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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 11:58

BOYCOTT  DES ELECTIONS REGIONALES !

           

       elections.png

 

     Ils sont tous sur les rangs pour apporter leurs solutions au maintien du système d’exploitation, c’est pourquoi ils se présentent devant vous, semeurs d’illusions et pour certains eux-mêmes illusionnés.

    Quand ils sont installés au pouvoir, ils ne tiennent pas leurs promesses ou ne peuvent les tenir car ils ne remettent pas en cause la propriété des moyens de production et d’échanges et se trouvent soumis à l’impérialisme mondial, système dans lequel la France est un des plus importants acteurs. Dans ces conditions, les uns ou les autres suivent, ajoutent des « réformes » qui n’ont d’autres objectifs que de jeter de la poudre aux yeux pour aveugler, désorienter le prolétariat et toutes le couches populaires. Leur marge de manœuvre se réduit au fur à mesure que s’élargissent les tentacules du capital.

     Les élections en régime capitaliste ne sont pas démocratiques, pour la simple raison que les programmes sont TOUS des programmes de la bourgeoisie pour maintenir le capitalisme en place.   Le reste n’est que boniment électoral pour obtenir une place en vue de gérer au mieux le système pour qu’il se maintienne.

      Les communistes ne sont pas contre les élections en général, mais contre les élections visant à consolider ou maintenir le capitalisme.

      D’ailleurs nous avons eu des gouvernements de gauche, rien n’a changé. Aux dernières élections régionales, quasiment toutes les régions sont tombées dans le giron de la gauche sauf deux. Y a-t-il eu quelque chose de changé ?

      C’est pourquoi nous appelons à boycotter ces élections qui n’ont qu’un but : juguler la colère du prolétariat et des couches populaires de France.

           

            Tracer une ligne de démarcation

        Il nous faut d’abord tracer pour la énième fois la démarcation entre les révolutionnaires (qui aujourd’hui sont dispersés dans divers partis, organisations et associations pour des raisons historiques, des cheminements personnels liés aux circonstances et aléas de la vie, des origines diverses, des parcours complexes, etc.) et les réformistes.

      Lors de leur parcours plus ou moins ancien et complexe, ou simple et récent, ils ont été marqués, influencés, par des idéologies, des lignes politiques diverses (réformistes, révisionnistes, trotskistes, progressistes, marxistes-léninistes, voire maoïsantes) à travers différents groupes en passant par les désillusions, en subissant les scissions.

       En fin de compte, ces révolutionnaires « en sommeil » se posent de plus en plus de questions sur les partis et organisations formant l’arc-en-ciel de gauche et d’extrême gauche officielles, qui n’ont qu’un projet d’aménagement voire de contrôle ouvrier du capitalisme, projet qui se heurte aux écueils formés par le système d’exploitation et d’oppression capitaliste.

        Ils quittent par dizaines de milliers le parti dit communiste, se divisent entre multiples chapelles au sein du parti prétendument socialiste, se dispersent un temps dans les partis et organisations trotskistes, puis les quittent aussi vite.

        Le parti de Besancenot a profité de l’usure de Lutte Ouvrière qui a développé une politique ouvriériste isolant la classe ouvrière de ses alliés, (comme l’a fait Trotski en son temps) ne permettant pas la formation d’un front sous la direction du parti que Lutte Ouvrière n’a jamais voulu être. Mais le « parti » de Besancenot déçoit déjà les révolutionnaires qui se rendent compte du caractère hétéroclite de ce parti, qui est en réalité un front sans stratégie révolutionnaire pour la prise du pouvoir.

         Les communistes sincères au sein du P « C » F, soit l’ont quitté, soit s’épuisent dans ce parti exsangue qui a rejeté tous les principes du marxisme-léninisme et ont combattu avec rage le maoïsme. Quant au parti socialiste, il a depuis longtemps rompu avec notre idéologie, jetant aux orties tous principes en appuyant la politique impérialiste en 1914. Là, la masse des militants sont réformistes et contre le communisme, ce qui ne veut pas dire qu’un certain nombre puisse à un moment donné rejoindre les rangs des révolutionnaires.

         Un se divise en deux ! Cette formule s’applique à toute chose. Quand nous l’appliquons à des organisations politiques, nous parlons de deux positions, l’une révolutionnaire, l’autre réformiste et/ou opportuniste. Suivant les organisations ou partis, la proportion est plus ou moins importante pour chaque position. Cette proportion varie suivant l’avancée des idées révolutionnaires, suivant le développement du parti révolutionnaire.

