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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 11:03

Nous avons qualifié  la période actuelle comme celle de la montée d’une dictature dissimulée, le fascisme moderne.

Le fascisme ancien était la dictature brutale du capital financier le plus réactionnaire. Le fascisme ancien avait en face de lui un camp socialiste (l’URSS) et des partis communistes puissants. Pour barrer la route au communisme porté par l’enthousiasme des masses pour une société nouvelle, la bourgeoisie devait détruire tous les partis, les organisations ouvrières et démocratiques, les remplacer par le Parti fasciste ou nazi qui pratiquait la terreur contre les opposants (camps de concentrations). Le Front du travail, syndicat corporatiste regroupant patrons et salariés, chargé d’encadrer les masses. Le nazisme pour cacher le caractère ultra- réactionnaire de l’Etat fasciste, désigna un bouc émissaire aux masses les juifs contre lesquels il mena une politique raciale et  les éliminer par la « solution finale ».

 

DEFINITION DU FASCISME MODERNE :

 

Le fascisme moderne est possible pour plusieurs raisons :

1)       La disparition du camp socialiste

2)       Le renforcement du réformiste

3)       La liquidation du marxisme-léninisme par le révisionnisme.

4)       L’accompagnement de la crise par les syndicats et les associations

5)       Le pacifisme idéaliste petit bourgeois

6)       Le détournement pas à pas des idées de l’extrême droite en matière de sécurité

7)       L’intégration partielle ou totale des syndicats, associations à toutes les instances étatiques.

8)       L’absence d’un puissant parti communiste révolutionnaire et d’un syndicat de lutte de classe comme le fut la CGT.

Le fascisme moderne peu à peu supprime tous les acquis sociaux et renforce jour après jour l’Etat policier sur la base de la prétendue lutte contre le terrorisme, la délinquance, la violence, l’incivilité

                Le fascisme moderne c’est la liquidation des acquis sociaux et le renforcement de l’Etat policier

                Dans notre pays, après la guerre, la bourgeoisie  rétablit la démocratie bourgeoisie en accordant certaines concessions à la classe ouvrière qui avait résisté et mené une lutte héroïque contre le nazisme et le fascisme. Ces concessions avaient leurs prix, la dissolution des milices patriotiques, la remise des armes payées par le prix du sang de 100.000 fusillés. La bourgeoisie accordera  alors des fauteuils ministériels au Parti Communiste Français.

 Dès 1947, la lutte contre le communisme reprenait. C’était   la   guerre   froide,  car    le     camp  socialiste s’élargissait aux pays de l’Est, à la Chine en 1949. Les guerres de libération nationale se développaient. C’est alors qu’un nouvel ennemi s’avança sur la scène de l’histoire, le révisionnisme moderne khrouchtchévien prônant la collaboration  pacifique avec l’impérialisme.

                Les deux principaux partis communistes d’Occident le PCI, et le PCF, s’engouffrèrent dans la brèche, poursuivirent la voie parlementaire qu’ils avaient toujours prônée, développant sans vergogne la théorie anti- marxiste du passage pacifique au socialisme qui a coûté si cher au prolétariat, en Indonésie (500.000 morts), puis au Chili … En URSS, la théorie de la compétition pacifique se révélait en pratique, la mise en œuvre de normes capitalistes de production qui allait conduire à la liquidation complète du socialisme. La Chine de Mao Zedong entreprit la lutte contre le révisionnisme durant 15 ans. A la mort de Mao Zedong, le révisionnisme réussit à renverser la dictature du prolétariat et restaurer le capitalisme, ce que nous pouvons constater aujourd’hui.

                Le PCF développa une politique d’alliance avec les dirigeants socialistes, vote pour Mitterrand en 1965, Programme Commun. En 1981, Mitterrand est élu. Comme après la guerre, le PCF obtient plusieurs fauteuils ministériels, puis c’est l’alternance, un président de gauche, avec un ministre de droite. En 2002, Le gouvernement de gauche qui avait rompu avec ses promesses électorales et déçu le « peuple de gauche », était battu. Le Pen prenait la seconde place (6 millions de voix) Chirac (10 millions). Bien qu’il n’y eût aucun risque. Cela n’empêcha pas les dirigeants de gauche y compris le PCF et les trotskistes de faire voter Chirac, qui fort de cet appui, fut élu à 80% et appliqua immédiatement la politique souhaitée par la grande bourgeoisie.

                La politique conciliatrice et opportuniste, de la gauche avait déjà bien entamée les acquis sociaux en mettant en œuvre les restructurations. La droite allait accélérer ce processus de destruction des acquis sociaux.

                Les thèses du Front National vont être reprises par la droite voire par une partie de la gauche (contrôle de l’immigration sous différentes formes, lutte contre la violence, renforcement de la politique répressive).

