contribuer à la réalisation des tâches révolutionnaires et de porter la voix collective des maoïstes au prolétariat et aux peuples en lutte. Par conséquent, nous devons nous orienter vers la tenue d’une nouvelle conférence des partis et organisations marxistes-léninistes-maoïstes du monde entier. Cette conférence doit avoir pour but de construire une organisation internationale basée sur le marxisme-léninisme-maoïsme.


Ce travail doit prendre en compte tant les expériences positives que négatives du MRI, étant donné son expérience de près de 30 années d’existence dans la construction et le fonctionnement en tant qu’organisation internationale. Dans le cadre du travail pour la conférence et pour la construction d'une organisation internationale, nous avons besoin d’un bilan élaboré par tous les partis et organisations qui ont pris part à cette expérience. Nous soulignons ici quelques points de vue préliminaires.


 
1. Après le décès de Mao Zedong en 1976, les révisionnistes chinois se sont emparés du pouvoir politique par un coup d'Etat militaire, causant la dégénérescence du Parti Communiste chinois (PCC) qui se transforma en parti révisionniste – le pouvoir politique prolétarien fut renversé, le socialisme détruit, et la Chine révolutionnaire se transforma en Chine réactionnaire. En outre, l’émergence de la ligne révisionniste d’Hodja dans le Parti du Travail d'Albanie a influencé un certain nombre de partis et organisations communistes dans le monde ; le résultat a été une grave atteinte portée au mouvement communiste international.


Malgré ce contexte de défaite, certains partis et organisations marxistes-léninistes qui ne suivaient ni la variante chinoise ni la variante Hodjiste du révisionnisme, quoique peu nombreux, ont tenu la première conférence internationale des partis et organisations marxistes-léninistes en 1980 et ont diffusé un Communiqué Commun, Un Appel au Prolétariat et aux Peuples Opprimés du Monde. Bien que cette conférence n’ait pas abouti à la création d’une organisation internationale stable, elle a préparé le terrain pour une deuxième conférence internationale en 1984.


La formation du Mouvement Révolutionnaire Internationaliste (MRI) lors de cette deuxième conférence de 1984 fut un effort positif sur le plan international, théorique et pratique qui répondait aux besoins idéologiques, politiques et organisationnels et aux nécessités du mouvement communiste international dans les circonstances d’une période définie par la crise dans laquelle était plongé le mouvement communiste après la défaite de la révolution chinoise.


La Déclaration du Mouvement Révolutionnaire Internationaliste émise à cette conférence - sur la base du marxisme-léninisme-maoïsme (Pensée Mao Zedong selon les termes de l’époque) et d’une opposition de principe au révisionnisme moderne Russe et Chinois (ainsi qu’au dogmato-révisionnisme Hodjiste)- a fourni un cadre idéologico-politique à la fondation du mouvement.


2. Au cours de ses trois décennies de luttes, le Mouvement Révolutionnaire Internationaliste, basé sur le marxisme-léninisme-maoïsme, a apporté des contributions théoriques et pratiques fondées sur les principes et méritant de plus amples développements. Les documents adoptés par les conférences internationales et les réunions élargies du MRI (comme la Déclaration du Mouvement Révolutionnaire Internationaliste : Vive le Marxisme-Léninisme-Maoïsme, et la Résolution du Millénaire), malgré certaines carences et lacunes, étaient toutes d’importantes contributions théoriques au progrès du Mouvement, dans le cadre du mouvement communiste international. Le soutien internationaliste à la guerre populaire au Pérou et au PCP, y compris la campagne historique pour la défense du Dr. Abimael Guzman, la contribution et le soutien au déclenchement et à la continuation de la guerre populaire au Népal pour son dixième anniversaire, la publication du journal Un Monde À Gagner dans plusieurs langues ont permis de faire connaître la conception idéologique et politique et l'analyse du Mouvement et de ses partis et organisations dans différents pays ; les déclarations exprimées ont été des éléments importants du rôle joué par le MRI dans le mouvement communiste international.


3. La conférence de fondation du MRI a reconnu la nécessité de construire une nouvelle internationale communiste d’un type nouveau. Pour y parvenir, la Déclaration du MRI a correctement identifié la double tâche d’élaborer «une ligne générale et une forme organisationnelle correcte et viable conforme à la réalité complexe du monde d'aujourd'hui et aux défis qu’il pose.»


