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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 19:38

La crise actuelle montre que l’impérialisme français, et les autres impérialistes UE et USA et leurs troupes ne sont que des troupes supplétives de l’impérialisme, organisées au sein de l’ONU appuyées par les forces africaine de la CEDEAO qui défendent les intérêts impérialistes dans le cadre de la « mondialisation », entre autre pour contrecarrer les appétits de la Chine, de l’Inde et pays émergents. Le patron du 1er groupe privé ivoirien, Jean-Louis Billion, en partenariat avec le géant asiatique Olam est le poids lourd de l’agro-industrie en Afrique de l’Ouest. Il est aussi président de la CCIC (Chambre du commerce et de l’industrie de Côte d’Ivoire). Il a appelé à suspendre le paiement des impôts, Gbagbo lui a interdit de sortir du territoire.

Il ne faut pas oublier que Ouatarra n’est pas un démocrate au service du peuple. Quand il était directeur Afrique du FMI, il était en relation avec Susan Rice (ONU), Nicolas Sarkozy, Abou Diouf, N’guesso, Paul Biya, Laurent Fabius, Strauss Khan, Michel de Camdessus (ex dirigeant du FMI), Martin Bouygues, etc. Sa femme, une française, a été dirigeante de l’Agence internationale de commercialisation immobilière (AIICI) qui gérait les biens immobiliers de Félix Houphouët-Boigny et d’Omar Bongo,

On comprend mieux les manœuvres des impérialistes pour imposer un nouveau valet. Ce choix a été préparé de longue date, dès 2002, et s’est accéléré quand Gbagbo a voulu diversifier ses liaisons commerciales, notamment avec la Chine capitaliste, nouvelle puissance impérialiste montante. La France, les USA et l’UE, le FMI et la BM qui connaissent bien Ouattara, les « chiens de garde » des autres pays africains, les forces d’intervention de l’ONU, ont choisi pour la Côte d’Ivoire un chien de garde à leur convenance chargé de préserver leurs intérêts dans leur guerre économique avec la Chine pour le repartage de l’Afrique, l’exploitation de ses richesses naturelles (entre autre, le diamant, le pétrole, le cacao, les métaux stratégiques,…).

Claude Guéant débarque le premier à Abidjan, le PS suit, le 16 octobre, Jean-Christophe Cambadélis et Jean-Marie Le Guen s’affichaient à un meeting à côté de Gbagbo. Jack Lang le lendemain accompagnait le Président en campagne.

Avant les élections, un envoyé de Sarkozy déclarait : « Laurent est le candidat de la démocratie ». Henri Emmanuelli déclarait : « La Côte d’Ivoire, c’est Laurent Gbagbo ». Il a « l’expérience de l’âge ». Il a déjà « occupé tous les postes… parce que le PDCI a installé la coopération après l’indépendance. Par conséquent, le PDCI est le mieux placé pour attirer les investisseurs français en Côte d’Ivoire ».

Ainsi, les mêmes qui, comme Henri Konan Bédié, pensaient qu’il était le meilleur candidat, les mêmes qui soutenaient à fond Laurent Gbabgo, veulent aujourd’hui le liquider.

 

Les troubles en Côte d'Ivoire sont le produit de la lutte inter-impérialiste pour le contrôle des marchés en Côte d'Ivoire. Ouatarra représente un camp impérialiste et Gbagbo en représente un autre.

 

A BAS L'INTERVENTION IMPERIALISTE EN CÔTE D'IVOIRE !

 

PC maoïste de France



Eléments d'histoire contemporaine de la Côte d'Ivoire :

 

Houphouët-Boigny, le « président-planteur » instaure un pouvoir fort en s’appuyant sur le PDCI (Parti Démocratique de Côte d’Ivoire). Il procède à plusieurs vagues d’épuration à la tête de l’Etat (complots des années 1963-64), réprime les étudiants (1967-1969). Houphouët-Boigny peut se débarrasser des jeunes militants de gauche du PDCI grâce aux rumeurs de complots, tous faux. En 1970 il met fin à l’irrédentisme bété, avec le soutien de la France qui maintient une base militaire à Abidjan (Port Bouët), présence française qui s’exerce dans tous les secteurs économiques (industrie, services, commerce où les capitaux français atteignent 55%) avec une pléthore de coopérants et conseillers parmi les 40.000 français présents de 1970 à 80 qui va décroître à 15.000 en 2000. La coopération militaire va jusqu’à une intervention franco-ivoirienne au Biafra. Cette prospérité amène une forte immigration des pays voisins (3 millions dans les années 90) ; la ville d’Abidjan compte 2,5 millions d’habitants en 1996, 4 à 6 millions aujourd’hui.


