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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 15:39

Nous publions cette traduction par nos soins d'un article de CP Gajurel 'Gaurav', secrétaire du Parti Communiste Unifié du Népal - maoïste. Il est paru dans le dernier numéro de The Red Star, publié sur le site internet KrishnaSenOnline.org et disponible en version PDF ici : The Red Star - May 2010.

 

PC maoïste de France

 

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SITUATION INTERNATIONALE FAVORABLE OU DEFAVORABLE ?


Par C.P.Gajurel ‘Gaurav’
Secrétaire du Parti Communiste Unifié du Népal -maoïste

 

http://futurrouge.files.wordpress.com/2010/03/nepali-maoists_24014s.jpg

 

Le mouvement communiste est un mouvement internationaliste. Le but de tous les communistes, à condition qu’ils soient vraiment communistes, est le communisme. Il ne faut pas se laisser abuser par les distorsions du communisme, que ce soit ‘le communisme national’ ou ‘l’euro-communisme’. L’internationalisme des communistes est caractérisé par le principe suivant : « ou bien nous l’atteignons tous ou bien personne ». C’est la base de l’internationalisme prolétarien.

La situation internationale n’est pas comme l’internationalisme prolétarien. Mise à part la situation nationale, qui est décisive, le mouvement communiste est indubitablement influencé par la situation internationale à un moment donné. Le développement du mouvement communiste dans un pays particulier dépend à coup sûr de la situation internationale favorable ou défavorable. Le succès ou l’échec de la révolution dans un pays dépend aussi grandement de la situation internationale favorable ou défavorable.

 

Souvent, la question de la ‘situation internationale défavorable’ est utilisée (à tort) par les droitistes ou les révisionnistes pour justifier leur dégénérescence de communiste ou révolutionnaire en révisionniste ou politicien bourgeois. Aucun révisionniste dans le monde ne se déclare révisionniste ; ils essayent au contraire de montrer qu’ils sont révolutionnaires et toujours communistes.

 

La classe capitaliste est une classe qui exploite et opprime. Il est donc tout à fait naturel que les politiciens qui représentent ouvertement les intérêts de cette classe ne parviennent pas à gagner l’adhésion des larges masses. Ainsi, afin de gagner le soutien des larges masses, les révisionnistes, qui représentent les intérêts de classe de la bourgeoisie, se déguisent-ils en « communistes ». Ils dénaturent la ligne et la situation révolutionnaires pour servir la bourgeoisie. Ce sont eux qui sabotent la révolution de l’intérieur.Des mots tels que « Communisme », « révolution » sont les masques sous lesquels les révisionnistes cachent leur vilaine face bourgeoise.

 

Les révisionnistes de notre époque prolongent, retardent ou arrêtent toujours la révolution sous prétexte de « situation internationale défavorable ». Ils entretiennent depuis très longtemps l’idée qu’aucune révolution ne peut avoir lieu si la « situation internationale est défavorable » et pour eux « une situation internationale défavorable » est permanente.

La conclusion est donc que la révolution ne peut pas se faire actuellement. En conséquence, quand nous évaluons la situation internationale, nous ne devons pas être victime de cette permanence de « situation défavorable donc pas de révolution ».

Nous devons être objectifs dans notre évaluation de la situation internationale. Nous devons adopter une approche maoïste lorsque nous évaluons la situation internationale. Il y a vraiment des facteurs défavorables que nous ne pouvons pas ignorer. D’autre part, il y a certains facteurs favorables dont nous devons tenir compte. Essayons d’esquisser un bref bilan des aspects lumineux et aussi des aspects sombres de la situation internationale actuelle pour faire la révolution.

Absence d’une organisation internationale

Nous n’avons pas de puissante organisation internationale ni de centre puissant des partis communistes en ce moment. La Troisième Internationale qui fut initiée et dirigée par Lénine lui-même a été démantelée pendant la Deuxième Guerre Mondiale sur l’ordre des pays capitalistes et impérialistes afin d’ouvrir la voie pour un « front uni antifasciste » contre l’Allemagne impérialiste et fasciste.