4. Le comité intérimaire - conçu comme un centre politique embryonnaire - a été formé avec la tâche de travailler au processus de promotion de l’unité idéologique, politique et organisationnelle des communistes, et aussi à préparer une ébauche de proposition pour une ligne générale du mouvement communiste. Mais cette tâche n’a pas été accomplie par le Corim et le MRI n’a pas pu atteindre cet objectif.


5. Dans l’expérience du MRI, l’existence d’un tel Centre, institué dans l’objectif de permettre à ce Mouvement de jouer un rôle de cohérence et d’unification a donné des résultats mitigés. Il y a eu quelques bons résultats. Il y a également eu de graves défaillances, des tendances hégémoniques dans le fonctionnement à l’opposé de l’esprit collectif qui était celui du MRI, portant gravement atteinte à son unité, ce qui a freiné l’incorporation de nouveaux partis MLM et a donc bloqué la réalisation des tâches qu’il s’était fixées.


La nouvelle organisation internationale devra avoir un Centre exécutif, dont la vie et les méthodes correspondent à l’étape et aux méthodes communes aux forces et partis politiques donnant vie à cette organisation. Ce Centre devra fonctionner avec compétence et avec la détermination de travailler dans le cadre des décisions et accords de l’organisation internationale conformément aux décisions de ses conférences et autres réunions. Comme pour toutes les autres questions, ici aussi, la défense, l’application et le développement cohérents du MLM, ainsi que la réalisation des tâches et obligations internationalistes propres à chaque parti sont l’ultime garantie.


En dépit de ses aspects positifs, notre Mouvement n’a pas pu remplir les tâches qu'il s’était fixées et est entré en crise. Lorsque la variante révisionniste post-MLM  sous la forme de la «nouvelle synthèse» de Bob Avakian s’est imposée dans le Parti Communiste Révolutionnaire des États-Unis et lorsque la variante révisionniste de Prachanda-Bhattarai est devenue dominante dans Parti Communiste Unifié du Népal (Maoïste), ces partis ont non seulement dévié du chemin de la révolution et du communisme, mais les effets destructeurs et néfastes de leurs lignes contre-révolutionnaires ont négativement affecté les partis et organisations du MRI, et tout particulièrement le Comité du MRI (CoRIM), profondément et sur une grande échelle. Ce sont là les sources idéologiques immédiates qui ont conduit à la crise actuelle et à l’effondrement du MRI.


Nous proposons la convocation d'une conférence internationale afin de réactiver et de réorganiser une organisation internationale. Nous croyons que cette tâche doit être assumée conjointement par la participation des partis maoïstes dirigeant des guerres populaires, et de toutes les forces maoïstes, y compris celles qui sont en dehors du MRI, de sorte que la conférence bénéficiera de leurs points de vue et expériences. Afin d’atteindre cet objectif, un processus de débat idéologique et politique doit être mis en place. Dans le cadre de la préparation de la conférence et pour servir ses objectifs, nous pensons nécessaire d'organiser un séminaire sur « Le bilan des expériences du MRI et du MCI, et des autres Initiatives Internationales. »


À travers ce processus, les points d’unité et de divergence pourront être identifiés et une plate-forme relativement avancée pourra être présentée, pour devenir la base d’une nouvelle unité internationale concrétisée sous la forme d’une nouvelle organisation internationale. Dans les circonstances actuelles, la mise en œuvre de cette responsabilité révolutionnaire peut être la preuve de l’expression pratique du slogan communiste internationaliste : « travailleurs et peuples opprimés unissez-vous ». C’est de cette façon que les partis communistes MLM pourront établir et développer le marxisme-léninisme-maoïsme, parvenir à une nouvelle unité du Mouvement communiste international, et le placer à l’avant-garde des luttes des peuples partout dans le monde et ainsi pleinement libérer et réaliser la potentielle nouvelle vague de la révolution mondiale.
 
Avec nos salutations révolutionnaires,

Parti Communiste d'Inde (M-L) [Naxalbari]

Parti Communiste (maoïste) d'Afghanistan

Parti Communiste maoïste - Italie

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