            Mais la lutte au sein des organisations et l’émergence de positions révolutionnaires et le ralliement de militants au Parti du Prolétariat est déterminée par plusieurs critères, le principal étant l’avancée de la lutte des masses qui peu à peu prennent conscience du frein, de l’obstacle que constituent TOUS les partis réformistes ou opportunistes de gauche ou d’extrême gauche sans exception. TOUS s’opposent aux principes marxistes-léninistes-maoïstes, tant sur le plan idéologique, politique, qu’organisationnel. Ils refusent la création, la formation, le renforcement du Parti, y font obstacle sous divers prétextes. Ils limitent ainsi la propagande de nos idées, le développement de notre lien avec les masses faute d’avoir suffisamment de combattants, alors que le principal est la nécessité pour le Parti de participer aux luttes des masses, d’y envoyer des contingents de militants pour qu’ils apprennent d’elles et y apportent la stratégie révolutionnaire du prolétariat, c'est-à-dire la lutte pour la prise du pouvoir. Pourtant, par centaines et par milliers, les ouvriers seraient prêts à rallier un tel parti révolutionnaire et lui apporteraient du sang neuf. En dernier ressort, ils font obstacle à la Révolution et servent la bourgeoisie.

           

            Aujourd’hui il s’agit de rallier au Parti en formation tous ceux qui cherchent une solution vraiment révolutionnaire pour en finir définitivement avec le système capitaliste. Tous ceux qui se rendent bien compte que c’est en supprimant l’exploitation de l’homme par l’homme que nous pourrons établir une société vraiment démocratique, sans guerre, sans exploitation. Un monde où TOUS les peuples travailleront pour le bien commun de TOUS, un monde où seront substitués aux gouvernements des hommes,  la gestion des choses et la juste répartition de la production matérielle et intellectuelle, suivant la formule « de chacun selon ses aptitudes et à chacun selon ses besoins ». C’est la société communiste qui ne peut être réalisée qu’à l’échelle mondiale.

           

OUVRONS LA VOIE REVOLUTIONNAIRE !

POUR LA PRISE DU POUVOIR PAR LE PROLETARIAT !

 

Le  chemin vers la prise du pouvoir

                       

            Sans le pouvoir tout est illusion ! Comment le conquérir et qui doit le conquérir ?

           

            Aucune classe n’abandonne le pouvoir de son plein gré, ceci est démontré par l’histoire. Ceux qui n’ont pas voulu tenir compte de cette réalité, soit se sont fait massacrer (cela a été le cas au Chili, en Indonésie), soit ont dû rendre le pouvoir après avoir géré les affaires de la bourgeoisie, c’est ce qui est arrivé aux réformistes et aux révisionnistes et autres opportunistes lors du Front Populaire quand le gouvernement socialiste a dû céder le pouvoir aux radicaux ou en 1947 lorsque les ministres communistes ont été remerciés après avoir aidé à la reconstruction du pays pour le profit de la bourgeoisie et en 81, quand le PS et le PC ont géré les affaires de la bourgeoisie, mettant en place des premières réformes du système, en alternance avec la droite. Cette politique de gestion du capitalisme nous a conduit à la situation que nous connaissons et subissons aujourd’hui.

                       

            Partant du fait que la bourgeoisie n’abandonnera pas le pouvoir de son plein gré. Il faut se donner les moyens pour la renverser.    

 

Il n’y a pas d’autre issue à la crise, que la prise du pouvoir, que l’expropriation des expropriateurs des fruits du travail collectif, la bourgeoisie capitaliste.

 

            C’est une illusion, une trahison, un piège tendu à la classe ouvrière et plus largement aux couches populaires que de faire croire que l’on peut prendre le pouvoir pour abolir le système capitaliste par la voie parlementaire.

 

            En effet, si le parti ou une coalition de partis ont comme programme la prise de pouvoir par le prolétariat et l’application de ce programme, alors la bourgeoisie va les empêcher par tous les moyens d’y parvenir.

Le programme des partis réformistes et révisionnistes est de rester dans l’économie de marché capitaliste et non d’en sortir. C’est pourquoi la bourgeoisie ne les combat que comme concurrents électoraux et gouvernementaux et non comme adversaires, ennemis de classe. Mieux, la bourgeoisie pratique l’alternance pour désamorcer les crises, semer l’illusion parmi le peuple, juguler sa colère, le faire rentrer dans le rang, donner le rôle d’encadrement, de pompier et de déviationniste de la colère populaire aux partis de gauche et de l’extrême gauche parlementaire.   