Il se développe une classe moyenne. Le clientélisme et la corruption à grande échelle se développe. Si il favorise les baoulés, Houphouët-Boigny n’oublie pas les éléments étrangers et étend la « citoyenneté » ivoirienne : droit de vote, accès à la propriété, aux hautes fonctions administratives. Lorsque pointe la crise, tout devient problématique : combiné à des accidents climatiques, la surexploitation du bois, c’est la dépression. En 1987 le pays suspend le paiement de sa dette et la production de cacao pour faire remonter les cours. C’est un échec. Une cure d’austérité est mise en place en 1990 par le premier ministre Alassane Ouattara (90-93). Il engage une réduction des dépenses de l’Etat, de la masse salariale, qui provoque le chômage et la paupérisation urbaine. En décembre 1993 Houphouët-Boigny meurt.


En Côte d’Ivoire, la succession du « Vieux », combinée avec une grave crise économique (11% de déficit budgétaire et la dévaluation du franc CFA) et l’ouverture du jeu politique, donne aux problèmes de l’immigration une dangereuse tonalité. Le concept culturel d’ « ivoirité », inventé sous la Présidence de Henri Konan Bédié (1993-1999), sert maintenant de paravent aux manœuvres et accusations xénophobes. Dans un contexte d’instabilité politique et de l’avènement controversé de Laurent Gbagbo, la guerre qui a éclaté en 2002 a ouvert des plaies difficiles à panser : cassure entre le « Nord » et le « Sud » ; effondrement de l’économie nationale ; rupture du tissu social ; bouleversement des équilibres au sein de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) ; violations des droits humains ; tensions sans précédent avec la France, ancienne puissance coloniale, et avec les Etats voisins, principalement le Burkina Faso ; discrédit jeté, sur la CEDEAO et sur l’Union Africaine, l’une et l’autre impuissantes à répondre aux urgences liées aux affrontements comme aux problèmes structurels soulevés par le conflit. Si la guerre semble arrêtée depuis 2007, le pays est visiblement à reconstruire.


Henri Konan Bédié succède donc à Houphouët-Boigny dans un climat houleux. C’est presque un coup de force. Laurent Gbagbo est dirigeant du FPI, et Alassane Ouatara prend la direction du RDR (Rassemblement des républicains), comprenant d’anciens militants du PDCI. Konan Bédié commence une politique « d’ivoirité » qui restreint l’accès des étrangers à la citoyenneté (loi du 13/12/1994). Alassane Outra est considéré de nationalité « douteuse », ce qui l’empêche de se présenter aux élections. L’ « ivoirité » développe la xénophobie contre les populations du Nord (musulmanes et dioula) et sert à masquer la décrue de l’économie, la corruption.


Après une mutinerie de sous-officiers, le général Robert Gueï fait un coup d’Etat, le 24/12/99. Une junte s’installe et assure la transition jusqu’aux élections de 2000, boycottées par une partie des électeurs, Ouattara et Bédié ayant été écartés. Laurent Gbagbo est élu. Robert Gueï doit reculer devant les manifestations populaires, qui dégénèrent en affrontements (200 morts). Gbagbo tente une ouverture en octobre 2001. En août 2002 le RDR entre au gouvernement. Le 19 septembre, une tentative de coup d’Etat est suivie de l’assassinat de personnalités politiques dont Robert Gueï. Une rébellion militaire dirigée par le Mouvement patriotique de la Côte d’Ivoire (MPCI) dirigée par Guillaume Soro prend le contrôle du nord du pays. Le 22 septembre, les militaires français interviennent (opération Licorne), imposent un cessez le feu qui fixe les positions. La France réunit les deux parties qui signent l’accord de Marcoussis, prévoyant un gouvernement de transition formé par Seydou Diarra. En septembre 2003, les « Forces Nouvelles », ex-rebelles, sortent du gouvernement, malgré les tentatives de médiation de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), et l’implication directe du président sud-africain Thabo Mbeki. Les troupes françaises se maintiennent (4000 hommes). En avril 2004, L’ONU met en place une force de maintien de la paix de 6000 hommes. La rupture du cessez le feu en novembre 2004 et la mort de neuf militaires français entraînent l’anéantissement par l’armée française de l’aviation ivoirienne. Les manifestations anti-françaises d’Abidjan entrainent l’évacuation de 8000 français et bi-nationaux.


Fin 2004, plus de 500 entreprises françaises ont fermées, accentuant le recul de l’économie et le chômage. Le PIB par habitant est passé de 900 $ à 600 $ en 2000-2001, remonté à 850 $ en 2005. Il n’y a pas eu d’effondrement grâce aux ressources de l’exportation (café et cacao) qui en représentent 40% et du pétrole (20.000 barils jour en 2004). Mais il y a 10.000 emplois perdus (secteur agricole, l’état sanitaire dégradé, augmentation de la mortalité infantile, progression du Sida) et 38,5% des ménages vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le départ de Côte d’Ivoire de milliers de burkinabé, de maliens, de nigériens a constitué une charge nouvelle pour ces pays.

 

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Les impérialistes sont TRES présents en Côte d'Ivoire

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Published by drapeau rouge - dans International

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