                Pour tous il s’agit de sauver le capitalisme. Il faut plus de moyens, non pour changer le système, mais pour l’aménager, le « dépasser » pacifiquement par la voie de la raison, avec les mêmes recettes car il faut tenir compte  du marché en le rendant soi-disant plus équitable.

                Au premier tour des élections présidentielles de 2007, Sarkosy est en tête avec 33% des voix exprimés. Au second tour il devient Président de la république avec 53%.

Le FN est réduit de moitié, c’est la foire d’empoigne au PS, tant pour les places, que pour l’orientation, la venue sur la scène du centre-droit  de Bayrou, conduit le PS à se droitiser. Le PC se resserre comme une peau de chagrin au détriment de la LCR qui apparaît comme révolutionnaire, mais n’a qu’une solution d’appeler à voter pour la gauche et n’être que la gauche de la gauche, dans le spectre de l’arc-en ciel du spectre bourgeois, faute de stratégie révolutionnaire, pour la prise du pouvoir, chaque parti à son aile écologique et les Verts ne peuvent être que l’appoint des uns ou des autres. C’est un nouvel échec du crétinisme parlementaire.

Des opportunistes votent ou rejoignent  Sarkosy, certains au plus haut niveau, comme Besson, Fayet ou Kouchner le va-t-en-guerre (ingérence) derrière la bannière humanitaire, nouvelle forme du « sabre et du goupillon ».

                Ils nous font miroiter les élections législatives et dénoncent  la révolte qui monte.

 

MAIS POUR LES MASSES TROP C’EST TROP

               

 

DE LA REVOLTE DES BANLIEUES A LA REVOLUTION PROLETARIENNE

 

                En novembre 2005, la révolte des banlieues a soulevé la chape de plomb qui pesait sur la jeunesse des quartiers populaires.

                La gauche officielle a condamné la violence et a demandé plus de moyens, éducateurs et autres spécialistes pour « calmer » les jeunes, la police de proximité pour les réprimer, les surveiller, les empêcher de se révolter. L’extrême gauche globalement tout en dénonçant la répression, pointait les excès, critiquait la soi-disant non politisation du mouvement parce qu’il était spontané, sauvage.

                Le gouvernement avait les mains libres pour réduire momentanément. La révolte (800 condamnations). Il poursuivit son œuvre destructrice avec le Contrat Première Embauche. C’était attaquer la jeunesse étudiante qui en a marre de la galère, qui est sans perspective, sans garantie d’emploi. La jeunesse des quartiers populaires était aussi concernée, car les étudiants et les lycéens en sont aujourd’hui massivement issus. 70% de la population est contre le CPE. La colère des banlieues gagna une partie du mouvement étudiant et lycéen. Le gouvernement s’entête et veux faire passer son plan en force. Il a du mal à amadouer les syndicats dont le syndicat UNEF dirigé par les réformistes et les révisionnistes qui exigent le retrait du CEP afin que tout rentre dans l’ordre car les réformistes et révisionnistes ont besoin de calme  pour préparer les élections présidentielles.

L’Etat devient un Etat policier. Les partis de droite, de gauche demandent le renforcement de la police, plus de moyens pour combattre la révolte légitime de la jeunesse populaire. Les rafles se multiplient, Place de la République contre les immigrés venus chercher un repas près des Restau du Cœur, contre les africains l’année dernière au métro Château d’eau, contre les kurdes, les tamouls, les chinois dans le 10ème, 18ème, 19ème  ,20ème, les enfants sans papiers sont enlevés à la porte des écoles. La police s’attaque aux grands-pères, et même à une maîtresse d’école. Les sans-papiers sont chassés de la Bourse du Travail  où ils s’étaient réfugiés.

 

Les leçons à tirer de notre histoire

La Commune de Paris

Elle a été dirigée par le prolétariat en armes contre la bourgeoisie, elle a réalisé des réformes, édicté de nouvelles lois qui avaient un caractère prolétarien. D’ailleurs Marx dira « la Commune c’était la dictature du prolétariat ». Bien qu’elle ne se soit maintenue que trois mois, elle est immortelle. Elle a montré que seul le prolétariat armé pouvait renverser la bourgeoisie, que tout élu devait être révocable à tout moment, que le salaire le plus élevé d’un haut fonctionnaire de l’Etat ne devait pas être supérieur à celui d’un ouvrier qualifié, que l’armement du prolétariat devait remplacer l’armée permanente.

La faiblesse de la Commune a été son manque d’unité idéologique, d’où ses hésitations car « Il fallait marcher immédiatement sur Versailles, prendre tout l’or de la Banque de France » comme l’a souligné Karl Marx dans « La guerre civile en France ».

                Le Front Populaire  (1936).