            Le chemin de la prise du pouvoir passe par l’accentuation de la lutte de classe, l’édification du parti révolutionnaire en lien avec le développement de la lutte des masses, par la systématisation des luttes, et particulièrement de la lutte extraparlementaire, renouant avec les méthodes et moyens réellement révolutionnaires, par la formation d’un front populaire le plus large possible sur la base du déroulement pas à pas du programme révolutionnaire de lutte pour la prise du pouvoir. Cette phase est  la phase où le prolétariat et son parti construisent à la base les organisations populaires avec les masses, dans les entreprises, quartiers, universités, collèges, écoles, parmi la jeunesse, les femmes etc. Ces organismes doivent être autonomes, en opposition avec les réformistes, révisionnistes et opportunistes.

 

Nous pensons que les organisations autonomes du prolétariat ne peuvent devenir réellement autonomes qu’en s’appropriant le programme du Parti et sa stratégie : la prise du pouvoir en s’opposant à l’appareil de la bourgeoisie au moyen de la guerre populaire prolongée, dont les méthodes et moyens varient suivant les pays. Ce qui veut dire que les maoïstes doivent gagner une influence prépondérante dans l’organisation des comités de base. Cela veut dire que dans la lutte entre les deux lignes, la ligne révolutionnaire doit l’emporter sur la ligne réformiste ou pseudo révolutionnaire, dans les organisations existantes qui nécessairement se maintiendront tant que les organisations autonomes liées au Parti ne seront pas majoritaires au sein du prolétariat et des couches populaires. Quand nous arriverons à ce rapport de force, sur les plans idéologique, politique et organisationnel, y compris dans la constitution de l’appareil capable de triompher des forces de coercition de l’appareil d’Etat bourgeois, alors nous aurons atteint l’équilibre stratégique avec l’Etat bourgeois et nous pourrons passer à l’offensive stratégique pour la prise du pouvoir, c'est-à-dire à l’Insurrection armée, continuation naturelle de la guerre populaire prolongée.

           

            La résistance du prolétariat va entraîner le durcissement de la répression de la bourgeoisie. La nécessité d’opposer une résistance plus ferme va se poser. Déjà le prolétariat en lutte contre les fermetures d’entreprises la met en pratique par la séquestration de cadres, l’occupation d’usines, le sabotage etc. Les actions légitimes, pacifistes passeront à un niveau supérieur, de la phase spontanée à la phase organisée avec un plan planifié. La lutte anti-répression doit s’organiser pour répondre aux attaques de la bourgeoisie.

           

            Cela suppose non plus l’organisation par affinité, mais l’unité d’action avec un plan stratégique planifiant chaque étape de la guerre populaire jusqu’à la prise du pouvoir.

            Ce plan se divise en trois grandes phases : la phase de défense stratégique, la phase d’équilibre stratégique et la phase d’offensive stratégique se terminant par l’Insurrection finale et la prise du pouvoir.

           

            Pour réaliser ce plan, il faut trois instruments indispensables :

  • Un parti révolutionnaire ayant comme stratégie, la prise du pouvoir 
  • Un front populaire pour unir le peuple.
  • Une force pour combattre l‘appareil de la bourgeoisie, pouvant réaliser l’objectif du prolétariat : la prise du pouvoir politique.

      Ces trois éléments mènent chacun dans leur champ d’activité la guerre populaire qui comme son nom l’indique est la guerre du peuple, une guerre de classe, une guerre dirigée par le prolétariat, une guerre contre l’ennemi de classe, une guerre juste.

     

Ø  La force est dirigée politiquement par le parti, mais sans la participation multiforme du prolétariat et des masses populaires la force ne peut se développer.

           

Ø  Le front est le moyen de développer l’Unité populaire pour la révolution.

 

Ø  Au cours du processus de formation du front uni, la masse apprend à connaître et reconnaître dans la pratique ses vrais amis et à démasquer ses faux amis qui vont s’opposer à la formation du front uni populaire révolutionnaire.

 

 

            Dans les pays impérialistes, la guerre populaire commence dès la création, même embryonnaire, du parti. Elle se développe avec son édification et son lien avec la lutte des masses. Il n’y a rien de nouveau diront les attentistes, pas plus qu’il n’y en a dans la nature de l’Etat. Rien de plus faux que ce raisonnement.

 

            La guerre populaire est une lutte prolongée contre la montée du fascisme moderne nécessaire à la bourgeoisie pour se défendre et préserver son système, qui se concrétise par le renforcement de l’Etat policier.

            Contre le processus de guerre populaire prolongée se dressent toutes les tendances de la bourgeoisie et de la petite bourgeoisie. Les dirigeants réformistes et révisionnistes sont contre la guerre populaire prolongée. Ils ne soutiennent les luttes de masses que dans la limite de la légalité bourgeoisie. Ils tentent de la freiner, de saper l’édification des organismes autonomes du prolétariat. Ils les combattent en faisant chorus avec la bourgeoisie. Nous avons eu un avant goût de ce scénario durant la révolte des banlieues.