Il semble que l’intention de Staline, qui était le principal dirigeant de la Troisième Internationale après la mort de Lénine, n’était pas de dissoudre l’Internationale Communiste d’une façon permanente. Staline a formé le COMINFORM (Centre Communiste d’Information) sous sa direction à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Mais il a été loin d’atteindre le niveau de développement d’un centre comme le COMINTERN. Peu à peu, le Cominform est devenu passif et virtuellement mort.

Aujourd’hui, nous avons un centre embryonnaire de partis et d’organisations communistes, le Mouvement Révolutionnaire Internationaliste (MRI). Mais sa puissance est limitée.

Absence d’un bloc socialiste

Il est vrai qu’il n’existait pas de centre international comme le Comintern pendant la révolution chinoise qui a été victorieuse en 1949. Mais il y avait la Russie socialiste et le bloc socialiste international qui ont apporté un soutien significatif à la révolution chinoise. Nous n’avons pas un tel bloc international socialiste aujourd’hui. C’est le côté le plus sombre de la situation internationale actuelle. Il semble que s’il y avait eu une base socialiste internationale, la Révolution de Nouvelle Démocratie aurait triomphé il y a bien longtemps et la société népalaise aurait embrassé le socialisme maintenant.

Faiblesse du mouvement international de la classe ouvrière

Il est également vrai qu’il n’y avait pas non plus d’Internationale Communiste ni de bloc Socialiste en 1919 au moment de la révolution en Russie. Mais il y avait un puissant mouvement de la classe ouvrière en Europe et la révolution socialiste en Allemagne était sur le point d’aboutir. La force du mouvement de la classe ouvrière était un soutien très solide à la révolution russe. Mais nous n’avons actuellement aucun puissant mouvement de la classe ouvrière sur aucun continent.

L’hostilité des pays impérialistes n’est pas maximale

Il y a un facteur international commun lors des révolutions en Russie et en Chine, c’est que la révolution russe a triomphé pendant la Première Guerre Mondiale, et la révolution chinoise pendant la Seconde Guerre Mondiale. Cela ne signifie qu’une guerre mondiale soit un élément essentiel de la réussite de chaque révolution. Il convient de remarquer que durant la guerre mondiale, les puissances impérialistes s’entre-égorgeaient. Un pays impérialiste était l’ennemi d’un autre pays impérialiste. L’hostilité entre pays impérialistes était si féroce que l’existence de l’un dépendait de l’élimination de l’autre. Ils avaient peu de temps à consacrer à la lutte contre les forces communistes pendant les guerres mondiales. Il est certain qu’il existe une contradiction entre les diverses forces impérialistes aujourd’hui, mais elle n’a pas atteint le niveau d’hostilité qui irait jusqu’à l’élimination réciproque

La situation - donnée ou peut être créée ?

Quand nous parlons de situation internationale favorable, il faut considérer plusieurs aspects. Premièrement, la situation internationale est favorable à un moment donné et les révolutionnaires peuvent avoir l’opportunité d’utiliser la situation favorable comme soutien extérieur à la révolution. Si telle est la situation, c’est très bien. Tous les partis révolutionnaires souhaiteront qu’une telle situation se présente. Cette sorte de situation est toujours la bienvenue. Mais nos vœux ne déterminent pas tout y compris la situation internationale favorable.

Deuxièmement, le devoir des révolutionnaires est de créer une telle situation qui favorise le développement et le succès de la révolution. Les révolutionnaires n’attendent pas que la bonne fortune leur tombe du ciel. La situation peut ou non être entièrement favorable. Si nous ne pouvons pas créer une situation complètement favorable, nous devrions essayer de créer une situation relativement favorable. Si nous ne pouvons même pas créer une telle situation relativement favorable, nous devrions nous efforcer de créer une situation qui ne soit pas préjudiciable à la révolution. Ce qui se produit souvent, c’est que à l’ère de l’impérialisme et de la révolution prolétarienne, il est difficile pour les communistes révolutionnaires d’obtenir une situation internationale favorable toute faite.