Il constitua un barrage puissant contre le fascisme après la tentative de coup d’Etat d’extrême droite en 1934. Bien des conquêtes sociales importantes ont été obtenues (dont les congés payés), après plusieurs semaines d’occupation des usines immédiatement après l’élection d’un gouvernement de gauche. Le PCF qui ne faisait pas partie du gouvernement pour ne pas effrayer les radicaux, privilégia l’alliance au sommet avec le Parti Socialiste et non l’union à la base telle qu’elle avait été définie par la IIIème Internationale. Cette politique d’alliance au sommet sera critiquée par l’Internationale et le PCF fera son autocritique.

                Englué dans sa tactique électoraliste, le PCF, n’avait pas d’organisation armée pour s’opposer à l’appareil d’Etat bourgeois. En 1938, quand les radicaux reprirent le pouvoir aux socialistes. Le PCF n'a pu s’y opposer. Daladier signera les accords de Munich avec Hitler. Après avoir épuiser toutes possibilités d’accords avec l’Angleterre et la France, l’URSS pour gagner du temps et se protéger, dû signer le pacte de non-agression avec l’Allemagne. Immédiatement le PCF fut dissous, les députés arrêtés.

               

                La résistance anti-fasciste

                Quand Hitler envahit la Pologne et que la guerre fut déclarée, le PCF dénonça la guerre comme une guerre entre pays impérialistes mais il ne donna pas de consigne pour organiser à l’intérieur de l’Armée des comités de soldats. Il fallut l’invasion, l’installation du gouvernement fasciste de Vichy  pour que le PCF organise la Résistance. Celle-ci va regrouper les antifascistes sous la direction du Parti Communiste et dirigera la lutte armée contre l’occupant nazi et l’Etat fasciste et collaborationniste de Vichy. Cette armée aura un double caractère, antifasciste et de libération nationale.

En 1944, le PCF rend les armes, dissous l’Armée de partisans et les Comités de Libération issus de la Résistance qui dirigeaient de nombreuses villes et villages, y organisant l’économie, le ravitaillement, la reconstruction, l’aide sociale, la justice et la police. Il céda le pouvoir aux préfets nommés par De Gaulle, renonçant à mener la lutte pour prendre le pouvoir dans tout le pays  pour quatre strapontins ministériels.

Certes le programme du CNR permis d’importantes améliorations. Thorez ordonna à la classe ouvrière : « relever vos manches » «  pour la bataille du charbon ». En 1947, à Renault pourtant nationalisé, c’est la grève en dehors des syndicats et contre la politique du gouvernement dont le ministre du travail était un communiste. Les quatre ministres sont renvoyés, les mineurs seront, eux récompensés de leurs efforts par des fusillades ordonnées par Jules Moch, un « socialiste.

Voilà où conduit la théorie révisionniste du passage pacifique au socialisme. Le PCF à cette époque n’avait  pas encore balayé tous les principes. Ce n’est qu’avec l’apparition du révisionnisme moderne que le PCF va liquider tous les principes marxistes, outre la révolution armée pour rendre le pouvoir, l’abandon de la dictature du prolétariat nécessaire pour imposer la transformation sociale, etc. Cela va avoir des conséquences dans le syndicat de lutte de classe la CGT qui va dérivé au rythme de la dérive révisionniste.

 

Le Mouvement de Mai 1968

Plusieurs éléments ont composé le cocktail idéologique explosif qui allait déclencher le mouvement de 1968, libération sexuelle (séparation des filles et garçons dans deux résidences séparées à Nanterre d’où la lutte est partie), contestation de la société de consommation (Marcuse), situationnisme (d’Hockeingeim – la misère en milieu étudiant), guerre au Vietnam (comités Vietnam de base), mouvement d’opposition de Berkeley, Rudy Dutschke en Allemagne, mouvement le anti-impérialiste, lutte contre le révisionnisme moderne khrouchtchévien, Révolution Culturelle en Chine, mouvement maoïste, Tricontinentale, grandes grèves (Rhodiaceta) 1967. Le 10 mai après la fermeture de la Sorbonne et la répression policière des dizaines de barricades sont édifiées au Quartier Latin. Le 13 Mai à l’appel des syndicats contre la répression du mouvement étudiant, une manifestation rassemblait  1 million de manifestants à Paris. des usines étaient occupées. Après 10 jours, 10 millions de travailleurs étaient en grève, des paysans apportaient leur soutien, les commerçants étaient payés par des bons d’achat émis par les syndicats comme à Nantes.

                La situation était quasi insurrectionnelle, mais le PCF se comporta encore une fois comme un parti légaliste, réformiste et révisionniste et développa sa thèse d’Union de la Gauche pour la conquête du pouvoir pacifique par la voie parlementaire. Certes la bourgeoisie a été contrainte de faire d’importantes concessions, entre autre le droit des immigrés à être syndiqués et élus, de fortes augmentations de salaires etc. Mais De Gaulle avait eu le temps de se ressaisir

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Published by drapeau rouge - dans Tracts du PCmF

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