            Poursuivons ! La question militaire n’est qu’un des moyens de la guerre populaire. La stratégie du prolétariat est d’utiliser TOUS les moyens, légaux et illégaux pour atteindre son objectif stratégique la PRISE DU POUVOIR DANS TOUT LE PAYS, la destruction complète de l’appareil d’Etat bourgeois et l’instauration de l’appareil transitoire permettant de construire le socialisme au cours d’un processus ininterrompu à savoir la dictature du prolétariat. Cette dernière est indispensable pour contraindre la bourgeoisie à se plier au programme du prolétariat au pouvoir, pour réaliser l’expropriation des grands moyens de production et d’échanges et leur socialisation et, par étapes, la socialisation complète de la société sur le plan économique. Elle est également nécessaire pour la révolutionnarisation totale de la société dans les relations de travail, la démocratisation totale de l’appareil d’Etat, la transformation radicale de l’enseignement, de l’éducation et de toutes les institutions. C’est le chemin indispensable pour amener l’avènement du communisme, par la suppression complète des classes antagoniques et de l’appareil coercitif de l’Etat. L’achèvement complet du communisme, n’est possible qu’à l’échelle planétaire, par une gestion planifiée de la production sur la base des besoins matériels et spirituels de l’humanité et des êtres qui la composent en harmonie avec la nature et par sa préservation. 

            La première phase de la guerre populaire se déroule à fleuret moucheté avec la bourgeoisie pour plusieurs raisons : le rapport de force est d’une façon écrasante en sa faveur. L’utilisation éventuelle de la violence révolutionnaire est alors très limitée. Les moyens utilisés sont ce que la bourgeoisie appelle les armes par destination (pierres, bâtons, voire cocktails Molotov). L’appareil répressif de la bourgeoisie utilise des armes non létales (matraques, tasers, boucliers, canons à eau, grenades lacrymogènes ou assourdissantes). Ces armes sont parfois utilisées de façon dangereuse et illégale (à tir tendu, sans compter les tabassages pouvant provoquer la mort par traumatisme). Malgré tout la violence reste limitée entre les deux parties.

            Face aux atteintes aux droits sociaux par les lois fascisantes, le prolétariat a recours de plus en plus aux actions légitimes, qui vont de l’occupation de logements vides, à la protection des sans-papiers, à la lutte contre la publicité dégradante de la bourgeoisie, à la résistance multiforme contre l’Etat policier, aux séquestrations de patrons et cadres dirigeants, aux blocages de production, d’axes routiers, d’occupations de bâtiments officiels, etc. C’est la phase défensive de la guerre populaire, de résistance, avec des pics offensifs. Ce sont des actions spontanées mais aussi des actions préparées, réfléchies, concertées.

           

            Pour que cette phase ne soit pas une suite de luttes sans lendemain et sans fin, il ne suffit pas qu’elles convergent avec les autres luttes durant la période où elles se déroulent. Il s’agit que ceux qui ont lutté s’organisent de façon permanente, mettent sur pied leurs organisations autonomes pour étendre la résistance contre la bourgeoisie et ceux qui pactisent avec elle. Il s’agit aussi de renforcer l’organisation révolutionnaire, pour avancer vers l’objectif final, la prise du pouvoir et la transformation radicale de la société.

           

            « Ce  que sont les amis du peuple », comme le rappelle le titre de l’ouvrage de Lénine, nous allons les découvrir au cours de la lutte pour l’édification du Parti, où tous ces faux amis vont tenter par tous les moyens de s’opposer à son renforcement, à son développement, à sa nécessaire liaison avec les masses, chaque parti, organisation, individu vont devoir choisir leur camp au cours d’un processus de décantation plus ou moins long, avec des avancées et des reculs.

           

            Nous devons combattre les « super intellectuels prétendument révolutionnaires » qui prennent la place des « nouveaux philosophes » en prétendant défendre le marxisme mais en le déformant pour ce qui est de l’essentiel. Nous devons donc défendre la nécessité du Parti révolutionnaire, comme élément indispensable pour guider la révolution ; la nécessaire guerre populaire prolongée comme seul et universel moyen pour prendre le pouvoir ; un Front Populaire Uni pour rassembler toutes les couches populaires sous la direction du prolétariat et enfin, la tout autant nécessaire dictature du prolétariat, unique moyen pour le prolétariat pour empêcher la bourgeoisie de restaurer le capitalisme.

 

Boycott des élections !

Faisons tomber l’illusion de la démocratie bourgeoise !

 

PC maoïste de France


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Published by drapeau rouge - dans Déclaration du PC maoïste de France

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