Troisièmement, une situation favorable ou défavorable n’est pas un phénomène statique. Cela peut changer en fonction de la situation. Souvent, la révolution elle-même entraîne un changement de situation internationale et la situation est inversée. C’est la révolution elle-même qui amène le changement dans la situation internationale et une situation relativement défavorable devient relativement favorable ou du moins pas préjudiciable à la révolution. C’est une évidence en ce qui concerne la révolution népalaise. Quand nous avons déclenché l’historique Guerre Populaire le 13 février 1996, la situation internationale n’était pas du tout favorable à la révolution. Onze longues années de Guerre Populaire ont causé des changements tant sur le plan national que sur le plan international. Il est évident que la situation internationale est plus favorable aujourd’hui pour la révolution qu’elle ne l’était au début de la GP. Nous allons évoquer quelques facteurs émergents relativement favorables au niveau international.

Emergence de forces anti-impérialistes

Mao, dans son bilan de la situation internationale, est parvenu à la conclusion que l’Asie, l’Afrique et l’Amérique Latine sont les « maelströms » de la révolution mondiale. Cela reste vrai en partie. Il y a eu une vague révolutionnaire en Amérique Latine au temps de la révolution cubaine et donc dans les années 60 et 70. Après le sanglant coup d’Etat au Chili en 1972, le mouvement communiste en Amérique Latine a dû affronter de gros revers. Néanmoins, la lutte anti-impérialiste s’est poursuivie dans la plupart des pays d’Amérique Latine à un niveau différent. Depuis six ou sept ans, il y a une vague anti-impérialiste américain dans la plupart des pays sud américains. Des partis se réclamant du principe du « socialisme bolivarien » sont en train de gagner les élections présidentielles et parlementaires. Certains gouvernements comme celui du Venezuela ont déclenché la colère de l’administration nord américaine en nationalisant les grandes compagnies pétrolières propriétés de grosses firmes capitalistes US. Les autres « gouvernements socialistes » suivent la même ligne. Le gouvernement de Hugo Chavez a déchaîné la fureur US quand il a très récemment signé un gros contrat d’armement avec la Russie. Nous devrions considérer comme facteur favorable au niveau international ces récents développements en Amérique Latine. Ils devraient être considérés comme très significatifs en particulier quand il n’y a pas de bloc socialiste pour soutenir la révolution.

Grave crise économique

La grave crise économique qui a submergé le monde impérialiste a ébranlé le système impérialiste lui-même. C’est la plus grave crise économique secouant le système impérialiste depuis 70 ans. La crise n’est toujours pas surmontée. Les économistes assurent que la réplique de ce séisme économique est encore à venir et sera plus dangereuse. Le système impérialiste a été si affaibli qu’il est en train de lutter pour sa survie. Depuis de longues années, les mouvements révolutionnaires en Europe et aux USA sont en léthargie. La classe dirigeante craint un soulèvement à l’intérieur de sa citadelle. Il semble que le système impérialiste ne pourra pas supporter une nouvelle crise qui devrait se produire dans quelques années, semble-t-il parce qu’il n’y a pas de relèvement significatif. Une telle crise sera sans aucun doute surmontée par la révolution.

Attirance vers le socialisme

L’histoire su mouvement communiste a montré que le mouvement socialiste ou communiste ne peut pas être détruit par une intervention extérieure de la puissance impérialiste ; il est plutôt détruit de l’intérieur. Les tenants de la voie capitalistes à l’intérieur des partis communistes sont les véritables démolisseurs du mouvement communiste et du socialisme qui avait été construit grâce à une puissante révolution. Nous savons qu’au milieu du 20ème siècle plus de la moitié du globe et des peuples qui l’habitaient étaient libérés du capitalisme et bénéficiaient du socialisme.

Le monde était divisé en deux blocs rivaux –impérialisme et socialisme et il y avait un équilibre des forces. Le socialisme était une puissance montante alors que l’impérialisme était une puissance décadente. Le socialisme se dirigeait vers la victoire globale et le rêve communiste de Marx semblait sur le point de se réaliser. Mais la destruction du socialisme a commencé de l’intérieur même. La restauration du capitalisme a commencé à partir du premier pays socialiste du monde, la Russie en 1956 sous la direction de Khrouchtchev, qui était à la tête du Parti Communiste de l’Union Soviétique. Cela s’est propagé comme un incendie.

