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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 21:17

A BAS LES INTERVENTIONS ET INGERENCES DES IMPERIALISTES EN AFRIQUE ! 

 

A BAS L’INTERVENTION FRANCAISE EN COTE D’IVOIRE ! 

 

VIVE LA LUTTE DES PEUPLES

CONTRE L’IMPERIALISME ET LEURS « CHIENS DE GARDE » !

 

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LA RESISTANCE EN COTE D’IVOIRE


Dès le début de la colonisation, il y eut de vives résistances en Côte d’Ivoire. Dans la région forestière, les populations habituées à l’indépendance n’avaient jamais accepté les exigences de l’Administration. Des révoltes avaient eu lieu en pays Baoulé. En 1908, le gouverneur Angoulvant, adepte de la « manière forte » (impôt sur les fusils, puis confiscation sans indemnité), exige les impôts de l’année plus les impôts depuis 1902. Il réprime les récalcitrants : villages brûlés, palmiers coupés, « amendes de guerre », etc. En 1910, il procède à la « pacification ».

 

Les ivoiriens, comme les autres peuples de l’A.O.F et de l’A.E.F, sont enrôlés de force ou sur la promesse de l’indépendance lors des deux guerres mondiales.

 

L’INDEPENDANCE DE LA COTE D’IVOIRE

 

L’indépendance de la Côte d’Ivoire est  proclamée le 7 août 1960. La France s’appuie sur l’élite qu’elle avait formée à son image et passe des accords de coopération. Houphouêt-Boigny, gros planteur, en fait partie. Pour défendre ses intérêts et ceux de l’impérialisme français, il procède à plusieurs vagues d’épuration, réprime les étudiants et se débarrasse des jeunes militants de gauche de son propre parti, le PDCI. La France a la mainmise sur tous les secteurs de l’économie : industries, services, commerce - où les capitaux français s’élèvent à 55%. La France maintient une base militaire à Port-Bouët. Il y a 40 000 coopérants de 1970 à 1980. Le clientélisme et la corruption à grande échelle se développent.

 

LES RACINES DE LA CRISE ACTUELLE

 

Lorsque pointe la crise économique, tout devient problématique. Combinée à des accidents climatiques et la surexploitation du bois, c’est la dépression. En 1987, le pays suspend le paiement de sa dette ainsi que la production de cacao pour faire remonter les cours. C’est un échec. Une cure d’austérité est mise en place en 1990 par le premier ministre Alassane Ouattara (90-93). Il engage une réduction des dépenses de l’Etat et de la masse salariale qui provoque le chômage et la paupérisation urbaine.

 

En décembre 1993, Houphouët-Boigny meurt. Henri Konan Bédié lui succède. Il commence une politique « d’ivoirité » qui restreint l’accès des étrangers à la citoyenneté (loi du 13/12/1994). Lors des élections de 1995, Alassane Outra est considéré de nationalité « douteuse », il ne peut se présenter aux élections. Il appelle au boycott du scrutin, comme Laurent Gbagbo, dirigeant du FPI. L’ivoirité développe la xénophobie contre les populations du Nord (musulmanes et dioula) et sert à masquer la décrue de l’économie, la corruption.

 

Le 24 décembre 1999, le général Robert Gueï fait un coup d’Etat.  Une junte  s’installe, pour assurer la transition jusqu’aux élections de 2000. Alassane Ouatara prend la direction du RDR (Rassemblement des républicains) qui comprend d’anciens militants du PDCI. Les élections de 2000 sont boycottées par une partie des électeurs, Ouattara et Bédié ayant été écartés. Laurent Gbagbo est élu. Robert Gueï doit reculer devant les manifestations populaires, qui dégénèrent en affrontements (200 morts). Gbagbo tente une ouverture  en octobre 2001. Le 19 septembre 2002, une tentative de coup d’Etat est suivie de l’assassinat de personnalités politiques dont Robert Gueï.

 

Une rébellion militaire dirigée par le Mouvement patriotique de la Côte d’Ivoire (MPCI) dont le dirigeant est Guillaume Soro prend le contrôle du nord du pays. Le 22 septembre, les militaires français interviennent (opération Licorne) et imposent un cessez le feu qui fixe les positions. La France réunit les deux parties qui signent l’accord de Marcoussis, prévoyant un gouvernement de transition formé par Seydou Diarra. En septembre 2003, les « Forces Nouvelles », ex-rebelles, sortent du gouvernement malgré les tentatives de médiation de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), l’implication directe du président sud-africain Thabo Mbeki et le maintien des troupes françaises (4000 hommes). En avril 2004, L’ONU met en place une force de maintien de la paix de 6000 hommes. La rupture du cessez le feu en novembre 2004 par la mort de neuf militaires français entraîne l’anéantissement de l’aviation ivoirienne par l’armée française. Les militaires français ouvrent également le feu sur des manifestations opposées à la présence militaire française faisant plusieurs dizaines de morts et des milliers de blessés. Les manifestations anti-françaises d’Abidjan entrainent l’évacuation de 8000 français et bi-nationaux.

 

Fin 2004, plus de 500 entreprises françaises ont fermé, accentuant le recul de l’économie et le chômage. Le PIB par habitant est passé de 900 à 600 $ en 2000-2001 et remonté à 850 $ en 2005. Il n’y a pas eu d’effondrement grâce aux ressources de l’exportation (café et cacao représentant 40%) et du pétrole (20 000 barils jour en 2004). Mais il y a 10 000 emplois perdus. Le secteur agricole est touché et l’état sanitaire s’est dégradé : augmentation de la mortalité infantile, progression du Sida,… 38,5% des ménages vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le départ de Côte d’Ivoire  de milliers de Burkinabé, de maliens, de nigériens  a constitué une charge nouvelle pour ces pays.

