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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 19:28

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Le but du capitaliste est de faire du profit, le profit maximum. Mais les autres capitalistes ne l’entendent pas de cette oreille. Ils utilisent donc plusieurs moyens pour tirer un profit maximum et pour contrecarrer voir éliminer leurs concurrents.


La solution « miracle » pour le capitaliste, c’est d’augmenter l’intensité du travail. Il peut soit prolonger la journée de travail, et donc extraire une plus-value supplémentaire de la force de travail du prolétaire, soit utiliser du matériel plus performant.


Mais cela a un coût : il faut investir. Car pour être concurrentiel, il faut produire à moindre coût pour vendre plus et faire face à la concurrence, mais du coup, malgré le gain de productivité, le taux de profit baisse. Aussi le capitaliste veut-il compenser l’investissement : il ne lui reste plus que la solution de réduire la force de travail, c'est-à-dire licencier une partie du personnel.


Mais le ou les concurrents ne vont rester sans répondre : ils vont eux aussi se moderniser, puis licencier et ainsi de suite.


La modernisation entraînant des investissements de plus en plus importants, le capitaliste doit alors en réduire le coût. La solution : délocaliser. Le double avantage pour lui c’est d’obtenir des terrains à bas prix, voire gratuits, pour y construire  usines, bureaux, ainsi qu’une main d’ouvre bon marché et embaucher sans, ou presque sans, prestations sociales et souvent sans payer d’impôts ou peu. Un bon exemple de cette pratique est le concept de Zone Economique Spéciale en Inde.


Mais le système capitaliste ne peut éviter la marche du développement capitaliste, incluant l’instabilité politique qui naît sur la base de la lutte de classes qui se développe au fur à mesure de la prolétarisation de la société.


Les pays émergents commencent par devenir des ateliers du capitalisme mondial, puis s’industrialisent et deviennent de nouveaux concurrents. Les multinationales implantées dans ces pays et les multinationales naissantes sont alors confrontées à la lutte des classes là aussi.  Les ouvriers, malgré la répression, s’organisent, exigent de meilleurs salaires car ils veulent légitimement bénéficier du progrès technique et des produits de consommation pour améliorer leurs conditions de vie.


Prenons un exemple. La Chine capitaliste d’aujourd’hui est confrontée aux revendications des ouvriers et doit les augmenter. La première grande grève a entrainé une vague de grèves et un relèvement général des salaires. Par conséquent, la Chine n’est plus le paradis qu’elle a pu être ni pour les multinationales occidentales ni pour les grands et petits entrepreneurs chinois qui doivent délocaliser leurs productions au Bengladesh, en Indonésie, au Vietnam ou dans les provinces éloignées, au point que les paysans qui avaient dû quitter la campagne pour la ville y retournent si les conditions de travail et l’augmentation de salaires leur est refusée ou est insuffisante en ville. Le même phénomène va se reproduire dans les provinces reculées où elle implante ses usines. La Chine exporte et délocalise également en Afrique en prenant le soin de contrôler le processus de production, par l’envoi d’experts, de cadres et de commerçants chargés de veiller au grain, de s’acheter les gouvernements locaux en construisant des infrastructures principalement  pour l’extraction des matières premières, leur acheminement et l’implantation de leurs succursales industrielles et commerciales, entrant en concurrence avec les occidentaux, ce qui peut conduire à des conflits ou des affrontements militaires, directs ou indirects.


Ainsi la roue du capitalisme poursuit sa course folle, détruisant des emplois, mais en même temps donnant naissance à un prolétariat de plus en plus nombreux qu’il doit éduquer pour maîtriser les techniques modernes et ainsi de suite.


Comme le disait Marx et Engels dans le manifeste du Parti Communiste :


« Comment la bourgeoisie surmonte-t-elle ces crises ? D'un côté, en détruisant par la violence une masse de forces productives; de l'autre, en conquérant de nouveaux marchés et en exploitant plus à fond les anciens. A quoi cela aboutit-il ? A préparer des crises plus générales et plus formidables et à diminuer les moyens de les prévenir. Les armes dont la bourgeoisie s'est servie pour abattre la féodalité se retournent aujourd'hui contre la bourgeoisie elle-même.


Mais la bourgeoisie n'a pas seulement forgé les armes qui la mettront à mort; elle a produit aussi les hommes qui manieront ces armes, les ouvriers modernes, les prolétaires.»


Malgré la liquidation du système socialiste par les révisionnistes et le passage à la social-démocratie des anciens partis communistes d’occident, la lutte des classes se poursuit dans les conditions de la crise générale du capitalisme, à un degré tel et sur la terre entière, que l’on peut dire que le XXIème siècle sera le siècle de la Révolution Prolétarienne Mondiale.

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Published by drapeau rouge - dans Déclaration du PC maoïste de France

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