Plus tard la Russie a dégénéré en pays social impérialiste. Donc le vrai socialisme était détruit. Lors des années 90 une vague « anti-socialiste » appuyée par les USA a déferlé sur le bloc pro-soviétique qu’ils avaient coutume de nommer « socialiste »

Il semble que le vent anti-socialiste se soit essoufflé dans les pays occidentaux et qu’on s’y souvienne du socialisme. La raison en est que les pays capitalistes et impérialistes ont fourni aux masses quelques avantages de base afin de les persuader d’empêcher une révolution socialiste chez eux. Depuis la destruction du socialisme, les capitalistes n’ont plus à rivaliser avec le socialisme. Aussi, sont-ils en train de retirer un à un tous les avantages basiques qu’ils avaient accordés au nom de la « sécurité sociale ». Les pauvres n’ont pas d’allocations chômage, ou, s’ils en ont une, elle est misérable. Les pauvres ne peuvent pas se soigner. Aussi l’attirance pour le socialisme grandit, du moins la tendance à la haine du socialisme semble s’être tarie même dans les pays occidentaux où le « socialisme » a été détruit par de puissantes actions de masse. Nous devrions y voir une tendance positive.

Les contradictions inter-impérialistes existent toujours

A l’heure actuelle il n’y a pas de guerre mondiale. Mais les guerres existent, guerres régionales ou guerres par procuration. Ces guerres donnent naissance à de nouvelles forces anti-impérialistes et à des masses par millions qui se lèvent contre les agresseurs. La rivalité inter-impérialiste pour le pillage des richesses des pays opprimés n’a pas disparu et durera aussi longtemps que l’impérialisme. Lénine a dit « l’impérialisme, c’est la guerre » et cela reste vrai. C’est une bonne opportunité pour les communistes de tirer avantage de ces contradictions.

Des forces maoïstes de plus en plus puissantes

Après la mort de Mao, le Mouvement Communiste International a accusé un sérieux recul. Le déclenchement de la GP au Pérou dans les années 80 et son développement de défense stratégique en équilibre stratégique a fait naître un grand enthousiasme chez les communistes révolutionnaires au niveau mondial. Mais malheureusement la révolution péruvienne a subi un gros revers avec la capture de son dirigeant suprême Gonzalo et de nombreux dirigeants importants du parti entre 1992 et 1994

Avant que ces événements aient pu causer de graves dommages dans le Mouvement Communiste International, la GP initiée au Népal sous la direction du Parti Communiste du Népal (maoïste) s’est développée par bonds et grandes enjambées. En 10 ans la révolution népalaise a atteint le niveau d’offensive stratégique ce qui a donné naissance à un formidable enthousiasme dans le monde entier. Au cours des dernières années la GP en Inde s’est développée à une allure très rapide.

Le gouvernement central de l’Inde affirme très souvent que « le mouvement naxalite (désignant souvent les maoïstes en Inde) représente la plus grosse menace pour l’ Etat indien ». Selon les informations, le Parti Maoïste d’Inde a établi une base d’appui au Dandakaranya, dont la superficie totale équivaut presque à la surface totale du Népal. La force croissante des maoïstes indiens est un événement positif pour la révolution au Népal.

Le facteur Chine-Inde-USA

Le Népal partage avec l’Inde, son voisin du sud, une frontière de 1800 km et une de 1000 km avec son voisin du nord, la Chine. Le Népal s’étend entre ces deux géants. Dans le passé il y avait des relations d’hostilité entre la Chine et l’Inde à cause de la guerre d’Indochine en 1962. Mais cette situation d’hostilité a disparu aujourd’hui. De même, les USA et la Chine entretenaient de très mauvaises relations dans le passé. Il ne semble pas qu’une telle hostilité se perpétue entre ces deux puissances. A l’heure actuelle, la Chine a de bons liens économiques et de bonnes relations commerciales avec les USA et l’Inde. Mais les USA, parce qu’ils sont la plus forte puissance impérialiste et la seule super-puissance, n’aiment pas la Chine « socialiste » en tant que pays prospère et puissant. Bien que les USA soient à l’heure actuelle la seule super-puissance, elle est en état de déclin. Les USA ne sont pas encore sortis de la crise qu’ils subissent depuis deux ans. Il devient de plus en plus difficile pour les USA de soutenir la compétition avec la Chine du point de vue économique. A ce jour, la relation entre la Chine et l’Inde n’est pas en si bonne santé que cela. Même le vieux problème de frontière entre les deux états n’a pas été résolu d’une façon amicale, en particulier dans l’Etat de l’Arunanchal Pradesh. La bonne entente entre le Pakistan et l’Inde est aussi un facteur de mésentente entre les deux voisins. En résumé, il y a comme une rivalité sous-jacente entre la Chine et les USA ; la Chine et l’Inde.