 

Dans un contexte d’instabilité politique et de l’avènement controversé de Laurent Gbagbo, la guerre en 2002 a provoqué une cassure entre le « Nord » et le « Sud », l’effondrement de l’économie nationale, les violations des droits humains et des tensions sans précédent avec la France, ancienne puissance coloniale, et avec les Etats voisins, principalement le Burkina Faso. Le discrédit est jeté sur la CEDEAO et sur l’Union Africaine, toutes deux impuissantes à répondre aux urgences liées aux affrontements, tout comme aux problèmes structurels soulevés par le conflit. Si la guerre est arrêtée depuis 2007, le pays est à reconstruire.

 

A QUI PROFITE LE CONFLIT ?

 

La crise actuelle montre que les troupes de l’impérialisme français et des autres impérialistes (UE et USA) ne sont que des troupes supplétives de l’impérialisme, organisées au sein de l’ONU appuyées par les forces africaine de la CEDEAO  qui  défendent les intérêts impérialistes dans le cadre de la « mondialisation ». Elles sont présentes, entre autres, pour contrecarrer les appétits de la Chine, de l’Inde et des pays émergents. Le patron du 1er groupe privé ivoirien, Jean-Louis Billion, en partenariat avec le géant asiatique Olam est le poids lourd de l’agro-industrie en Afrique de l’Ouest. Il est aussi  président de la CCIC (Chambre du commerce et de l’industrie de Côte d’Ivoire). Il a appelé à suspendre le paiement des impôts, ce qui a conduit Gbagbo à lui interdire de sortir du territoire.

 

Il ne faut pas oublier que Ouatarra n’est pas un démocrate au service du peuple.  Quand il était directeur Afrique du FMI, il était en relation avec Susan Rice (PNU), Nicolas Sarkozy, Abou Diouf, N’guesso, Paul Bia, Laurent Fabius, Strauss Khan, Michel de Camdessus (ex dirigeant du FMI), Martin Bouygues, etc. Sa femme, une française, a été dirigeante de l’Agence internationale de commercialisation immobilière (AIICI) qui gérait les biens immobiliers de Félix Houphouët-Boigny et d’Omar Bongo.

 

Avant les élections de 2010, Claude Guéant débarque le premier à Abidjan. Le PS suit. Le 16 octobre 2010, Jean-Christophe Cambadélis et Jean-Marie Le Guen s’affichaient à un meeting à côté de Gbagbo. Le lendemain, Jack Lang accompagnait le Président en campagne. Avant les élections, un envoyé de Sarkozy déclarait : « Laurent est le candidat de la démocratie ». Henri Emmanuelli déclarait : « La Côte d’Ivoire, c’est Laurent Gbagbo ». Ainsi les mêmes qui pensaient que Gbagbo était le meilleur candidat, les mêmes qui le soutenaient à fond, veulent aujourd’hui le liquider.

               

Le choix des impérialistes pour imposer un nouveau valet a été préparé de longue date, dès 2002. Le processus s’est accéléré quand Gbagbo a voulu diversifier ses liaisons commerciales, notamment avec la Chine capitaliste, nouvelle puissance impérialiste montante. La France, les USA et l’UE, le FMI et la BM, les « chiens de garde » des autres pays africains, les forces d’intervention de l’ONU, ont choisi Ouattara pour la Côte d’Ivoire. Ils le connaissent bien et pensent qu’il peut être un chien de garde à leur convenance, chargé de préserver leurs intérêts dans leur guerre économique avec la Chine pour le repartage de l’Afrique, l’exploitation de  ses richesses naturelles (entre autres, le diamant, le pétrole, le cacao, les métaux stratégiques,…). Ceci est fait au prix des milliers de morts. Les impérialistes ont gagné. Gbabgo a été arrêté. C’est le peuple qui encore une fois fait les frais de la guerre civile au profit des impérialistes.

 

UNE SEULE VOIE POUR S’EN SORTIR

 

La lutte des peuples opprimés pour leur émancipation, est une lutte contre l’impérialisme et la bourgeoisie compradore et bureaucratique. Comme l’a indiqué Lénine, l’histoire nous démontre que la bourgeoisie nationale finit par s’entendre avec les impérialistes pour partager les profits des richesses du pays sur le dos de leur propre peuple. La seule issue c’est que le peuple forge le Parti dont il a besoin pour s’arracher des griffes de l’impérialisme et des chiens de garde. Cet objectif ne peut se réaliser sans la direction politique du prolétariat.

Les impérialistes et leurs valets sont prêts, et ils le montrent, à mettre à feu à sang la terre entière. Seule la guerre populaire prolongée peut leur faire rendre gorge et conduire à l’émancipation de l’humanité, à un monde débarrassé à jamais de l’exploitation et de l’oppression, à en finir avec les guerres de pillage.

 

VIVE LA LUTTE DU PROLETARIAT ET DES PEUPLES OPPRIMÉS

CONTRE LE SYSTEME CAPITALISTE

ET CONTRE L’IMPERIALISME  ET SES CHIENS DE GARDE !

 

PC maoïste de France

 

Rappel : Sur la question du colonialisme moderne, le PC maoïste de France a publié le Petit manuel anticolonial - Une histoire de l'Afrique, de sa colonisation et de ses luttes de résistance. A commander à drapeaurouge@yahoo.fr.

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Published by drapeau rouge - dans Déclaration du PC maoïste de France

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