Dans les circonstances présentes, les USA se plaisent à contrôler la Chine de différentes manières. Le Tibet et le Dalaï Lama sont un des facteurs que les USA et également l’Inde utilisent pour contrôler la Chine. Selon les apparences, il y a de bonnes relations commerciales entre la Chine et l’Inde. Il n’en reste pas moins que l’Inde abrite le « Gouvernement en exil » du Dalaï Lama à Dharmasala, une ville de l’état indien de l’Himachal Pradesh. Le Dalaï Lama se bat toujours pour un « Tibet libre » avec le soutien des USA, de l’Inde et de nombreux pays impérialistes. Prenant avantage de l’état frontière avec le Tibet et d’un pays économiquement pauvre, qui dépend de l’Inde et des USA, ils essaient d’utiliser le Népal comme base pour mener un « mouvement pour un Tibet libre ». Se servant de la religion bouddhiste comme couverture, ils sont en train de concentrer leurs forces anti-chinoises dans la région himalayenne et aussi à Katmandou. Le risque grandit de voir le Népal servir de champ de bataille pour le « mouvement pour un Tibet libre».

Les dirigeants actuels de la Chine ont une assez bonne connaissance de la situation décrite ci-dessus. Ils savent que la plupart des partis politiques sont dévoués aux puissances étrangères et que ces partis au pouvoir serviront d’instruments pour faciliter le mouvement anti-chinois au Népal. Ils savent également que seul le Parti maoïste au pouvoir pourra freiner le « mouvement pour un Tibet libre » au Népal. C’est un élément très significatif qui peut servir de facteur favorable pour la révolution népalaise et le Nouveau Népal.

Conclusion

Ce que nous avons exposé ci-dessus montre qu’aujourd’hui la situation internationale n’est pas clairement favorable à toute révolution conduite par un véritable parti communiste dans le monde actuel.

Jouir d’une situation internationale favorable toute faite, c’est le rêve et à coup sûr nous nous réjouirons tous si cela se produit. Mais trouver une telle situation est très difficile. Notre responsabilité ne se réduit pas à analyser la situation et à déclarer que la situation n’étant pas favorable, la révolution ne peut pas se faire ni au Népal ni en aucune autre partie du monde. A l’heure actuelle, nous constatons que cette situation internationale défavorable est devenue un prétexte pour les partis réformistes et les partis « communistes » dégénérés pour justifier leur dégénérescence en réformisme et révisionnisme. Le MLM nous enseigne que si la situation n’est pas favorable, nous ne devons pas rester les bras croisés mais nous devons nous activer à transformer la situation défavorable en situation favorable. Un autre point important est que la force de la révolution peut changer la situation défavorable en situation favorable.

En ce qui nous concerne, quand nous avons déclenché la Guerre Populaire au Népal la situation n’était pas favorable. Aujourd’hui, elle est beaucoup plus favorable que celle de 1996. Le développement de la GP a créé une situation plus favorable ou moins défavorable. Nous pouvons conclure que la situation internationale actuelle n’est pas très favorable à la révolution, mais elle n’est pas non plus si défavorable. Si l’initiative du Parti Maoïste s’accroît très fortement, cette situation deviendra moins défavorable et même favorable dans une certaine mesure.

En conséquence, pour les vrais communistes révolutionnaires, la situation internationale actuelle n’est pas un obstacle d’une si grande importance et le mouvement révolutionnaire peut s’amplifier et la révolution réussir. Espérons que la révolution népalaise pourra triompher dans un avenir proche !

Le Secrétaire du PCUN-maoïste

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